QCM : Conscience et inconscient (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise le sens du terme « conscience » entre la période antérieure au XVIIe siècle et le XVIIe siècle ?

Il désigne d’abord la mémoire, puis devient la faculté de discerner le bien et le mal.
Il désigne d’abord une faculté morale, puis prend aussi un sens psychologique.
Il désigne d’abord la perception sensorielle, puis devient la faculté de juger les actions.
Il désigne d’abord une faculté psychologique, puis prend un sens moral.

Il désigne d’abord une faculté morale, puis prend aussi un sens psychologique.

Explication

Avant le XVIIe siècle, la conscience désigne principalement la faculté morale de discerner le bien et le mal, tandis que son sens psychologique apparaît à partir du XVIIe siècle. La conscience psychologique concerne les opérations de l’esprit, et non l’évaluation morale des actions.

2. Une personne sait qu’elle désire une chose, mais ne comprend pas ce qui l’a poussée à la désirer. Quelle idée de Spinoza cette situation illustre-t-elle ?

Les hommes prennent conscience de leurs désirs dès qu’ils en identifient les causes.
Les hommes sont conscients de leurs appétits, mais ignorent souvent les causes qui les déterminent.
Les hommes connaissent les causes de leurs désirs, mais restent inconscients de leurs actions.
Les hommes agissent sans conscience de leurs actions ni de leurs appétits.

Les hommes sont conscients de leurs appétits, mais ignorent souvent les causes qui les déterminent.

Explication

Spinoza soutient que les hommes ont conscience de leurs actions et de leurs appétits, mais ignorent souvent les causes qui les déterminent. L’idée qu’ils connaissent ces causes tout en ignorant leurs actions inverse les deux éléments de cette distinction.

3. Dans les Méditations métaphysiques, pourquoi Descartes révoque-t-il en doute ses croyances et ses perceptions ?

Pour rechercher une vérité indépendante des sens, des maîtres et des livres.
Pour montrer que les enseignements reçus garantissent la vérité des croyances.
Pour établir que les sens fournissent la base la plus certaine du savoir.
Pour conclure que les perceptions empêchent toute recherche de vérité.

Pour rechercher une vérité indépendante des sens, des maîtres et des livres.

Explication

Descartes met ses croyances et ses perceptions en doute afin de trouver une vérité qui ne dépende ni des sens, ni des maîtres, ni des livres. Il ne cherche donc pas à faire des perceptions la fondation de la certitude.

4. Comment Descartes caractérise-t-il le rapport entre l’âme et le corps chez l’être humain vivant ?

Ce sont deux substances distinctes, mais elles sont substantiellement unies chez l’homme vivant.
Ce sont deux substances inséparables, qui ne peuvent être distinguées par la pensée.
Ce sont deux substances identiques, dont l’union est seulement une apparence.
Ce sont deux substances distinctes, dont l’union se produit uniquement dans la pensée.

Ce sont deux substances distinctes, mais elles sont substantiellement unies chez l’homme vivant.

Explication

Descartes distingue l’âme et le corps comme deux substances tout en affirmant leur union substantielle chez l’homme vivant. Les considérer comme identiques efface précisément la distinction qu’il établit entre elles.

5. Pour Locke, qu’est-ce qui fonde l’identité personnelle au fil du temps ?

La stabilité du caractère malgré les changements de souvenirs et d’expériences
La continuité de la matière qui compose le corps humain au cours de sa vie
La permanence d’une substance pensante distincte des perceptions particulières
La conscience de soi prolongée par la mémoire des expériences et des actions passées

La conscience de soi prolongée par la mémoire des expériences et des actions passées

Explication

Locke fonde l’identité personnelle sur la conscience de soi, que la mémoire étend aux expériences et aux actions passées. La continuité de la matière concerne plutôt l’identité d’une chose, tandis que celle d’un vivant repose sur la continuité de sa vie.

6. Dans la seconde topique de Freud, quelle instance représente l’intériorisation de l’autorité et des interdits parentaux ?

Le préconscient, réservoir de contenus accessibles à la conscience
Le ça, siège des pulsions inconscientes
Le moi, siège de la vie consciente
Le surmoi, instance morale issue de cette intériorisation

Le surmoi, instance morale issue de cette intériorisation

Explication

Le surmoi désigne l’instance morale formée par l’intériorisation de l’autorité et des interdits parentaux. Le ça rassemble les pulsions inconscientes, mais ne constitue pas l’instance morale.

7. À quoi sert l’aperception, selon Leibniz, dans l’expérience d’une perception ?

À distinguer les perceptions produites par l’esprit de celles du corps
À transformer les perceptions sensibles en représentations refoulées
À relier les perceptions présentes aux souvenirs d’expériences passées
À rendre la perception consciente en permettant de s’apercevoir qu’on perçoit

À rendre la perception consciente en permettant de s’apercevoir qu’on perçoit

Explication

Pour Leibniz, une perception devient véritablement consciente lorsqu’elle s’accompagne de l’aperception, c’est-à-dire de la conscience de percevoir. Les petites perceptions échappent à cette aperception, mais elles ne sont pas pour autant des souvenirs ou des contenus refoulés.

8. Selon Marx, quel rapport de détermination relie l’existence sociale des hommes à leur conscience ?

La conscience détermine l’existence sociale des hommes.
L’existence sociale détermine la conscience des hommes.
La conscience et l’existence sociale se déterminent mutuellement.
L’existence sociale et la conscience évoluent sans lien déterminant.

L’existence sociale détermine la conscience des hommes.

Explication

Marx soutient que les conditions de l’existence sociale déterminent la conscience, et non l’inverse. L’idée d’une détermination mutuelle ne correspond pas à cette direction causale.

9. Quelle différence distingue le moi transcendantal de Kant de l’expérience pure décrite par William James ?

Le moi transcendantal dépend de la perception d’un objet, tandis que l’expérience pure constitue une conscience individuelle permanente.
Le moi transcendantal rassemble des contenus empiriques variables, tandis que l’expérience pure est une forme universelle vide.
Le moi transcendantal unifie les représentations, tandis que l’expérience pure précède la distinction entre sujet et objet.
Le moi transcendantal précède la distinction entre sujet et objet, tandis que l’expérience pure unifie les représentations.

Le moi transcendantal unifie les représentations, tandis que l’expérience pure précède la distinction entre sujet et objet.

Explication

Chez Kant, le moi transcendantal est la forme universelle qui rend possible l’unité des représentations ; pour James, l’expérience pure est un plan indivis antérieur à la séparation du sujet et de l’objet. L’idée que le moi transcendantal rassemble des contenus variables correspond plutôt au moi empirique.

10. Selon Sartre, quelle conséquence les choix et les projets ont-ils sur le rapport de l’homme à son passé ?

Ils rétablissent une identité substantielle demeurée inchangée.
Ils transforment les événements passés en souvenirs véridiques.
Ils révèlent l’essence préalable qui détermine son parcours.
Ils lui permettent de s’en arracher en construisant son avenir.

Ils lui permettent de s’en arracher en construisant son avenir.

Explication

Pour Sartre, l’homme n’a pas d’essence préalable et se définit par ses choix et ses projets, grâce auxquels il peut s’arracher à son passé. L’idée d’une essence préalable qui détermine le parcours inverse cette conception de la liberté.

11. Un chercheur étudie comment une personne comprend une même scène selon qu’elle la perçoit, s’en souvient ou l’imagine. Quel concept lui permet d’analyser ces différentes façons dont la conscience vise un objet ?

La conscience pratique de soi, qui naît en transformant le monde extérieur
L’intentionnalité, qui caractérise la conscience comme orientée vers quelque chose selon divers modes
L’identité narrative, qui agence les souvenirs pour construire l’histoire d’une vie
Le corps-sujet, qui engage le corps dans l’expérience perceptive

L’intentionnalité, qui caractérise la conscience comme orientée vers quelque chose selon divers modes

Explication

L’intentionnalité désigne le fait que la conscience est toujours conscience de quelque chose et vise son objet par la perception, le souvenir ou l’imagination. Le corps-sujet concerne le rôle du corps dans l’expérience perceptive, et non les différents modes de visée d’un objet.

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Jusqu’au XVIIe siècle, que désigne principalement la conscience ?

La faculté morale de discerner le bien et le mal.

Dans quel ouvrage Descartes révoque-t-il en doute ses croyances et ses perceptions ?

Dans les Méditations métaphysiques.

Quelle vérité le cogito exprime-t-il dans le Discours de la méthode ?

« Je pense donc je suis. »

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