QCM : Environnement et sociétés humaines (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à l’environnement dans une nature anthropisée ?

L’inventaire des ressources physiques, chimiques et biotiques exploitables par les sociétés
L’ensemble des éléments naturels non transformés qui entourent les sociétés humaines
Les relations d’interdépendance entre les sociétés humaines et les composantes physiques, chimiques et biotiques
Le cadre physique dans lequel vivent les sociétés, indépendamment de leurs interactions

Les relations d’interdépendance entre les sociétés humaines et les composantes physiques, chimiques et biotiques

Explication

L’environnement désigne des relations complexes d’interdépendance entre les sociétés et les composantes d’une nature anthropisée ; « éléments naturels non transformés » écarte l’anthropisation, « inventaire des ressources » réduit ces relations à l’exploitation et « cadre physique indépendant » omet les interactions.

2. Une équipe compare une ancienne vision de l’environnement, où l’homme devait dominer son milieu, à une approche contemporaine. Quelle idée caractérise cette dernière ?

L’environnement correspond à une nature distincte des sociétés
Les sociétés transforment leur milieu sans être influencées par lui
Les sociétés doivent maîtriser un milieu qui leur reste extérieur
Les sociétés et leur milieu s’influencent dans des interactions réciproques

Les sociétés et leur milieu s’influencent dans des interactions réciproques

Explication

La conception contemporaine met l’accent sur les interactions : les sociétés influencent leur milieu et sont aussi influencées par lui. La maîtrise d’un milieu extérieur reprend l’ancienne vision, la transformation sans effet en retour néglige l’influence du milieu, et la nature distincte des sociétés ignore l’interaction.

3. Dans une vallée, une crue possible menace des habitants installés près d’une rivière. Comment caractériser le risque ?

Les dommages constatés après la crue, indépendamment de l’aléa
La combinaison de l’aléa de crue et des populations exposées
La présence des habitants, indépendamment de la crue potentielle
La crue potentielle, indépendamment des populations exposées

La combinaison de l’aléa de crue et des populations exposées

Explication

Un risque résulte de la combinaison d’un aléa et d’un enjeu, ici la crue potentielle et les populations concernées. La crue seule correspond à l’aléa, les habitants seuls à l’enjeu, et les dommages observés sont des conséquences plutôt que la combinaison définissant le risque.

4. Une collectivité veut évaluer la surface nécessaire pour fournir les ressources consommées par sa population et absorber ses déchets. Quel indicateur répond à cet objectif ?

L’empreinte écologique de la population
Le stock de ressources disponibles sur le territoire
Le niveau de pollution des milieux locaux
La surface urbanisée de la collectivité

L’empreinte écologique de la population

Explication

L’empreinte écologique estime la surface de production nécessaire pour répondre à la consommation de ressources et aux besoins d’absorption des déchets. La pollution mesure une dégradation, la surface urbanisée décrit l’occupation bâtie et le stock de ressources ne mesure pas la surface nécessaire.

5. Une historienne étudie sur plusieurs siècles l’évolution des sociétés et leurs relations avec les milieux qu’elles habitent. Quelle démarche disciplinaire adopte-t-elle ?

La climatologie, centrée sur les variations du climat dans le temps long
L’histoire politique, centrée sur les institutions et les décisions des sociétés
L’histoire environnementale, centrée sur les relations sociétés-environnement dans le temps long
L’observation écologique, centrée sur l’état actuel des milieux naturels

L’histoire environnementale, centrée sur les relations sociétés-environnement dans le temps long

Explication

L’histoire environnementale étudie sur le temps long les relations entre les sociétés humaines et leur environnement. La climatologie se concentre sur le climat, l’histoire politique sur les institutions et une observation ponctuelle ne correspond pas à l’étude historique de longue durée.

6. Une équipe situe le début de l’anthropocène en 1945. Quelle interprétation de cette période est-elle cohérente avec cette datation proposée par certains ?

Une période géologique marquée par les seules fluctuations naturelles du climat
Une période historique définie par l’apparition des premières sociétés humaines
Une période géologique marquée par l’impact des activités humaines sur l’environnement
Une période disciplinaire marquée par la naissance de l’histoire environnementale

Une période géologique marquée par l’impact des activités humaines sur l’environnement

Explication

L’anthropocène désigne une période géologique caractérisée par l’impact des activités humaines sur l’environnement, et certains en situent le début en 1945. Les fluctuations naturelles seules ne rendent pas compte de cette définition, l’apparition des premières sociétés n’est pas le critère donné et 1945 n’est pas la date de naissance de la discipline.

7. Deux groupes vivent dans des milieux comparables : le premier pratique la chasse et la cueillette, tandis que le second cultive la terre et s’installe durablement. Quelle différence d’impact sur les milieux est la plus probable ?

Les deux groupes ont un impact comparable, car ils dépendent tous deux de la nature.
Le groupe de chasseurs-cueilleurs transforme davantage son milieu que le groupe agricole.
Le groupe agricole transforme moins son milieu, car la sédentarité stabilise les ressources.
Le groupe agricole transforme davantage son milieu que le groupe nomade.

Le groupe agricole transforme davantage son milieu que le groupe nomade.

Explication

Le développement de l’agriculture favorise la sédentarisation et la transformation des milieux, contrairement au faible impact des sociétés de chasseurs-cueilleurs. Dire que les chasseurs-cueilleurs transforment davantage inverse la distinction, que les impacts sont comparables efface cette différence, et associer la sédentarité à une moindre transformation confond stabilité du mode de vie et impact environnemental.

8. Une étude distingue deux phases industrielles : la première va de la fin du XVIIIe siècle à 1870, et la seconde de 1870 aux années 1960. Quelles ressources énergétiques dominent respectivement ces phases ?

Le pétrole, puis le charbon.
Le pétrole, puis le gaz.
Le charbon, puis le pétrole.
Le gaz, puis le pétrole.

Le charbon, puis le pétrole.

Explication

La première phase industrielle repose surtout sur le charbon et la seconde, de 1870 aux années 1960, sur le pétrole. L’inversion charbon-pétrole renverse la chronologie, tandis que le gaz ou le pétrole attribué à la première phase ne correspond pas à la ressource dominante indiquée pour cette période.

9. Dans une région, l’industrialisation entraîne une hausse de l’extraction de combustibles fossiles et l’extension des usines et des infrastructures. Quel ensemble d’effets environnementaux peut en découler ?

Davantage d’émissions de CO2, mais moins de pollution et des sols rendus à l’état naturel.
Davantage de pollution de l’air, sans artificialisation des sols ni changement des paysages.
Moins d’émissions de CO2, avec davantage de pollution et de paysages transformés.
Davantage d’émissions de CO2, de pollution, d’artificialisation des sols et de paysages transformés.

Davantage d’émissions de CO2, de pollution, d’artificialisation des sols et de paysages transformés.

Explication

L’industrialisation intensifie l’extraction de charbon, de pétrole et de gaz, accroît les émissions de CO2 et contribue à la pollution, à l’artificialisation des sols et à la transformation des paysages. La restauration des sols inverse l’effet de l’artificialisation, la baisse du CO2 contredit l’augmentation des émissions, et limiter les conséquences à la pollution de l’air omet les autres effets.

10. Une collectivité interdit l’accès à une zone naturelle pour y sauvegarder un milieu ; une autre autorise des activités sous des règles destinées à réduire leurs effets. Comment qualifier ces deux démarches, dans l’ordre ?

La protection, puis la préservation.
La préservation, puis la protection.
La protection, puis une absence de mesure environnementale.
La préservation, puis une absence de mesure environnementale.

La préservation, puis la protection.

Explication

La préservation interdit certaines activités afin de sauvegarder un milieu, tandis que la protection vise à limiter ou supprimer les effets des activités humaines. Inverser les termes confond leurs objectifs, assimiler toute activité encadrée à une interdiction méconnaît la protection, et une réglementation visant à réduire les effets constitue bien une mesure environnementale.

11. Une équipe cherche à identifier le premier parc national créé dans le monde et doit le situer dans une chronologie. Quel repère doit-elle inscrire ?

Yellowstone, aux États-Unis, en 1972.
Yellowstone, aux États-Unis, en 1872.
La Vanoise et Port-Cros, en France, en 1963.
La forêt de Fontainebleau, en France, en 1861.

Yellowstone, aux États-Unis, en 1872.

Explication

Le premier parc national mondial est créé à Yellowstone, aux États-Unis, en 1872. Fontainebleau relève d’une sanctuarisation antérieure, mais n’est pas le premier parc national mondial ; la Vanoise et Port-Cros sont créés en France en 1963, et 1972 décale d’un siècle la date de Yellowstone.

12. En 1827, quelle mesure est mise en place pour organiser la gestion des forêts, notamment face aux besoins des chemins de fer et au risque d’inondations en aval ?

La création de l’École nationale des eaux et forêts
La création de l’Office national des forêts
La mise en place d’un dispositif contre les inondations
La création d’un code forestier

La création d’un code forestier

Explication

Le code forestier créé en 1827 organise la gestion des forêts en lien notamment avec les chemins de fer et la prévention des inondations en aval. L’École spécialisée date de 1824, l’ONF est chargé des forêts publiques à partir de 1964, et la mesure ne se limite pas aux inondations.

13. Quel organisme est chargé de la gestion des forêts publiques à partir de 1964 ?

L’Office national des forêts
L’École nationale des eaux et forêts
Le Club de Rome
Le code forestier

L’Office national des forêts

Explication

À partir de 1964, l’Office national des forêts est chargé de gérer les forêts publiques. L’école est créée en 1824, le code forestier en 1827, tandis que le Club de Rome est associé aux réflexions mondiales sur le développement durable.

14. Une équipe examine les conséquences à long terme d’une consommation qui augmente de façon exponentielle. Quel rapport commandé en 1972 met en garde contre le dépassement des limites matérielles et le risque d’effondrement ?

Le rapport de l’ONU sur la gestion des forêts publiques
Le rapport Halte à la croissance, commandé par le Club de Rome
Le rapport du Club de Rome sur les trois piliers du développement durable
Le rapport Brundtland, commandé par l’ONU

Le rapport Halte à la croissance, commandé par le Club de Rome

Explication

Le Club de Rome commande en 1972 le rapport Halte à la croissance, qui projette les effets d’une consommation exponentielle et alerte sur le dépassement des limites matérielles suivi d’un effondrement. Le rapport Brundtland date de 1987 et formule la définition du développement durable.

15. Quelle définition correspond au développement durable formulé dans le rapport Brundtland ?

Satisfaire les besoins présents sans compromettre ceux des générations futures
Accroître la production présente sans tenir compte des besoins futurs
Protéger l’environnement en écartant les objectifs économiques et sociaux
Associer l’environnement, l’économie et le social dans une politique publique

Satisfaire les besoins présents sans compromettre ceux des générations futures

Explication

Le rapport Brundtland définit le développement durable comme la satisfaction des besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. La protection environnementale seule et la croissance sans égard aux générations futures ne reprennent pas cette définition ; les trois piliers sont ses dimensions, non sa formulation.

16. Un chercheur explique l’alternance des périodes glaciaires et interglaciaires en étudiant les changements de l’orbite terrestre. À quel scientifique cette approche est-elle associée ?

Emmanuel Le Roy Ladurie
Milutin Milanković
Un glaciologue étudiant les carottes
Un spécialiste des archives écrites

Milutin Milanković

Explication

Milutin Milanković a théorisé l’alternance des périodes glaciaires et interglaciaires en s’appuyant sur les variations des orbites terrestres. Emmanuel Le Roy Ladurie étudie le climat historique, tandis que les carottes glaciaires servent à confirmer les variations anciennes.

17. Une chronologie climatique situe une période douce jusqu’au XIVe siècle, puis une période froide qui se prolonge jusqu’au XIXe siècle. Comment nommer ces deux périodes, dans cet ordre ?

L’optimum médiéval, puis une période glaciaire antique
Une période interglaciaire, puis le Petit Âge glaciaire
Le Petit Âge glaciaire, puis l’optimum médiéval
L’optimum médiéval, puis le Petit Âge glaciaire

L’optimum médiéval, puis le Petit Âge glaciaire

Explication

L’optimum médiéval s’étend de l’an 1000 au XIVe siècle, puis le Petit Âge glaciaire va du XIVe au XIXe siècle. Inverser les noms confond leur ordre, et les autres propositions déplacent les périodes hors de ces intervalles.

18. Une équipe constate une hausse rapide des températures depuis 1850 et une augmentation des gaz à effet de serre liée aux activités humaines. Quelle interprétation correspond à ce phénomène ?

Une alternance naturelle de périodes glaciaires et interglaciaires
Une variation ancienne sans lien avec les activités humaines
Un réchauffement contemporain attribué aux activités humaines
Un refroidissement récent causé par la diminution des gaz atmosphériques

Un réchauffement contemporain attribué aux activités humaines

Explication

Depuis 1850, le réchauffement contemporain est rapide et sa cause est attribuée aux activités humaines, qui accroissent les gaz à effet de serre atmosphériques. Les variations orbitales désignent une explication des cycles anciens, et le refroidissement inverse le phénomène décrit.

19. Dans une expérience, une couche de gaz atmosphériques retient une partie des infrarouges qui auraient quitté la Terre. Quel mécanisme cette observation illustre-t-elle ?

Les gaz à effet de serre renvoient une partie des infrarouges vers la planète
Les gaz atmosphériques facilitent la fuite des infrarouges vers l’espace
La fonte des glaces renvoie les infrarouges vers la planète
Les gaz à effet de serre renvoient une partie de la lumière solaire vers l’espace

Les gaz à effet de serre renvoient une partie des infrarouges vers la planète

Explication

Les gaz à effet de serre forment une couche qui empêche une partie des infrarouges de s’échapper et les renvoie vers la planète. La réflexion de la lumière solaire concerne un autre rayonnement, tandis que faciliter la fuite inverse le mécanisme.

20. Une synthèse répartit les émissions de gaz à effet de serre entre l’énergie, l’industrie et les transports. Quelle série de parts respecte cet ordre ?

35 %, 18 %, 14 %
14 %, 18 %, 35 %
18 %, 35 %, 14 %
35 %, 14 %, 18 %

35 %, 18 %, 14 %

Explication

Les parts indiquées sont de 35 % pour l’énergie, 18 % pour l’industrie et 14 % pour les transports. Intervertir les deux dernières parts ou attribuer à l’industrie ou aux transports la part de l’énergie ne respecte pas cette répartition.

21. Une région côtière connaît une montée du niveau marin, des épisodes de sécheresse et une diminution d’espèces marines associée à l’acidification des océans. Quel ensemble de phénomènes relie ces observations au réchauffement climatique ?

Dégel du pergélisol, hausse des récoltes et expansion des glaces
Fonte des glaces, refroidissement des océans et recul des sécheresses
Montée de la mer, sécheresse et perte de biodiversité marine
Événements extrêmes, baisse du niveau marin et biodiversité accrue

Montée de la mer, sécheresse et perte de biodiversité marine

Explication

La montée du niveau de la mer et la sécheresse figurent parmi les conséquences du réchauffement, tout comme la perte de biodiversité liée à l’acidification des océans. Une biodiversité accrue ou un recul des sécheresses contredit les conséquences mentionnées.

22. En quelle année la première Conférence mondiale sur le climat s’est-elle tenue à Genève, réunissant scientifiques et représentants de plusieurs pays ?

1988
1997
1979
1992

1979

Explication

La première Conférence mondiale sur le climat se tient à Genève en 1979. 1988 correspond à la création du GIEC, 1992 à l’adoption de la CCNUCC et 1997 au protocole de Kyoto.

23. En 1988, quelles organisations créent conjointement le GIEC pour évaluer les connaissances sur le changement climatique et les options d’action ?

Les États réunis au Sommet de la Terre et l’Organisation météorologique mondiale
L’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement
Les scientifiques de la Conférence mondiale sur le climat et les États participants
Le Programme des Nations unies pour l’environnement et la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques

L’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement

Explication

Le GIEC est créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement. Les États réunis à Rio adoptent plutôt la CCNUCC, tandis que la conférence de Genève précède cette création.

24. Lors de quel événement les États adoptent-ils en 1992 la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui établit un cadre international de coopération ?

À la COP3 à Kyoto
Lors de la création du GIEC à Genève
Au Sommet de la Terre à Rio
À la première Conférence mondiale sur le climat à Genève

Au Sommet de la Terre à Rio

Explication

La CCNUCC est adoptée par les États en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio. Genève est associée à la conférence de 1979, et Kyoto à l’adoption du protocole de 1997.

25. Un gouvernement reçoit une évaluation du GIEC sur les effets du réchauffement et les options d’action. Qui décide des politiques climatiques à mettre en place ?

Le GIEC, qui transforme ses évaluations en politiques obligatoires
Le secrétariat du GIEC, qui choisit les mesures applicables aux pays
La CCNUCC, qui réalise l’évaluation scientifique et décide des politiques
Les États, en s’appuyant sur l’expertise scientifique du GIEC

Les États, en s’appuyant sur l’expertise scientifique du GIEC

Explication

Le GIEC évalue les connaissances et fournit une expertise aux États, mais ne décide pas directement des politiques climatiques. Lui attribuer la décision confond conseil scientifique et choix politique; la CCNUCC établit un cadre de coopération.

26. Pour la période d’engagement 2008-2012, quelle baisse collective des émissions par rapport à 1990 le protocole de Kyoto prévoit-il approximativement ?

Une baisse d’environ 2 %
Une baisse d’environ 8 %
Une baisse d’environ 5 %
Une hausse d’environ 5 %

Une baisse d’environ 5 %

Explication

L’objectif collectif de Kyoto pour 2008-2012 est une baisse d’environ 5 % par rapport à 1990. La valeur de 8 % concerne l’engagement de l’Union européenne, et non l’objectif collectif.

27. Deux pays sont concernés par le changement climatique, mais l’un est beaucoup plus industrialisé et a historiquement émis davantage. Que signifie le principe des responsabilités communes mais différenciées pour leurs engagements ?

Le pays le moins industrialisé doit prendre les engagements les plus importants
Les deux pays sont concernés et doivent prendre des engagements de même ampleur
Les deux pays sont concernés, mais le pays le plus industrialisé doit prendre des engagements plus importants
Seul le pays le plus industrialisé est concerné par le changement climatique

Les deux pays sont concernés, mais le pays le plus industrialisé doit prendre des engagements plus importants

Explication

Le principe reconnaît que tous les États sont concernés, tout en faisant peser des engagements plus importants sur les pays les plus industrialisés en raison de leurs émissions historiques. Des engagements identiques effacent cette différenciation, tandis que réduire la responsabilité aux seuls pays industrialisés nie son caractère commun.

28. Dans le cadre de Kyoto, un pays en développement ne reçoit pas d’objectif chiffré obligatoire. Quelle logique explique cette différence de traitement ?

Éviter que des obligations chiffrées freinent son développement économique
Imposer les mêmes objectifs chiffrés à tous les États concernés
Établir les obligations selon les émissions futures plutôt que l’industrialisation en 1990
Réserver les engagements aux pays dont l’industrialisation est postérieure à 1990

Éviter que des obligations chiffrées freinent son développement économique

Explication

Kyoto n’impose pas d’objectifs chiffrés obligatoires aux pays en développement afin de ne pas freiner leur développement économique; ses obligations reposent sur le degré d’industrialisation en 1990. L’absence d’objectifs chiffrés ne signifie pas que ces pays ne sont pas concernés par le changement climatique.

29. Que désigne la dette climatique dans les relations entre pays développés et pays en développement ?

Les émissions actuelles des pays en développement qui contribuent au réchauffement mondial
La dette financière des pays en développement envers les pays développés pour financer leur adaptation
La dette des pays développés envers les pays en développement, notamment au regard de leur vulnérabilité climatique
La responsabilité des pays développés de réduire leur propre vulnérabilité aux catastrophes climatiques

La dette des pays développés envers les pays en développement, notamment au regard de leur vulnérabilité climatique

Explication

La dette climatique désigne une dette des pays développés envers les pays en développement, en particulier en lien avec la vulnérabilité climatique de ces derniers. La dette financière inversée confond les débiteurs, les émissions actuelles déplacent le sujet vers les causes du réchauffement, et la vulnérabilité des pays développés change la relation visée.

30. Deux régions exposées à des aléas climatiques comparables disposent de moyens de préparation différents : comment peut évoluer la vulnérabilité de la région mieux préparée ?

Elle conserve un niveau de vulnérabilité fixe, indépendamment de sa préparation
Elle devient plus vulnérable, car la préparation accroît l’exposition climatique
Elle peut être moins vulnérable grâce à une meilleure préparation
Elle demeure aussi vulnérable, car seule l’exposition aux aléas compte

Elle peut être moins vulnérable grâce à une meilleure préparation

Explication

La vulnérabilité climatique n’est pas figée : une meilleure préparation peut permettre à une population d’être moins vulnérable. L’exposition seule ne résume pas la vulnérabilité, la préparation ne l’accroît pas par principe, et la présenter comme immuable ignore qu’elle peut évoluer.

31. À quoi renvoie la notion de « wilderness » dans l’expérience des premiers colons ?

À un espace agricole déjà aménagé pour produire des ressources
À une nature sauvage sans routes ni villes, mais transformable par l’être humain
À une nature sacrée maintenue à l’écart de toute intervention humaine
À un territoire urbain organisé autour de routes et de villes

À une nature sauvage sans routes ni villes, mais transformable par l’être humain

Explication

La wilderness désigne la nature sauvage rencontrée par les premiers colons, décrite comme dépourvue de routes et de villes, mais susceptible d’être transformée par l’être humain. Le territoire urbanisé et l’espace agricole aménagé ne correspondent pas à cette nature sauvage, tandis que l’idée d’une nature à préserver relève de l’autre versant du rapport ambivalent.

32. Une politique américaine cherche à la fois à exploiter des ressources naturelles et à préserver certains espaces comme sacrés : quelle caractéristique du rapport américain à la nature illustre-t-elle ?

Un idéal de préservation qui exclut la maîtrise et l’exploitation des ressources
Une opposition qui place les sociétés à l’écart de toute relation avec la nature
Une ambivalence associant maîtrise et exploitation à l’idéal d’une nature sacrée à préserver
Une logique d’exploitation qui écarte l’idée de préserver des espaces naturels

Une ambivalence associant maîtrise et exploitation à l’idéal d’une nature sacrée à préserver

Explication

Le rapport américain à la nature associe la volonté de la dominer et d’exploiter ses ressources à l’idéal d’une nature sacrée qu’il faut préserver. L’exploitation seule et la préservation seule effacent chacune un versant de cette ambivalence, tandis que l’absence de relation avec la nature ne décrit pas cette tension.

33. Quel site devient en 1872 le premier parc national au monde ?

Le National Park Service
Yellowstone
Yosemite
Le Grand Canyon

Yellowstone

Explication

Yellowstone devient en 1872 le premier parc national au monde. Yosemite est protégé en 1864 mais ne devient parc national qu’en 1890 ; le Grand Canyon et le National Park Service ne correspondent pas à cet événement.

34. Une loi américaine vise à limiter la pollution des cours d’eau, tandis qu’une autre protège les espaces sauvages. Quelle association correspond à ces objectifs ?

Clean Water Act pour l’eau, Clean Air Act pour les espaces sauvages
Clean Air Act pour l’eau, Wilderness Act pour les espaces sauvages
Wilderness Act pour l’eau, Clean Air Act pour les espaces sauvages
Clean Water Act pour l’eau, Wilderness Act pour les espaces sauvages

Clean Water Act pour l’eau, Wilderness Act pour les espaces sauvages

Explication

Le Clean Water Act vise la pollution de l’eau, tandis que le Wilderness Act de 1964 étend la protection des espaces sauvages. Le Clean Air Act concerne l’air ; confondre ces domaines conduit aux associations proposées dans les distracteurs.

35. Un conflit oppose l’administration fédérale à un État qui privilégie l’exploitation économique d’une ressource face à un projet de protection. Quelle tension caractéristique des États-Unis ce cas illustre-t-il ?

Le conflit entre autorités locales et entreprises sans dimension fédérale
L’opposition entre niveaux de gouvernement et entre protection et exploitation
L’opposition entre deux États fédérés sans enjeu environnemental économique
L’accord entre niveaux de gouvernement autour d’une exploitation maîtrisée

L’opposition entre niveaux de gouvernement et entre protection et exploitation

Explication

Les tensions américaines peuvent opposer l’administration fédérale à certains États fédérés et mettre en conflit la protection environnementale avec les intérêts économiques de l’exploitation. Réduire le cas à un seul désaccord institutionnel ou à un accord général manque l’une de ces dimensions.

36. Dans une négociation climatique, un pays riche ayant une longue histoire de pollution se voit demander un effort plus important qu’un pays pauvre dont la contribution historique est moindre. Quel principe justifie cette différenciation ?

La responsabilité commune mais différenciée
La réduction uniforme des émissions nationales
Le principe de compensation commerciale
Le principe de souveraineté énergétique

La responsabilité commune mais différenciée

Explication

Le principe de responsabilité commune mais différenciée demande à tous les pays d’agir, en adaptant les efforts à leur passé environnemental et à leur niveau de richesse. Il ne dispense donc pas les pays pauvres de toute action et ne prescrit pas un effort identique.

37. Quel résultat institutionnel majeur le sommet de la Terre de Rio de 1992 produit-il pour la coopération climatique ?

La fixation des objectifs de température des accords de Paris
L’adoption de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques
L’adoption du protocole de Kyoto et de ses objectifs chiffrés
La tenue de la première COP, organisée à Berlin

L’adoption de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques

Explication

Le sommet de Rio adopte la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et ouvre la voie aux COP annuelles. Kyoto est adopté en 1997, les objectifs de température relèvent des accords de Paris, et la première COP a lieu à Berlin.

38. Pour la première période d’engagement du protocole de Kyoto, de 2008 à 2012, quelle réduction collective minimale des émissions est visée par rapport à 1990 ?

Environ 5 % entre 2008 et 2012 par rapport à 2008
Au moins 5 % pour l’ensemble des pays du monde
Au moins 5 % pour les pays industrialisés concernés
Environ 8 % pour les pays industrialisés concernés

Au moins 5 % pour les pays industrialisés concernés

Explication

Kyoto vise au moins 5 % de réduction entre 2008 et 2012 par rapport à 1990, et concerne 38 pays industrialisés. Le chiffre de 8 % correspond à l’engagement de l’Union européenne, tandis que l’objectif n’est pas formulé pour tous les pays ni calculé à partir de 2008.

39. Bill Clinton signe le protocole de Kyoto en 1998, mais le Sénat américain ne le ratifie pas. Quelle conséquence juridique en découle pour les États-Unis ?

Les États-Unis sont liés aux objectifs, mais dispensés de les appliquer
Les États-Unis sont liés jusqu’à leur retrait officiel du protocole
Les États-Unis ne sont pas juridiquement liés par le protocole
Les États-Unis sont juridiquement liés dès la signature présidentielle

Les États-Unis ne sont pas juridiquement liés par le protocole

Explication

La signature par Bill Clinton n’a pas suffi : faute de ratification, les États-Unis ne sont pas juridiquement liés par Kyoto. Confondre signature et ratification conduit à leur attribuer à tort une obligation juridique.

40. À quelle date Joe Biden réintègre-t-il les États-Unis dans l’accord de Paris après le retrait annoncé par Donald Trump en 2017 ?

Le 16 août 2022
Le 20 janvier 2021
Le 12 décembre 2015
Le 20 janvier 2017

Le 20 janvier 2021

Explication

Joe Biden réintègre les États-Unis dans l’accord de Paris le 20 janvier 2021, après l’annonce du retrait par Donald Trump en 2017. Le 12 décembre 2015 renvoie à l’accord de Paris, le 16 août 2022 à l’Inflation Reduction Act et le 20 janvier 2017 à l’année de l’annonce du retrait.

41. Pour évaluer la trajectoire climatique annoncée par l’administration Biden, quelle combinaison d’objectifs faut-il retenir ?

Neutralité carbone en 2050 et baisse des émissions de 30 à 35 % d’ici 2030
Neutralité carbone en 2030 et baisse des émissions de 50 à 52 % d’ici 2050
Neutralité carbone en 2030 et baisse des émissions de 100 % d’ici 2050
Neutralité carbone en 2050 et baisse des émissions de 50 à 52 % d’ici 2030

Neutralité carbone en 2050 et baisse des émissions de 50 à 52 % d’ici 2030

Explication

L’administration Biden fixe la neutralité carbone à l’horizon 2050 et prévoit de réduire les émissions de 50 à 52 % d’ici 2030. Les réponses qui placent la neutralité en 2030 inversent les échéances, tandis que les autres modifient l’ampleur de la réduction.

42. Une équipe recense les mesures législatives adoptées le 16 août 2022 pour soutenir la transition climatique américaine. Quelle loi doit-elle inscrire ?

L’accord de Paris, qui fixe des objectifs internationaux de limitation du réchauffement
L’objectif de neutralité carbone, qui définit une cible climatique pour 2050
Le Green New Deal, qui propose une transformation économique face au climat et aux inégalités
L’Inflation Reduction Act, qui soutient les énergies renouvelables et les industries vertes

L’Inflation Reduction Act, qui soutient les énergies renouvelables et les industries vertes

Explication

L’Inflation Reduction Act, adoptée le 16 août 2022, investit dans les énergies renouvelables, réduit les émissions, développe les industries vertes et vise certaines dépendances étrangères face à la concurrence chinoise. Le Green New Deal est une proposition portée depuis 2018, l’accord de Paris est un traité et la neutralité carbone est un objectif.

43. En 2025, un changement de pouvoir conduit les États-Unis à privilégier les combustibles fossiles et à quitter de nouveau l’accord de Paris. Quelle évolution politique cela illustre-t-il ?

Le Green New Deal entraîne le retrait de l’accord et encourage la production de combustibles fossiles
L’Inflation Reduction Act remplace les mesures de Biden par une stratégie privilégiant les énergies fossiles
Le retour de Donald Trump remet en cause les mesures de Biden et s’accompagne d’un nouveau retrait de l’accord
Le retour de Joe Biden rétablit les objectifs de neutralité et renforce la participation à l’accord

Le retour de Donald Trump remet en cause les mesures de Biden et s’accompagne d’un nouveau retrait de l’accord

Explication

Le retour de Donald Trump au pouvoir en 2025 remet en cause la politique climatique de Biden, encourage les énergies fossiles et s’accompagne d’un nouveau retrait de l’accord de Paris. Les autres réponses attribuent cette évolution à Biden, à l’IRA ou au Green New Deal.

44. En 2017, plusieurs États fédérés cherchent à maintenir les objectifs de l’accord de Paris malgré la politique fédérale. Quelle initiative correspondent à leur démarche ?

L’objectif californien de 100 % d’énergies renouvelables fixé pour 2045
La US Climate Alliance, créée par des États comme la Californie, Washington et New York
America’s Pledge, rassemblement d’États, de villes, d’entreprises et d’universités
Le mot d’ordre « We Are Still In » porté à la COP23 à Bonn

La US Climate Alliance, créée par des États comme la Californie, Washington et New York

Explication

La US Climate Alliance est créée en 2017 par des États fédérés, dont la Californie, Washington et New York, afin de maintenir les objectifs de l’accord de Paris; elle rassemble ensuite 25 États. America’s Pledge regroupe aussi des acteurs privés, tandis que les deux autres réponses renvoient à la Californie et à la COP23.

45. Quel rôle joue America’s Pledge dans l’opposition à la politique fédérale en 2017 ?

Réunir des États fédérés afin de fixer un objectif renouvelable pour la Californie
Organiser la présence officielle des États-Unis à la COP23 à Bonn
Rassembler des acteurs publics et privés pour soutenir les objectifs de l’accord de Paris
Créer une alliance de 25 États pour remplacer les objectifs de l’accord de Paris

Rassembler des acteurs publics et privés pour soutenir les objectifs de l’accord de Paris

Explication

America’s Pledge rassemble dès 2017 des acteurs publics et privés — notamment des États, des villes, des sociétés d’investissement, des organisations et des universités — pour soutenir les objectifs de l’accord de Paris. La composition limitée aux États confond l’initiative avec la US Climate Alliance, et les autres choix déforment son objectif ou son rôle à la COP23.

46. Pour comparer les besoins d’espace associés à l’empreinte écologique de plusieurs populations, quelle valeur correspond à la moyenne mondiale par personne ?

2,3 ha par personne
5 ha par personne
9,3 ha par personne
9,6 ha par personne

2,3 ha par personne

Explication

La valeur estimée pour la moyenne mondiale est de 2,3 ha par personne. Les 5 ha correspondent à un Occidental, les 9,6 ha à un Nord-Américain, tandis que 9,3 ha apparaît comme une autre moyenne dans l’extrait.

47. Une exposition présente une machine à vapeur dont le perfectionnement rend l’énergie plus maîtrisable et facilite la mécanisation. À quel événement historique cette description renvoie-t-elle ?

À la première locomotive à vapeur apparue en 1804
À l’apparition de la première locomotive en 1813
À la moissonneuse mécanique de Patrick Bell en 1828
Au perfectionnement breveté par James Watt en 1769

Au perfectionnement breveté par James Watt en 1769

Explication

En 1769, James Watt fait breveter un perfectionnement de la machine à vapeur qui permet de mécaniser davantage les activités grâce à une énergie maîtrisable. La locomotive et la moissonneuse renvoient à d’autres étapes, et Patrick Bell est associé à cette dernière.

48. Une communauté américaine tire parti des ressources naturelles de son territoire tout en aménageant les paysages pour les contrôler. Quelle interprétation correspond à l’analyse de John Opie ?

La société transforme la nature sauvage sans en tirer de ressources
La société considère la nature comme sacrée et s’abstient de l’exploiter
La société exploite la nature reçue et cherche aussi à la maîtriser
La société protège la nature en renonçant à agir sur son territoire

La société exploite la nature reçue et cherche aussi à la maîtriser

Explication

Pour John Opie, les sociétés exploitent la nature qui leur est donnée tout en cherchant à la maîtriser. La « nature sacrée » renvoie à une autre vision, la « protection sans exploitation » écarte l’exploitation, et la « nature sauvage transformée » évoque le thème des premiers colons.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Environnement et sociétés humaines.

Que désigne l’environnement selon Georges Bertrand ?

Les relations complexes d’interdépendance entre les sociétés humaines et les composantes physiques, chimiques et biotiques d’une nature anthropisée, nommées « géosystème ».

Comment évolue la conception de l’environnement ?

Elle passe d’un milieu naturel à dominer à un ensemble d’interactions où le milieu influence aussi les sociétés.

De quoi résulte un risque ?

De la combinaison d’un aléa et d’un enjeu.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Environnement et sociétés humaines.

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