QCM : Critique de la pensée scientifique et manipulation — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence distingue le mieux l’influence de la manipulation ?

L’influence impose un comportement, la manipulation laisse toujours le choix final intact
L’influence accélère un choix possible, la manipulation pousse à agir contre ce qu’on aurait fait spontanément
L’influence repose sur la contrainte physique, la manipulation sur la récompense
L’influence ne concerne que le groupe, la manipulation ne concerne que l’individu

L’influence accélère un choix possible, la manipulation pousse à agir contre ce qu’on aurait fait spontanément

Explication

L’influence modifie surtout la vitesse ou la trajectoire d’une décision déjà plausible, tandis que la manipulation vise une action qu’on n’aurait pas réalisée spontanément. Les deux notions ne sont donc pas équivalentes.

2. Pourquoi la relation temporelle entre une thérapie et une amélioration ne suffit-elle pas à prouver une causalité ?

Parce qu’une coïncidence peut suivre une évolution cyclique ou naturelle
Parce que le temps empêche toute observation fiable
Parce qu’une thérapie ne peut jamais être associée à un effet
Parce qu’un effet observé après une action est toujours imaginaire

Parce qu’une coïncidence peut suivre une évolution cyclique ou naturelle

Explication

Une amélioration peut venir d’une évolution naturelle, d’une évolution cyclique ou d’une simple corrélation-causation. Le fait qu’un effet arrive après une thérapie ne suffit donc pas à établir que la thérapie en est la cause.

3. Quelle affirmation correspond à la charge de la preuve ?

Une idée devient vraie dès qu’elle est répétée plusieurs fois
Toute hypothèse doit être acceptée tant qu’elle n’est pas réfutée
La personne qui avance une affirmation doit fournir les éléments qui la soutiennent
La personne qui conteste doit toujours prouver que l’autre a tort

La personne qui avance une affirmation doit fournir les éléments qui la soutiennent

Explication

La charge de la preuve impose à celui qui avance une affirmation d’apporter les éléments permettant d’en soutenir la validité. Ce n’est pas à l’interlocuteur de prouver d’abord le contraire.

4. Avant de conclure qu’une thérapie est efficace, que faut-il vérifier en priorité ?

Que l’effet ne peut pas s’expliquer par le temps qui passe
Que le patient avait une attente positive
Que l’hypothèse relie bien l’effet à l’intervention réalisée
Que l’effet est forcément dû à la cause la plus rare

Que l’hypothèse relie bien l’effet à l’intervention réalisée

Explication

Le cours insiste sur le fait qu’il faut vérifier que l’hypothèse relie vraiment l’effet à ce qu’on fait, et pas simplement au temps qui passe. Sans ce lien, on risque d’attribuer à tort l’amélioration au traitement.

5. Que recommande la théorie NOMA dans la manière de discuter croyance et connaissance ?

De traiter toute croyance comme une hypothèse scientifique
De superposer les deux cadres pour les faire converger
De séparer les deux magistères sans appliquer les mêmes critères de preuve
De remplacer la foi par la méthode expérimentale dans tous les cas

De séparer les deux magistères sans appliquer les mêmes critères de preuve

Explication

La théorie NOMA affirme qu’il ne faut pas confondre ni superposer le magistère de la croyance et celui de la connaissance. Elle sert donc à éviter d’exiger des preuves scientifiques pour des énoncés relevant de la foi.

6. Quel exemple relève d’un risque direct d’un soin ?

Une dissection de l’artère vertébrale après manipulation vertébrale
Une quête de sens qui pousse à chercher une cause immatérielle
Un retard de diagnostic lié à la confiance dans une méthode
Un isolement progressif dans un groupe présentant une identité spirituelle

Une dissection de l’artère vertébrale après manipulation vertébrale

Explication

Le risque direct est causé par l’acte ou le traitement lui-même, ici une complication grave de la manipulation vertébrale. Les autres propositions relèvent de risques indirects.

7. Qu’est-ce qu’un fait scientifique ?

Une interprétation personnelle jugée convaincante par le public
Une idée qui paraît plausible avant toute observation
Une affirmation acceptée parce qu’elle est ancienne
Un résultat partagé décrit par une méthode acceptée par un consensus

Un résultat partagé décrit par une méthode acceptée par un consensus

Explication

Un fait scientifique est un résultat partagé car il est décrit par une méthode acceptée par consensus. Son interprétation peut varier, mais le fait lui-même repose sur une méthode reconnue.

8. Que désigne le magistère de la croyance ?

Un ensemble d’énoncés acceptés par foi sans preuve partagée
Une méthode pour mesurer la force d’une hypothèse
Une règle qui oblige à tester toute idée par expérience
Un ensemble d’énoncés validés par des expériences reproductibles

Un ensemble d’énoncés acceptés par foi sans preuve partagée

Explication

Le magistère de la croyance regroupe les affirmations acceptées par foi, sans justification discutée par des preuves partagées. Les autres propositions décrivent plutôt le magistère de la connaissance ou une démarche scientifique.

9. Selon le critère de Popper, quand une théorie peut-elle être dite scientifique ?

Quand on peut imaginer une expérience capable de la contredire
Quand elle repose sur une autorité reconnue
Quand elle n’a encore jamais été discutée
Quand elle explique le plus de phénomènes possibles

Quand on peut imaginer une expérience capable de la contredire

Explication

Pour Popper, une théorie est scientifique si elle est réfutable, c’est-à-dire si une expérience pourrait en principe la contredire. L’existence d’un test possible est donc centrale.

10. Quel élément caractérise le mieux une dérive thérapeutique ?

Un soin validé par des essais mais au bénéfice modeste
Un traitement fondé sur une preuve partagée et reproductible
Une pratique sans fondement scientifique poursuivant des objectifs hors santé du patient
Une méthode qui améliore temporairement les symptômes sans danger

Une pratique sans fondement scientifique poursuivant des objectifs hors santé du patient

Explication

La dérive thérapeutique désigne une pratique non scientifique orientée vers des buts qui ne sont pas centrés sur la santé du patient. Une méthode fondée sur la preuve correspond au contraire à une démarche scientifique.

11. Quel énoncé décrit le mieux le nocebo ?

Une amélioration due à un médicament inerte présenté comme actif
Des effets négatifs provoqués par l’attente d’un traitement nuisible
Une réaction exclusivement causée par le principe actif du traitement
Une disparition des symptômes liée au passage du temps

Des effets négatifs provoqués par l’attente d’un traitement nuisible

Explication

Le nocebo renvoie à des effets indésirables liés aux attentes négatives, même en l’absence de principe actif. L’amélioration avec un produit inerte correspond au placebo, pas au nocebo.

12. Dans un cadre de recherche, que mesure l’effet placebo ?

L’écart entre un groupe recevant un placebo et un groupe ne recevant rien
La part d’amélioration due uniquement au principe actif
La disparition spontanée d’un symptôme sans comparaison possible
L’écart entre un traitement actif et un traitement placebo

L’écart entre un groupe recevant un placebo et un groupe ne recevant rien

Explication

L’effet placebo est défini comme la différence observée entre un groupe placebo et un groupe sans traitement. L’écart entre traitement actif et placebo correspond, lui, à l’effet spécifique du traitement.

13. Quelle situation illustre une cause non spécifique d’amélioration ?

Une disparition spontanée des symptômes avec le temps
Une réaction provoquée par une attente négative
Un effet mesuré uniquement par une expérience en double aveugle
Une amélioration due à une molécule active identifiée

Une disparition spontanée des symptômes avec le temps

Explication

L’évolution naturelle correspond à une amélioration ou disparition spontanée sans intervention thérapeutique. C’est une cause non spécifique qui peut expliquer un effet observé sans que le traitement en soit la cause.

14. Quel mécanisme explique le mieux l’escalade d’engagement ?

Continuer à investir pour rester cohérent avec une décision passée
Chercher surtout les informations qui contredisent sa croyance
Changer d’avis dès qu’un premier doute apparaît
Adopter l’avis du groupe pour éviter toute tension

Continuer à investir pour rester cohérent avec une décision passée

Explication

L’escalade d’engagement consiste à persévérer malgré les pertes pour ne pas reconnaître une erreur antérieure. Le coût psychologique d’abandonner renforce cette persistance.

15. Dans la technique du « pied dans la porte », quel enchaînement est utilisé ?

Présenter d’abord une menace, puis offrir un soulagement immédiat
Imposer directement une demande lourde sans préparation
Obtenir d’abord un petit comportement, puis demander un acte plus coûteux
Faire suivre une réponse majoritaire d’une demande d’autorité

Obtenir d’abord un petit comportement, puis demander un acte plus coûteux

Explication

Le « pied dans la porte » repose sur un premier acte facile qui rend ensuite plus acceptable une demande plus engageante. L’engagement initial réduit la résistance à la seconde requête.

16. Que recommande le rasoir d’Occam dans l’interprétation d’un effet observé ?

Choisir l’explication la plus spectaculaire si elle est plausible
Multiplier les hypothèses pour couvrir toutes les possibilités
Privilégier l’explication la plus ancienne
Choisir l’explication la plus simple avec le moins d’hypothèses supplémentaires

Choisir l’explication la plus simple avec le moins d’hypothèses supplémentaires

Explication

Le rasoir d’Occam privilégie l’explication la plus simple, avec le moins d’hypothèses supplémentaires, pour rendre compte d’un effet observé. Il ne dit pas que le simple est toujours vrai, mais qu’il doit être favorisé dans le raisonnement.

17. Que signifie la règle d’absence de preuve ?

L’absence de résultat prouve que l’énoncé est faux
Un énoncé non démontré est tenu pour établi par défaut
Un énoncé non démontré est traité comme non établi tant qu’aucune preuve ne l’appuie
Une hypothèse est acceptée jusqu’à preuve contraire

Un énoncé non démontré est traité comme non établi tant qu’aucune preuve ne l’appuie

Explication

La règle d’absence de preuve dit qu’un énoncé non démontré n’est pas accepté comme existant tant qu’une preuve contraire n’est pas apportée. L’absence de preuve n’est donc pas une preuve de fausseté.

18. Quel exemple illustre le biais de confirmation ?

Retenir surtout les informations qui soutiennent une croyance déjà présente
Accepter la position de la majorité même si elle semble fausse
Reconnaître spontanément qu’une décision passée était mauvaise
Relier une amélioration uniquement au moment où elle est observée

Retenir surtout les informations qui soutiennent une croyance déjà présente

Explication

Le biais de confirmation pousse à privilégier les informations qui confirment ce que l’on croit déjà. Il ne s’agit pas de suivre la majorité, mais de filtrer l’information de façon orientée.

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Magistère de la croyance — définition ?

Acceptation par foi, sans preuve discutée.

Magistère de la connaissance — rôle ?

Validation par méthodes scientifiques et tests.

Théorie NOMA — principe ?

Séparer foi et science, ne pas les confondre.

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