QCM : Épistémologie de la psychanalyse (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que met en jeu la causalité psychique lorsqu’elle rend compte d’un symptôme ?

Des événements extérieurs qui déterminent le symptôme sans médiation de la vie psychique
Des lésions organiques qui expliquent le symptôme sans intervention de représentations psychiques
Des habitudes sociales qui produisent le symptôme sans conflit dans l’appareil psychique
Des conflits et des représentations de l’appareil psychique, sans réduire son origine à l’organisme

Des conflits et des représentations de l’appareil psychique, sans réduire son origine à l’organisme

Explication

La causalité psychique rapporte les symptômes à des conflits et à des représentations psychiques, sans les ramener à une origine purement organique. Une explication par des lésions organiques seules confond cette approche avec une causalité exclusivement organique.

2. Lorsqu’une personne revient sur ses paroles en thérapie, quelle conception psychanalytique de la causalité des symptômes peut être mise en évidence ?

Une causalité surdéterminée, qui devient repérable dans la parole après-coup
Une causalité biologique, dont les déterminants se trouvent hors de la parole
Une causalité linéaire, où une cause unique précède directement chaque symptôme
Une causalité immédiate, établie indépendamment de ce que la personne peut en dire

Une causalité surdéterminée, qui devient repérable dans la parole après-coup

Explication

En psychanalyse, un symptôme peut dépendre de plusieurs déterminations et sa causalité se repérer après-coup dans la parole. Le modèle d’une cause unique directement suivie d’un effet réduit à tort cette causalité à une relation linéaire.

3. Pourquoi la néoténie rend-elle le nouveau-né dépendant d’autrui au début de sa vie ?

Il ne peut satisfaire ses besoins avant d’être capable d’interpréter ses propres cris
Il ne peut communiquer ses besoins avant de comprendre les paroles échangées à son sujet
Il ne peut acquérir le langage avant d’avoir développé une identité entièrement stable
Il ne peut traiter seul ses excitations ni assurer sa survie sans l’Autre qui prend soin de lui

Il ne peut traiter seul ses excitations ni assurer sa survie sans l’Autre qui prend soin de lui

Explication

La néoténie désigne la dépendance initiale du nouveau-né, qui ne peut traiter seul ses excitations et survivre sans la personne qui en prend soin. L’acquisition du langage ne définit pas cette dépendance biologique initiale.

4. Quelle distinction caractérise le fait humain par rapport à la communication présente chez d’autres êtres vivants ?

Le fait humain dépend d’une communication instinctive, alors que les autres êtres vivants s’interrogent sur leur existence
Le fait humain est associé à des interrogations existentielles et à une conscience de soi auto-analytique
Le fait humain se caractérise par des besoins biologiques, alors que les autres êtres vivants communiquent par le langage
Le fait humain repose sur l’échange de signaux, alors que les autres êtres vivants en sont dépourvus

Le fait humain est associé à des interrogations existentielles et à une conscience de soi auto-analytique

Explication

La communication existe chez d’autres êtres vivants, tandis que le fait humain est associé à des interrogations existentielles et à une conscience de soi auto-analytique. La présence de communication n’est donc pas propre aux humains.

5. Comment l’Autre contribue-t-il au processus d’humanisation du nourrisson ?

Il apaise ses besoins biologiques et laisse les cris sans interprétation, afin que le nourrisson construise seul leur sens
Il enseigne des mots au nourrisson avant de répondre à ses besoins et de créer un lien affectif
Il répond aux cris par des gestes, mais sépare la satisfaction des besoins des paroles et du lien affectif
Il interprète ses excitations et ses cris, répond à ses besoins et associe la satisfaction à des paroles, des gestes et un lien affectif

Il interprète ses excitations et ses cris, répond à ses besoins et associe la satisfaction à des paroles, des gestes et un lien affectif

Explication

L’humanisation s’élabore lorsque l’Autre interprète les excitations et les cris, répond aux besoins et lie la satisfaction aux paroles, aux gestes et à l’affect. Répondre aux besoins sans interpréter les cris omet cette médiation essentielle.

6. Quelle distinction permet de ne pas confondre la pulsion avec l’instinct biologique ?

Le besoin biologique dépend de l’interprétation de l’Autre, tandis que la pulsion demeure une réaction organique sans lien avec la libido
Le besoin biologique se noue au langage et à l’interprétation de l’Autre, tandis que la pulsion et la libido dépassent l’instinct
Le besoin biologique se distingue du langage, tandis que la pulsion correspond à un instinct de survie propre à l’organisme
Le besoin biologique et la pulsion relèvent tous deux de l’instinct, mais la libido désigne leur expression par le langage

Le besoin biologique se noue au langage et à l’interprétation de l’Autre, tandis que la pulsion et la libido dépassent l’instinct

Explication

Le besoin initialement biologique se noue au langage et à l’interprétation de l’Autre, alors que la pulsion et la libido ne se réduisent pas à l’instinct biologique. Assimiler la pulsion à un instinct de survie efface précisément cette distinction.

7. Quel critère Popper propose-t-il pour distinguer une théorie scientifique ?

Elle doit formuler des énoncés susceptibles d’être éprouvés et réfutés.
Elle doit fournir une explication cohérente avec les observations déjà recueillies.
Elle doit produire des prédictions confirmées par plusieurs expériences successives.
Elle doit proposer une interprétation qui rende compte de tout résultat possible.

Elle doit formuler des énoncés susceptibles d’être éprouvés et réfutés.

Explication

Pour Popper, une théorie est scientifique si elle s’expose à des épreuves susceptibles de la réfuter. Une confirmation expérimentale ne suffit pas à la distinguer si aucun résultat possible ne peut la mettre en défaut.

8. Dans la mise à l’épreuve psychanalytique, quel rôle peut jouer la parole du patient ?

Elle peut remplacer l’observation clinique par un récit indépendant des hypothèses théoriques.
Elle peut confirmer définitivement les théories en validant les interprétations du praticien.
Elle peut confronter les théories à la clinique et contribuer à leur falsification.
Elle peut établir la vérité d’une théorie en montrant qu’elle s’applique à chaque patient.

Elle peut confronter les théories à la clinique et contribuer à leur falsification.

Explication

La parole du patient participe à l’épreuve clinique des théories et peut contribuer à les falsifier. Elle ne les confirme pas définitivement, car une théorie reste exposée à la possibilité d’être réfutée.

9. Quels éléments guident l’écoute clinique de la pathologie en psychanalyse ?

La gravité des symptômes et leur conformité à une maladie objectivement définie.
L’écart à une norme sociale stable et le classement dans une catégorie diagnostique.
La souffrance du sujet et la rupture avec son fonctionnement antérieur.
La présence d’un déficit mesurable et d’une entité naturelle identifiable.

La souffrance du sujet et la rupture avec son fonctionnement antérieur.

Explication

L’écoute clinique prend en compte la souffrance du sujet et la rupture avec son fonctionnement antérieur, plutôt que de réduire la pathologie à un déficit ou à une entité naturelle. Un classement diagnostique ne rend donc pas compte à lui seul de cette approche.

10. Pourquoi les catégories de normal, d’anormal et de pathologique peuvent-elles varier au cours du temps ?

Parce qu’elles reflètent les choix individuels des praticiens, sans influence des rapports sociaux.
Parce qu’elles dépendent principalement de découvertes biologiques qui modifient les diagnostics.
Parce qu’elles découlent de critères médicaux universels appliqués de façon constante.
Parce qu’elles sont traversées par des discours sociaux et politiques historiquement évolutifs.

Parce qu’elles sont traversées par des discours sociaux et politiques historiquement évolutifs.

Explication

Ces catégories sont façonnées par des discours sociaux et politiques qui évoluent historiquement. Les réduire à des critères médicaux constants néglige cette dimension historique et politique.

11. Quel objectif distingue l’éthique psychanalytique d’une démarche d’adaptation à une norme ?

Amener le sujet à se conformer à une norme commune en faisant disparaître ses symptômes.
Permettre une position singulière du sujet dans le lien social, sans viser l’élimination systématique du symptôme.
Remplacer les normes sociales par une règle clinique identique pour chaque sujet.
Rétablir le fonctionnement antérieur du sujet en supprimant les signes de sa singularité.

Permettre une position singulière du sujet dans le lien social, sans viser l’élimination systématique du symptôme.

Explication

La psychanalyse ne vise ni l’adaptation à une norme prédéfinie ni l’élimination systématique du symptôme, mais une position singulière dans le lien social. La conformité à une norme commune confond cette démarche avec une normalisation.

12. Que rend possible l’espace ouvert par l’éthique psychanalytique ?

Que le sujet obtienne une connaissance complète de lui-même en supprimant son symptôme.
Que le sujet adopte une méthode thérapeutique uniforme afin d’éliminer ses difficultés.
Que le sujet advienne comme sujet désirant et apprenne à faire avec son symptôme au cas par cas.
Que le sujet abandonne son désir pour se conformer aux attentes de son milieu social.

Que le sujet advienne comme sujet désirant et apprenne à faire avec son symptôme au cas par cas.

Explication

L’éthique psychanalytique ouvre un espace où le sujet peut advenir comme sujet désirant et apprendre à faire avec son symptôme selon son cas. Une méthode uniforme d’élimination des difficultés s’oppose à cette prise en compte singulière.

13. Comment Freud conçoit-il l’appareil psychique ?

Comme une âme immatérielle et immortelle, indépendante des processus corporels
Comme une organisation de processus inconscients, de pulsions corporelles et de formations de compromis liée aux réalités corporelles
Comme un ensemble de fonctions cérébrales séparées des conflits et des formations psychiques
Comme une conscience rationnelle unifiée qui gouverne les pulsions depuis l’intérieur

Comme une organisation de processus inconscients, de pulsions corporelles et de formations de compromis liée aux réalités corporelles

Explication

Freud décrit l’appareil psychique comme un ensemble de processus inconscients, de pulsions et de compromis enchevêtré aux réalités corporelles. Le concevoir comme une âme immatérielle séparée du corps reprend une conception que cette approche ne soutient pas.

14. Quelle distinction Charcot établit-il entre une lésion dynamique fonctionnelle et une lésion anatomique dans l’hystérie ?

La lésion dynamique résulte d’une simulation volontaire sans trouble fonctionnel
La lésion dynamique affecte le fonctionnement sans correspondre à une lésion anatomique
La lésion dynamique désigne une atteinte anatomique détectable dans les tissus
La lésion dynamique indique une cause organique qui exclut les symptômes hystériques

La lésion dynamique affecte le fonctionnement sans correspondre à une lésion anatomique

Explication

Charcot soutient l’existence de lésions dynamiques fonctionnelles sans lésion anatomique. Les assimiler à des atteintes anatomiques confond les deux notions que sa distinction sépare.

15. Après avoir reconnu le rôle du transfert dans la cure, vers quelle méthode Freud se tourne-t-il progressivement ?

Vers la reproduction expérimentale des symptômes, en faisant de celle-ci la méthode de cure
Vers la méthode cathartique, en laissant de côté l’association libre et l’hypnose
Vers l’hypnose, en l’adoptant comme méthode principale après la méthode cathartique
Vers l’association libre, après s’être éloigné de l’hypnose et de la méthode cathartique

Vers l’association libre, après s’être éloigné de l’hypnose et de la méthode cathartique

Explication

Freud abandonne progressivement l’hypnose et la méthode cathartique au profit de l’association libre, le transfert étant reconnu comme moteur ou résistance de la cure. L’hypnose appartient à une étape antérieure et ne constitue pas la méthode vers laquelle il se tourne alors.

16. Comment les notions d’inconscient et de Ça s’inscrivent-elles dans les deux topiques freudiennes ?

L’inconscient et le Ça sont deux systèmes de la première topique, avec le préconscient
L’inconscient est un système de la première topique, tandis que le Ça appartient aux instances de la seconde
L’inconscient et le Ça sont deux instances de la seconde topique, avec le conscient
L’inconscient est une instance de la première topique, tandis que le Ça est un système de la seconde

L’inconscient est un système de la première topique, tandis que le Ça appartient aux instances de la seconde

Explication

La première topique distingue les systèmes inconscient, préconscient et conscient, tandis que la seconde articule le Ça, le Moi et le Surmoi. Dire que l’inconscient est une instance de la première topique confond les deux organisations conceptuelles.

17. Que désigne le refoulement dans la théorie freudienne ?

Le rejet hors de la conscience de représentations inacceptables qui continuent d’agir dans l’inconscient
La disparition définitive de représentations inacceptables, qui cessent alors d’agir dans la vie psychique
La mise en mots de représentations inacceptables afin de les intégrer à la conscience
La transformation consciente de représentations inacceptables en souvenirs faciles à rappeler

Le rejet hors de la conscience de représentations inacceptables qui continuent d’agir dans l’inconscient

Explication

Le refoulement écarte de la conscience des représentations jugées inacceptables sans mettre fin à leur action dans l’inconscient. L’idée d’une disparition définitive ne rend pas compte de la persistance de leur activité psychique.

18. Comment des contenus refoulés peuvent-ils réapparaître dans la vie psychique ?

Sous des formes déguisées comme les rêves, les lapsus, les actes manqués et les symptômes
Sous la forme de souvenirs conscients fidèles, dépourvus de transformation ou de déguisement
Sous la forme de perceptions extérieures sans lien avec les productions psychiques du sujet
Sous la forme de raisonnements cohérents qui rendent directement compte de leur origine

Sous des formes déguisées comme les rêves, les lapsus, les actes manqués et les symptômes

Explication

Les contenus refoulés peuvent revenir sous des formes déguisées, notamment dans les rêves, les lapsus, les actes manqués et les symptômes. Les réduire à des souvenirs conscients fidèles néglige précisément leur retour sous une forme transformée.

19. Dans la conception lacanienne, d’où l’inconscient tire-t-il ses signifiants ?

D’un second moi intérieur qui reproduit les pensées conscientes du sujet
De l’Autre symbolique, lieu du langage qui précède le sujet
D’une langue inventée par le sujet après la formation de son identité
D’un répertoire de pulsions corporelles qui ne relève pas du langage

De l’Autre symbolique, lieu du langage qui précède le sujet

Explication

Pour Lacan, l’inconscient est structuré comme un langage et ses signifiants viennent de l’Autre symbolique qui précède le sujet. Interpréter l’Autre comme un second moi confond le lieu symbolique du langage avec une instance personnelle.

20. Comment caractériser le sujet divisé en psychanalyse ?

Il correspond au Moi conscient, qui maîtrise pleinement ce qu’il exprime par le langage.
Il désigne un sujet dont les paroles reflètent intégralement ses pensées conscientes.
Il est séparé du langage et se définit par ses seuls comportements observables.
Il est constitué par le langage sans coïncider entièrement avec son dire ni avec son Moi conscient.

Il est constitué par le langage sans coïncider entièrement avec son dire ni avec son Moi conscient.

Explication

Le sujet divisé est constitué par le langage, mais une part de lui échappe à ce qu’il dit et à son Moi conscient. Le confondre avec le Moi conscient efface précisément cette division.

21. Quel effet l’accès au langage produit-il sur le rapport du sujet à lui-même ?

Il remplace son rapport à lui-même par une identification complète à son Moi conscient.
Il renforce son rapport immédiat à lui-même en le libérant de l’Autre symbolique.
Il l’aliène à l’Autre symbolique et lui fait perdre un rapport immédiat à lui-même.
Il transforme son rapport à lui-même en une connaissance transparente de ses désirs.

Il l’aliène à l’Autre symbolique et lui fait perdre un rapport immédiat à lui-même.

Explication

L’entrée dans le langage inscrit le sujet dans l’Autre symbolique et rompt l’immédiateté de son rapport à lui-même. L’idée d’une connaissance transparente de ses désirs inverse cet effet d’aliénation.

22. Comment les principes de la pratique psychanalytique s’appliquent-ils aux différents patients ?

Ils sont adaptés au cas par cas plutôt que suivis comme une procédure uniforme.
Ils varient selon le clinicien, sans prendre en compte les particularités du patient.
Ils sont déterminés par le symptôme, selon une procédure identique pour chaque catégorie.
Ils sont définis par une procédure uniforme, appliquée indépendamment de chaque cas.

Ils sont adaptés au cas par cas plutôt que suivis comme une procédure uniforme.

Explication

La pratique psychanalytique adapte ses principes aux particularités de chaque cas, au lieu d’imposer une marche à suivre unique. Une procédure identique pour tous contredit cette attention au cas par cas.

23. Que propose l’association libre au patient pendant le travail analytique ?

Écarter les pensées spontanées afin de se concentrer sur ses émotions présentes.
Répondre à des questions précises afin de confirmer une interprétation déjà formulée.
Organiser ses idées en un récit cohérent afin d’en dégager les faits vérifiables.
Dire ce qui lui vient à l’esprit afin d’explorer ses associations de représentations.

Dire ce qui lui vient à l’esprit afin d’explorer ses associations de représentations.

Explication

L’association libre invite le patient à exprimer ce qui lui vient à l’esprit pour explorer les liens entre ses représentations. Écarter les pensées spontanées empêcherait justement cette exploration associative.

24. Que désigne le transfert dans la relation thérapeutique ?

Le déplacement vers l’analyste d’émotions actuelles, sans lien avec un conflit psychique.
La répétition par le clinicien de ses propres émotions infantiles dans la relation.
Les effets de la relation thérapeutique sur le clinicien, qu’il examine dans son travail.
Le déplacement vers l’analyste d’émotions infantiles refoulées, rejouées dans la relation.

Le déplacement vers l’analyste d’émotions infantiles refoulées, rejouées dans la relation.

Explication

Le transfert correspond au déplacement vers l’analyste d’émotions infantiles refoulées qui se rejouent dans la relation et signalent un conflit psychique. Les effets de cette relation sur le clinicien relèvent plutôt du contre-transfert.

25. Pourquoi le symptôme peut-il faire énigme au sujet ?

Il est lié à un conflit inconscient et manifeste quelque chose qui ne se dit pas autrement.
Il est produit par un conflit conscient et exprime directement une intention reconnue.
Il traduit un trouble observable dont le sens est immédiatement transparent au sujet.
Il constitue un signe dépourvu de lien avec le vécu subjectif et son histoire.

Il est lié à un conflit inconscient et manifeste quelque chose qui ne se dit pas autrement.

Explication

Le symptôme est une formation subjective liée à un conflit inconscient, qui exprime indirectement quelque chose qui ne se dit pas autrement. Le réduire à une intention consciente ne rend pas compte de son caractère énigmatique.

26. Comment le symptôme articule-t-il désir et obstacle à sa réalisation ?

Il exprime un désir réalisé, tandis que l’obstacle reste extérieur au symptôme.
Il supprime le désir en supprimant l’obstacle, sans remplir de fonction pour le sujet.
Il forme un compromis entre un désir et ce qui en empêche la réalisation, constituant une solution pour le sujet.
Il traduit l’obstacle lui-même, sans entretenir de rapport avec un désir du sujet.

Il forme un compromis entre un désir et ce qui en empêche la réalisation, constituant une solution pour le sujet.

Explication

Le symptôme constitue un compromis entre un désir et ce qui entrave sa réalisation, et peut ainsi servir de solution au sujet. Le considérer comme l’expression d’un désir déjà réalisé écarte le rôle de l’obstacle dans ce compromis.

27. Quel objectif la psychanalyse poursuit-elle en travaillant sur le symptôme ?

En établir l’origine individuelle afin de laisser inchangée sa fonction pour le sujet.
En supprimer la manifestation afin de garantir son éradication durable.
En réduire l’intensité par une explication générale indépendante de son histoire.
En comprendre le sens et la fonction pour rendre possible un changement et un mieux-être.

En comprendre le sens et la fonction pour rendre possible un changement et un mieux-être.

Explication

La psychanalyse cherche à comprendre le sens et la fonction du symptôme afin d’ouvrir la possibilité d’un changement et d’un mieux-être. Cette démarche ne promet pas son éradication, contrairement à une garantie de suppression durable.

28. Pour comprendre la subjectivité et les symptômes d’une personne, quels éléments la psychanalyse contemporaine prend-elle en compte ?

Les normes culturelles comme explication suffisante des symptômes
Les mécanismes biologiques indépendamment de son environnement
Le contexte social et les conditions de vie de la personne
Les caractéristiques individuelles sans tenir compte du milieu social

Le contexte social et les conditions de vie de la personne

Explication

La psychanalyse considère que le contexte social et les conditions de vie contribuent à comprendre la subjectivité et les symptômes. Réduire l’analyse aux mécanismes biologiques écarterait précisément cette dimension contextuelle.

29. Quelle orientation Laurie Laufer défend-elle pour une psychanalyse contemporaine dans Vers une psychanalyse émancipée : Renouer avec la subversion ?

Une psychanalyse subversive qui ne se transforme pas en mode d’emploi de la normalité
Une psychanalyse qui fournit des repères pour adapter chacun aux normes établies
Une psychanalyse centrée sur les questions de genre au détriment de toute réflexion clinique
Une psychanalyse qui remplace la réflexion critique par des règles générales de conduite

Une psychanalyse subversive qui ne se transforme pas en mode d’emploi de la normalité

Explication

Laufer défend une réflexion sur une psychanalyse contemporaine émancipée et subversive, qui ne devienne pas un mode d’emploi de la normalité. L’idée de fournir des repères pour adapter chacun aux normes correspond justement à la confusion qu’elle met en garde contre.

Révisez avec les flashcards

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À quoi la causalité psychique rapporte-t-elle les symptômes ?

À des conflits et à des représentations de l’appareil psychique, sans réduire leur origine à l’organisme.

Comment la psychanalyse décrit-elle la causalité des symptômes ?

Elle est surdéterminée, non linéaire ou univoque, et repérable dans la parole après-coup.

Comment la psychanalyse caractérise-t-elle l’humain face au langage et à l’identité ?

Il est pris dans le langage et marqué par un manque-à-être.

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