QCM : Droit de la mer et frontières (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle action de la Russie en 2014 contribue aux tensions frontalières avec l’Ukraine ?

Elle annexe le Haut-Karabagh et soutient les séparatistes géorgiens de l’est.
Elle reconnaît la Crimée comme ukrainienne et soutient les séparatistes de l’est.
Elle annexe l’Abkhazie et soutient les séparatistes ukrainiens de l’ouest.
Elle annexe la Crimée et soutient les séparatistes ukrainiens de l’est.

Elle annexe la Crimée et soutient les séparatistes ukrainiens de l’est.

Explication

La Russie soutient les séparatistes ukrainiens de l’est et annexe la Crimée en 2014. L’Abkhazie relève d’un autre conflit régional, tandis que le Haut-Karabagh oppose l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

2. Une nation revendique un État indépendant par un référendum ou par un combat séparatiste. Quel principe peut justifier cette démarche dans le droit international ?

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
Le principe de libre circulation transfrontalière
Le droit d’annexion par la puissance militaire
Le principe de maintien des frontières en vigueur

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

Explication

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes peut conduire une nation à obtenir un État par un combat séparatiste ou un processus politique comme un référendum. Le maintien des frontières ne fonde pas cette revendication, le droit de conquête n’est pas le principe en jeu et la libre circulation concerne les flux, non la création d’un État.

3. Une conférence sur la colonisation de l’Afrique réunit des diplomates européens, sans représentant africain, et ses participants connaissent peu le continent. Quelle interprétation cette situation étaye-t-elle ?

Les décisions portent sur la sécurité européenne plutôt que sur la colonisation
La colonisation est conçue sans les populations concernées
Les diplomates suspendent la colonisation faute de connaissances suffisantes
La colonisation est élaborée avec les populations concernées, malgré leur absence

La colonisation est conçue sans les populations concernées

Explication

L’absence de tout Africain et la faible connaissance de l’Afrique montrent que la colonisation est conçue sans les populations concernées. L’absence des représentants ne signifie pas qu’ils ont été consultés, et le manque de connaissances n’indique pas une suspension du projet colonial.

4. Après la disparition du dernier Jagellon, la Diète choisit un souverain qui n’hérite pas du trône et qui dépend de la noblesse : quelle conséquence politique découle de ce régime ?

Une annexion étrangère immédiate
Une souveraineté du pays renforcée
Une souveraineté du pays fragilisée
Une succession dynastique consolidée

Une souveraineté du pays fragilisée

Explication

Dans la monarchie élective, la Diète choisit un souverain non héréditaire, ensuite soumis à la noblesse, ce qui fragilise la souveraineté du pays. La succession dynastique confond élection et hérédité, le renforcement inverse la conséquence, et l’annexion immédiate transforme cette fragilisation en événement direct.

5. Pendant la guerre froide, que désigne l’expression « rideau de fer », popularisée par Winston Churchill à Fulton en 1946 ?

Une ligne de front séparant des armées en conflit ouvert
La séparation entre les pays rattachés aux deux blocs rivaux
Une frontière physique entre deux pays voisins seulement
Une alliance militaire réunissant les pays des deux blocs

La séparation entre les pays rattachés aux deux blocs rivaux

Explication

Le « rideau de fer » désigne la séparation entre les pays appartenant aux deux blocs rivaux, et Churchill popularise l’expression dans son discours de Fulton en 1946. L’alliance militaire confond séparation et coopération, la frontière entre deux pays réduit la portée de la notion, et la ligne de front la confond avec un affrontement militaire.

6. Un historien décrit le limes comme une région où les populations romaines et germaniques se rencontrent et où les pratiques culturelles se diffusent progressivement. Quelle conception de la frontière cette description soutient-elle ?

Une frontière mobile résultant de conquêtes territoriales
Une limite fermée qui écarte les contacts entre populations
Une ligne séparant les souverainetés de deux États
Une zone poreuse de transition entre deux mondes

Une zone poreuse de transition entre deux mondes

Explication

Pour Charles Whittaker, le limes est une zone poreuse où la transition entre mondes romanisé et barbare est progressive, plutôt qu’une ligne de souveraineté. La ligne séparatrice et la frontière mobile confondent cette idée avec d’autres conceptions de la limite.

7. Quel bilan des travaux de Vauban décrit correctement son activité au cours de sa carrière ?

Il fait construire 300 citadelles dont il conçoit les plans et en fait réparer 33.
Il fait réparer 33 citadelles dont il conçoit les plans et en fait construire 300.
Il fait construire 33 citadelles dont il conçoit les plans et en fait réparer 300.
Il fait construire 33 citadelles conçues par d’autres et en fait réparer 300.

Il fait construire 33 citadelles dont il conçoit les plans et en fait réparer 300.

Explication

Vauban fait construire 33 citadelles dont il dessine les plans et en fait réparer 300 autres. L’option qui inverse « construire » et « réparer » échange les deux nombres, celle qui attribue 300 constructions confond les catégories, et celle qui retire à Vauban la conception des plans contredit son rôle.

8. Dans une négociation moderne, deux États souverains s’accordent sur une frontière commune. En quoi cette situation diffère-t-elle du limes romain ?

Le limes était fixé conjointement par Rome et les peuples voisins
Le limes résultait d’une conquête, mais les peuples voisins en fixaient les limites
Le limes résultait d’une conquête et Rome en fixait seule les limites
Le limes résultait d’un accord négocié entre Rome et les peuples voisins

Le limes résultait d’une conquête et Rome en fixait seule les limites

Explication

Le limes romain résultait d’une conquête dont Rome fixait seule les limites, contrairement à une frontière moderne issue d’un accord entre États souverains. L’accord négocié attribue à tort au limes une origine conventionnelle, et les autres réponses donnent aux peuples voisins un rôle de fixation qu’ils n’avaient pas.

9. Un ingénieur propose de multiplier les fortifications isolées et avancées d’un royaume. Quelle objection correspond à la stratégie de Vauban ?

Multiplier les places fortes avancées, car leur nombre compense leur faible qualité et facilite leur secours.
Concentrer les fortifications dans des places isolées, car leur entretien mobilise moins de soldats.
Privilégier des places fortes de qualité et bien articulées, car les ouvrages isolés coûtent cher et mobilisent des soldats.
Renoncer à toute place forte, car même des ouvrages bien articulés coûtent trop cher.

Privilégier des places fortes de qualité et bien articulées, car les ouvrages isolés coûtent cher et mobilisent des soldats.

Explication

Vauban privilégie la qualité et l’articulation des places fortes : des fortifications nombreuses ou isolées coûtent cher, sont difficiles à secourir et immobilisent des soldats. La « compensation par le nombre » néglige la qualité, l’idée de places isolées au « moindre coût humain » omet les soldats immobilisés, et l’abandon de toute fortification va au-delà de sa critique.

10. Près du limes, des soldats romains fondent des familles avec des femmes de la région. Quel effet cette situation contribue-t-elle à produire ?

La croissance des villes grâce aux bâtiments publics
Une séparation culturelle accrue entre les populations
Des échanges commerciaux renforçant les marchés frontaliers
Des contacts culturels favorisant la romanisation des voisins

Des contacts culturels favorisant la romanisation des voisins

Explication

Les familles fondées par des soldats romains et des femmes locales multiplient les contacts culturels et contribuent à la romanisation des populations voisines. Le commerce et les bâtiments urbains participent aussi aux échanges frontaliers, mais ne décrivent pas cet effet familial.

11. En 1961, une ville divisée par la guerre froide voit s’ériger un mur destiné à empêcher les habitants de sa partie orientale de passer à l’ouest par cette ville. De quelle conséquence historique s’agit-il ?

Il sépare les zones d’occupation allemandes pendant 28 ans
Il bloque Berlin-Ouest par un siège soviétique de 28 ans
Il interrompt le pont aérien allié pendant 28 ans
Il sépare les deux parties de Berlin pendant 28 ans

Il sépare les deux parties de Berlin pendant 28 ans

Explication

Construit en 1961 pour freiner les passages de l’Est vers l’Ouest par Berlin, le mur sépare les deux parties de la ville pendant 28 ans. Le blocus soviétique et le pont aérien relèvent des événements de 1948-1949, et non de la fonction du mur.

12. Dans le partage prévu par le traité de Tordesillas, un territoire situé à l’ouest de la ligne fixée à 370 lieues à l’ouest des îles du Cap-Vert revient à quelle puissance ?

À la Castille
À la France
À l’Angleterre
Au Portugal

À la Castille

Explication

Le traité attribue à la Castille les territoires situés à l’ouest de la ligne et au Portugal ceux situés à l’est. Attribuer l’ouest au Portugal inverse le partage, tandis que l’Angleterre et la France ne sont pas les puissances signataires concernées.

13. Dans l’Empire romain, que désignait le limes ?

L’ensemble des provinces romaines gouvernées par des légions
L’ensemble des murs bâtis autour des villes romaines de l’intérieur
L’ensemble des frontières négociées entre Rome et les peuples voisins
L’ensemble des limites séparant le monde romain de celui des peuples qualifiés de barbares

L’ensemble des limites séparant le monde romain de celui des peuples qualifiés de barbares

Explication

Le limes désigne l’ensemble des limites de l’Empire romain, qui séparaient le territoire et le monde romains de ceux des peuples qualifiés de barbares par les Romains. Le réduire aux murs ou aux provinces confond une limite impériale avec des éléments particuliers de l’Empire.

14. Quel projet territorial correspond au « pré carré » de Vauban ?

Un royaume compact qui conserve des enclaves étrangères au cœur de son territoire.
Un royaume étendu par des territoires dispersés, même si ses frontières restent clairement délimitées.
Un royaume compact qui entretient des enclaves au-delà de ses frontières.
Un royaume compact, aux frontières claires, sans enclaves étrangères à l’intérieur ni possessions enclavées à l’extérieur.

Un royaume compact, aux frontières claires, sans enclaves étrangères à l’intérieur ni possessions enclavées à l’extérieur.

Explication

Le pré carré désigne un royaume compact aux frontières clairement délimitées, sans enclaves étrangères à l’intérieur et sans maintien d’enclaves au-delà des frontières. Les « territoires dispersés » contredisent la compacité, tandis que la conservation d’enclaves intérieures ou extérieures s’oppose au projet territorial.

15. Pourquoi les frontières ont-elles souvent constitué des lieux d’affrontement entre États ?

L’extension du territoire a longtemps symbolisé la puissance d’un État.
La diversité religieuse a déterminé la position de toutes les frontières.
La délimitation des frontières a supprimé les rivalités entre États.
La stabilité des frontières a renforcé les ambitions territoriales des États.

L’extension du territoire a longtemps symbolisé la puissance d’un État.

Explication

L’extension territoriale a longtemps représenté, et représente encore en partie, la puissance d’un État, ce qui faisait des frontières des zones disputées. La « suppression des rivalités » confond délimitation et pacification, la « diversité religieuse » réduit les causes des conflits à un seul facteur, et la « stabilité des frontières » inverse le lien en cause.

16. Lors de la conférence de Berlin, un État revendique un territoire africain. Quel principe doit-il satisfaire pour appuyer sa revendication ?

Obtenir automatiquement le territoire par sa revendication
Établir une présence diplomatique sans occupation du territoire
Prouver l’occupation effective du territoire
Recevoir une portion du continent attribuée directement par la conférence

Prouver l’occupation effective du territoire

Explication

La conférence de Berlin fixe des principes pour la colonisation future : un État qui revendique un territoire doit prouver son occupation effective. Une revendication ne vaut donc pas attribution automatique, et la conférence ne partage pas directement toute l’Afrique.

17. Deux États cherchent un cadre commun pour éviter les conflits maritimes et délimiter leurs souverainetés en mer. Quel instrument répond à cet objectif ?

Un accord bilatéral de partage des zones de pêche.
La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.
Un traité de délimitation des frontières terrestres.
Une convention internationale sur la liberté de navigation.

La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Explication

Adoptée à Montego Bay en 1982, la CNUDM vise à éviter les conflits entre États et à délimiter leur souveraineté sur les espaces maritimes. Un accord bilatéral de pêche ou un traité terrestre a un objet plus limité ou différent.

18. Deux régions frontalières développent des coopérations thématiques, mais les accords ne garantissent pas la libre traversée de tous les types de flux. Quelle catégorie décrit le mieux cette frontière ?

Une frontière-barrière
Une frontière-pont
Une frontière-couture
Une frontière ouverte

Une frontière-couture

Explication

Une frontière-couture est relativement ouverte grâce à des coopérations transfrontalières thématiques, sans impliquer la libre traversée de tous les flux. La frontière ouverte autorise cette libre circulation, la frontière-pont sélectionne les flux et la frontière-barrière est fortement sécurisée pour protéger de l’extérieur.

19. Dans un différend frontalier, l’ONU assiste les discussions bilatérales entre deux États sans fixer elle-même la frontière ni servir de médiatrice. Quel rôle exerce-t-elle ?

Un rôle d’observateur des négociations bipartites.
Un rôle d’arbitre remplaçant les négociations bilatérales.
Un rôle de juge fixant et imposant la frontière.
Un rôle de médiateur entre les deux États.

Un rôle d’observateur des négociations bipartites.

Explication

L’ONU peut observer des négociations menées directement entre deux États, comme celles du Cameroun et du Nigeria. La médiation aide les parties à dialoguer, tandis que la fixation de la frontière relève dans certains cas de la Cour internationale de Justice.

20. Après l’aide de Napoléon III à l’unification italienne, quelle condition a accompagné la cession du comté de Nice et de la Savoie à la France ?

Les populations locales ont approuvé la cession par plébiscite.
Le royaume a décidé la cession sans consulter les habitants.
La France a obtenu ces territoires après une conquête militaire.
L’ONU a organisé un vote pour fixer la frontière.

Les populations locales ont approuvé la cession par plébiscite.

Explication

Les habitants de Nice et de Savoie ont donné leur accord lors de plébiscites. Une décision sans consultation néglige ce consentement, la conquête militaire confond cession et annexion, et l’ONU n’est pas intervenue dans cet épisode.

21. Un pouvoir extérieur impose une ligne de séparation à un territoire qu’il domine. Quel type d’acte représente ce tracé ?

Un acte politique pouvant être accompli par un pouvoir dominateur
Un aménagement technique décidé par les autorités locales
Un acte de souveraineté accompli par les habitants du territoire
Un acte politique réservé au pouvoir dirigeant du territoire

Un acte politique pouvant être accompli par un pouvoir dominateur

Explication

Tracer une frontière est un acte politique qui peut relever du pouvoir dirigeant du territoire ou d’un pouvoir extérieur dominateur. L’exercice de la souveraineté concerne la direction du territoire, tandis que l’idée d’un pouvoir local réservé exclut à tort l’intervention d’un pouvoir extérieur.

22. Pour expliquer l’augmentation du nombre de frontières à l’échelle mondiale, quel enchaînement historique faut-il retenir ?

La colonisation de 1945 à 1975 et la décolonisation de la seconde moitié du XIXe siècle
La colonisation de la seconde moitié du XIXe siècle et la décolonisation de 1945 à 1975
La création des organisations internationales et l’essor des échanges mondiaux
La formation des empires multinationaux et l’unification progressive des États

La colonisation de la seconde moitié du XIXe siècle et la décolonisation de 1945 à 1975

Explication

La colonisation dans la seconde moitié du XIXe siècle, puis la décolonisation entre 1945 et 1975, ont contribué à multiplier les frontières mondiales. La réponse qui inverse les périodes confond leur chronologie, tandis que les seules indépendances récentes ne couvrent pas les deux processus mentionnés.

23. Quelle transformation territoriale caractérise la restauration de la Pologne en 1945 ?

Elle conserve ses frontières d’avant-guerre sans gain ni perte territoriale.
Elle gagne à l’ouest des territoires allemands et cède à l’est des territoires à l’URSS.
Elle gagne à l’est des territoires soviétiques et cède à l’ouest des territoires allemands.
Elle gagne à l’ouest des territoires soviétiques et cède à l’est des territoires allemands.

Elle gagne à l’ouest des territoires allemands et cède à l’est des territoires à l’URSS.

Explication

La Pologne restaurée en 1945 est déplacée vers l’ouest : elle gagne des territoires à l’est de l’Allemagne et en perd à l’est au profit de l’URSS. L’inversion du déplacement et l’échange des territoires soviétiques et allemands confondent les deux côtés de la nouvelle frontière.

24. Un gouvernement français du XVIIe siècle veut réduire l’exposition du royaume aux incursions en aménageant des zones tampons. Dans quelles régions cette politique est-elle menée ?

En Provence, en Bourgogne et dans le bassin de la Seine.
Dans le Roussillon, à la frontière du Rhin et en Flandre.
En Espagne, dans le Saint-Empire et en Pologne.
En Bretagne, en Normandie et dans le bassin de la Loire.

Dans le Roussillon, à la frontière du Rhin et en Flandre.

Explication

Les gouvernements de Louis XIII, Richelieu, Mazarin puis Louis XIV cherchent à créer des zones tampons dans le Roussillon, à la frontière du Rhin et en Flandre. Les régions intérieures ne correspondent pas à ces zones, l’Espagne et le Saint-Empire sont les territoires des Habsbourg, et l’ensemble « Provence, Bourgogne et Seine » ne reprend pas les régions indiquées.

25. Des informations circulent librement entre les pays et permettent d’alerter sur une épidémie, de repérer des populations en danger et de partager des idées utiles. Quel argument cela illustre-t-il ?

L’ouverture aux marchandises aide à connaître les dangers mondiaux, les peuples en difficulté et les idées utiles.
L’ouverture aux personnes organise la circulation des marchandises et le partage des idées utiles.
L’ouverture à l’information aide à connaître les dangers mondiaux, les peuples en difficulté et les idées utiles.
L’ouverture aux frontières facilite l’accueil des réfugiés et la réponse commune aux catastrophes.

L’ouverture à l’information aide à connaître les dangers mondiaux, les peuples en difficulté et les idées utiles.

Explication

L’ouverture à l’information permet de connaître les dangers mondiaux, les peuples en difficulté et les idées susceptibles d’être utiles ailleurs. La réponse commune aux catastrophes et l’accueil des réfugiés relèvent d’arguments humanitaires, et non de la fonction propre de circulation de l’information.

26. Une entreprise recrute des personnes immigrées qui travaillent, consomment, paient des impôts et investissent. Quel argument en faveur de l’ouverture des frontières illustre cette situation ?

L’immigration peut créer des richesses en donnant accès à des produits indisponibles localement.
L’immigration peut créer des richesses en permettant aux industriels de produire à moindre coût.
L’immigration peut créer des richesses par ses apports de travailleurs, consommateurs, contribuables et investisseurs.
L’immigration peut créer des richesses en facilitant la circulation des idées et des informations.

L’immigration peut créer des richesses par ses apports de travailleurs, consommateurs, contribuables et investisseurs.

Explication

L’immigration peut contribuer à la richesse en apportant notamment de la main-d’œuvre, des consommateurs, des contribuables et des investisseurs. L’accès aux produits et la production à moindre coût relèvent de l’ouverture économique, tandis que la circulation des idées concerne l’ouverture à l’information.

27. Après la Seconde Guerre mondiale, un territoire allemand constitué de zones alliées se regroupe en un État, tandis que la zone soviétique forme un autre État. Quelle configuration en résulte ?

Chaque zone d’occupation devient un État allemand distinct
Berlin devient la RFA et le reste de l’Allemagne devient la RDA
Les zones alliées forment la RFA et la zone soviétique devient la RDA
Les zones alliées forment la RDA et la zone soviétique devient la RFA

Les zones alliées forment la RFA et la zone soviétique devient la RDA

Explication

Les zones alliées se réunissent pour former la RFA, tandis que la zone soviétique devient la RDA. L’inversion des noms confond les appartenances, et les quatre zones initiales ne donnent pas lieu à quatre États allemands.

28. Que revendiquent la Russie, les États-Unis, le Canada et le Danemark dans certains secteurs arctiques situés au-delà de leurs ZEE ?

Des droits souverains sur le sol et le sous-sol au titre du prolongement de leur plateau continental
Des droits souverains sur les eaux et les fonds marins au titre de l’extension de leur ZEE
La souveraineté sur les eaux internationales du pôle Nord au titre du prolongement de leur plateau continental
La souveraineté sur l’ensemble de l’Arctique au titre de leurs frontières terrestres

Des droits souverains sur le sol et le sous-sol au titre du prolongement de leur plateau continental

Explication

Ces États revendiquent des droits souverains sur le sol et le sous-sol de secteurs au-delà de leur ZEE, en invoquant le prolongement de leur plateau continental, et non la souveraineté sur les eaux internationales du pôle Nord. La revendication sur les eaux confond le fond marin et la colonne d’eau ; l’extension de la ZEE est un autre fondement ; la souveraineté sur tout l’Arctique dépasse la revendication décrite.

29. À 150 milles nautiques de la ligne de base, un État côtier autorise l’exploitation de ressources et la recherche. Quel statut décrit cette zone maritime ?

La zone économique exclusive, où l’État dispose de droits sur les ressources et certaines activités.
La haute mer, où l’État côtier ne dispose d’aucun droit particulier.
Les eaux territoriales, où l’État exerce sa souveraineté jusqu’à 12 milles nautiques.
L’extension du plateau continental, qui peut aller jusqu’à 350 milles nautiques.

La zone économique exclusive, où l’État dispose de droits sur les ressources et certaines activités.

Explication

La ZEE est une bande qui peut s’étendre jusqu’à 200 milles nautiques depuis la ligne de base et confère à l’État des droits sur les ressources et certaines activités. Les eaux territoriales s’arrêtent à 12 milles, et l’extension jusqu’à 350 milles concerne une demande fondée sur le plateau continental.

30. Quelle fonction principale remplit une frontière étatique entre deux États ?

Réglementer les échanges commerciaux entre deux territoires
Séparer des populations selon leurs langues et leurs cultures
Délimiter la répartition des compétences entre régions d’un État
Délimiter le partage de la souveraineté sur un territoire

Délimiter le partage de la souveraineté sur un territoire

Explication

Une frontière étatique est une limite fixée par les hommes pour délimiter le partage de la souveraineté entre deux États. La limite administrative interne concerne les régions, la séparation culturelle ne définit pas une frontière étatique et la réglementation commerciale n’en est pas la fonction principale.

31. Lorsqu’on constate que près d’une frontière sur cinq reste litigieuse, quelle cause générale est souvent associée à ces contestations ?

Une succession de litiges limitée aux frontières créées après l’URSS.
Une rivalité économique portant principalement sur les échanges transfrontaliers.
Une fixation arbitraire ayant exclu certains acteurs des négociations.
Une délimitation commune ayant intégré tous les acteurs aux négociations.

Une fixation arbitraire ayant exclu certains acteurs des négociations.

Explication

Environ 20 % des frontières font encore l’objet de litiges, souvent parce que leur fixation arbitraire a exclu certains acteurs des négociations. Une négociation inclusive contredit cette explication, et les contestations ne se limitent pas aux frontières issues de l’URSS.

32. La banquise arctique recule dans une région jusque-là difficile d’accès. Quelle conséquence en découle pour les activités humaines ?

La baisse du trafic maritime facilite l’exploitation offshore et détourne les routes vers les côtes arctiques.
La navigation devient plus difficile, ce qui freine l’exploitation offshore et ferme les routes entre les continents.
Les États étendent leurs ZEE, ce qui rend accessibles les ressources et crée une route maritime entre les continents.
L’accès à davantage de zones maritimes facilite l’exploitation offshore et libère progressivement une route entre les continents.

L’accès à davantage de zones maritimes facilite l’exploitation offshore et libère progressivement une route entre les continents.

Explication

La diminution de la banquise rend plus accessibles des zones maritimes, favorisant l’exploitation offshore et l’ouverture progressive d’une route intercontinentale. Le recul comme obstacle inverse l’effet décrit, l’extension des ZEE relève d’un autre mécanisme et le détournement des routes n’est pas indiqué.

33. Une frontière suit le cours d’un fleuve qui sépare deux États. Quel élément explique qu’elle soit qualifiée de frontière « naturelle » ?

La frontière résulte d’un accord commercial lié au fleuve
Le fleuve impose de lui-même la limite entre les deux souverainetés
Un choix politique conventionnel s’appuie sur un élément naturel
Le relief détermine automatiquement le partage des territoires

Un choix politique conventionnel s’appuie sur un élément naturel

Explication

Même lorsqu’elle suit un élément naturel, une frontière résulte d’un choix politique conventionnel. Dire que le fleuve impose lui-même la limite confond le repère géographique avec la décision humaine ; le relief ne détermine pas automatiquement le tracé et un accord commercial n’est pas la définition d’une frontière naturelle.

34. Une carte montre la frontière germano-polonaise suivant l’Oder, puis son affluent la Neisse : quel nom désigne ce tracé ?

La frontière de la Vistule.
La ligne Oder-Neisse.
La ligne de Curzon.
La ligne du traité de Görlitz.

La ligne Oder-Neisse.

Explication

Le nom de ligne Oder-Neisse vient des deux cours d’eau qui suivent la frontière, l’Oder et son affluent la Neisse. La ligne de Curzon et la Vistule ne désignent pas ce tracé, tandis que Görlitz est le nom d’un traité de reconnaissance.

35. Quelle situation caractérise la région qui s’étend du Sahara au Moyen-Orient ?

Des États fragilisés par des révolutions ou des guerres, avec le développement du djihadisme et de groupes islamistes
Des économies fragilisées par les échanges commerciaux, sans instabilité politique notable
Des États en conflit principalement à cause de rivalités entre puissances européennes
Des États consolidés par des révolutions pacifiques, avec le recul des mouvements islamistes

Des États fragilisés par des révolutions ou des guerres, avec le développement du djihadisme et de groupes islamistes

Explication

La région est marquée par des États faillis à la suite de révolutions ou de guerres, ainsi que par le développement du djihadisme et de groupes islamistes. La fragilité économique seule ne rend pas compte de cette combinaison, tandis que la stabilité politique et les rivalités européennes ne correspondent pas au fait ciblé.

36. Un gouvernement dirige un territoire, y fait appliquer ses lois et y prélève des impôts. Quelle notion décrit ce pouvoir ?

L’expansion territoriale de cet État
Le tracé politique de ses limites
La souveraineté sur cet espace
La défense militaire de cet espace

La souveraineté sur cet espace

Explication

La souveraineté désigne le pouvoir de diriger un espace, d’y faire appliquer ses propres lois et d’y percevoir notamment des impôts. Le tracé des limites est un acte politique distinct, tandis que la défense et l’expansion ne résument pas cette notion.

37. Un chantier de fortification commence en 1929 et s’achève en 1939. Quelle période correspond à la construction de la ligne Maginot ?

De 1939 à 1929
De 1922 à 1939
De 1929 à 1950
De 1929 à 1939

De 1929 à 1939

Explication

La construction de la ligne Maginot débute en 1929 et s’arrête en 1939. La date de 1922 correspond à l’idée de fortifier la frontière, tandis que 1950 renvoie à une modernisation ultérieure.

38. À quelle date la Castille et le Portugal signent-ils le traité de Tordesillas pour fixer leurs limites de domination dans l’Atlantique ?

En 1179
En 1158
Le 7 juin 1494
En 1244

Le 7 juin 1494

Explication

Le traité de Tordesillas est signé le 7 juin 1494 par la Castille et le Portugal. Les dates de 1158, 1179 et 1244 renvoient respectivement aux traités de Sahagún, de Cazorla et d’Almizra.

39. Quelle responsabilité Vauban reçoit-il en 1678 ?

Commissaire général des fortifications, chargé d’inspecter le système défensif du royaume.
Contrôleur général des finances, chargé de financer les campagnes militaires.
Secrétaire d’État à la Guerre, chargé de diriger les armées du royaume.
Ingénieur général des sièges, chargé de conquérir les places ennemies.

Commissaire général des fortifications, chargé d’inspecter le système défensif du royaume.

Explication

Nommé commissaire général des fortifications en 1678, Vauban doit inspecter le système défensif du royaume. Le « contrôleur général des finances » concerne les finances, le « secrétaire d’État à la Guerre » attribue une fonction différente, et l’« ingénieur général des sièges » réduit son rôle à la conquête.

40. Quelle situation caractérise le litige autour du Kosovo après la proclamation de son indépendance en 2008 ?

L’Azerbaïdjan conteste l’indépendance, avec le soutien de la Russie.
La Russie soutient l’indépendance, contestée par la Serbie.
La Serbie conteste l’indépendance, avec le soutien de la Russie.
La Serbie reconnaît l’indépendance, avec le soutien de la Russie.

La Serbie conteste l’indépendance, avec le soutien de la Russie.

Explication

L’indépendance proclamée par le Kosovo en 2008 reste contestée par la Serbie, soutenue par la Russie. Les autres réponses inversent les positions ou attribuent le litige à un autre conflit régional.

41. Quelle décision l’Allemagne réunifiée a-t-elle prise dans le nouveau traité de Varsovie signé le 14 novembre 1990 ?

Elle a reconnu la ligne Oder-Neisse.
Elle a lancé une coopération économique transfrontalière.
Elle a reporté la reconnaissance de la ligne Oder-Neisse.
Elle a reconnu une frontière avec la Tchécoslovaquie.

Elle a reconnu la ligne Oder-Neisse.

Explication

Le traité signé le 14 novembre 1990 acte la reconnaissance de la ligne Oder-Neisse par l’Allemagne réunifiée. La coopération économique est envisagée séparément, tandis que les autres réponses confondent l’acteur ou la décision.

42. Deux États en conflit sollicitent un organisme international pour contribuer à la négociation de leur frontière. Quel rôle correspond à la mission de l’ONU depuis 1945 ?

Confier la négociation à une organisation régionale.
Défendre militairement l’un des deux États en conflit.
Contribuer à préserver la paix et à négocier la frontière.
Organiser les échanges commerciaux entre les deux États.

Contribuer à préserver la paix et à négocier la frontière.

Explication

Depuis 1945, l’ONU a pour objectif de préserver la paix et constitue un acteur privilégié des négociations frontalières en cas de conflit. La gestion du commerce, la défense d’un État et la délégation à une organisation régionale ne décrivent pas cette mission.

43. Un État souhaite étendre sa ZEE au-delà de 200 milles nautiques. Quelle démarche peut lui permettre de demander une extension jusqu’à 350 milles ?

Faire reconnaître une extension automatique de la ZEE à 350 milles.
Obtenir un accord de pêche permettant d’ajouter 150 milles.
Faire reconnaître le prolongement naturel de son plateau continental.
Porter la limite des eaux territoriales à 350 milles nautiques.

Faire reconnaître le prolongement naturel de son plateau continental.

Explication

Un État peut demander une extension de sa ZEE jusqu’à 350 milles nautiques si le prolongement naturel de son plateau continental est reconnu. Cette distance n’étend pas les eaux territoriales et ne résulte pas automatiquement d’un accord de pêche.

44. Pendant la guerre froide, quel contraste idéologique caractérise les deux blocs rivaux ?

Les deux blocs défendent le capitalisme libéral, mais s’opposent sur la démocratie
Les États-Unis défendent le capitalisme libéral et la démocratie, l’URSS le communisme
Les États-Unis et l’URSS défendent des alliances militaires sans opposition idéologique
Les États-Unis défendent le communisme, l’URSS le capitalisme libéral et la démocratie

Les États-Unis défendent le capitalisme libéral et la démocratie, l’URSS le communisme

Explication

Les États-Unis défendent le capitalisme libéral et la démocratie, tandis que l’URSS soutient le communisme. Inverser ces modèles ou les remplacer par une opposition sans contenu idéologique ne correspond pas à la distinction entre les blocs.

45. Un État de la ZEE duquel un navire étranger veut passer sans exploiter de ressources peut-il lui interdire ce passage au seul motif qu’il contrôle cette zone ?

Non, car l’État ne possède aucun droit dans sa ZEE
Oui, car l’État contrôle tous les usages de sa ZEE
Oui, dès lors que la ZEE est désignée comme zone protégée
Non, la liberté de navigation du navire demeure garantie

Non, la liberté de navigation du navire demeure garantie

Explication

Dans sa ZEE, l’État peut exploiter les ressources et mener diverses activités, mais les navires bénéficient de la liberté de navigation. Le contrôle général des usages confond droits économiques et maîtrise des passages ; l’absence de tout droit néglige les prérogatives de l’État ; la zone protégée ne lui confère pas un pouvoir général d’interdire le passage.

46. Une zone frontalière romaine accueille des soldats dont la solde attire des commerçants et dont les besoins exigent des approvisionnements. Quel effet économique peut-on en attendre ?

Un déclin lié aux dépenses des soldats pour les produits importés
Un déclin lié au retrait des commerçants vers les villes de l’intérieur
Une prospérité liée à la diminution des besoins des troupes stationnées
Une prospérité liée aux approvisionnements militaires et aux échanges commerciaux

Une prospérité liée aux approvisionnements militaires et aux échanges commerciaux

Explication

Les soldats rendent les zones du limes prospères parce qu’il faut les approvisionner en nourriture, armement et vêtements, et que leur solde attire des commerçants. L’idée d’un retrait commercial inverse cet effet, tandis que la prospérité ne vient pas d’une baisse des besoins militaires.

47. Après une défaite romaine face aux Germains en l’an 9, qui met fin aux ambitions de conquête au-delà du Rhin, quelle décision prend Auguste ?

Supprimer les défenses le long du Rhin
Faire fortifier la frontière du Rhin
Relancer la conquête au-delà du Rhin
Déplacer la frontière romaine jusqu’à l’Elbe

Faire fortifier la frontière du Rhin

Explication

Après la défaite de Teutoburg, qui coûte la vie à 25 000 légionnaires et met fin aux ambitions de conquête au-delà du Rhin, Auguste décide de fortifier cette frontière. Relancer la conquête contredit cette renonciation, et déplacer la frontière jusqu’à l’Elbe reprend précisément l’ambition abandonnée.

48. En 1950, un responsable de la RFA refuse la ligne Oder-Neisse pour préserver la perspective de réunification, tandis qu’un responsable de la RDA la reconnaît : quelle explication correspond à ces positions ?

La RFA et la RDA reconnaissent toutes deux la frontière par le traité de Görlitz.
La RFA refuse la perte territoriale liée à la frontière, tandis que la RDA la reconnaît sous la tutelle de Moscou.
La RFA et la RDA refusent toutes deux la frontière pour préserver la réunification allemande.
La RFA reconnaît la frontière sous la tutelle de Moscou, tandis que la RDA refuse la perte territoriale.

La RFA refuse la perte territoriale liée à la frontière, tandis que la RDA la reconnaît sous la tutelle de Moscou.

Explication

La RFA refuse la ligne afin de ne pas renoncer à des territoires et de préserver l’objectif de réunification, tandis que la RDA la reconnaît en 1950 par le traité de Görlitz sous la tutelle de Moscou. La soumission à Moscou est associée à la position de la RDA, et Görlitz n’est pas un traité signé par la RFA.

49. Deux États signent un accord précisant lequel exerce sa souveraineté sur une région, puis font figurer cette limite sur les cartes et sur le terrain. Quelle fonction de la frontière cet exemple illustre-t-il ?

La représentation graphique d’une limite sans portée politique
La mise en place d’un obstacle matériel sans attribution de souveraineté
La désignation de l’autorité souveraine sur un territoire
La création d’une zone de circulation entre territoires voisins

La désignation de l’autorité souveraine sur un territoire

Explication

Une frontière désigne l’autorité qui exerce sa souveraineté sur un territoire et se matérialise à la fois sur le terrain et sur les cartes. La réduire à un tracé graphique, à un obstacle ou à une zone de circulation omet sa fonction de délimitation de la souveraineté.

50. Quel constat caractérise la France au XVIIe siècle parmi les puissances européennes ?

Elle est peu peuplée et vulnérable, malgré une grande richesse.
Elle est très peuplée, riche et étendue, mais demeure vulnérable.
Elle est la plus étendue d’Europe et demeure protégée des fronts ennemis.
Elle est très peuplée et riche, mais moins étendue que tous ses voisins.

Elle est très peuplée, riche et étendue, mais demeure vulnérable.

Explication

Au XVIIe siècle, la France est le pays le plus peuplé et le plus riche d’Europe, et le plus étendu après la Pologne, tout en étant particulièrement vulnérable. L’idée d’une « vulnérabilité moindre » confond puissance et sécurité, la « plus grande étendue d’Europe » oublie la Pologne, et le « peuplement faible » contredit le constat démographique.

51. En mai 1940, une offensive allemande contourne l’essentiel des fortifications de la ligne Maginot. Par quelle zone passe-t-elle ?

Par les Ardennes
Par les Alpes, vers Nice
Par les principaux ouvrages de la ligne Maginot
Par Dunkerque

Par les Ardennes

Explication

Lors de la Blitzkrieg de mai 1940, les nazis contournent l’essentiel des fortifications en passant par les Ardennes. Dunkerque et Nice sont des repères du tracé de la ligne, tandis que la traversée de ses principaux ouvrages ne correspond pas au contournement décrit.

52. À un poste frontalier, les autorités laissent passer certains flux après les avoir contrôlés et sélectionnés, mais le passage reste difficile. De quel type de frontière s’agit-il ?

Une frontière-couture
Une frontière ouverte
Une frontière-barrière
Une frontière-pont

Une frontière-pont

Explication

Une frontière-pont est peu franchissable et sert à contrôler et sélectionner les flux. La frontière-barrière vise surtout à protéger de l’extérieur, la frontière-couture repose sur des coopérations thématiques et la frontière ouverte permet la libre traversée de tous les types de flux.

53. Entre 1969 et 1974, Willy Brandt conduit l’Ostpolitik ; quel accord de 1970 marque la reconnaissance de la ligne Oder-Neisse par la RFA ?

Le nouveau traité de Varsovie de 1990.
Le traité de Yalta de 1945.
Le traité de Varsovie de 1970.
Le traité de Görlitz de 1950.

Le traité de Varsovie de 1970.

Explication

Dans le cadre de l’Ostpolitik de Willy Brandt, la RFA reconnaît la ligne Oder-Neisse par le traité de Varsovie de 1970. Görlitz correspond à la reconnaissance de la RDA en 1950, tandis que le nouveau traité de Varsovie de 1990 engage l’Allemagne réunifiée.

54. Un navire se trouve à 10 milles nautiques de la ligne de base d’un État côtier. Dans quelle zone maritime se trouve-t-il, où cet État exerce sa souveraineté ?

Au-delà des eaux territoriales, car leur limite est de 10 milles nautiques.
Dans les eaux territoriales, qui s’étendent jusqu’à 12 milles nautiques.
Dans la ZEE, qui s’étend jusqu’à 200 milles nautiques.
Dans la zone d’extension du plateau, qui peut atteindre 350 milles nautiques.

Dans les eaux territoriales, qui s’étendent jusqu’à 12 milles nautiques.

Explication

Les eaux territoriales s’étendent jusqu’à 12 milles nautiques à partir de la ligne de base, et l’État y exerce sa souveraineté. La limite de 200 milles concerne la ZEE, tandis que 350 milles correspond à une extension possible liée au plateau continental.

55. Dans une région proche du limes, des vestiges révèlent des thermes, un forum et un temple, tandis qu’une agglomération s’est développée. Quel phénomène ces indices illustrent-ils ?

La formation de familles entre soldats et habitantes locales
Le développement de villes et d’équipements romains
L’installation de quartiers militaires sans urbanisation
L’intensification des échanges de marchandises

Le développement de villes et d’équipements romains

Explication

La construction de lieux de loisirs, de culte et de vie civique accompagne l’apparition et la croissance de villes autour du limes. Les quartiers militaires, le commerce et les unions mixtes relèvent d’autres aspects des contacts frontaliers.

Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce qu’une frontière étatique ?

Une limite fixée par les hommes entre deux États pour partager la souveraineté sur un territoire.

De quoi résulte toujours une frontière dite naturelle ?

D’un choix politique conventionnel.

À quoi sert une frontière-barrière ?

À protéger de l’extérieur grâce à une forte sécurisation.

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