QCM : Révolution française et souveraineté nationale (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En 1789, un habitant affirme que le roi ne peut rendre la justice ni commander les armées, car ces fonctions relèvent d’autres autorités. Quelle réalité politique contredit cette affirmation ?

Louis XVI détient les pouvoirs exécutif et législatif, tandis que la justice et l’armée sont autonomes.
Louis XVI exerce une autorité religieuse, tandis que les pouvoirs politiques appartiennent aux ordres.
Louis XVI partage les pouvoirs législatif et judiciaire avec les représentants des trois ordres.
Louis XVI détient les pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire et militaire au nom du pouvoir divin.

Louis XVI détient les pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire et militaire au nom du pouvoir divin.

Explication

La monarchie absolue de 1789 concentre les pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire et militaire entre les mains du roi, qui les tient du pouvoir divin. Le partage avec les ordres évoque une monarchie limitée, l’autonomie de la justice et de l’armée retire deux pouvoirs au roi, et l’autorité religieuse seule réduit à tort son rôle.

2. Dans une représentation proportionnelle de la société française de 1789, quelle répartition associe correctement chaque ordre à sa fonction et à son poids démographique ?

Noblesse : combattre, 96 % ; clergé : prier, 2 % ; tiers état : travailler, 2 %.
Noblesse : combattre, 2 % ; clergé : prier, 96 % ; tiers état : travailler, 2 %.
Noblesse : prier, 2 % ; clergé : combattre, 2 % ; tiers état : travailler, 96 %.
Noblesse : combattre, 2 % ; clergé : prier, 2 % ; tiers état : travailler, 96 %.

Noblesse : combattre, 2 % ; clergé : prier, 2 % ; tiers état : travailler, 96 %.

Explication

La société d’ordres associe la noblesse au combat, le clergé à la prière et le tiers état au travail, avec respectivement 2 %, 2 % et 96 % de la population. L’échange des fonctions confond noblesse et clergé ; les deux autres répartitions attribuent à tort les effectifs du tiers état à un ordre privilégié.

3. Les dépenses du royaume de France dépassent ses recettes et les emprunts accumulés ne peuvent plus être remboursés. De quel type de crise s’agit-il ?

Une crise monétaire liée à la dépréciation de la monnaie du royaume.
Une crise sociale liée aux inégalités entre les groupes de la population.
Une crise financière liée à l’endettement et au déséquilibre budgétaire.
Une crise politique liée aux désaccords sur l’organisation du pouvoir royal.

Une crise financière liée à l’endettement et au déséquilibre budgétaire.

Explication

Quand les dépenses dépassent les recettes et que les emprunts ne peuvent être remboursés, le royaume traverse une crise financière. Les inégalités caractérisent une crise sociale, les désaccords sur le pouvoir relèvent d’une crise politique et la dépréciation monétaire n’est pas le mécanisme décrit ici.

4. Un calendrier indique la réunion à Versailles des représentants des trois ordres lors des États généraux. Quelle date faut-il y inscrire ?

Le 20 juin 1789.
Le 5 mai 1789.
Le 14 juillet 1789.
Le 4 août 1789.

Le 5 mai 1789.

Explication

Les représentants des trois ordres se réunissent à Versailles pour les États généraux le 5 mai 1789. Le 20 juin correspond au serment du Jeu de paume, le 14 juillet à la prise de la Bastille et le 4 août au vote de l’abolition des privilèges.

5. Quel terme désigne l’autorité suprême, sans puissance supérieure, exercée sur un territoire et ses habitants ?

La souveraineté.
Le pouvoir législatif.
Le droit divin.
L’administration.

La souveraineté.

Explication

La souveraineté est l’autorité suprême sur un territoire et ses habitants, sans puissance supérieure. L’administration organise la gestion, le pouvoir législatif concerne les lois, et le droit divin désigne le fondement attribué à l’autorité royale.

6. Dans un débat politique, un intervenant compare l’autorité en France avant et après 1789. Quelle évolution décrit le transfert de souveraineté ?

Elle reste au roi, mais devient une souveraineté constitutionnelle.
Elle passe du roi au Parlement et devient une souveraineté parlementaire.
Elle passe des citoyens au roi et devient une souveraineté royale.
Elle passe du roi aux citoyens et devient une souveraineté nationale.

Elle passe du roi aux citoyens et devient une souveraineté nationale.

Explication

Avant 1789, la souveraineté appartient au roi ; après 1789, elle appartient aux citoyens et devient nationale. L’option évoquant un transfert au roi inverse le changement, celle qui désigne le Parlement substitue une autre institution aux citoyens, et celle qui maintient le roi nie le transfert.

7. Une assemblée adopte un texte qui affirme l’égalité en droit ainsi que les libertés d’opinion et d’expression. À quelle date ce texte est-il adopté ?

Le 26 août 1789.
Le 4 août 1789.
Le 14 juillet 1789.
Le 20 juin 1789.

Le 26 août 1789.

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui affirme notamment l’égalité en droit et les libertés d’opinion et d’expression, est adoptée le 26 août 1789. Le 14 juillet correspond à la prise de la Bastille, le 4 août à l’abolition des privilèges et le 20 juin au serment du Jeu de paume.

8. Quel est le rôle fondamental d’une constitution dans l’organisation d’un État ?

Énumérer les droits et libertés des citoyens
Fixer l’organisation et la répartition des pouvoirs
Déterminer les conditions d’accès au droit de vote
Régler l’organisation des administrations locales

Fixer l’organisation et la répartition des pouvoirs

Explication

Une constitution est un texte juridique fondamental qui fixe notamment l’organisation et la répartition des pouvoirs. La déclaration des droits porte sur les libertés, la loi électorale encadre le vote et le règlement administratif concerne les services publics.

9. En 1791, une assemblée prépare une constitution pour organiser l’État. Quelle structure respecte le modèle constitutionnel adopté cette année-là ?

Des pouvoirs judiciaire et législatif réunis chez les juges
Des pouvoirs législatif et exécutif réunis chez le roi
Des pouvoirs exécutif et judiciaire réunis à l’Assemblée
Des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire séparés

Des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire séparés

Explication

La Constitution de 1791 organise les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire en les séparant. Réunir des pouvoirs dans les mêmes mains contredit ce principe, tandis que donner aux juges la fonction législative confond leurs rôles.

10. Dans le régime du suffrage masculin censitaire, lequel de ces hommes peut voter et être éligible ?

Un homme de 26 ans qui paie le cens requis
Un homme de 30 ans qui ne paie pas le cens requis
Un homme de 24 ans qui paie le cens requis
Un homme de 30 ans qui ne paie aucun impôt déterminé

Un homme de 26 ans qui paie le cens requis

Explication

Le suffrage masculin censitaire réserve le vote et l’éligibilité aux hommes d’au moins 25 ans qui paient le cens requis. Un homme trop jeune ou qui ne satisfait pas à la condition fiscale n’est pas admissible.

11. Lors des événements du 10 août 1792, le peuple s’empare des Tuileries et l’Assemblée arrête le roi avec sa famille. Quelle conséquence politique immédiate en découle ?

La monarchie prend fin
Louis XVI est guillotiné ce jour-là
Le roi conserve ses fonctions constitutionnelles
La République est proclamée ce jour-là

La monarchie prend fin

Explication

Le 10 août 1792, l’Assemblée met fin aux fonctions du roi et l’arrête, ce qui met fin à la monarchie. La République est proclamée le 22 septembre, tandis que l’exécution de Louis XVI a lieu en janvier 1793.

12. À quelle date la République française est-elle proclamée ?

Le 10 août 1792
Le 21 janvier 1793
Le 5 mai 1789
Le 22 septembre 1792

Le 22 septembre 1792

Explication

La République est proclamée le 22 septembre 1792. Le 10 août marque la chute de la monarchie, le 21 janvier 1793 l’exécution de Louis XVI et le 5 mai 1789 la réunion des États généraux.

13. Après avoir été reconnu coupable par la Convention, quel sort Louis XVI connaît-il le 21 janvier 1793 ?

La République est proclamée
La monarchie prend fin
Il est arrêté avec sa famille
Il est guillotiné

Il est guillotiné

Explication

Reconnu coupable par la Convention, Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1793. Son arrestation avec sa famille accompagne la fin de la monarchie en août 1792, et la République est proclamée en septembre 1792.

14. Quelle explication rend compte de la formation d’une coalition européenne contre la France révolutionnaire ?

Les monarchies craignent la diffusion des idées révolutionnaires et s’allient avec des nobles émigrés.
Les monarchies soutiennent la République française et s’allient avec les députés girondins.
Les monarchies réagissent aux révoltes vendéennes et s’allient avec les prêtres réfractaires.
Les monarchies cherchent à défendre Louis XVI et s’allient avec les paysans mobilisés en France.

Les monarchies craignent la diffusion des idées révolutionnaires et s’allient avec des nobles émigrés.

Explication

Les monarchies européennes craignent la propagation des idées révolutionnaires et forment une coalition contre la France, soutenue par des nobles français émigrés. Les révoltes vendéennes relèvent d’une opposition intérieure, tandis que les autres réponses inversent le but de la coalition ou remplacent les émigrés par d’autres groupes.

15. Quels groupes participent aux révoltes contre la République en Vendée ?

Des nobles émigrés, des prêtres constitutionnels et des soldats refusant de combattre à l’étranger.
Des royalistes, des prêtres réfractaires et des paysans refusant de partir à la guerre.
Des Montagnards, des prêtres réfractaires et des soldats mobilisés par la République.
Des royalistes, des députés girondins et des paysans soutenant la levée en masse.

Des royalistes, des prêtres réfractaires et des paysans refusant de partir à la guerre.

Explication

Les révoltes vendéennes rassemblent des royalistes, des prêtres réfractaires et des paysans qui refusent de partir à la guerre. Les nobles émigrés sont liés à la coalition extérieure, les Girondins à la contestation dans les villes de province, et les soldats mobilisés appartiennent à l’armée républicaine.

16. Face aux menaces contre la République, quelle institution la Convention met-elle en place pour prendre les décisions concernant la République ?

La Convention nationale, composée de 12 députés.
L’armée de la levée en masse, composée de 12 bataillons.
Le Comité de salut public, composé de 12 membres.
Le tribunal révolutionnaire, composé de 12 juges.

Le Comité de salut public, composé de 12 membres.

Explication

La Convention crée le Comité de salut public, composé de 12 membres, pour prendre les décisions pour la République. Le tribunal révolutionnaire juge les ennemis présumés, la Convention est l’assemblée qui crée le Comité et la levée en masse concerne le recrutement militaire.

17. Pour renforcer l’armée face aux monarchies européennes, quelle mesure recrute obligatoirement un grand nombre de soldats, jusqu’à un effectif indiqué de 1,5 million ?

La victoire de Fleurus.
La levée en masse.
La loi des suspects.
Le Comité de salut public.

La levée en masse.

Explication

La levée en masse impose le recrutement de nombreux soldats pour combattre les monarchies européennes, avec un effectif indiqué de 1,5 million. La loi des suspects concerne les poursuites, le Comité est un organe de décision et Fleurus est une victoire militaire.

18. Un Girondin est dénoncé comme ennemi présumé de la Révolution pendant la Terreur : quelle procédure s’applique dans le cadre de la loi des suspects ?

Il est entendu par le Comité de salut public, avec une peine graduée selon son rang.
Il est jugé par une juridiction ordinaire, avec un avocat et une peine proportionnée.
Il est incorporé dans l’armée par la levée en masse, avec une peine fixée par son unité.
Il peut être jugé par le tribunal révolutionnaire, souvent sans avocat et sans gradation des peines.

Il peut être jugé par le tribunal révolutionnaire, souvent sans avocat et sans gradation des peines.

Explication

La loi des suspects institue le tribunal révolutionnaire pour juger les ennemis présumés, dont des Girondins, lors de procès souvent sans avocat et sans gradation des peines. La levée en masse concerne le recrutement, le Comité prend des décisions politiques et la procédure ordinaire décrite ne correspond pas à cette justice révolutionnaire.

19. Après la chute de la Terreur, une nouvelle constitution instaure un régime confronté à une forte instabilité politique. De quel régime s’agit-il ?

La monarchie constitutionnelle
Le Consulat
Le Directoire
L’Empire

Le Directoire

Explication

La nouvelle constitution adoptée après la Terreur met en place le Directoire, marqué par une grande instabilité politique. Le Consulat et l’Empire correspondent à des étapes ultérieures, tandis que la monarchie constitutionnelle précède la Terreur.

20. En 1799, Napoléon Bonaparte s’empare du pouvoir par un coup d’État, en s’appuyant sur son prestige et le soutien de l’armée. À quelle date cet événement a-t-il lieu ?

Le 18 mai 1804
Le 5 mai 1789
Le 27 juillet 1794
Le 9 novembre 1799

Le 9 novembre 1799

Explication

Le coup d’État du 18 Brumaire, par lequel Napoléon prend le pouvoir avec l’appui de l’armée, a lieu le 9 novembre 1799. Le 18 mai 1804 marque la proclamation de l’Empire, le 27 juillet 1794 la chute de Robespierre, et le 5 mai 1789 la réunion des États généraux.

21. Quel engagement les députés du tiers état prennent-ils lors du serment du Jeu de paume, le 20 juin 1789 ?

Réunir les trois ordres pour ouvrir les États généraux
Ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France
Obtenir le vote des députés par ordre aux États généraux
Mettre fin au pouvoir de Louis XVI et établir une république

Ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France

Explication

Les députés du tiers état jurent de rester réunis jusqu’à ce qu’une constitution soit donnée à la France. Le vote par ordre concerne les débats des États généraux, la destitution du roi et l’établissement d’une république ne sont pas l’objet de ce serment, et la réunion des États généraux est un autre événement.

22. En septembre 1793, le gouvernement révolutionnaire adopte des mesures dictatoriales pour combattre la contre-révolution. À quelle période historique cette situation correspond-elle ?

À la Terreur
Au Directoire
À la Convention nationale
Au Consulat

À la Terreur

Explication

La Terreur désigne la période où le gouvernement révolutionnaire impose des mesures dictatoriales pour vaincre la contre-révolution. La Convention est une assemblée, tandis que le Directoire et le Consulat sont des régimes ultérieurs.

23. Le 27 juillet 1794, la Convention vote l’arrestation de Robespierre avec l’appui des députés de la Plaine. Quel événement s’ensuit et marque la fin de la Terreur ?

Mis hors la loi, il est guillotiné le 28 juillet sans procès
Guillotiné le 27 juillet après un procès devant la Convention
Mis hors la loi, il est exécuté le 9 novembre 1799
Arrêté le 28 juillet, il est guillotiné après un procès

Mis hors la loi, il est guillotiné le 28 juillet sans procès

Explication

Après le vote de son arrestation le 27 juillet 1794, Robespierre est mis hors la loi puis guillotiné sans procès le 28 juillet, ce qui marque la fin de la Terreur. La date du 27 juillet correspond à l’arrestation, un procès n’a pas lieu, et le 9 novembre 1799 est celle du coup d’État du 18 Brumaire.

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Quel régime politique la France connaît-elle en 1789 ?

Une monarchie absolue dirigée par Louis XVI.

Quelle part de la population représente le tiers état en 1789 ?

96 %.

Pourquoi la France ne peut-elle pas rembourser ses emprunts avant 1789 ?

Ses dépenses dépassent ses recettes et elle est endettée.

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