QCM : Égalité et discriminations (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une définition du suffrage universel, à qui le droit de vote est-il accordé ?

Aux personnes déjà élues
À l’ensemble du corps civique
Aux seuls candidats aux élections
Aux seuls citoyens imposables

À l’ensemble du corps civique

Explication

Le suffrage universel accorde le droit de vote à l’ensemble du corps civique. Le critère fiscal restreint à tort le corps civique, tandis que l’élection et la candidature concernent d’autres fonctions politiques.

2. Une loi garantit les mêmes droits aux femmes et aux hommes, mais les normes sociales continuent d’influencer différemment leur place dans la société. Quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

L’égalité de droit dépend des normes, tandis que la place sociale est fixée par la loi
L’égalité de droit relève de la loi, tandis que la place sociale dépend aussi des normes
L’égalité de droit désigne le vote, tandis que la place sociale désigne l’éligibilité
L’égalité de droit et la place sociale désignent toutes deux des règles juridiques

L’égalité de droit relève de la loi, tandis que la place sociale dépend aussi des normes

Explication

L’égalité de droit est inscrite dans la loi, alors que la place sociale dépend des normes de la société. Assimiler la place sociale à la loi inverse la distinction; la réduire au vote ou à l’éligibilité confond des notions différentes.

3. En quelle année les femmes obtiennent-elles le droit de vote en France ?

En 1944
En 1943
En 1946
En 1945

En 1944

Explication

Les femmes obtiennent le droit de vote en France en 1944. L’année 1945 correspond à leur vote aux élections municipales, tandis que 1946 est l’année où la Constitution affirme l’égalité en droit.

4. Au XIXe siècle, comment le travail salarié des ouvrières est-il présenté dans le contexte de l’émancipation des femmes ?

Comme un moyen d’émancipation par le travail salarié
Comme une forme de travail domestique non rémunéré
Comme une mesure liée aux usines de la Seconde Guerre mondiale
Comme une voie d’accès au droit de vote

Comme un moyen d’émancipation par le travail salarié

Explication

Le travail salarié des femmes, notamment celui des ouvrières, est présenté comme un moyen d’émancipation au XIXe siècle. Le droit de vote relève d’une autre évolution, tandis que le travail domestique n’est pas le travail salarié évoqué.

5. En juillet 1965, une femme mariée souhaite ouvrir un compte bancaire sans demander l’autorisation de son mari. Quelle règle s’applique à partir du 13 juillet 1965 ?

Elle peut ouvrir un compte après l’autorisation de son mari
Elle peut interrompre une grossesse sans l’autorisation de son mari
Elle peut voter aux élections municipales sans l’autorisation de son mari
Elle peut ouvrir un compte sans l’autorisation de son mari

Elle peut ouvrir un compte sans l’autorisation de son mari

Explication

À partir du 13 juillet 1965, une femme peut ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de son mari. L’IVG relève de la loi Veil de 1975, tandis que la Constitution de 1946 et le droit de vote concernent d’autres droits.

6. En 1975, une femme souhaite interrompre volontairement une grossesse en s’appuyant sur la loi Veil. Que permet cette loi ?

L’ouverture d’un compte bancaire sans autorisation conjugale
L’interruption volontaire de grossesse
L’obtention du droit de vote en France
L’affirmation constitutionnelle de l’égalité en droit

L’interruption volontaire de grossesse

Explication

La loi Veil de 1975 autorise l’interruption volontaire de grossesse. L’autonomie bancaire date de 1965, l’égalité en droit est affirmée dans la Constitution en 1946 et le droit de vote est obtenu en 1944.

7. Une personne affirme que tous les membres d’un groupe possèdent le même caractère du fait de leur appartenance à ce groupe. Quel mécanisme décrit cette affirmation ?

Le travail de care
L’essentialisation
La différence fondamentale entre les sexes
La discrimination juridique

L’essentialisation

Explication

L’essentialisation consiste à attribuer les mêmes traits à chaque individu en raison de son appartenance à un groupe. La discrimination juridique concerne le traitement par la loi, la différence entre les sexes relève du sexisme et le care désigne un domaine professionnel de soin.

8. Quelle idée correspond au sexisme tel qu’il est défini ici ?

Les tâches ménagères seraient réparties de manière inégale entre les sexes
Chaque membre d’un groupe posséderait des traits de caractère identiques
Une différence fondamentale entre les sexes justifierait des inégalités
Un travail de valeur égale devrait entraîner une rémunération identique

Une différence fondamentale entre les sexes justifierait des inégalités

Explication

Le sexisme repose sur l’idée qu’une différence fondamentale entre les sexes justifie des inégalités. L’attribution de traits identiques relève de l’essentialisation, tandis que la rémunération et le travail domestique sont des enjeux associés mais distincts.

9. Une enquête scolaire examine des refus d’inscription liés à l’origine, au handicap, au milieu social ou au poids. Comment ces motifs se classent-ils ?

Parmi les discriminations évoquées
Parmi les écarts de réussite mesurés par le baccalauréat
Parmi les principes de gratuité, de laïcité et d’obligation
Parmi les dimensions implicites de l’éducation

Parmi les discriminations évoquées

Explication

Le racisme, l’antisémitisme, le handicap, le milieu social et le poids figurent parmi les motifs de discrimination évoqués. Le capital financier relève de la dimension implicite de l’éducation, et la gratuité, la laïcité et l’obligation sont des principes scolaires.

10. Dans une analyse scolaire, une enseignante distingue les leçons transmises explicitement des effets du milieu culturel et des ressources financières familiales. À quelle dimension rattache-t-elle ces deux derniers facteurs ?

À la dimension explicite de l’éducation
Aux principes de gratuité et de laïcité scolaires
À la seule transmission des connaissances disciplinaires
À la dimension implicite de l’éducation

À la dimension implicite de l’éducation

Explication

La dimension implicite de l’éducation est notamment liée au capital culturel et au capital financier. La dimension explicite renvoie à ce qui est enseigné directement, tandis que la gratuité et la laïcité sont des caractéristiques de l’école.

11. Pour comparer l’accès au baccalauréat entre le début du XXe siècle et la situation actuelle décrite, quels taux faut-il retenir ?

90 % au début du XXe siècle et 90 % actuellement
90 % au début du XXe siècle et 2 % actuellement
2 % au début du XXe siècle et 90 % actuellement
2 % au début du XXe siècle et 90 % dans les deux périodes

2 % au début du XXe siècle et 90 % actuellement

Explication

La comparaison indique que 2 % d’une classe d’âge obtenait le baccalauréat au début du XXe siècle, contre 90 % dans la situation actuelle décrite. Inverser les taux ou reporter un même taux sur les deux périodes contredit cette évolution.

12. Une commune réaménage ses services afin que les personnes confrontées à des obstacles puissent exercer leurs droits et participer à la vie collective. Quelle démarche caractérise cet objectif ?

Garantir une égalité formelle sans agir sur les obstacles rencontrés
Agir sur les revenus sans considérer l’exercice des droits
Réduire les obstacles à la participation et à l’exercice des droits
Reconnaître la diversité sans favoriser la participation de tous

Réduire les obstacles à la participation et à l’exercice des droits

Explication

Une société inclusive favorise la participation de tous en réduisant les obstacles à l’exercice des droits et les discriminations. L’égalité formelle ne suffit pas si les obstacles persistent, la diversité seule ne garantit pas la participation, et l’approche économique est trop restrictive.

13. Dans une société diverse, une décision publique protège les droits des citoyens tout en appliquant la même loi à chacun. Quel principe de l’action de l’État cette décision illustre-t-elle ?

Faire valoir les droits, reconnaître la diversité et garantir l’égalité devant la loi
Adapter l’application de la loi aux groupes plutôt que garantir une égalité commune
Reconnaître la diversité sans intervenir dans la protection des droits
Garantir l’égalité en écartant la prise en compte de la diversité

Faire valoir les droits, reconnaître la diversité et garantir l’égalité devant la loi

Explication

L’État doit faire valoir les droits des citoyens, reconnaître la diversité des individus et garantir l’égalité devant la loi. Un traitement différencié des groupes confond diversité et inégalité juridique, tandis que les autres propositions omettent l’une des missions indiquées.

14. Une personne affirme que certains groupes ethniques sont naturellement supérieurs à d’autres et doivent occuper une position dominante. Quelle idéologie exprime cette affirmation ?

L’essentialisation, qui attribue des traits figés et déshumanise
Un préjugé, sans classement des groupes ethniques
Le racisme, qui hiérarchise les groupes ethniques
La xénophobie, qui rejette les personnes considérées comme étrangères

Le racisme, qui hiérarchise les groupes ethniques

Explication

Le racisme est une idéologie qui considère que les groupes ethniques sont hiérarchisés. La xénophobie vise les personnes perçues comme étrangères, l’essentialisation consiste à figer des caractéristiques, et un préjugé ne suppose pas à lui seul une hiérarchie ethnique.

15. Dans un débat, une personne exprime de la peur et de l’hostilité envers des habitants qu’elle considère comme étrangers. Quelle forme de rejet décrit cette attitude ?

La critique politique
La xénophobie
L’essentialisation
Le racisme

La xénophobie

Explication

La xénophobie désigne la peur, l’hostilité ou le rejet des personnes considérées comme étrangères. Le racisme implique une hiérarchisation des groupes ethniques, l’essentialisation leur attribue des traits figés, et la critique politique ne définit pas en soi un rejet fondé sur l’origine étrangère.

16. Quel bilan humain de la Shoah justifie le devoir de mémoire associé à cet événement ?

La mort de six millions de Juifs
La mort de six millions de personnes dans un génocide distinct
La mort de plusieurs millions de victimes d’un pogrom précis
La mort de six millions de personnes de toutes origines

La mort de six millions de Juifs

Explication

La Shoah a entraîné la mort de six millions de Juifs et fonde un devoir de mémoire. Les autres réponses déplacent ce bilan vers d’autres groupes ou événements au lieu de reprendre le fait associé à la Shoah.

17. Dans une comparaison entre les États-Unis et la France, quelle opposition caractérise les approches présentées à l’égard des discours haineux ?

Une priorité identique à la liberté d’expression dans les deux pays
Une absence de liberté d’expression aux États-Unis, face à la répression légale en France
Une priorité à la liberté d’expression aux États-Unis, face à la répression légale en France
Une priorité à la répression légale aux États-Unis, face à la liberté d’expression en France

Une priorité à la liberté d’expression aux États-Unis, face à la répression légale en France

Explication

La comparaison oppose la priorité accordée à la liberté d’expression aux États-Unis à la répression légale des discours haineux présentée dans le contexte français. Inverser les approches confond leur attribution, leur attribuer la même priorité efface la distinction, et parler d’absence de liberté d’expression exagère la comparaison.

18. Un journal appelle ses lecteurs à exclure des personnes de certains services en raison de leur religion. Quelle disposition réprime cette provocation ?

Une disposition qui réprime uniquement les appels à la violence physique
L’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse
La loi du 29 juillet 1881 sur l’égalité entre les femmes et les hommes
Une disposition qui sanctionne les opinions religieuses exprimées en public

L’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse

Explication

L’article 24 réprime la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence fondée notamment sur la religion. L’égalité femmes-hommes relève d’un autre domaine, et la règle vise aussi la discrimination et la haine, pas seulement la violence physique ni les opinions religieuses en tant que telles.

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Que désigne le suffrage universel ?

Le droit de vote accordé à l’ensemble du corps civique.

Où l’égalité de droit est-elle inscrite ?

Dans la loi.

De quoi dépend la place sociale ?

Des normes de la société.

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