QCM : Économie et société en France — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise la population française entre 1815 et 1914 ?

Elle passe de 29 à 39 millions d’habitants malgré la perte de trois départements en 1871.
Elle atteint 50 millions d’habitants grâce à l’annexion de trois départements en 1871.
Elle reste proche de 29 millions d’habitants malgré les transformations territoriales de 1871.
Elle passe de 39 à 29 millions d’habitants après la perte de trois départements en 1871.

Elle passe de 29 à 39 millions d’habitants malgré la perte de trois départements en 1871.

Explication

La population française augmente de 29 millions en 1815 à 39 millions en 1914, soit un gain de 10 millions malgré la perte territoriale de 1871. L’idée d’une baisse démographique confond la croissance réelle de la France avec son ralentissement relatif face à l’Europe.

2. À quel moment la France cesse-t-elle d’être le pays le plus peuplé d’Europe ?

Au cours des années 1890 et 1900
Entre les années 1850 et les années 1870
Entre les années 1820 et les années 1880
Après la Première Guerre mondiale

Entre les années 1820 et les années 1880

Explication

La France perd sa première place démographique européenne entre les années 1820 et les années 1880. Cette évolution traduit un ralentissement comparatif, et non une disparition de la croissance française.

3. Comment évolue la mortalité infantile en France au début du XXe siècle ?

Elle reste située entre 200 ‰ et 160 ‰ jusqu’en 1910.
Elle descend de 139 ‰ en 1905 à 113 ‰ en 1910.
Elle passe sous 100 ‰ dès 1905, avant de diminuer davantage.
Elle monte de 113 ‰ en 1905 à 139 ‰ en 1910.

Elle descend de 139 ‰ en 1905 à 113 ‰ en 1910.

Explication

Après être restée longtemps entre 200 ‰ et 160 ‰, la mortalité infantile atteint 139 ‰ en 1905 puis 113 ‰ en 1910. Le seuil de 100 ‰ n’est donc pas encore franchi à cette date.

4. Dans quels espaces urbains la tuberculose provoque-t-elle une mortalité particulièrement élevée ?

Dans les zones rurales, où elle tue trois fois plus que dans les quartiers urbains
Dans les quartiers urbains aisés, où elle tue trois fois plus que dans les quartiers pauvres
Dans les quartiers industriels aisés, où elle touche surtout les propriétaires
Dans les quartiers urbains pauvres, où elle tue trois fois plus que dans les quartiers aisés

Dans les quartiers urbains pauvres, où elle tue trois fois plus que dans les quartiers aisés

Explication

La tuberculose demeure la principale maladie meurtrière du siècle et frappe particulièrement les quartiers urbains pauvres, où sa mortalité est trois fois supérieure. La richesse résidentielle ne constitue donc pas le principal facteur de surmortalité tuberculeuse.

5. Quelle comparaison décrit correctement l’évolution démographique entre la France et l’Europe de 1850 à 1900 ?

La population européenne augmente d’environ 10 %, contre environ 50 % pour la population française.
Les populations européenne et française progressent toutes deux d’environ 50 %.
La population européenne augmente d’environ 50 %, contre environ 10 % pour la population française.
La population française diminue d’environ 10 %, tandis que la population européenne reste stable.

La population européenne augmente d’environ 50 %, contre environ 10 % pour la population française.

Explication

Entre 1850 et 1900, la population européenne progresse de près de 50 %, alors que la population française n’augmente que d’environ 10 %. La France connaît donc une croissance, mais nettement plus lente que celle de l’Europe.

6. Quelle transformation touche la natalité et la fécondité françaises entre le début du XIXe siècle et les années 1910 ?

La natalité descend sous 20 ‰, tandis que la fécondité reste globalement inchangée.
La natalité passe de plus de 30 ‰ à moins de 20 ‰, tandis que la fécondité est divisée par deux.
La natalité passe de moins de 20 ‰ à plus de 30 ‰, tandis que la fécondité double.
La natalité reste supérieure à 30 ‰, tandis que la fécondité progresse régulièrement.

La natalité passe de plus de 30 ‰ à moins de 20 ‰, tandis que la fécondité est divisée par deux.

Explication

Le taux de natalité français, supérieur à 30 ‰ au début du siècle, passe sous 20 ‰ dans les années 1910, et la fécondité est divisée par deux. Cette baisse contribue au phénomène de dépopulation relative de la France.

7. Quelle évolution décrit le mieux le nombre d’étrangers présents en France entre 1851 et la veille de la guerre ?

Il passe d’environ 1,1 million à environ 400 000, après une forte baisse dans les années 1880.
Il passe d’environ 400 000 à environ 1,1 million, après avoir dépassé le million dans les années 1880.
Il dépasse 2 millions dès 1872, puis revient autour de 1,1 million avant la guerre.
Il reste proche de 400 000 jusqu’à la veille de la guerre, malgré les migrations européennes.

Il passe d’environ 400 000 à environ 1,1 million, après avoir dépassé le million dans les années 1880.

Explication

Le nombre d’étrangers augmente d’environ 400 000 en 1851 à 740 000 en 1872, dépasse le million dans les années 1880, puis se stabilise autour de 1,1 million. Les migrations étrangères compensent ainsi partiellement la faible croissance naturelle française.

8. Quelle évolution décrit le mieux la part de la population rurale française entre les années 1810 et la veille de la Première Guerre mondiale ?

Elle diminue d’environ 70 % à 40 % entre ces deux dates.
Elle progresse d’environ 55 % à 80 % de la population française.
Elle passe d’environ 80 % à 55 % de la population française.
Elle reste proche de 70 % pendant toute la période considérée.

Elle passe d’environ 80 % à 55 % de la population française.

Explication

La population rurale représente environ 80 % des Français dans les années 1810, puis 55 % à la veille de la Première Guerre mondiale. L’estimation de 70 % correspond à une étape intermédiaire, celle du début de la IIIe République.

9. Quelle transformation de la propriété foncière se produit principalement entre 1789 et 1815 ?

La propriété foncière reste stable, car les biens nationaux ne sont pas mis en vente.
Environ 10 à 15 % des terres changent de propriétaires, notamment par la vente des biens nationaux.
Près de la moitié des terres changent de propriétaires grâce à l’abolition des droits féodaux.
Les exploitants agricoles deviennent majoritaires après une redistribution complète des terres.

Environ 10 à 15 % des terres changent de propriétaires, notamment par la vente des biens nationaux.

Explication

Entre 1789 et 1815, la vente des biens nationaux contribue à transférer 10 à 15 % de la propriété foncière. Cette évolution constitue une recomposition importante, mais elle ne correspond pas à une redistribution complète des terres.

10. Quel effet le phylloxéra a-t-il sur l’agriculture française dans les décennies 1860-1870 ?

Il détruit principalement les pommes de terre et transforme les zones de culture céréalière.
Il ravage la vigne et modifie la répartition géographique des régions viticoles.
Il réduit les rendements céréaliers et accélère la mécanisation des exploitations.
Il provoque une baisse des prix agricoles en renforçant la production viticole.

Il ravage la vigne et modifie la répartition géographique des régions viticoles.

Explication

Le phylloxéra est une crise viticole qui ravage les vignes françaises et entraîne une recomposition de la géographie viticole. La maladie touchant notamment la pomme de terre est le mildiou, et non le phylloxéra.

11. Quel effet combiné la baisse des prix agricoles à partir des années 1880 produit-elle sur les groupes sociaux ruraux ?

Elle rapproche les rentiers des campagnes et favorise une répartition plus égalitaire des terres.
Elle enrichit les rentiers, soutient les petits paysans et réduit le poids de la propriété moyenne.
Elle affaiblit les petits paysans, mais renforce surtout les grands propriétaires rentiers.
Elle fragilise les petits paysans, éloigne les rentiers et favorise la concentration de la propriété moyenne.

Elle fragilise les petits paysans, éloigne les rentiers et favorise la concentration de la propriété moyenne.

Explication

La baisse des prix agricoles affaiblit à la fois la bourgeoisie rentière et les petits paysans, tandis qu’elle favorise la concentration de la propriété moyenne. Elle ne renforce donc pas les grands rentiers et ne produit pas une répartition plus égalitaire.

12. Comment évoluent les départs ruraux définitifs entre les décennies 1830-1850 et les années 1870 ?

Ils restent proches de 40 000 personnes par an durant toute la période.
Ils progressent d’environ 15 000 à 70 000 personnes par an.
Ils passent d’environ 40 000 à plus de 100 000 personnes par an.
Ils diminuent d’environ 100 000 à près de 40 000 personnes par an.

Ils passent d’environ 40 000 à plus de 100 000 personnes par an.

Explication

Les départs ruraux définitifs augmentent fortement, passant d’environ 40 000 personnes par an dans les décennies 1830-1850 à plus de 100 000 dans les années 1870. L’évolution observée est donc une accélération de l’exode rural.

13. Que prévoit la loi Guizot de 1833 pour les communes de plus de 500 habitants ?

Elles doivent se doter d’une école communale de garçons.
Elles doivent instaurer une école communale mixte pour tous les enfants.
Elles doivent construire des routes et des chemins vicinaux.
Elles doivent organiser un service public d’alphabétisation des adultes.

Elles doivent se doter d’une école communale de garçons.

Explication

La loi Guizot de 1833 oblige les communes de plus de 500 habitants à avoir une école de garçons. Les routes et les chemins vicinaux relèvent d’une autre loi, celle de 1836.

14. Quelle situation caractérise les terres céréalières françaises vers 1840 ?

Les terres céréalières sont majoritairement consacrées à des cultures commerciales.
Les engrais chimiques remplacent la jachère dans la plupart des exploitations.
La mécanisation concerne déjà près de la moitié des terres céréalières.
La jachère concerne près de la moitié des terres céréalières.

La jachère concerne près de la moitié des terres céréalières.

Explication

Vers 1840, la jachère reste très répandue et concerne près de la moitié des terres céréalières françaises. La mécanisation progresse surtout à partir du Second Empire, ce qui ne correspond pas encore à la situation de 1840.

15. Quelle mesure caractérise le Code forestier adopté en 1827 ?

Il réserve l’exploitation forestière aux entreprises industrielles nouvellement créées.
Il limite l’exploitation des forêts et remet en cause des usages collectifs anciens.
Il facilite l’accès communautaire aux forêts et réduit les contrôles administratifs.
Il transfère la gestion des forêts aux associations professionnelles rurales.

Il limite l’exploitation des forêts et remet en cause des usages collectifs anciens.

Explication

Le Code forestier de 1827 renforce la réglementation étatique et limite des pratiques collectives séculaires. Il ne consacre donc pas un élargissement des droits communautaires, contrairement à une confusion fréquente.

16. Que représente la manifestation organisée à Montpellier le 9 juin 1907 ?

Une mobilisation viticole de grande ampleur contre l’effondrement des prix.
Une campagne parlementaire visant à moderniser les infrastructures portuaires languedociennes.
Une réunion syndicale locale consacrée aux salaires des ouvriers agricoles.
Une célébration officielle destinée à soutenir les exportations régionales de vin.

Une mobilisation viticole de grande ampleur contre l’effondrement des prix.

Explication

Près de 500 000 personnes manifestent à Montpellier le 9 juin 1907 dans le cadre de la mobilisation des vignerons du Languedoc contre la chute des prix. Cette ampleur distingue le mouvement d’une simple action syndicale locale.

17. Quelle évolution décrit le mieux le nombre d’ouvriers en France entre 1840 et les années 1910 ?

Il atteint près de 6 millions vers 1870 avant de diminuer dans les années 1910.
Il progresse d’environ 3 millions vers 1840 à 6 millions dès 1870.
Il reste proche d’un million jusqu’aux années 1910, malgré la croissance industrielle.
Il passe d’environ 1 million vers 1840 à près de 6 millions dans les années 1910.

Il passe d’environ 1 million vers 1840 à près de 6 millions dans les années 1910.

Explication

Le nombre d’ouvriers augmente fortement, d’environ 1 million vers 1840 à trois millions en 1870 puis près de six millions dans les années 1910. Cette progression ne signifie toutefois pas que le travail ouvrier dépasse le tiers des actifs au XIXe siècle.

18. Quels secteurs contribuent à faire de la France un acteur majeur de la deuxième révolution industrielle ?

L’électricité, l’aluminium, l’automobile et le cinéma.
Le textile artisanal, la viticulture, la pêche et la marine à voile.
Le charbon domestique, le commerce colonial, la banque familiale et l’artisanat.
La sidérurgie traditionnelle, l’agriculture céréalière, la poste et l’imprimerie.

L’électricité, l’aluminium, l’automobile et le cinéma.

Explication

La France s’affirme dans la deuxième révolution industrielle grâce notamment à l’électricité, à l’aluminium, à l’automobile et au cinéma. Les autres ensembles proposés regroupent des activités importantes, mais ils ne correspondent pas aux secteurs caractéristiques mentionnés ici.

19. Quelle institution les frères Pereire fondent-ils en 1852 pour financer notamment les chemins de fer ?

Une compagnie ferroviaire chargée d’administrer les lignes nationales.
Le Crédit Mobilier, une banque fondée sur l’actionnariat.
Une banque familiale spécialisée dans les dépôts de commerçants locaux.
Une caisse publique consacrée au financement direct des exploitations agricoles.

Le Crédit Mobilier, une banque fondée sur l’actionnariat.

Explication

Les frères Pereire fondent le Crédit Mobilier en 1852, une banque reposant sur l’actionnariat et finançant notamment des projets ferroviaires, maritimes et immobiliers. Il ne s’agit donc ni d’une ancienne banque familiale ni d’une compagnie ferroviaire gestionnaire du réseau.

20. Quelle progression décrit l’extension du réseau ferroviaire français entre le début des années 1840 et 1914 ?

Près de 40 000 kilomètres au début des années 1840, avant une réduction à 18 000 en 1914.
Moins de 600 kilomètres au début des années 1840, puis 18 000 en 1852 et 3 000 en 1914.
Environ 3 000 kilomètres au début des années 1840, puis 18 000 en 1852 et 40 000 en 1870.
Moins de 600 kilomètres, puis 3 000 en 1852, 18 000 en 1870 et près de 40 000 en 1914.

Moins de 600 kilomètres, puis 3 000 en 1852, 18 000 en 1870 et près de 40 000 en 1914.

Explication

Le réseau passe de moins de 600 kilomètres au début des années 1840 à 3 000 en 1852, 18 000 en 1870 et près de 40 000 en 1914. Les autres progressions inversent ou déplacent les étapes essentielles de cette forte expansion.

21. Quelle mesure la loi Waldeck-Rousseau de 1884 instaure-t-elle pour le monde ouvrier ?

Elle impose l’adhésion des ouvriers à des organisations professionnelles reconnues.
Elle légalise la liberté d’association professionnelle et favorise les syndicats.
Elle confie aux préfets l’autorisation préalable de chaque grève ouvrière.
Elle dépénalise la cessation concertée du travail sans reconnaître les syndicats.

Elle légalise la liberté d’association professionnelle et favorise les syndicats.

Explication

La loi Waldeck-Rousseau de 1884 légalise les syndicats en reconnaissant la liberté d’association professionnelle. La dépénalisation de la cessation concertée du travail relève de la loi de 1864, qui ne légalise pas encore les syndicats.

22. Quelle distinction oppose le syndicalisme anarcho-révolutionnaire au syndicalisme réformiste ?

Le premier recherche une réforme progressive avec les partis, tandis que le second mise sur l’affrontement direct et la grève générale.
Le premier se concentre sur les revendications salariales, tandis que le second refuse toute intervention dans les conflits professionnels.
Le premier soutient l’administration publique, tandis que le second veut remplacer les syndicats par des associations mutualistes.
Le premier privilégie l’action directe et la grève générale, tandis que le second défend une émancipation progressive par l’action syndicale et politique indépendante.

Le premier privilégie l’action directe et la grève générale, tandis que le second défend une émancipation progressive par l’action syndicale et politique indépendante.

Explication

L’anarcho-révolutionnarisme mise sur l’action directe et la grève générale, alors que le réformisme combine action syndicale et action politique indépendante dans une perspective progressive. Le réformisme n’abandonne donc pas l’action syndicale au profit d’une collaboration administrative.

23. Quelle évolution du nombre moyen annuel de grèves se produit entre 1871-1890 et 1890-1914 ?

Il reste proche de 146 grèves par an sur les deux périodes.
Il progresse de 146 à environ 400 grèves par an.
Il augmente de 146 à 787 grèves par an.
Il diminue de 787 à 146 grèves par an.

Il augmente de 146 à 787 grèves par an.

Explication

Le nombre moyen de grèves passe de 146 par an entre 1871 et 1890 à 787 par an entre 1890 et 1914, ce qui traduit une forte intensification des conflits ouvriers. Les autres évolutions proposées ne correspondent pas aux données fournies.

24. Quelle part de la population française vit en ville vers 1876 ?

Environ 44 % des Français.
Environ un Français sur cinq.
Environ la moitié des Français.
Environ un Français sur trois.

Environ un Français sur trois.

Explication

Vers 1876, la population urbaine représente environ un Français sur trois. La proportion est d’un sur cinq à la fin de la Restauration et atteint 44 % en 1911.

25. Quelle transformation des travaux haussmanniens entre 1853 et 1869 concerne directement Paris ?

La décentralisation des activités industrielles vers les villes secondaires.
La construction de pavillons d’exposition destinés aux expositions universelles.
La création d’un réseau ferroviaire national reliant Paris aux campagnes.
L’élargissement des rues, la création de boulevards et la modernisation des quartiers.

L’élargissement des rues, la création de boulevards et la modernisation des quartiers.

Explication

Les travaux dirigés par Haussmann transforment l’aménagement urbain parisien grâce aux rues élargies, aux boulevards et à la modernisation des quartiers. Les expositions universelles montrent ensuite les résultats de ces transformations, mais ne constituent pas leur contenu principal.

26. Comment la loi de 1842 organise-t-elle la construction et la gestion des lignes ferroviaires ?

Par un financement assuré principalement par les municipalités.
Par une prise en charge intégrale des chemins de fer par l’État.
Par une coopération entre capitaux publics et capitaux privés.
Par une concession exclusive des lignes aux compagnies étrangères.

Par une coopération entre capitaux publics et capitaux privés.

Explication

La loi de 1842 établit un partenariat entre capitaux publics et capitaux privés pour développer et gérer les lignes ferroviaires. Elle ne prévoit donc pas une prise en charge entièrement étatique du chemin de fer.

27. Quelle mesure Jules Méline fait-il adopter en 1892 pour soutenir l’agriculture française ?

Une école nationale destinée à former les ingénieurs de l’industrie.
Un tarif protectionniste adapté aux besoins de l’agriculture française.
Une loi organisant la gestion mixte des lignes ferroviaires nationales.
Un ministère chargé spécifiquement de l’administration du travail.

Un tarif protectionniste adapté aux besoins de l’agriculture française.

Explication

En 1892, Jules Méline fait voter un tarif protectionniste conçu pour répondre aux besoins de l’agriculture française. Les autres mesures relèvent respectivement de la loi ferroviaire de 1842, de la création du ministère du Travail en 1906 et de la formation agronomique.

28. Que révèle la création du ministère du Travail par Clémenceau en 1906 ?

L’État abandonne la protection douanière accordée à l’agriculture française.
L’État remplace la formation agronomique par une politique industrielle nationale.
L’État confie la gestion des chemins de fer à des capitaux exclusivement privés.
L’État considère le travail comme un domaine nécessitant une administration spécifique.

L’État considère le travail comme un domaine nécessitant une administration spécifique.

Explication

La création du ministère du Travail en 1906 montre que l’État reconnaît le travail comme un domaine nécessitant une administration dédiée. Cette mesure ne concerne ni la politique douanière agricole, ni le financement ferroviaire, ni l’enseignement agronomique.

29. Quel dispositif la loi de 1893 instaure-t-elle pour les individus sans ressources ?

Une pension de vieillesse publique
Une assurance obligatoire contre les accidents
Une aide médicale gratuite
Une allocation réservée aux travailleurs âgés

Une aide médicale gratuite

Explication

La loi de 1893 crée l’aide médicale gratuite destinée aux personnes dépourvues de ressources. Elle ne met pas en place une pension de vieillesse, qui relève d’un autre dispositif.

30. Quel groupe la loi de 1905 prend-elle en charge au titre de l’assistance sociale ?

Les vieillards et les infirmes sans ressources
Les salariés ayant cotisé pour leur retraite
Les travailleurs blessés dans les entreprises
Les familles nombreuses sans logement

Les vieillards et les infirmes sans ressources

Explication

La loi de 1905 organise l’assistance destinée aux vieillards et aux infirmes sans ressources. Les travailleurs victimes d’accidents relèvent plutôt de la législation sur le risque professionnel.

31. Quelle évolution juridique la loi du 9 avril 1898 introduit-elle en matière d’accidents du travail ?

Elle accorde une retraite publique après quinze années de cotisation
Elle réserve l’indemnisation aux accidents reconnus comme intentionnels
Elle rend l’employeur responsable et reconnaît le risque professionnel
Elle confie la réparation des accidents aux caisses patronales sectorielles

Elle rend l’employeur responsable et reconnaît le risque professionnel

Explication

La loi du 9 avril 1898 établit la responsabilité de l’employeur en cas d’accident du travail et fait émerger la notion de risque professionnel. Elle concerne donc la réparation des accidents, et non l’organisation des retraites.

32. Selon la loi de 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes, dans quelles conditions une pension est-elle prévue ?

À partir de 65 ans après quinze ans de cotisation, avec un financement partagé
Dès 60 ans après dix années de travail, grâce aux seules contributions patronales
Après quinze ans d’emploi à tout âge, avec un financement assuré par les salariés
À partir de 65 ans sans durée de cotisation, grâce aux seules recettes fiscales

À partir de 65 ans après quinze ans de cotisation, avec un financement partagé

Explication

La loi de 1910 prévoit une pension à partir de 65 ans après quinze ans de cotisation, financée par les salariés, les employeurs et l’État. Elle ne repose donc pas sur les seules contributions patronales ni sur le financement public isolé.

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Combien d'habitants compte la France en 1815 ?

29 millions d'habitants.

Quelle est la population française en 1914 ?

39 millions d'habitants.

Quel est le gain de population en France entre 1815 et 1914 ?

10 millions d'habitants.

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