QCM : Peste et choléra (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel agent est responsable de la peste, et à quelle catégorie bactérienne appartient-il ?

Yersinia pestis, un bacille Gram négatif de la famille des entérobactéries
Un virus de la famille des entérobactéries
Un parasite transmis par les puces
Yersinia pestis, un bacille Gram positif de la famille des entérobactéries

Yersinia pestis, un bacille Gram négatif de la famille des entérobactéries

Explication

La peste est une zoonose bactérienne due à Yersinia pestis, un bacille Gram négatif appartenant aux entérobactéries. La version Gram positif inverse la caractéristique bactérienne, tandis que le virus et le parasite confondent l’agent responsable avec d’autres catégories d’agents pathogènes.

2. Dans une région où la peste circule, des puces infestent d’abord des rongeurs sauvages contaminés, puis des rongeurs vivant près des habitations. Quel trajet de transmission peut ensuite exposer les humains ?

Des rongeurs péridomestiques contaminent les rongeurs sauvages sans puces
Des puces transmettent l’infection des humains aux rongeurs péridomestiques
Des rongeurs sauvages transmettent directement l’infection aux humains
Des puces transmettent l’infection des rongeurs péridomestiques aux humains

Des puces transmettent l’infection des rongeurs péridomestiques aux humains

Explication

Le cycle passe des rongeurs sauvages contaminés aux rongeurs péridomestiques, puis aux humains, par l’intermédiaire des puces. L’inversion du trajet, l’absence de puces et la transmission directe depuis les rongeurs sauvages omettent chacun une étape ou un relais du cycle.

3. Après une piqûre de puce, une personne développe quelques jours plus tard une forte fièvre, une adénopathie près du point de piqûre et un bubon suppuré. Quelle évolution caractérise ensuite la peste bubonique ?

Une guérison immédiate sans autre complication
Une apparition de l’adénopathie après la septicémie
Une évolution vers la septicémie
Une évolution vers une simple réaction locale stable

Une évolution vers la septicémie

Explication

La peste bubonique évolue après la piqûre, l’incubation, le syndrome infectieux, l’adénopathie et la suppuration du bubon vers une septicémie. Une guérison immédiate, une septicémie antérieure au bubon ou une réaction locale sans progression ne correspondent pas à cette succession.

4. Un historien reconstitue la diffusion de la peste de Justinien : quelle combinaison décrit son mode de propagation et sa durée épidémique ?

Diffusion par voie terrestre et environ 20 vagues en deux siècles
Diffusion par voie maritime et environ 20 vagues en quatre ans
Diffusion par voie maritime et environ 20 vagues en deux siècles
Diffusion par voie maritime et une seule vague en deux siècles

Diffusion par voie maritime et environ 20 vagues en deux siècles

Explication

La peste de Justinien se diffuse par voie maritime et connaît environ 20 vagues épidémiques en deux siècles. La diffusion terrestre change le mode de propagation, tandis qu’une vague ou une période de quatre ans déforme les vagues ou leur durée.

5. Pour la peste noire de 1347 à 1351, quelles estimations associent le nombre de morts à la part de la population européenne décédée ?

52 millions de morts, soit 65 % de la population européenne
52 millions de morts, soit 50 à 60 % de la population européenne
20 millions de morts, soit 65 % de la population européenne
65 millions de morts, soit 52 % de la population européenne

52 millions de morts, soit 65 % de la population européenne

Explication

Les estimations actuelles pour la peste noire indiquent 52 millions de morts, soit 65 % de la population européenne. L’inversion des deux valeurs, la fourchette de létalité associée à Constantinople et un autre nombre de morts mélangent des données distinctes.

6. Un registre portuaire marseillais doit noter l’arrivée du navire qui rapporta la peste du Levant. Quelle date faut-il inscrire pour le Grand Saint Antoine ?

En 541
Le 25 mai 1721
Le 25 mai 1720
En 1347

Le 25 mai 1720

Explication

Le Grand Saint Antoine rapporte la peste du Levant à Marseille le 25 mai 1720. L’année 541 correspond à l’apparition de l’épidémie à Péluse, 1347 marque le début de la peste noire, et 1721 décale d’un an l’arrivée du navire.

7. Dans quelle province chinoise apparaît la troisième pandémie, également appelée peste de Chine, de Mandchourie ou de Hong-Kong ?

Dans la province du Guangdong
Dans la province du Fujian
Dans la province du Yunnan
Dans la province du Bengale

Dans la province du Yunnan

Explication

La troisième pandémie apparaît dans la province chinoise du Yunnan. Le Guangdong renvoie à la région de Guangzhou, le Bengale à des foyers indiens et le Fujian à une autre province chinoise.

8. Quel bilan humain mondial est attribué à la troisième pandémie, et où se trouve plus de la moitié de ses victimes ?

3 248 cas, dont plus de la moitié en Inde
12 millions de morts, dont plus de la moitié en Afrique
12 millions de morts, dont plus de la moitié en Inde
12 millions de morts, dont plus de la moitié en Chine

12 millions de morts, dont plus de la moitié en Inde

Explication

La troisième pandémie a fait 12 millions de morts dans le monde, et plus de la moitié de ces victimes se trouvaient en Inde. La Chine est associée à l’apparition de la pandémie, tandis que le bilan de 3 248 cas concerne une période contemporaine.

9. Quel chercheur a isolé le bacille de la peste à Hong Kong le 20 juin 1894 en l’observant dans des bubons de cadavres ?

Paul-Louis Simond
Marcel Baltazard
Waldemar Haffkine
Alexandre Yersin

Alexandre Yersin

Explication

Alexandre Yersin isole le bacille dans les bubons de cadavres à Hong Kong, le 20 juin 1894. Simond démontre ensuite le rôle des puces, tandis que Baltazard étudie le réservoir tellurique.

10. À Karachi, en 1898, quelle conclusion de Paul-Louis Simond conduit à recommander la dératisation et la désinsectisation ?

Le pou transmet la peste du rat à l’humain, puis de l’humain au rat
Le contact avec un rat mort transmet la peste du rat à l’humain
La puce transmet la peste du rat au rat, puis du rat à l’humain
Le sol transmet directement la peste aux rats, puis aux humains

La puce transmet la peste du rat au rat, puis du rat à l’humain

Explication

Simond établit le rôle de la puce dans la transmission de rat à rat, puis de rat à l’humain, ce qui justifie la lutte contre les rongeurs et les insectes. Le pou concerne la transmission interhumaine, et le sol constitue un réservoir plutôt qu’un vecteur direct.

11. Un laboratoire reçoit un prélèvement de pus de bubon et doit effectuer un diagnostic bactériologique classique de la peste. Quel protocole convient ?

Cultiver sur milieu ordinaire à 37 °C pendant 10 minutes
Détecter l’antigène F1 par immunochromatographie pendant 10 minutes
Cultiver sur milieu ordinaire à 28–30 °C pendant 48 heures
Amplifier les gènes de virulence par PCR pendant 48 heures

Cultiver sur milieu ordinaire à 28–30 °C pendant 48 heures

Explication

Le diagnostic bactériologique classique repose sur la culture d’un prélèvement approprié sur milieu ordinaire à 28–30 °C pendant 48 heures. L’immunochromatographie détecte rapidement F1, tandis que l’amplification des gènes de virulence correspond à la PCR.

12. Pour orienter rapidement le diagnostic d’un patient suspect de peste, quel test détecte l’antigène capsulaire F1 en 10 minutes ?

L’immunochromatographie
La coloration microscopique du prélèvement
La PCR ciblant les gènes de virulence
La culture sur milieu ordinaire

L’immunochromatographie

Explication

Le test rapide d’orientation diagnostique utilise l’immunochromatographie pour détecter l’antigène capsulaire F1 en 10 minutes. La culture nécessite 48 heures, et la PCR amplifie les gènes de virulence.

13. Un patient atteint de peste reçoit de la pénicilline. Quelle conclusion s’impose quant à l’efficacité de ce traitement contre la maladie ?

La pénicilline est réservée au diagnostic rapide de la peste
La pénicilline est efficace si elle est donnée dans les 24 heures
La pénicilline est efficace après dix jours de traitement
La pénicilline est inefficace contre la peste

La pénicilline est inefficace contre la peste

Explication

La pénicilline est inefficace contre la peste. L’efficacité rapportée en 1937 concerne les sulfamides administrés très précocement, et non la pénicilline.

14. Une patiente présente ses premiers symptômes de peste depuis 18 heures. Quel schéma correspond à l’usage des sulfamides dont l’efficacité a été observée en 1937 ?

Commencer la pénicilline maintenant et la poursuivre pendant 10 jours
Commencer les sulfamides maintenant et les poursuivre pendant 24 heures
Commencer les sulfamides maintenant et les poursuivre pendant 10 jours
Attendre le lendemain, puis donner les sulfamides pendant 10 jours

Commencer les sulfamides maintenant et les poursuivre pendant 10 jours

Explication

Les sulfamides se sont révélés efficaces lorsqu’ils sont commencés dans les 24 heures suivant les premiers symptômes et poursuivis pendant 10 jours. À 18 heures, la patiente se trouve encore dans cette fenêtre; la pénicilline est inefficace.

15. Quelle description caractérise le choléra ?

Une infection virale humaine transmise par ingestion d’eau contaminée, provoquant une diarrhée aqueuse épidémique
Une infection bactérienne humaine transmise par voie aérienne, provoquant une atteinte respiratoire épidémique
Une infection bactérienne humaine transmise par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, provoquant une diarrhée aqueuse épidémique
Une infection bactérienne transmise par des insectes, provoquant une diarrhée aqueuse à caractère épidémique

Une infection bactérienne humaine transmise par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, provoquant une diarrhée aqueuse épidémique

Explication

Le choléra est une infection bactérienne adaptée à l’être humain, contractée par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés et responsable d’une diarrhée aqueuse épidémique. Les autres descriptions confondent l’agent bactérien avec un virus, substituent une transmission vectorielle ou aérienne, ou changent le tableau clinique.

16. Un patient atteint de choléra ne reçoit aucun traitement et développe une déshydratation grave. Quel risque temporel et quelle mortalité potentielle faut-il retenir ?

Une mortalité pouvant atteindre 50 %, avec un décès possible en quelques heures
Une mortalité pouvant atteindre 80 %, avec un décès possible en quelques heures
Une mortalité pouvant atteindre 10 %, avec un décès possible en quelques jours
Une mortalité pouvant atteindre 50 %, avec un décès possible après plusieurs semaines

Une mortalité pouvant atteindre 50 %, avec un décès possible en quelques heures

Explication

Sans traitement, la mortalité peut atteindre 50 %, et la déshydratation grave peut entraîner la mort en quelques heures. Une mortalité de 10 % minimise le risque, 80 % l’exagère, tandis qu’un délai de plusieurs semaines ne correspond pas à l’évolution rapide décrite.

17. Chez un patient présentant un choléra sévère, quel volume de diarrhée aqueuse peut être atteint en une journée ?

Environ 1 à 2 litres
Environ 5 à 10 litres
Environ 15 à 20 litres
Environ 25 à 30 litres

Environ 15 à 20 litres

Explication

La diarrhée aqueuse intense peut atteindre 15 à 20 litres par jour. Les autres volumes ne correspondent pas à cet ordre de grandeur, et la valeur ne désigne pas le volume des vomissements.

18. Une épidémie se déroule de 1863 à 1875, pendant la période marquée par l’ouverture du canal de Suez. À quelle pandémie de choléra correspond-elle ?

La sixième pandémie
La quatrième pandémie
La cinquième pandémie
La troisième pandémie

La quatrième pandémie

Explication

La quatrième pandémie se déroule de 1863 à 1875 et est associée à l’ouverture du canal de Suez en 1869. La période 1841-1859 est la troisième, 1881-1896 la cinquième et 1899-1921 la sixième.

19. En 1832, une municipalité combine hygiène publique, contrôle des déplacements et incitation à l’hospitalisation. Quel ensemble de mesures correspond à la réponse des pouvoirs publics ?

Soins médicaux privés, libre circulation, suppression des bureaux sanitaires et conseils réservés aux médecins
Vaccination générale, fermeture des hôpitaux, contrôle des marchés et distribution de médicaments à domicile
Salubrité et conseils d’hygiène, surveillance et confinement, bureaux sanitaires et campagnes de soins à l’hôpital
Confinement sans conseil d’hygiène, évacuation des villes, quarantaine maritime et fermeture des bureaux sanitaires

Salubrité et conseils d’hygiène, surveillance et confinement, bureaux sanitaires et campagnes de soins à l’hôpital

Explication

La réponse de 1832 associait salubrité publique et conseils d’hygiène à des mesures de contrôle, dont la surveillance des déplacements et le confinement, ainsi qu’à des bureaux sanitaires et à des campagnes pour les soins hospitaliers. La vaccination générale et la suppression des bureaux sanitaires ne font pas partie de cet ensemble.

20. Lors d’une épidémie de choléra, des habitants accusent le gouvernement d’empoisonner les puits et soupçonnent un complot. Quelle dynamique sociale ces réactions illustrent-elles ?

Les campagnes d’hygiène provoquent des accusations mutuelles sans crainte de complot
La surveillance sanitaire renforce la confiance et réduit les tensions entre les classes sociales
Le doute s’exprime par la satire, la plaisanterie et la minimisation médicale du danger
La peur exacerbe les inégalités et les accusations mutuelles, et nourrit les soupçons de complot

La peur exacerbe les inégalités et les accusations mutuelles, et nourrit les soupçons de complot

Explication

La peur accentue les inégalités sociales et les accusations mutuelles, et alimente la crainte d’un complot, notamment l’accusation d’empoisonnement des puits. La satire et la plaisanterie relèvent plutôt des réactions de doute, et non de cette dynamique de peur.

21. Dans une ville frappée par le choléra, les médecins ignorent encore sa cause. Sur quoi fondent-ils les traitements proposés aux malades ?

Sur les symptômes cliniques observés
Sur l’élimination d’un bacille identifié
Sur la neutralisation des miasmes ambiants
Sur l’assainissement des quartiers touchés

Sur les symptômes cliniques observés

Explication

Comme la cause du choléra n’est pas connue, les soins sont adaptés aux symptômes cliniques. L’élimination d’un bacille identifié suppose une connaissance absente, l’assainissement relève de mesures collectives et la neutralisation des miasmes ne correspond pas au fondement indiqué.

22. Un malade atteint de choléra présente une cyanose. Quel soin les médecins de cette époque lui appliquent-ils pour tenter de rétablir la circulation du sang ?

Le purifier par des saignées
Le réchauffer par des frictions
Le réhydrater par des boissons salines
Le traiter par l’hydropathie

Le réchauffer par des frictions

Explication

La cyanose conduit à réchauffer le patient par des frictions, censées faire circuler le sang. L’hydropathie est associée à la déshydratation, tandis que les saignées visent la purification du sang.

23. En 1854, un médecin étudie une flambée de choléra autour de la fontaine de Broad Street, à Soho, Londres. Quel rôle cette enquête met-elle en évidence ?

Le lien entre la misère et la mortalité épidémique
La présence d’un bacille dans les intestins des malades
Le rôle de l’eau dans la transmission du choléra
Le rôle des égouts parisiens dans l’assainissement

Le rôle de l’eau dans la transmission du choléra

Explication

En 1854, John Snow met en évidence le rôle de l’eau en étudiant les cas liés à la fontaine de Broad Street. Le réseau parisien est associé à Belgrand, l’observation intestinale à Pacini et le lien entre misère et mortalité aux statistiques de 1832.

24. À Paris, en 1854, un responsable organise la construction d’égouts et de canalisations pour fournir de l’eau propre. Qui mène ces travaux ?

Filippo Pacini
John Snow
Eugène Belgrand
Georges-Eugène Haussmann

Eugène Belgrand

Explication

Eugène Belgrand crée en 1854 un réseau parisien d’égouts, de canalisations et d’approvisionnement en eau propre. Haussmann rénove Paris, Snow étudie l’eau à Londres et Pacini décrit le bacille.

25. En 1854, un anatomiste italien examine les intestins de patients morts du choléra et observe le bacille responsable. De qui s’agit-il ?

Eugène Belgrand
Filippo Pacini
Robert Koch
John Snow

Filippo Pacini

Explication

Filippo Pacini observe et décrit le bacille en 1854 en étudiant les intestins de patients morts du choléra. Koch l’isole plus tard, tandis que Snow étudie l’eau et Belgrand organise les réseaux parisiens.

26. Lors d’une cérémonie d’exclusion, quelle suite d’étapes le malade accomplit-il après son examen ?

Procession à l’église pour l’office des morts, arrivée à la léproserie, puis passage au cimetière
Procession au cimetière, office des morts à la léproserie, puis lecture des règles à l’église
Procession à la léproserie pour l’office des morts, passage à l’église, puis lecture des règles au cimetière
Procession à l’église pour l’office des morts, passage au cimetière, puis arrivée à la léproserie où sont lues les règles

Procession à l’église pour l’office des morts, passage au cimetière, puis arrivée à la léproserie où sont lues les règles

Explication

La cérémonie conduit le malade à l’église pour l’office des morts, puis au cimetière pour un rite symbolique, et enfin à la léproserie où sont lues les règles et les interdictions. Les autres parcours inversent les haltes ou omettent la lecture finale.

27. À quels souverains attribue-t-on le caractère surnaturel et le pouvoir miraculeux désignés par l’expression « Rois thaumaturges » ?

À des saints guérisseurs, particulièrement en France et en Angleterre
À des souverains, particulièrement en France et en Espagne
À des souverains, particulièrement en France et en Angleterre
À des médecins de cour, particulièrement en France et en Angleterre

À des souverains, particulièrement en France et en Angleterre

Explication

Les Rois thaumaturges sont des souverains auxquels on prête une nature surnaturelle et des pouvoirs miraculeux, notamment en France et en Angleterre. Les saints guérisseurs, les souverains espagnols et les médecins de cour ne correspondent pas à cette définition.

28. Un historien étudie la découverte du bacille responsable de la lèpre et doit en identifier l’auteur, le lieu et l’année. Quelle attribution est correcte ?

Gerhard Armauer Hansen, à Stockholm en Suède, en 1873
Émile Marchoux, à Bergen en Norvège, en 1873
Gerhard Armauer Hansen, à Bergen en Norvège, en 1893
Gerhard Armauer Hansen, à Bergen en Norvège, en 1873

Gerhard Armauer Hansen, à Bergen en Norvège, en 1873

Explication

Gerhard Armauer Hansen a mis en évidence Mycobacterium leprae à Bergen, en Norvège, en 1873. Émile Marchoux est associé à d’autres travaux sur la lèpre, tandis que Stockholm et 1893 ne sont pas le lieu et l’année de cette découverte.

29. Dans une classification des traitements de la lèpre, quelle catégorie faut-il attribuer à la rifampicine, par opposition à la dapsone et à la clofazimine ?

Un sédatif et antinauséeux
Un antibiotique
Un médicament bactériostatique
Un antiseptique cutané

Un antibiotique

Explication

La rifampicine est un antibiotique, tandis que la dapsone et la clofazimine sont bactériostatiques. La classer comme bactériostatique confond ces catégories, et les autres choix ne correspondent pas à son rôle indiqué.

30. Quel agent est à l’origine de la variole, maladie contagieuse ?

Un virus du genre Flavivirus
Une bactérie du genre Orthopoxvirus
Un virus du genre Herpesvirus
Un virus du genre Orthopoxvirus

Un virus du genre Orthopoxvirus

Explication

La variole est une maladie contagieuse causée par un virus du genre Orthopoxvirus. Herpesvirus et Flavivirus sont d’autres genres viraux, tandis qu’Orthopoxvirus ne désigne pas une bactérie.

31. Après avoir survécu à la variole, quel est le devenir de l’immunité de cette personne ?

Elle ne développe aucune immunité après la guérison
Elle devient immunisée contre toutes les maladies infectieuses
Elle reste immunisée contre la variole pendant quelques années
Elle reste immunisée contre la variole définitivement

Elle reste immunisée contre la variole définitivement

Explication

Les survivants de la variole sont immunisés définitivement contre cette maladie. Une protection limitée dans le temps, l’absence d’immunité ou une protection contre toutes les infections ne correspondent pas à ce fait.

32. Chez une personne atteinte de la forme majeure de la variole, quelle évolution associe correctement incubation et éruption ?

Incubation de 10 à 12 jours, puis éruption centrifuge maculo-papuleuse, vésiculeuse, pustuleuse et cicatricielle
Incubation de 10 à 12 jours, puis éruption centrifuge maculo-papuleuse, pustuleuse, vésiculeuse et cicatricielle
Incubation de 5 à 6 jours, puis éruption centrifuge maculo-papuleuse, vésiculeuse, pustuleuse et cicatricielle
Incubation de 10 à 12 jours, puis éruption centrifuge maculo-papuleuse, vésiculeuse, pustuleuse et cicatricielle, avec une létalité de 90 %

Incubation de 10 à 12 jours, puis éruption centrifuge maculo-papuleuse, vésiculeuse, pustuleuse et cicatricielle

Explication

La forme majeure présente une incubation de 10 à 12 jours et une éruption centrifuge qui progresse des stades maculo-papuleux aux stades vésiculeux, pustuleux puis cicatriciels. Une incubation de 5 à 6 jours confond ce délai avec l’évolution mortelle de la forme hémorragique; inverser vésicules et pustules altère l’ordre des stades, et une létalité de 90 % caractérise la forme maligne.

33. Un soignant inocule une variole bénigne à une personne afin de la protéger d’une forme grave : comment nomme-t-on cette pratique ?

La contagion par proximité
La variolisation
Le traitement curatif de la variole grave
La transmission naturelle

La variolisation

Explication

La variolisation consiste à inoculer une variole bénigne pour protéger la personne contre une forme grave. La transmission naturelle et la contagion par proximité décrivent une exposition, tandis que le traitement curatif concerne une maladie déjà déclarée.

34. Quelle personnalité a introduit l’inoculation dans l’aristocratie anglaise ?

Marie-Antoinette d’Autriche
Un praticien chinois de la variolisation nasale
Lady Mary Wortley Montague
La reine Mary II d’Angleterre

Lady Mary Wortley Montague

Explication

Lady Mary Wortley Montague a introduit l’inoculation dans l’aristocratie anglaise. Mary II est une reine atteinte de variole, Marie-Antoinette n’est pas associée à cette introduction, et la variolisation nasale chinoise relève d’une pratique antérieure.

35. En 1804, deux médecins souhaitent produire de la vaccine animale selon le procédé mis au point en Italie. Quelle démarche doivent-ils suivre ?

Transmettre la vaccine à une génisse, puis gratter les pustules pour recueillir leur fluide.
Faire passer la vaccine d’un bras humain à l’autre, puis recueillir le fluide des plaies.
Transmettre la variole à une génisse, puis recueillir le sang après guérison.
Inoculer une génisse avec de la vaccine, puis recueillir sa salive après l’apparition des pustules.

Transmettre la vaccine à une génisse, puis gratter les pustules pour recueillir leur fluide.

Explication

Le procédé consiste à transmettre la vaccine à une génisse, puis à gratter les pustules pour en recueillir la pulpe vaccinale. La variolisation de bras à bras confond deux méthodes, le sang n’est pas le produit recherché, et la salive ne correspond pas au fluide des pustules.

36. Quel médecin introduit l’inoculation dans la France des Lumières en 1756 ?

Edward Jenner
Théodore Tronchin
Joseph-Ignace Guillotin
Gennaro Galbiati

Théodore Tronchin

Explication

Théodore Tronchin introduit l’inoculation dans la France des Lumières en 1756, après l’avoir pratiquée sur son fils en 1748 et favorisée à Genève à partir de 1750. Jenner est associé à l’expérience de la vaccine, Guillotin au Comité central de vaccine, et Galbiati à la production animale de vaccine.

37. À quelle date le Comité central de vaccine, présidé par Joseph-Ignace Guillotin, est-il créé ?

Le 11 mai 1800
Le 4 avril 1804
Le 11 mai 1811
Le 11 mai 1802

Le 11 mai 1800

Explication

Le Comité central de vaccine est créé le 11 mai 1800 sous la présidence de Joseph-Ignace Guillotin. Le 4 avril 1804 correspond à la fondation d’une société de promotion de la vaccine, tandis que les autres dates ne sont pas celles de la création du comité.

38. En comparant la situation de la variole sous le gouvernement napoléonien à celle de 1789, quelle évolution est rapportée ?

La variole a reculé de 75 % supplémentaires chaque année.
La variole a reculé de 25 %.
La variole a progressé de 75 %.
La variole a reculé de 75 %.

La variole a reculé de 75 %.

Explication

Sous le gouvernement napoléonien, la variole recule de 75 % par rapport à 1789. Une hausse des vaccinations ne donne pas la mesure du recul, 25 % correspond à une proportion différente, et le chiffre ne désigne pas une baisse annuelle répétée.

39. Un comité évalue si une maladie pourrait être éradiquée par vaccination. Quel ensemble de conditions correspond au cadre théorique requis ?

Absence de réservoir animal, virus stable, peu de formes asymptomatiques, vaccin difficile à administrer, immunogénicité brève.
Absence de réservoir animal, virus très mutant, nombreuses formes asymptomatiques, vaccin stable, immunogénicité durable.
Présence d’un réservoir animal, virus stable, nombreuses formes symptomatiques, vaccin facile à administrer, immunogénicité durable.
Absence de réservoir animal, virus stable, peu de formes pauci- ou asymptomatiques, vaccin stable et facile à administrer, immunogénicité durable.

Absence de réservoir animal, virus stable, peu de formes pauci- ou asymptomatiques, vaccin stable et facile à administrer, immunogénicité durable.

Explication

L’éradication théorique exige de limiter les réservoirs et les formes difficiles à repérer, de disposer d’un virus stable et d’un vaccin adapté aux campagnes de masse, avec une immunogénicité solide et durable. Un réservoir animal, une forte mutation, des formes asymptomatiques nombreuses ou une administration difficile compromettent ces conditions.

40. Quels sont les deux concepts fondamentaux sur lesquels repose la révolution pasteurienne ?

La transmission interhumaine et la virulence accrue.
L’immunité innée et l’atténuation de la virulence.
L’immunité post-infectieuse et la stabilité génétique du virus.
L’immunité post-infectieuse et l’atténuation de la virulence.

L’immunité post-infectieuse et l’atténuation de la virulence.

Explication

La révolution pasteurienne repose sur l’immunité post-infectieuse et l’atténuation de la virulence. La stabilité génétique appartient aux conditions d’éradication, l’immunité innée n’est pas le concept cité, et la transmission ou l’accroissement de la virulence ne remplace pas l’atténuation.

41. Lors d’une reproduction de l’expérience de Pouilly-le-Fort, un groupe de moutons reçoit deux inoculations de souches atténuées espacées de 12 à 15 jours, puis une souche virulente deux semaines plus tard. Quel résultat est attendu pour ce groupe ?

Les 10 moutons témoins survivent à l’épreuve virulente
Les 25 moutons inoculés meurent après l’épreuve virulente
Les 25 moutons non inoculés survivent à l’épreuve virulente
Les 25 moutons inoculés survivent à l’épreuve virulente

Les 25 moutons inoculés survivent à l’épreuve virulente

Explication

Dans l’expérience de Pouilly-le-Fort, les 25 moutons ayant reçu deux inoculations de souches atténuées survivent à l’inoculation virulente. La mort des moutons inoculés inverse les résultats des groupes, la survie des témoins leur attribue le mauvais résultat, et la survie des non-inoculés confond le groupe B avec le groupe A.

42. Quel patient reçoit 13 injections entre le 6 et le 16 juillet 1885 après avoir été mordu 14 fois par un chien enragé, puis survit ?

Joseph Meister, âgé de 9 ans
Joseph Meister, âgé de 15 ans
Jean-Baptiste Jupille, âgé de 15 ans
Jean-Baptiste Jupille, âgé de 9 ans

Joseph Meister, âgé de 9 ans

Explication

Joseph Meister, âgé de 9 ans et mordu 14 fois, reçoit 13 injections administrées par Jacques-Joseph Grancher et survit. Jean-Baptiste Jupille est le jeune de 15 ans mentionné dans le récit, tandis que les réponses indiquant 15 ans ou lui attribuant 9 ans mêlent leurs âges.

43. Une historienne cherche l’événement auquel est associée l’origine supposée de la peste noire. Quel épisode doit-elle retenir ?

Le siège de Caffa par l’armée de Djanibeg, commencé en 1343
La diffusion maritime de la peste noire, commencée en 1347
Le siège de Caffa par une armée de Gengis Khan, en 1343
La première émergence de la peste en Gaule, en 543

Le siège de Caffa par l’armée de Djanibeg, commencé en 1343

Explication

L’origine supposée de la peste noire est associée au siège de Caffa commencé en 1343 par l’armée mongole de Djanibeg, de la Horde d’or. L’émergence en Gaule en 543 relève d’une autre pandémie, Gengis Khan n’est pas le chef mentionné et 1347 correspond à la période de la peste noire en Europe.

44. Un chercheur classe des foyers de la troisième pandémie selon leur année d’apparition. Quelle paire associe correctement une ville et son année ?

Yunnan en 1855
Bombay en 1894
Porto en 1900
Tamatave en 1899

Yunnan en 1855

Explication

Le Yunnan est cité comme foyer dès 1855. Bombay est datée de 1896, Tamatave de 1898 et Porto de 1899 : les autres associations confondent les dates de foyers distincts.

45. Lors d’une étude de l’épidémie de choléra de 1832 en France, quelle estimation associe correctement le bilan national et celui de Paris en six mois ?

Environ 100 000 victimes en France, dont 20 000 à Paris
Environ 19 000 victimes en France, dont 100 000 à Paris
Environ 100 000 victimes en France, dont 19 000 à Paris
Environ 100 000 victimes en France, dont 100 000 à Paris

Environ 100 000 victimes en France, dont 19 000 à Paris

Explication

L’épidémie de 1832 fait environ 100 000 victimes en France, dont 19 000 en six mois à Paris. Le chiffre de 20 000 renvoie au bilan marseillais rapporté dans l’extrait, tandis que les autres erreurs inversent ou confondent les échelles du bilan.

46. Quel chercheur isole Vibrio cholerae en 1884, quelques mois après l’échec de l’équipe de Pasteur ?

John Snow
Robert Koch
L’équipe de Pasteur
Filippo Pacini

Robert Koch

Explication

Robert Koch isole Vibrio cholerae en 1884, après que l’équipe envoyée par Pasteur n’a pas réussi à isoler l’agent du choléra. L’équipe de Pasteur correspond à la tentative infructueuse, Pacini à l’observation du bacille, et Snow à la mise en évidence du rôle de l’eau.

47. En 1796, après avoir inoculé la vaccine à James Phipps, Jenner le variolise plusieurs semaines plus tard. Quel résultat indique que l’inoculation l’a protégé ?

La variolisation protège en déclenchant une infection par la vaccine
La variolisation entraîne une réaction identique à celle de la vaccine
La variolisation provoque une forme atténuée de variole
La variolisation ne produit aucun effet, signe d’une immunité croisée

La variolisation ne produit aucun effet, signe d’une immunité croisée

Explication

L’absence d’effet après la variolisation montre que la vaccine a protégé James Phipps contre la variole grâce à l’immunité croisée. Une forme atténuée de variole confond le résultat observé avec une maladie provoquée; la protection attribuée à la variolisation inverse l’ordre des événements; une réaction identique assimile à tort la vaccine à la variole.

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Mémorisez les réponses avec 97 flashcards sur Peste et choléra.

Quelle bactérie cause la peste ?

Yersinia pestis, un bacille Gram négatif de la famille des entérobactéries.

Comment la peste passe-t-elle des rongeurs aux humains ?

Par des puces, des rongeurs sauvages contaminés aux rongeurs péridomestiques, puis aux humains.

Quelle évolution grave peut suivre la peste bubonique ?

Une septicémie.

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