Pourquoi un tempo rapide d’étude de la lecture est-il présenté comme bénéfique ?
Il accroît la clarté cognitive et l’auto-apprentissage, tout en limitant découragements et tâtonnements.
Comment l’apprentissage de la lecture et de l’écriture diffère-t-il de l’acquisition de la langue maternelle ?
Il est volontaire et méthodiquement enseigné, contrairement à l’acquisition par imprégnation et échanges langagiers.
À partir de quelle semaine l’écriture de syllabes, de mots puis de phrases est-elle prévue ?
Dès la troisième semaine d’apprentissage.
Quand peut-on poser un diagnostic formel de dyslexie ?
À partir de la fin du CE1.
Quelles sont les deux composantes fondamentales de la lecture ?
L’identification des mots écrits et la compréhension.
Qu’est-ce que la fluence de lecture ?
L’automatisation suffisamment rapide et précise de l’identification des mots, qui libère des ressources cognitives pour comprendre.
Qu’est-ce qu’un phonème ?
La plus petite unité sonore indécomposable, sans sens propre, qui distingue des mots.
Combien de phonèmes le français comporte-t-il ?
36 phonèmes.
Qu’est-ce qu’un graphème ?
La transcription écrite d’un phonème au moyen d’une ou plusieurs lettres.
Que représente le principe alphabétique ?
Les phonèmes sont représentés par des graphèmes écrits avec les lettres de l’alphabet.
Qui a décrit le signe linguistique comme l’union d’un signifié et d’un signifiant ?
Ferdinand de Saussure, 1857-1913.
Que permet immédiatement le départ graphémique, contrairement au départ phonémique ?
L’accès à l’écrit.
Quel avantage mémoriel le départ graphémique offre-t-il selon le Conseil scientifique de l’éducation nationale ?
Il limite la charge de mémorisation.
Quelle progression le Conseil scientifique de l’éducation nationale recommande-t-il pour enseigner les correspondances ?
Enseigner d’abord les correspondances simples et univoques, puis les plus complexes et ambiguës.
À quelle condition peut-on lire un mot inconnu en partant des graphèmes et des syllabes ?
Si ses syllabes sont déchiffrables.
Quels mots la progression des graphèmes doit-elle éviter de proposer aux élèves ?
Les mots totalement ou partiellement indéchiffrables.
Quel rendement effectif moyen était observé à la dixième semaine dans l’enquête de Roland Goigoux, *Lire et écrire* (2016) ?
43 % de graphèmes déchiffrables.
Selon quel ouvrage Sandrine Garcia explique-t-elle l’origine des difficultés diagnostiquées comme dyslexie ?
À l’école des dyslexiques. Naturaliser ou combattre l’échec scolaire ?, 2013.
Quel ouvrage de José Morais décrit l’effet boule de neige de la lecture intensive ?
L’Art de lire, 1999.
Quel lien les recherches établissent-elles entre déchiffrage et compréhension ?
Un lien très étroit.
Comment l’écriture d’un mot connu à la lecture agit-elle sur l’orthographe et la lecture ?
Elle fixe son orthographe, ce qui renforce ensuite sa lecture.
Que permet le caractère stable du texte écrit à l’élève ?
De ralentir, de revenir en arrière et de vérifier sa compréhension ou son interprétation.
Quand la lecture autonome doit-elle commencer, et avec quels textes ?
Dès les premières syllabes, avec des textes entièrement déchiffrables dont la complexité augmente progressivement.
Comment apprend-on au CP à comprendre les textes déchiffrés ?
Avec le texte sous les yeux et le guidage du professeur.
Que vérifie l’élève après avoir formulé des hypothèses sur un texte déchiffré ?
Il revient au texte et ajuste progressivement sa compréhension.
Qui a publié *Comment enseigner la compréhension en lecture ?* en 2017 ?
Maryse Bianco.
Qui a publié *La compréhension : cela s’apprend et s’enseigne… vers un enseignement explicite* en 2017 ?
Laurent Lima.
Selon Jean-Pierre Terrail, sur quelles ressources repose la réussite de tous au CP ?
Sur les ressources langagières des enfants, sauf difficultés très minoritaires ne relevant pas de la pédagogie.
Quel enseignement explicite l’apprentissage de la lecture exige-t-il ?
Celui des correspondances graphèmes-phonèmes et de la combinatoire.
Quels critères guident la progression des correspondances graphèmes-phonèmes ?
La régularité, la fréquence, la prononçabilité, la complexité syllabique, l’inséparabilité des graphèmes complexes, les lettres muettes, la fréquence des mots et le rôle des morphèmes.
Que doit garantir le rythme d’acquisition des graphèmes en fin d’année ?
Tous les graphèmes doivent avoir été étudiés.
Comment le rebrassage agit-il dans une progression spiralaire ?
Il consolide les acquis en s’appuyant sur les leçons précédentes pour introduire de nouveaux apprentissages.
Comment le geste d’écriture aide-t-il l’élève à déchiffrer l’écriture manuscrite ?
Il lui permet de reconnaître les caractères par le geste qui les a produits.
Quelles productions les élèves écrivent-ils lors de l’étude d’un graphème ?
Des lettres, des syllabes, des mots puis des phrases.
Que permet de mémoriser l’attention portée à l’ordre des lettres pendant la copie ?
Les graphèmes, les syllabes et l’orthographe des mots.
Quels exercices quotidiens se complètent pour favoriser l’orthographe à long terme ?
La copie et la dictée.
À quelle fréquence la dictée doit-elle être pratiquée comme temps d’apprentissage ?
Quotidiennement.
Comment la dictée est-elle conçue dans l’apprentissage de l’écriture ?
Comme une situation constructive d’apprentissage, non comme une évaluation.
Quelle action les élèves réalisent-ils après avoir copié le texte en verbalisant ?
Ils s’autocorrigent.
Quel est le rôle des évaluations nationales du CP ?
Établir un diagnostic ou un bilan des acquis.
Sur quoi repose l’apprentissage de l’orthographe ?
Sur la compréhension et la mémorisation des régularités, ainsi que sur la comparaison de l’oral et de l’écrit.
Quelles représentations associe l’apprentissage de la lecture ?
Les représentations orthographiques visuelles, phonologiques sonores et sémantiques des mots.
Quels facteurs maximisent la mémoire selon Stanislas Dehaene ?
L’encodage approfondi, l’alternance apprentissage-test et la répétition espacée.
De quoi dépend en grande partie la compréhension en lecture ?
Du vocabulaire maîtrisé.
Quelles sont les étapes de l’enrichissement efficace du vocabulaire ?
Rencontrer de nouveaux mots, les structurer, puis les réutiliser à l’oral ou à l’écrit.
Que désigne le vocabulaire passif chez l’élève ?
Les mots qu’il reconnaît.
Comment l’enseignement du vocabulaire doit-il être organisé ?
Selon une progression réfléchie et une programmation organisée.
Combien de correspondances graphème-phonème faut-il enseigner à la fois au début ?
Une seule correspondance.
Quels critères de recherche guident le choix d’un manuel de lecture au CP ?
L’étude précoce des correspondances fréquentes et régulières et la présence de textes déchiffrables.
Combien de graphèmes peuvent représenter le phonème /in/ ?
24 graphèmes possibles.
Comment le lecteur identifie-t-il un mot écrit qu’il connaît à l’oral ?
Il décode les graphèmes en phonèmes, retrouve la forme orale, puis accède au signifié associé.
Que permet d’obtenir le décodage d’un mot inconnu ?
Sa prononciation, même si son sens est inconnu.
Quelles graphies peuvent transcrire le son /o/ ?
« o », « au », « eau », « aux » ou « ot ».
Quelle graphie faut-il présenter d’abord pour un son ayant plusieurs graphies ?
La graphie la plus simple et la plus fréquente.
De combien le nombre d’orthophonistes en France a-t-il augmenté entre 1995 et 2010 ?
De 72 %.
Qu’est-ce qui peut diminuer l’attention au code dans la méthode mixte ?
La concurrence des reconnaissances globales, des indices contextuels et des dessins avec les correspondances grapho-phonémiques.
Sur quoi les mauvais lecteurs s’appuient-ils dans le contexte-image ?
Sur des reconnaissances globales et des anticipations contextuelles.
Combien de temps hebdomadaire la moitié des élèves de CP consacrerait-elle à la lecture à voix haute ?
25 minutes.
Quel ouvrage d’Alain Lieury affirme l’importance de la vocalisation et de la répétition pour la mémoire ?
Mémoire et réussite scolaire, 1997.
Selon Liliane Sprenger-Charolles, quelle conversion est la plus difficile en français ?
Le passage du phonème au graphème pour écrire, dans *Les débuts de l’apprentissage de la lecture en français* (2017).
Selon Linnea C. Ehri, que sous-tend la symbolisation des sons par les lettres ?
La capacité à mémoriser la forme écrite des mots, dans *Apprendre à lire et à écrire les mots* (1997).
Combien d’erreurs les élèves faisaient-ils en moyenne à la dictée en 1987, 2007 et 2015 ?
10,6 en 1987, 14,3 en 2007 et 17,8 en 2015, selon *Les performances en orthographe des élèves en fin d’école primaire (1987-2007-2015)* (novembre 2016).
Selon Roland Goigoux, quelle proportion des élèves de fin de CP marque correctement les deux pluriels dans « Les lapins courent vite » ?
1 %, selon *Lire et écrire*.
Selon Liliane Sprenger-Charolles, pourquoi l’écriture manuscrite ne peut-elle être remplacée par le clavier ?
La production manuscrite améliore la mémorisation des mots et leur reconnaissance en lecture grâce à la mémoire sensorimotrice, dans *Les Débuts de l’apprentissage de la lecture* (2017).
Qu’est-ce qui distingue une erreur d’apprentissage d’une faute ?
L’erreur est involontaire, tandis que la faute suppose de savoir que l’action ne devait pas se produire.
Comment les erreurs en dictée doivent-elles être traitées en classe ?
Avec bienveillance et selon les exigences de la langue.
Que relie concrètement la lecture autonome de textes déchiffrables ?
Le déchiffrage à la compréhension.
Sur quoi les élèves s’appuient-ils pour discuter d’un texte commun ?
Sur une même littéralité, pour discuter, interpréter et vérifier leurs réponses.
Selon José Morais, quelle autonomie l’élève doit-il atteindre à la fin du CP ?
Être lecteur et scripteur autonome, premier niveau de la littératie.
Qu’est-ce que le signe linguistique ?
Un signe abstrait et conventionnel, sans ressemblance nécessaire avec son référent.
Selon Jean-Pierre Terrail, quels connecteurs les enfants maîtrisent-ils tôt à l’oral ?
Des connecteurs de causalité, conséquence, opposition, distinction et ressemblance.
Selon Jean-Pierre Terrail, que permet la réflexivité langagière sur le sens des mots ?
Interroger et préciser leur sens selon leur emploi en contexte.
Que désigne la signification d’un mot dans le dictionnaire ?
Ses possibilités polysémiques.
Quel organisme a relié l’automatisation de l’identification des mots à la compréhension et à la réussite des élèves fragiles ?
Le National Reading Panel, en 1999.
Comment la programmation complète-t-elle la progression des correspondances graphèmes-phonèmes ?
Elle organise les correspondances par période, avec des mots qui illustrent le graphème étudié sans suivre la logique de progression.
Quels facteurs déterminent l’adaptation des périodes de révision ?
Le rythme d’apprentissage et le calendrier des vacances scolaires, qui fait varier le nombre de semaines travaillées selon les zones.
Quel est l’objectif de la différenciation pédagogique et des activités pédagogiques complémentaires ?
Permettre à tous les élèves de suivre la progression, notamment en consolidant leurs apprentissages.
À quel apprentissage le tracé des lettres avec les doigts contribue-t-il dès la maternelle ?
À l’apprentissage de la lecture.
Que prononcent les élèves à voix haute pendant la copie pour mémoriser ?
Ce qu’ils écrivent.
Comment évolue la copie au CP, de la lettre aux petits mots ?
Elle progresse de la lettre au mot entier, en passant par les syllabes.
Sur quoi repose principalement la mémorisation orthographique des mots ?
Sur la mémorisation des lettres dans le bon ordre.
Quels éléments orthographiques la dictée aide-t-elle à mémoriser ?
Les consonnes doubles, les lettres muettes, les accords, les affixes et les terminaisons verbales.
Que permet de percevoir le comptage des unités de l’écrit ?
Les césures entre les unités écrites.
Quel exercice fait travailler le genre des mots ?
Écrire « un » ou « une » devant des mots.
Quelle terminaison plurielle muette les élèves observent-ils dans « Les chats miaulent » ?
La terminaison « ent ».
À partir de quoi les élèves peuvent-ils se lancer dans une production écrite ?
D’un ou deux mots imposés.
Comment les dessins peuvent-ils soutenir le travail autonome ?
En prolongeant une production écrite ou un texte lu.
Quels sont les trois pôles du système d’apprentissage de la lecture selon Maryse Bianco ?
La phonologie, la sémantique et l’orthographe.
Comment les élèves peuvent-ils mémoriser l’orthographe d’un mot ?
En l’observant puis en tentant de le restituer sans modèle.
Comment la copie différée aide-t-elle à mémoriser les lettres muettes ?
En comparant des mots apparentés pour construire des familles.
Comment peut-on travailler la mémorisation d’un mot écrit ?
D’abord hors contexte, puis dans une phrase en l’appréciant et en le manipulant.
Que concerne l’orthographe lexicale, contrairement à l’orthographe grammaticale ?
L’image orthographique des mots.
Quels écarts les élèves entrant à l’école présentent-ils ?
Des écarts importants de capital de vocabulaire et d’occasions d’exposition au vocabulaire.
Comment les échanges autour d’un texte contribuent-ils au développement du vocabulaire ?
Ils précisent le sens de certains mots.
Sur quelles activités s’appuie l’extension du vocabulaire au début du CP ?
Le langage oral autour des situations de classe et la lecture d’albums par l’adulte.
Quelles dimensions d’un mot nouveau les stratégies pédagogiques prennent-elles en compte ?
Sa forme sonore et graphique, son champ sémantique, sa représentation commune, ses contextes, ses mises en scène et sa charge affective et sensorielle.
Teste tes connaissances avec un QCM de 59 questions sur Enseignement et évaluation de la lecture.
1. Une équipe pédagogique organise les premières semaines d’apprentissage de la lecture :
2. Un élève lit chaque mot séparément et peine à retenir le sens du passage. Concernant la compréhension et le traitement du texte :
Révisez le cours complet dans la fiche de révision de Enseignement et évaluation de la lecture.
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