★ À maîtriser
La population française passe de 29 millions d’habitants en 1815 à 35 millions en 1846 et 39 millions en 1914, soit un gain de 10 millions en un siècle malgré la perte de trois départements en 1871.
Entre les années 1820 et les années 1880, la France cesse d’être le pays le plus peuplé d’Europe.
Compléments
Croissance française lente, explosion allemande
La mortalité infantile, située entre 200 ‰ et 160 ‰ pendant l’essentiel du XIXe siècle, baisse à 139 ‰ en 1905 et 113 ‰ en 1910.
La tuberculose demeure la principale maladie meurtrière du siècle, notamment dans les quartiers urbains pauvres où elle tue trois fois plus que dans les quartiers aisés.
Hygiène et médecine → recul de la mortalité
Entre 1850 et 1900, la population européenne augmente de près de 50 %, tandis que la population française ne progresse que d’environ 10 %.
Le taux de natalité français, supérieur à 30 ‰ au début du siècle, passe sous 20 ‰ dans les années 1910 et la fécondité est divisée par deux entre le début du XIXe et celui du XXe siècle.
Le nombre d’étrangers présents en France passe d’environ 400 000 en 1851 à 740 000 en 1872, dépasse le million dans les années 1880 et se stabilise autour de 1,1 million à la veille de la guerre.
Faible fécondité → inquiétude nataliste → recours à l’immigration
★ À maîtriser
Compléments
Grandes plaines dynamiques, montagnes pauvres
Le phylloxéra ravage la vigne française durant les décennies 1860-1870 et entraîne une recomposition de la géographie viticole.
La baisse des prix agricoles à partir des années 1880 éloigne la bourgeoisie rentière des campagnes, fragilise les petits paysans et favorise la concentration de la propriété moyenne.
Les départs ruraux définitifs passent d’environ 40 000 personnes par an dans les décennies 1830-1850 à plus de 100 000 dans les années 1870.
Crises sanitaires → baisse des prix → exode rural
Vers 1840, la jachère concerne près de la moitié des terres céréalières françaises.
En 1848, près des deux tiers des conscrits sont alphabétisés.
Immobilité des modes de vie, ouverture par l’école et les routes
★ À maîtriser
Le travail ouvrier ne dépasse pas le tiers des actifs au XIXe siècle, mais le nombre d’ouvriers passe d’environ 1 million vers 1840 à trois millions en 1870 et près de six millions dans les années 1910.
La France devient un acteur majeur de la deuxième révolution industrielle grâce à l’électricité, à l’aluminium, à l’automobile et au cinéma.
Compléments
Charbon et fer → chemin de fer → électricité et automobile
★ À maîtriser
Compléments
Épargne bancaire → investissements → marché national
★ À maîtriser
📌 Le syndicalisme anarcho-révolutionnaire privilégie l’action directe et la grève générale, tandis que le syndicalisme réformiste défend une émancipation progressive associant action syndicale et action politique indépendante.
Compléments
Action directe révolutionnaire, réforme progressive
★ À maîtriser
La population urbaine représente un Français sur cinq à la fin de la Restauration, un sur trois vers 1876 et 44 % en 1911.
Entre 1853 et 1869, les travaux du préfet Haussmann transforment Paris par l’élargissement des rues, la création de boulevards et la modernisation des quartiers.
Compléments
Campagne → usine → ville moderne
★ À maîtriser
En 1842, une loi organise la construction et la gestion des lignes ferroviaires par une coopération entre capitaux publics et capitaux privés.
En 1892, Jules Méline fait voter un tarif protectionniste adapté aux besoins de l’agriculture française.
En 1906, Clémenceau crée le ministère du Travail, signe que l’État considère désormais le travail comme un domaine nécessitant une administration spécifique.
Compléments
Circuler → produire → protéger
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
La loi du 9 avril 1898 rend l’employeur responsable en cas d’accident du travail et fait émerger la notion de risque professionnel.
La loi de 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes prévoit une pension financée par les salariés, les employeurs et l’État, à partir de 65 ans et après quinze ans de cotisation.
Compléments
En 1905, la France compte environ 260 000 accidents du travail, dont 1 470 mortels.
La retraite ouvrière ne concerne qu’environ 4 % des salariés à la fin du XIXe siècle, tandis que la loi de 1910 ne rassemble finalement que 3,4 millions de personnes sur les 7 millions prévues.
Assistance patronale limitée, droit social financé collectivement
| Indicateur | Début ou milieu du siècle | Fin de période |
|---|---|---|
| Population française | 29 millions en 1815 | 39 millions en 1914 |
| Population rurale | 80 % dans les années 1810 | 55 % à la veille de 1914 |
| Population urbaine | Un Français sur cinq à la fin de la Restauration | 44 % en 1911 |
| Mortalité infantile | 160 à 200 ‰ au XIXe siècle | 113 ‰ en 1910 |
| Mesure | Date | Effet |
|---|---|---|
| Travail des enfants | 1874 | Interdiction avant 12 ans et limitation de la durée du travail |
| Syndicats | 1884 | Liberté d’association professionnelle |
| Accidents du travail | 1898 | Responsabilité de l’employeur |
| Retraites ouvrières et paysannes | 1910 | Financement par salariés, employeurs et État |
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1. Quelle évolution caractérise la population française entre 1815 et 1914 ?
2. À quel moment la France cesse-t-elle d’être le pays le plus peuplé d’Europe ?
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Combien d'habitants compte la France en 1815 ?
29 millions d'habitants.
Quelle est la population française en 1914 ?
39 millions d'habitants.
Quel est le gain de population en France entre 1815 et 1914 ?
10 millions d'habitants.
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