QCM : Droit romain et loi des Douze Tables (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Vers 250 avant notre ère, quels éléments composent le gouvernement romain ?

Les comices, les magistrats et les consuls
Les tribus, les magistrats et le Sénat
Les comices, les magistrats et le Sénat
Les comices, les décemvirs et le Sénat

Les comices, les magistrats et le Sénat

Explication

Le gouvernement romain vers 250 avant notre ère comprend les comices, les magistrats et le Sénat. Les décemvirs relèvent de la rédaction des Douze Tables, tandis que les tribus et les consuls ne remplacent pas les trois éléments cités.

2. Dans les institutions politiques romaines, quel rôle caractérise les comices ?

Des assemblées du peuple où peuvent être élus de nouveaux magistrats
Des magistrats qui exercent les principales fonctions publiques
Un conseil de magistrats chargé de rédiger de nouvelles lois
Un collège de représentants chargé de conseiller le Sénat

Des assemblées du peuple où peuvent être élus de nouveaux magistrats

Explication

Les comices sont des assemblées du peuple dans lesquelles peuvent être élus de nouveaux magistrats. Les magistrats exercent des fonctions publiques, et les décemvirs sont associés à la rédaction des Douze Tables.

3. Une inscription indique qu’un corpus est le premier recueil de lois romaines écrites, rédigé entre 451 et 449 avant notre ère par un collège de décemvirs. De quel corpus s’agit-il ?

La loi des Douze Tables
Les règles du gouvernement vers 250 avant notre ère
Les commentaires des juristes romains
Les décisions des comices centuriates

La loi des Douze Tables

Explication

La loi des Douze Tables est le premier corpus de lois romaines écrites, rédigé par un collège de décemvirs entre 451 et 449 avant notre ère. Les commentaires des juristes sont une autre source, tandis que les comices sont des assemblées politiques.

4. Avant l’apparition des Douze Tables, le droit romain reposait sur le jus oral ; quel changement leur rédaction marque-t-elle ?

Une séparation totale entre l’État et la religion
Un renforcement de la pratique du droit oral
Une certaine laïcisation du droit romain
La création d’un groupe de dix magistrats

Une certaine laïcisation du droit romain

Explication

La rédaction des Douze Tables marque une certaine laïcisation du droit romain par rapport au jus oral pratiqué auparavant. Elle ne signifie pas une séparation totale de l’État et de la religion, et le groupe de dix magistrats désigne les décemvirs.

5. Dans le sens antique, que désigne un code ?

Un système complet de législation sur une matière
Une loi unique portant sur une matière déterminée
Un recueil ou une compilation de lois
Un organe chargé d’appliquer les lois

Un recueil ou une compilation de lois

Explication

Au sens antique, un code rassemble des lois sous la forme d’un recueil ou d’une compilation. Un système complet relève du sens moderne, une loi unique n’est pas une compilation, et un organe d’application n’est pas un code.

6. Une législation organise de façon complète les règles applicables à une matière déterminée. Dans quel sens le mot « code » est-il employé ici ?

Au sens antique, comme loi isolée consacrée à la matière
Au sens moderne, comme corps de lois organisé en système complet
Au sens antique, comme compilation de lois rassemblées
Au sens moderne, comme recueil sans organisation d’ensemble

Au sens moderne, comme corps de lois organisé en système complet

Explication

Le sens moderne désigne un corps de lois constitué en système complet de législation sur une matière déterminée. La compilation correspond au sens antique, tandis qu’une loi isolée ou un recueil dépourvu de système ne répond pas à cette définition.

7. Un étudiant classe les Douze Tables comme code antique, mais refuse de les qualifier de code moderne. Quelle distinction justifie ce classement ?

Elles ne rassemblent pas de lois, mais organisent une matière entière
Elles forment une compilation, sans constituer un système complet de législation
Elles forment un système complet, sans rassembler de lois anciennes
Elles sont modernes par leur système et antiques par leur matière

Elles forment une compilation, sans constituer un système complet de législation

Explication

Les Douze Tables sont un code au sens antique parce qu’elles constituent un recueil de lois, mais pas un code moderne, qui suppose un système législatif complet. L’option du système complet confond les deux sens, et les autres inversent les critères ou ajoutent une condition absente.

8. Dans un cas régi par les Douze Tables, une atteinte auparavant sanctionnée par une condamnation divine appelle désormais un dédommagement. Quel changement cela illustre-t-il ?

Le remplacement du dédommagement par une sanction religieuse
Le remplacement de la condamnation divine par une réparation pécuniaire
Le transfert du jugement au questeur sans réparation
Le maintien de la condamnation divine accompagné d’une réparation

Le remplacement de la condamnation divine par une réparation pécuniaire

Explication

La loi remplace la condamnation divine par une réparation sous forme de dédommagement. Le maintien de la sanction divine confond réparation et peine religieuse, tandis que le transfert au questeur concerne la procédure des crimes politiques.

9. Un crime politique est instruit selon la nouvelle procédure prévue par les Douze Tables. Sous l’autorité de quel magistrat cette instruction est-elle menée ?

Du consul
Des magistrats chargés de limiter l’imperium
Du questeur
Des parties au conflit politique

Du questeur

Explication

Pour les crimes politiques, les Douze Tables prévoient une nouvelle procédure menée sous l’instruction du questeur. Le consul est confondu avec le magistrat instructeur, la limitation de l’imperium concerne un autre apport et les parties ne sont pas désignées comme responsables de l’instruction.

10. Après l’adoption des Douze Tables, un observateur affirme que la limitation de l’imperium consulaire a rendu les plébéiens et les patriciens juridiquement égaux. Quelle conclusion est fondée ?

La loi ne crée pas l’égalité juridique entre les deux groupes
La loi établit l’égalité juridique grâce à la limitation consulaire
La loi établit l’égalité juridique en publiant les règles communes
La loi établit l’égalité juridique par la nouvelle procédure pénale

La loi ne crée pas l’égalité juridique entre les deux groupes

Explication

Les Douze Tables ne rendent pas les plébéiens et les patriciens juridiquement égaux. La limitation de l’imperium consulaire, la publicité des règles ou une nouvelle procédure ne suffisent pas à établir cette égalité.

11. Dans le droit romain, quels éléments relèvent de l’autorité du pater familias ?

Sa femme et ses enfants, mais pas les domestiques, les biens ni les débiteurs
Les domestiques, les esclaves et les débiteurs, mais pas sa famille ni ses biens
Sa femme, ses enfants, les domestiques et esclaves, ses biens et ses débiteurs
Ses enfants et ses esclaves, mais pas sa femme, ses biens ni ses débiteurs

Sa femme, ses enfants, les domestiques et esclaves, ses biens et ses débiteurs

Explication

L’autorité du pater familias s’étend à sa femme, à ses enfants, aux domestiques et esclaves, ainsi qu’aux biens et aux débiteurs. La « seule puissance paternelle » réduit à tort cette autorité à une de ses composantes; l’omission des biens ou l’exclusion des personnes libres contredisent aussi son étendue.

12. Un juriste romain distingue les pouvoirs du pater familias selon les personnes placées sous son autorité. Quel pouvoir s’applique aux domestiques et aux esclaves ?

La puissance patrimoniale
La puissance paternelle
La puissance maritale
La puissance dominicale

La puissance dominicale

Explication

La puissance dominicale désigne le pouvoir du pater familias sur les domestiques et les esclaves. La puissance paternelle concerne les enfants, la puissance maritale concerne la femme, et le pouvoir sur les biens n’est pas l’une des trois puissances nommées.

13. Un enfant est émancipé de son père dans le cadre du droit romain. Quelle conséquence correspond à cette émancipation ?

Il passe dans la famille de son mari et relève de la puissance maritale
Il est libéré de la puissance paternelle et peut revêtir la toge virile
Il reste sous la puissance paternelle, mais reçoit une tutelle provisoire
Il perd sa citoyenneté romaine et ne peut plus revêtir la toge virile

Il est libéré de la puissance paternelle et peut revêtir la toge virile

Explication

L’émancipation libère l’enfant de la puissance paternelle et peut lui permettre de revêtir la toge virile. La tutelle provisoire n’est pas la conséquence définissant l’émancipation, le passage dans la famille du mari concerne le mariage avec manus, et la perte de citoyenneté n’en découle pas.

14. Dans le droit romain, comment faut-il qualifier une personne qui est étrangère ?

Une personne qui traite avec des Romains et devient citoyenne
Une personne qui n’est pas citoyenne romaine
Une personne qui réside à Rome et possède la citoyenneté
Une personne qui détient le droit de cité romain

Une personne qui n’est pas citoyenne romaine

Explication

L’étranger n’est pas un citoyen romain; le critère est la citoyenneté, et non le lieu de résidence ou les relations d’affaires. Le droit de cité caractérise au contraire une personne citoyenne.

15. Sous l’Empire, un étranger obtient le droit de cité. Quelle évolution cela permet-il ?

Il demeure étranger malgré le droit de cité
Il pouvait devenir Romain avant l’Empire, mais pas sous celui-ci
Il peut devenir Romain
Il devient citoyen sans devenir Romain

Il peut devenir Romain

Explication

Sous l’Empire, l’étranger peut bénéficier du droit de cité et devenir Romain. L’idée qu’il ne peut pas l’obtenir méconnaît cette possibilité; le statut d’étranger ne se maintient pas une fois devenu Romain, et cette possibilité est située sous l’Empire.

16. À Rome, une épouse entre en qualité de fille dans la famille de son mari. De quel type de mariage s’agit-il ?

Un usus sans manus
Une coemptio sans manus
Un mariage avec manus
Un mariage sans manus

Un mariage avec manus

Explication

Dans le mariage avec manus, la femme passe en qualité de fille dans la famille de son mari. Le mariage sans manus la maintient dans sa famille d’origine, tandis que la coemptio et l’usus désignent des formes de mariage.

17. Un couple romain choisit une forme de mariage à caractère civil, présentée comme plus accessible à la classe plébéienne. Quelle forme choisit-il ?

La coemptio
La confarreatio
Le mariage sans manus
L’usus

La coemptio

Explication

La coemptio est une forme de mariage à caractère civil, plus accessible à la classe plébéienne. La confarreatio est religieuse, l’usus repose sur une possession prolongée, et le mariage sans manus désigne la situation familiale de l’épouse.

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Quelles institutions composent le gouvernement romain vers 250 avant notre ère ?

Les comices, les magistrats et le Sénat.

Que sont les comices dans la Rome antique ?

Des assemblées du peuple où peuvent être élus de nouveaux magistrats.

Quel est le premier corpus de lois romaines écrites ?

La loi des Douze Tables.

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