QCM : Construire la paix depuis Westphalie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel pouvoir caractérise les négociateurs plénipotentiaires lors des négociations de Westphalie ?

Ils peuvent négocier au nom de leur État, mais doivent obtenir une autorisation pour signer.
Ils peuvent transmettre des propositions, tandis que les souverains négocient et signent eux-mêmes.
Ils peuvent négocier et signer un traité au nom de leur État sans autorisation supplémentaire.
Ils peuvent signer un traité, mais leur État doit mener les négociations à leur place.

Ils peuvent négocier et signer un traité au nom de leur État sans autorisation supplémentaire.

Explication

Leur qualité de plénipotentiaires leur permet de représenter leur État et de négocier comme de signer en son nom sans nouvelle autorisation. L’idée qu’une autorisation distincte soit nécessaire pour signer ne correspond pas à cette compétence.

2. Pourquoi les négociations de Westphalie progressent-elles difficilement entre Münster et Osnabrück ?

Les négociateurs manquent de pouvoirs pour conclure, ce qui impose un retour fréquent auprès de leurs souverains.
Les discussions sont interrompues par l’absence de représentants de plusieurs grandes puissances européennes.
La séparation des délégations, les communications difficiles, les fausses nouvelles et l’espionnage les ralentissent.
Les délégations doivent attendre l’accord des populations locales avant d’examiner chaque proposition.

La séparation des délégations, les communications difficiles, les fausses nouvelles et l’espionnage les ralentissent.

Explication

La dispersion entre deux villes, les correspondances compliquées, les fausses nouvelles et l’espionnage entravent le déroulement des pourparlers. Le manque de pouvoirs des négociateurs est un distracteur plausible, mais les plénipotentiaires peuvent négocier et signer au nom de leur État.

3. Quel ensemble de dispositions caractérise les traités de Westphalie de 1648 ?

Ils reconnaissent l’indépendance des Provinces-Unies, accordent de vastes gains territoriaux à la France et à la Suède, et reconnaissent trois confessions chrétiennes.
Ils maintiennent les Provinces-Unies sous autorité impériale, accordent des gains territoriaux modestes à la France et à la Suède, et reconnaissent trois confessions chrétiennes.
Ils reconnaissent l’indépendance des Provinces-Unies et accordent des gains territoriaux modestes à la France et à la Suède, mais ne reconnaissent que les confessions catholique et luthérienne.
Ils reconnaissent l’indépendance des Provinces-Unies, accordent des gains territoriaux modestes à la France et à la Suède, et reconnaissent trois confessions chrétiennes.

Ils reconnaissent l’indépendance des Provinces-Unies, accordent des gains territoriaux modestes à la France et à la Suède, et reconnaissent trois confessions chrétiennes.

Explication

Les traités reconnaissent l’indépendance des Provinces-Unies, prévoient des avantages territoriaux modestes pour la France et la Suède, et reconnaissent les confessions catholique, luthérienne et calviniste. L’ampleur des gains territoriaux est un point de distinction : ils sont modestes, et non vastes.

4. Un État décide de ses affaires internes sur son territoire sans qu’une autorité extérieure puisse intervenir : quel principe cela illustre-t-il ?

La reconnaissance confessionnelle, qui organise la coexistence des principales confessions chrétiennes.
L’équilibre des puissances, qui empêche un État de dominer ou d’écraser les autres.
La souveraineté des États, qui protège leur maîtrise du territoire et des affaires internes contre l’intervention extérieure.
L’autorité impériale, qui permet à une puissance supérieure de régler les affaires internes des États.

La souveraineté des États, qui protège leur maîtrise du territoire et des affaires internes contre l’intervention extérieure.

Explication

La souveraineté désigne la maîtrise par chaque État de son territoire et de ses affaires internes sans intervention extérieure. L’équilibre des puissances concerne plutôt la prévention de la domination d’une puissance sur les autres.

5. Que désigne le Concert européen instauré après le Congrès de Vienne ?

Un accord commercial visant à harmoniser les échanges entre les puissances européennes
Une alliance militaire chargée d’imposer des frontières aux États vaincus
Un système de concertation permanente entre les grandes puissances européennes
Une assemblée représentative réunissant les populations de tous les États européens

Un système de concertation permanente entre les grandes puissances européennes

Explication

Le Concert européen désigne un mécanisme de concertation régulière entre les grandes puissances, qui complète la recherche d’un équilibre européen. Il ne s’agit pas d’une assemblée représentative des populations, mais d’un système de dialogue entre puissances.

6. Quelles contraintes expliquent l’impuissance de la Société des Nations face aux guerres ?

L’exclusion de l’Allemagne, la dissolution des institutions internationales et l’absence de traités de paix
L’absence des États-Unis, d’une armée et de décisions pouvant être prises sans unanimité
Le manque de financements, le refus des États européens et l’interdiction de négocier des accords
L’absence de membres permanents, de sanctions économiques et de représentants diplomatiques

L’absence des États-Unis, d’une armée et de décisions pouvant être prises sans unanimité

Explication

La SDN était affaiblie par l’absence des États-Unis, l’absence d’une armée et la règle de l’unanimité pour ses décisions. L’absence de membres permanents ne correspond pas au problème indiqué : ce sont l’unanimité et le manque de moyens coercitifs qui limitaient son action.

7. Quelle est la fonction de la sécurité collective dans le cadre de l’ONU ?

Garantir aux membres permanents le droit de recourir individuellement à la force
Engager les États à agir ensemble lorsqu’un pays est agressé afin de maintenir la paix
Permettre à l’Assemblée générale d’imposer des sanctions contraignantes aux États
Confier à chaque État le soin de rétablir seul la paix sur son territoire

Engager les États à agir ensemble lorsqu’un pays est agressé afin de maintenir la paix

Explication

La sécurité collective repose sur l’engagement des États à agir ensemble pour maintenir la paix lorsqu’un État est agressé. L’Assemblée générale adopte des recommandations non contraignantes, tandis que le Conseil de sécurité peut décider de sanctions ou du recours à la force.

8. À quelle date l’ONU a-t-elle adopté la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, l’une des normes internationales auxquelles elle a contribué ?

En 1982, lors de l’adoption de la convention sur le droit de la mer.
En 1948, dans le contexte de la création de nouvelles normes internationales.
En 1994, au moment où la mission au Rwanda échoue à empêcher le génocide.
En 2002, lors de la mission de maintien de la paix au Timor oriental.

En 1948, dans le contexte de la création de nouvelles normes internationales.

Explication

La convention pour la prévention et la répression du crime de génocide date de 1948 et constitue une contribution de l’ONU à l’établissement de normes internationales. La date de 1982 correspond à la convention sur le droit de la mer de Montego Bay, et non à cette convention.

9. Quelle différence distingue la responsabilité de protéger proposée sous Kofi Annan du projet de réforme du Conseil de sécurité qu’il a défendu ?

La première autorise une intervention lorsque l’État ne protège plus sa population, tandis que le second visait à modifier la composition du Conseil.
La première attribue un droit de veto aux nouveaux membres, tandis que le second donne à l’ONU le pouvoir de remplacer les gouvernements défaillants.
La première élargit le nombre de sièges permanents, tandis que le second autorise une intervention pour protéger une population.
La première concerne la lutte contre la pauvreté et le sida, tandis que le second établit des normes internationales sur les droits de la mer.

La première autorise une intervention lorsque l’État ne protège plus sa population, tandis que le second visait à modifier la composition du Conseil.

Explication

La responsabilité de protéger permet à l’ONU d’intervenir si un État n’assume plus la protection de sa population, tandis que la réforme proposée par Annan concernait la structure du Conseil de sécurité. Le projet de réforme prévoyait de nouveaux membres permanents sans droit de veto et des sièges tournants, pas un élargissement du droit d’intervention.

10. Quelle définition correspond à l’unilatéralisme dans les relations internationales ?

La décision et l’action d’un État menées seul pour défendre d’abord ses propres intérêts
L’intervention de l’ONU lorsqu’un État ne protège plus sa population
La coopération de plusieurs États au sein d’institutions et de cadres communs
La concertation des grandes puissances afin de préserver un équilibre international

La décision et l’action d’un État menées seul pour défendre d’abord ses propres intérêts

Explication

L’unilatéralisme désigne le fait qu’un État décide seul et agit d’abord dans le but de défendre ses intérêts. La coopération au sein d’institutions communes relève plutôt du multilatéralisme.

11. Comment la rareté de l’eau et l’importance des réserves d’hydrocarbures contribuent-elles à la conflictualité au Moyen-Orient ?

Elles favorisent la disparition des influences étrangères et réduisent les rivalités entre États voisins.
Elles provoquent principalement des conflits religieux entre les différentes communautés de la région.
Elles accentuent les enjeux de contrôle des ressources et les rivalités géopolitiques dans la région.
Elles expliquent la répartition des peuples entre les territoires du Moyen-Orient.

Elles accentuent les enjeux de contrôle des ressources et les rivalités géopolitiques dans la région.

Explication

La région concentre une part importante des réserves mondiales de pétrole et de gaz tout en étant pauvre en eau, ce qui rend ces ressources stratégiques et nourrit des rivalités géopolitiques. Les différences religieuses ne sont pas présentées comme une cause intrinsèque des conflits, mais comme un enjeu parfois instrumentalisé par les États.

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Dans quelles villes les délégations négocient-elles les traités de Westphalie à partir du printemps 1645 ?

À Münster et à Osnabrück.

À quelle date le traité de Münster est-il signé entre le Saint-Empire et la France ?

Le 24 octobre 1648.

Quelles confessions les traités de Westphalie de 1648 reconnaissent-ils ?

Les confessions catholique, luthérienne et calviniste.

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