★ À maîtriser
Étienne de La Boétie, écrivain humaniste, écrit le Discours de la servitude volontaire entre 1546 et 1548.
L’extrait interroge l’absurdité et la monstruosité de la domination d’un seul ainsi que la responsabilité du peuple dans le maintien de ce pouvoir.
Compléments
Domination d’un seul → soumission collective incompréhensible
📌 L’expression « malheureux vice » présente la servitude comme un malheur accepté, dont le caractère vicieux rend les victimes également responsables.
La structure anaphorique « non pas... mais » oppose constamment un terme acceptable à un terme plus dégradant afin de souligner l’aberration de l’obéissance des peuples.
L’opposition entre « un nombre infini de personnes » et « un seul » met en évidence la disproportion entre le peuple soumis et le tyran.
La tyrannie prive les sujets de:
Le passage s’ouvre sur cinq questions brèves et variées qui expriment la stupéfaction devant le caractère incompréhensible de la soumission collective à un seul homme.
Un nombre infini de personnes face à un seul
★ À maîtriser
Compléments
L’accumulation de « pilleries », de « paillardises » et de « cruautés » développe les atteintes portées aux biens, aux femmes et à la vie des sujets.
Le raisonnement oppose d’abord les qualités attendues d’un chef à leurs dégradations, puis accumule les privations et s’achève sur la chute « mais d’un seul ».
Questions → oppositions → accumulation → indignation
📌 La Boétie rend le tyran illégitime en lui refusant successivement le courage, l’héroïsme et la capacité à combattre et à commander.
Le tyran est présenté comme le plus lâche et le plus efféminé de toute la nation, loin des modèles de courage et de puissance que sont Hercule et Samson.
Le tyran n’a ni l’expérience des combats ou des tournois ni la force nécessaire pour commander, puisqu’il se fait l’esclave de la moindre courtisane.
Hercule et Samson face à l’hommeau tyrannique
★ À maîtriser
Le second mouvement reprend les questions initiales et encadre le paragraphe par l’hypothèse de la lâcheté du peuple, de « Appellerons-nous cela de la lâcheté ? » à « Est-ce lâcheté ? ».
Les trois hypothèses introduites par « si » font croître progressivement et exponentiellement la disproportion entre la multitude et le tyran.
La progression numérique passe de deux, trois et quatre personnes à cent et mille personnes, puis à cent pays, mille villes et un million d’hommes opposés à un seul.
Compléments
Deux, trois, quatre → cent, mille → un million
★ À maîtriser
📌 Les termes « serf » et « esclave » désignent la même réalité et montrent que le peuple consent à son état de soumission au tyran.
📌 La disproportion entre la multitude et le tyran rend insuffisante l’explication de la servitude volontaire par la seule lâcheté du peuple.
Compléments
Lâcheté supposée du peuple versus consentement à l’esclavage
Peuple et tyran dans le passage
| Élément | Caractérisation | Effet rhétorique |
|---|---|---|
| Le peuple | Nombre infini, serf et esclave | Rend la soumission incompréhensible |
| Le tyran | Un seul, lâche, efféminé et incapable de combattre | Rend la domination illégitime |
| Le rapport de force | De deux à un million contre un | Invalide l’excuse de la minorité numérique |
Teste tes connaissances sur Discours de la servitude volontaire avec 19 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. À quelle période Étienne de La Boétie rédige-t-il le Discours de la servitude volontaire ?
2. Que désigne l’expression « servitude volontaire » dans le discours de La Boétie ?
Mémorisez les concepts clés de Discours de la servitude volontaire avec 28 flashcards interactives.
Qui a écrit le Discours de la servitude volontaire ?
Étienne de La Boétie.
Entre quelles années La Boétie a-t-il écrit le Discours de la servitude volontaire ?
Entre 1546 et 1548.
Dans quels parcours s’inscrit le Discours de la servitude volontaire ?
Dans « Défendre » et « Entretenir » la liberté.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches