QCM : Diplomatie européenne et relations internationales (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que peut désigner l’expression « diplomaties européennes » selon les usages ?

La diplomatie commune des États membres, exercée par leurs ministères des Affaires étrangères nationaux
La diplomatie de l’Union européenne, celle de ses États membres ou l’action extérieure d’autres espaces politiques européens
L’action extérieure des institutions européennes, limitée aux relations avec les pays voisins de l’Union
La diplomatie de l’Union européenne, à l’exclusion de celle de ses États membres et des autres espaces politiques européens

La diplomatie de l’Union européenne, celle de ses États membres ou l’action extérieure d’autres espaces politiques européens

Explication

L’expression recouvre plusieurs réalités, dont la diplomatie de l’Union européenne, celle de ses États membres et celle d’autres espaces politiques européens. La diplomatie de l’Union ne se confond donc pas avec celle des seuls États membres.

2. Quel ensemble de caractéristiques correspond à la définition de l’État ?

Un pouvoir centralisé, la violence légitime, un territoire délimité, des institutions et des normes
Un pouvoir centralisé, la violence légitime, un territoire délimité, des administrations et des alliances
Un pouvoir décentralisé, la violence légitime, un territoire ouvert, des institutions et des normes
Un pouvoir centralisé, la force militaire, un territoire délimité, des institutions et des traditions

Un pouvoir centralisé, la violence légitime, un territoire délimité, des institutions et des normes

Explication

L’État repose sur la centralisation du pouvoir, l’exercice de la violence légitime, un territoire délimité par des frontières, des institutions et des normes. La force militaire et les traditions ne remplacent pas, dans cette définition, la violence légitime et les normes.

3. Comment la diplomatie est-elle définie dans le Dictionnaire de l’Académie française en 1798 ?

Comme l’étude des institutions politiques et des relations entre les peuples
Comme l’ensemble des activités visant à défendre la cohésion d’une nation
Comme l’art de négocier des alliances et des traités entre gouvernements
Comme la science des rapports et des intérêts de puissance à puissance

Comme la science des rapports et des intérêts de puissance à puissance

Explication

La définition de 1798 présente la diplomatie comme la science des rapports et des intérêts de puissance à puissance. La défense de la cohésion d’une nation relève plutôt de la définition de la politique extérieure attribuée à Jean Meyriat.

4. Quelle définition Jean Meyriat donne-t-il de la politique extérieure en 1961 ?

L’ensemble des activités visant à assurer la cohésion d’une nation dans le cadre du monde extérieur
La conduite des relations diplomatiques destinées à préserver la puissance de l’État face aux autres puissances
L’ensemble des activités visant à assurer la cohésion interne d’une nation, indépendamment de ses relations extérieures
La définition des intérêts nationaux et la coordination des institutions chargées de les défendre à l’étranger

L’ensemble des activités visant à assurer la cohésion d’une nation dans le cadre du monde extérieur

Explication

Pour Jean Meyriat, la politique extérieure rassemble les activités qui assurent la cohésion d’une nation dans le cadre du monde extérieur. La cohésion interne prise isolément ne suffit pas à rendre compte de cette dimension extérieure.

5. Lorsqu’un État conduit traditionnellement sa politique extérieure, quels objectifs et quelle fonction celle-ci associe-t-elle ?

Défendre l’intérêt national et projeter la puissance de l’État
Coordonner les administrations nationales et remplacer l’action diplomatique
Défendre les intérêts confessionnels et limiter les échanges avec l’étranger
Préserver la cohésion interne et réduire la puissance de l’État

Défendre l’intérêt national et projeter la puissance de l’État

Explication

La politique extérieure vise traditionnellement à défendre l’intérêt national et constitue une projection de la puissance de l’État. La coordination administrative peut contribuer à sa fabrication, mais ne correspond pas à cet objectif et à cette fonction.

6. Quels organismes publics participent à l’élaboration de la politique extérieure ?

Les services diplomatiques étrangers et les organisations internationales, ainsi que les services des chefs de gouvernement
Les tribunaux et les administrations locales, ainsi que les organisations humanitaires et les médias nationaux
Les parlements et les think tanks, ainsi que les associations et les groupes de citoyens mobilisés sur les affaires internationales
Les ministères des Affaires étrangères, de la Guerre ou de la Marine, ainsi que les services des chefs de gouvernement et des présidences

Les ministères des Affaires étrangères, de la Guerre ou de la Marine, ainsi que les services des chefs de gouvernement et des présidences

Explication

L’élaboration de la politique extérieure mobilise des ministères spécialisés et les services des chefs de gouvernement et des présidences. Les parlements, les think tanks et la société civile peuvent aussi intervenir, mais ils ne constituent pas les institutions publiques citées dans cette unité.

7. Quels acteurs, en plus des institutions publiques chargées de l’action extérieure, peuvent intervenir dans son élaboration ?

Les administrations locales, les tribunaux, les médias et les organisations internationales étrangères
Les services des chefs de gouvernement, les présidences et les ministères de la Guerre ou de la Marine
Les institutions rivales, les parlements, les groupes de réflexion et les acteurs de la société civile
Les ambassades, les consulats et les représentants diplomatiques des États partenaires

Les institutions rivales, les parlements, les groupes de réflexion et les acteurs de la société civile

Explication

L’élaboration de la politique extérieure peut faire intervenir des institutions rivales, les parlements, les groupes de réflexion et la société civile. Les ministères et les services des chefs de gouvernement appartiennent plutôt à la catégorie des institutions publiques présentée séparément.

8. Quelle caractéristique définit la politique extérieure d’un État ?

Un ensemble de règles fixes visant à remplacer les intérêts nationaux par des engagements internationaux
Une stratégie évolutive associant objectifs et moyens pour défendre ses intérêts et développer ses activités extérieures
Une réponse ponctuelle aux crises visant à limiter les relations de l’État avec l’étranger
Une stratégie économique destinée à développer les échanges sans poursuivre d’objectifs politiques

Une stratégie évolutive associant objectifs et moyens pour défendre ses intérêts et développer ses activités extérieures

Explication

La politique extérieure combine des objectifs et des moyens dans une stratégie évolutive destinée à défendre les intérêts de l’État et à accroître ses activités extérieures. Une réponse limitée aux crises ne rend pas compte de cette stratégie plus large.

9. Un gouvernement redéfinit sa stratégie extérieure après avoir perçu une nouvelle menace et recherché davantage de sécurité, tout en tenant compte d’engagements de solidarité. Quels facteurs contribuent à sa décision ?

La taille du territoire, la stabilité des frontières et le niveau des échanges commerciaux
La composition du gouvernement, le calendrier électoral et la popularité des dirigeants
Les ressources naturelles, la croissance démographique et la répartition des activités industrielles
La perception des menaces, la quête de sécurité et l’adhésion à des valeurs collectives

La perception des menaces, la quête de sécurité et l’adhésion à des valeurs collectives

Explication

La stratégie extérieure dépend notamment de la perception des menaces, de la quête de sécurité et de l’adhésion à des valeurs collectives comme la solidarité. Les échanges commerciaux peuvent compter en politique extérieure, mais ils ne remplacent pas ces facteurs indiqués.

10. Un État cherche à obtenir une décision étrangère en brandissant une menace de contrainte plutôt qu’en recourant à d’autres moyens d’action. De quelle logique relève principalement cette démarche ?

D’une stratégie de coopération, fondée sur la coordination des partenaires
D’une politique d’influence, fondée sur des instruments sans contrainte
D’une politique de solidarité, fondée sur l’adhésion à des valeurs communes
D’une politique de puissance, fondée sur des moyens de contrainte

D’une politique de puissance, fondée sur des moyens de contrainte

Explication

La politique de puissance mobilise des moyens de contrainte, tandis que la politique d’influence cherche à agir par d’autres instruments. La démarche décrite repose sur une menace et relève donc de la première logique.

11. Quel rôle la coopération politique européenne, mise en place dans les années 1970, remplit-elle ?

Elle organise la coordination des politiques extérieures des États européens
Elle harmonise les politiques commerciales en laissant de côté les questions extérieures
Elle transfère la conduite de toutes les politiques extérieures à une autorité unique
Elle crée une organisation de défense chargée de remplacer les politiques nationales

Elle organise la coordination des politiques extérieures des États européens

Explication

La coopération politique européenne organise la coordination des politiques extérieures des États européens. Elle ne signifie pas que ces politiques sont transférées dans leur totalité à une autorité unique.

12. Quel changement institutionnel est lié au traité de Lisbonne, entré en vigueur en 2009 ?

La création du Service européen pour l’action extérieure
La création d’une alliance militaire européenne se substituant à la coordination extérieure
La mise en place de la coopération politique européenne dans les années 1970
La création de la Société des Nations comme organe de l’Union européenne

La création du Service européen pour l’action extérieure

Explication

Le traité de Lisbonne, signé en 2007 et entré en vigueur en 2009, crée le Service européen pour l’action extérieure. La coopération politique européenne remonte aux années 1970 et ne constitue pas cette création institutionnelle.

13. Quelle organisation est considérée comme la première organisation internationale issue de la coopération intergouvernementale de sécurité collective ?

Le Service européen pour l’action extérieure, créé par le traité de Lisbonne
La Société des Nations, selon le Pacte adopté à Paris en 1919
Une organisation de défense européenne créée après la Seconde Guerre mondiale
La coopération politique européenne, mise en place dans les années 1970

La Société des Nations, selon le Pacte adopté à Paris en 1919

Explication

La Société des Nations constitue la première organisation internationale issue de la coopération intergouvernementale de sécurité collective, selon le Pacte adopté à Paris en 1919. Le Service européen pour l’action extérieure est une institution beaucoup plus tardive, créée par le traité de Lisbonne.

14. Dans son opposition entre la « vieille Europe » et les États d’Europe orientale, quels pays Donald Rumsfeld désignait-il comme la « vieille Europe » le 22 janvier 2003 ?

La France et l’Allemagne, opposées à la guerre en Irak
Les États d’Europe orientale, opposés à la guerre en Irak
La France et l’Allemagne, favorables à la guerre en Irak
Les États d’Europe orientale, favorables à la position américaine

La France et l’Allemagne, opposées à la guerre en Irak

Explication

Rumsfeld employait l’expression « vieille Europe » pour désigner notamment la France et l’Allemagne, opposées à la guerre en Irak. Les États d’Europe orientale étaient au contraire présentés comme favorables aux États-Unis.

15. Quelle position Dominique de Villepin a-t-il défendue à l’ONU le 14 février 2003 ?

Le refus français de participer à la coopération politique européenne
Le refus français de participer à la guerre en Irak
La neutralité française face à l’intervention en Afghanistan
Le soutien français à une intervention militaire en Irak

Le refus français de participer à la guerre en Irak

Explication

Le 14 février 2003, Dominique de Villepin défend à l’ONU le refus français de participer à la guerre en Irak, dans un discours applaudi. Il ne défend donc pas un soutien français à cette intervention.

16. Comment caractériser la politique extérieure des États-Unis telle qu’elle est présentée ?

Elle associe un discours universaliste et libéral à la diplomatie commerciale et à l’expansion de l’influence américaine
Elle associe un discours universaliste à l’abandon de la diplomatie commerciale et des ambitions d’influence
Elle associe un discours libéral à une politique extérieure centrée sur la neutralité dans les affaires internationales
Elle associe un discours isolationniste à la réduction des échanges commerciaux et de l’influence américaine

Elle associe un discours universaliste et libéral à la diplomatie commerciale et à l’expansion de l’influence américaine

Explication

La caractérisation associe un discours universaliste et libéral à une politique extérieure mobilisant la diplomatie commerciale et l’expansion de l’influence américaine. La neutralité ne correspond pas à cette volonté d’étendre l’influence.

17. À quelle date les colonies américaines proclament-elles leur indépendance de la Grande-Bretagne sous la conduite de George Washington ?

Le 4 juillet 1775
Le 4 juillet 1776
Le 4 juillet 1783
Le 4 juillet 1787

Le 4 juillet 1776

Explication

La proclamation d’indépendance a lieu le 4 juillet 1776 sous la conduite de George Washington. L’année 1783 correspond à la fin de la guerre d’indépendance, et non à la proclamation.

18. Une chronologie de la guerre d’indépendance américaine doit indiquer quelles années comme début et fin du conflit ?

De 1775 à 1783
De 1776 à 1787
De 1776 à 1783
De 1775 à 1787

De 1775 à 1783

Explication

La guerre d’indépendance américaine se déroule de 1775 à 1783. La proclamation de 1776 est un événement du conflit, mais elle n’en marque pas le début.

19. En 1787, quel objectif George Washington associe-t-il au non-enchevêtrement des États-Unis dans les conflits européens ?

Garantir une intervention américaine dans chaque conflit européen
Renforcer les alliances militaires américaines en Europe
Étendre les possessions américaines sur le continent européen
Préserver la paix et le développement des États-Unis

Préserver la paix et le développement des États-Unis

Explication

Washington défend le non-enchevêtrement afin de préserver la paix et le développement des États-Unis. Cette position vise à éviter les engagements européens, sans signifier que les États-Unis ne pourraient jamais intervenir à l’étranger.

20. Quel compromis caractérise la doctrine Monroe de 1823 dans les relations entre les États-Unis et l’Europe ?

La non-ingérence américaine en Europe contre le renoncement européen à de nouvelles visées coloniales en Amérique
La libre intervention américaine en Europe contre le partage des territoires américains entre puissances européennes
La non-ingérence européenne en Amérique contre le renoncement américain à toute relation commerciale avec l’Europe
La neutralité américaine dans les Amériques contre le maintien des ambitions coloniales européennes dans la région

La non-ingérence américaine en Europe contre le renoncement européen à de nouvelles visées coloniales en Amérique

Explication

La doctrine Monroe associe la non-ingérence américaine dans les affaires européennes au renoncement européen à de nouvelles visées colonisatrices en Amérique. Elle ne prévoit pas un partage des territoires américains entre les puissances européennes.

21. Comment la diplomatie du dollar associée à William Taft cherche-t-elle à accroître l’influence américaine ?

En organisant des conférences pour négocier le désarmement naval
En mobilisant les investissements et les moyens économiques des États-Unis
En privilégiant les alliances militaires et les interventions armées
En restreignant les échanges commerciaux avec les pays d’Amérique latine

En mobilisant les investissements et les moyens économiques des États-Unis

Explication

La diplomatie du dollar mobilise les investissements et les moyens économiques américains pour développer l’influence des États-Unis, notamment en République dominicaine en 1904. Les négociations sur le désarmement naval relèvent d’un autre type d’action diplomatique.

22. Quel principe économique la politique de la porte ouverte défend-elle ?

Un accès réservé aux entreprises américaines, avec des restrictions à la navigation étrangère
Une priorité donnée aux tarifs douaniers, avec un contrôle national des voies maritimes
Un partage des marchés entre puissances, avec des quotas commerciaux négociés
Un accès non discriminatoire au commerce et aux ressources, avec le libre-échange et la libre navigation

Un accès non discriminatoire au commerce et aux ressources, avec le libre-échange et la libre navigation

Explication

La politique de la porte ouverte défend l’accès non discriminatoire au commerce et aux ressources, ainsi que le libre-échange et la libre navigation. Un accès réservé aux entreprises américaines contredirait le principe de non-discrimination.

23. Quel changement marque l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale en 1917 ?

Une adhésion à une alliance visant à maintenir la neutralité américaine
Un retour à leur politique de non-ingérence dans les affaires européennes
Une rupture avec leur tradition de non-engagement dans les conflits européens
Un retrait des négociations concernant les relations entre puissances européennes

Une rupture avec leur tradition de non-engagement dans les conflits européens

Explication

En entrant dans la guerre en 1917, les États-Unis rompent avec leur tradition de non-engagement dans les conflits européens. Cet événement ne constitue donc pas un retour à la non-ingérence.

24. Quel résultat la conférence navale de Washington de 1921-1922 établit-elle concernant les États-Unis et le Royaume-Uni ?

Les États-Unis renoncent à leur parité navale avec le Royaume-Uni
Le Royaume-Uni accepte la parité navale avec le Japon
Le Royaume-Uni accepte la parité navale avec les États-Unis
Les cinq puissances participantes obtiennent une égalité navale identique

Le Royaume-Uni accepte la parité navale avec les États-Unis

Explication

La conférence redéfinit l’équilibre naval entre cinq puissances, et le Royaume-Uni accepte la parité avec les États-Unis. Cette parité ne signifie pas que les cinq participants obtiennent une égalité navale identique.

25. Comment Vladimir Poutine mobilise-t-il la mémoire de la Seconde Guerre mondiale pour justifier l’invasion de l’Ukraine ?

Il invoque la neutralité de l’Ukraine pour prévenir un conflit européen.
Il affirme que l’Ukraine a déclenché une guerre contre la Russie en 1945.
Il présente l’Ukraine comme fasciste et invoque la « dénazification ».
Il présente l’Ukraine comme un ancien territoire soviétique à restaurer.

Il présente l’Ukraine comme fasciste et invoque la « dénazification ».

Explication

Poutine associe l’invasion à la « dénazification » et présente l’Ukraine comme fasciste en mobilisant la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Cette justification ne repose pas sur la neutralité ukrainienne, mais sur cette représentation du pays.

26. Quelle référence territoriale Viktor Orbán mobilise-t-il en évoquant la Grande Hongrie d’avant 1920 ?

Les frontières évoquées correspondent aux territoires acquis par la Hongrie après 1920.
Les territoires évoqués se limitent aux régions qui forment aujourd’hui la Hongrie.
Les territoires de l’ancien royaume incluent des régions aujourd’hui en Ukraine, en Roumanie et en Croatie.
Les territoires de l’ancien royaume incluent des régions aujourd’hui en Pologne, en Serbie et en Bulgarie.

Les territoires de l’ancien royaume incluent des régions aujourd’hui en Ukraine, en Roumanie et en Croatie.

Explication

L’image de la Grande Hongrie renvoie à des territoires perdus après le traité de Trianon, dont des régions se trouvent aujourd’hui en Ukraine, en Roumanie et en Croatie. Elle ne désigne pas les frontières acquises par la Hongrie après 1920.

27. Comment Marc Ferro caractérise-t-il le ressentiment ?

Comme une animosité durable liée à des préjudices subis et à une longue impuissance.
Comme une mémoire partagée qui renforce l’attachement à une nation.
Comme une colère passagère provoquée par une rivalité politique récente.
Comme une volonté collective de réparer une défaite par une conquête territoriale.

Comme une animosité durable liée à des préjudices subis et à une longue impuissance.

Explication

Pour Marc Ferro, le ressentiment est une animosité persistante associée aux préjudices subis et à une longue période d’impuissance. Une colère passagère ne rend pas compte de cette durée ni de ce lien à l’impuissance.

28. Quel objectif diplomatique Wilson poursuit-il en présentant les Quatorze Points au Congrès le 8 janvier 1918 ?

Soutenir une paix fondée sur la révolution bolchevique et la lutte des classes.
Remplacer la sécurité collective par des alliances secrètes entre puissances européennes.
Obtenir l’annexion des territoires des empires vaincus par les États-Unis.
Opposer à la paix révolutionnaire bolchevique une paix fondée sur la transparence et le droit.

Opposer à la paix révolutionnaire bolchevique une paix fondée sur la transparence et le droit.

Explication

Wilson présente les Quatorze Points comme une offensive diplomatique en faveur d’une paix fondée sur la transparence et le droit, opposée à la paix révolutionnaire bolchevique. Son projet ne vise pas à adopter cette dernière ni à promouvoir des alliances secrètes.

29. Comment le projet wilsonien associe-t-il le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à la sécurité collective ?

Il confie aux empires multinationaux la protection des nationalités contre les États voisins.
Il subordonne les aspirations nationales au maintien des rivalités entre grandes puissances.
Il reconnaît les aspirations nationales tout en cherchant à dépasser les rivalités entre nations.
Il remplace la sécurité collective par la création d’États correspondant à chaque nationalité.

Il reconnaît les aspirations nationales tout en cherchant à dépasser les rivalités entre nations.

Explication

Le projet lie la reconnaissance des nationalités à une sécurité collective destinée à dépasser les rivalités nationalistes. Réduire ce projet à la création d’États nationaux omet sa dimension de coopération entre nations.

30. Que signifie l’autodétermination pour un peuple ?

Le droit de participer à une organisation de sécurité collective entre États.
Le droit de préserver son identité culturelle au sein d’un État existant.
Le droit de choisir la structure étatique dans laquelle il souhaite vivre.
Le droit d’obtenir un territoire défini par les frontières historiques d’un empire.

Le droit de choisir la structure étatique dans laquelle il souhaite vivre.

Explication

L’autodétermination désigne le droit des peuples de choisir la structure étatique dans laquelle ils veulent vivre. La préservation d’une identité culturelle peut être un enjeu national, mais elle ne définit pas à elle seule ce droit.

31. Quels courants nourrissent la pensée de l’autodétermination ?

Les Lumières, le libéralisme économique du XIXe siècle, et les débats sur les frontières coloniales après 1945.
Les débats impériaux, le nationalisme du XXe siècle, et la diplomatie américaine de l’après-guerre.
La pensée communiste, les mouvements anticoloniaux d’après 1945, et les débats sur la sécurité collective.
Les Lumières, les pensées communiste et socialiste à partir de 1889, et les débats sur les nationalités dans les empires.

Les Lumières, les pensées communiste et socialiste à partir de 1889, et les débats sur les nationalités dans les empires.

Explication

La pensée de l’autodétermination s’inscrit dans les Lumières, les courants communiste et socialiste développés à partir de 1889, ainsi que les débats sur les nationalités au sein des empires multinationaux. Les mouvements anticoloniaux d’après 1945 ne font pas partie des trois courants cités.

32. Comment le principe d’autodétermination apparaît-il dans les Quatorze Points de janvier 1918 ?

Il y est défini explicitement comme un droit applicable à tous les peuples.
Il y est présenté comme un principe opposé au développement autonome des populations.
Il y est limité aux populations colonisées, sans référence aux empires européens.
Il n’y est pas nommé explicitement, mais certaines périphrases évoquent ses revendications.

Il n’y est pas nommé explicitement, mais certaines périphrases évoquent ses revendications.

Explication

Les Quatorze Points ne nomment pas explicitement l’autodétermination, mais emploient des périphrases évoquant les intérêts des populations et leur développement autonome. Il serait donc inexact d’y voir une définition explicite du principe.

33. Quelle position Wilson affirme-t-il le 11 février 1918 au sujet des aspirations nationales ?

Elles doivent être prises en compte après la mise en place d’une sécurité collective.
Elles doivent être satisfaites par la création d’États séparés pour chaque nationalité.
Elles doivent être subordonnées aux frontières impériales, même sans l’accord des populations.
Elles doivent être respectées, et les peuples ne doivent être gouvernés qu’avec leur consentement.

Elles doivent être respectées, et les peuples ne doivent être gouvernés qu’avec leur consentement.

Explication

Le 11 février 1918, Wilson affirme que les aspirations nationales doivent être respectées et que les peuples doivent consentir à leur gouvernement. Cette position ne subordonne pas leur consentement au maintien des frontières impériales.

34. Quelle était la principale portée géographique des propositions wilsoniennes sur l’autodétermination ?

Elles portaient principalement sur les territoires américains issus de la décolonisation.
Elles s’appliquaient d’abord aux nationalités des empires allemand, britannique et français.
Elles concernaient surtout les peuples européens des empires austro-hongrois, ottoman et russe.
Elles visaient principalement l’émancipation des peuples colonisés hors d’Europe.

Elles concernaient surtout les peuples européens des empires austro-hongrois, ottoman et russe.

Explication

Les propositions wilsoniennes concernaient principalement l’Europe, notamment les empires austro-hongrois, ottoman et russe. Elles ne constituaient pas un projet général d’émancipation des peuples colonisés hors d’Europe.

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Que désigne l’expression « diplomaties européennes » selon les usages ?

La diplomatie de l’Union européenne, celle de ses États membres ou les actions extérieures d’autres espaces politiques européens.

Quels éléments fondent l’État selon la définition proposée ?

La centralisation du pouvoir, la violence légitime, un territoire délimité, des institutions et des normes.

Comment le Dictionnaire de l’Académie française définit-il la diplomatie en 1798 ?

La science des rapports et des intérêts de puissance à puissance.

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