QCM : Europe politique et culturelle à l’époque moderne (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle organisation politique caractérise le Saint-Empire romain germanique au début de l’époque moderne ?

Une république de cités gouvernée par des magistrats élus localement
Une confédération de principautés et de villes dirigée par une monarchie élective
Une monarchie unifiée où la succession dynastique est héréditaire
Une fédération de provinces administrées directement par un souverain central

Une confédération de principautés et de villes dirigée par une monarchie élective

Explication

Le Saint-Empire rassemble des principautés et des villes d’Empire sous une monarchie élective, conformément au règlement de 1356. Le confondre avec une monarchie unifiée et héréditaire revient à méconnaître son organisation confédérale.

2. Quelle situation politique caractérise la péninsule Italienne au début du XVIe siècle ?

Une fédération de provinces réunies sous l’autorité d’un parlement commun
Un ensemble de territoires contrôlés directement par la maison des Tudor
Une monarchie centralisée comparable à celle du royaume de France
Un morcellement entre duchés, royaumes et républiques indépendantes

Un morcellement entre duchés, royaumes et républiques indépendantes

Explication

La péninsule Italienne est divisée entre plusieurs duchés, royaumes et les républiques de Gênes et de Venise. Elle ne présente donc pas l’unité politique des royaumes de France ou d’Angleterre.

3. Quelle comparaison démographique et territoriale entre la France et l’Angleterre est exacte au début du XVIe siècle ?

La France compte environ 4,5 millions de sujets sur 130 000 km², contre 16 millions d’habitants sur 425 000 km² pour l’Angleterre.
La France compte environ 16 millions de sujets sur 425 000 km², contre 4,5 millions d’habitants sur 130 000 km² pour l’Angleterre.
Les deux royaumes comptent environ 16 millions d’habitants et couvrent chacun près de 425 000 km².
L’Angleterre compte environ 16 millions d’habitants sur 425 000 km², tandis que la France en compte 4,5 millions sur 130 000 km².

La France compte environ 16 millions de sujets sur 425 000 km², contre 4,5 millions d’habitants sur 130 000 km² pour l’Angleterre.

Explication

Au début du XVIe siècle, la France est beaucoup plus peuplée et plus vaste que l’Angleterre, avec environ 16 millions de sujets et 425 000 km². L’Angleterre compte environ 4,5 millions d’habitants sur 130 000 km² et possède une économie essentiellement agraire.

4. Qu’est-ce qui définit le mieux l’État dans le cadre de la construction monarchique ?

Une autorité administrative exercée à l’intérieur de frontières définies
Une domination militaire exercée sur des territoires sans limites précises
Une assemblée de communautés négociant leurs obligations avec le souverain
Un réseau de liens personnels unissant un seigneur à ses vassaux

Une autorité administrative exercée à l’intérieur de frontières définies

Explication

L’État se caractérise par une autorité administrative qui s’exerce dans un territoire délimité par des frontières. La domination féodale repose plutôt sur des relations personnelles entre seigneurs et vassaux.

5. Quelles sont les trois figures qui contribuent simultanément à légitimer le pouvoir royal ?

Le roi propriétaire, le roi juge et le roi conquérant
Le roi féodal, le roi parlementaire et le roi militaire
Le roi guerrier, le roi marchand et le roi diplomate
Le roi seigneur, le roi législateur et le roi mystique

Le roi seigneur, le roi législateur et le roi mystique

Explication

La légitimité royale associe la figure du roi seigneur, propriétaire d’une terre, celle du roi législateur, détenteur d’une autorité juridique, et celle du roi mystique, investi d’une fonction religieuse. Ces dimensions ne se réduisent donc pas à la puissance militaire ou patrimoniale.

6. Par quel mécanisme la justice royale affirme-t-elle sa supériorité sur les justices seigneuriales ?

Par le droit d’appel exercé notamment par les sénéchaussées
Par la délégation de la justice royale aux principales familles nobles
Par l’abolition immédiate de toutes les juridictions seigneuriales
Par l’élection des juges locaux par les communautés rurales

Par le droit d’appel exercé notamment par les sénéchaussées

Explication

La justice royale renforce sa supériorité en permettant de faire appel des décisions seigneuriales, notamment auprès des sénéchaussées. Les juridictions seigneuriales ne disparaissent pas immédiatement, mais elles sont soumises à cette hiérarchie judiciaire.

7. Quelle distinction décrit correctement le domaine royal et les fiefs du royaume de France ?

Les apanages relèvent directement de la Couronne, tandis que les provinces sont exclues du royaume.
Les fiefs relèvent directement de la Couronne, tandis que le domaine royal appartient aux seigneurs du royaume.
Le domaine royal correspond aux territoires étrangers, tandis que les fiefs forment le patrimoine direct du souverain.
Le domaine royal relève directement de la Couronne, tandis que les fiefs appartiennent au royaume sans en relever directement.

Le domaine royal relève directement de la Couronne, tandis que les fiefs appartiennent au royaume sans en relever directement.

Explication

Le domaine royal est placé sous l’autorité directe de la Couronne, alors que les fiefs appartiennent au royaume sans relever directement du pouvoir royal. Cette distinction permet de différencier l’appartenance au royaume de l’exercice direct de l’autorité monarchique.

8. Qu’est-ce qui caractérise une société d’ordres ?

Des droits et des privilèges différenciés organisent la société comme une constitution sociale
Des liens personnels de fidélité remplacent les règles juridiques entre les individus
Une égalité juridique générale supprime les distinctions entre les groupes sociaux
Une administration centralisée attribue les fonctions selon la richesse de chacun

Des droits et des privilèges différenciés organisent la société comme une constitution sociale

Explication

La société d’ordres repose sur des droits et des privilèges différenciés qui structurent durablement l’organisation sociale. Elle se distingue donc d’une société fondée sur l’égalité juridique des droits.

9. Que prévoit le concordat de Bologne signé le 18 août 1516 concernant les bénéfices ecclésiastiques ?

Le roi de France dirige le clergé, tandis que les évêques administrent les finances.
Le roi de France nomme aux bénéfices, tandis que le pape conserve les pouvoirs canoniques.
Le pape nomme aux bénéfices, tandis que le roi conserve les pouvoirs judiciaires.
Les évêques nomment aux bénéfices, tandis que le roi contrôle les rites religieux.

Le roi de France nomme aux bénéfices, tandis que le pape conserve les pouvoirs canoniques.

Explication

Le concordat accorde au roi de France la nomination aux bénéfices ecclésiastiques, mais maintient les pouvoirs canoniques entre les mains du pape. Il ne place donc pas l’ensemble de l’autorité religieuse sous le contrôle royal.

10. Quelle transformation institutionnelle résulte de l’Acte de suprématie du 3 novembre 1534 ?

Le roi d’Angleterre partage la direction religieuse avec le pape de Rome.
Les évêques anglais obtiennent une autonomie complète à l’égard du pouvoir royal.
Le roi d’Angleterre devient le chef unique et suprême de l’Église d’Angleterre.
Le Parlement anglais devient l’autorité spirituelle principale du royaume.

Le roi d’Angleterre devient le chef unique et suprême de l’Église d’Angleterre.

Explication

L’Acte de suprématie place l’Église d’Angleterre sous l’autorité suprême du roi. Cette décision rompt avec le modèle d’une Église catholique soumise au pape, mais ne transfère pas cette autorité au Parlement ni aux évêques.

11. Comment un officier pouvait-il transmettre sa charge dans le système décrit ?

En cédant sa charge au roi contre une taxe proportionnelle à sa fortune.
En payant la Paulette, fixée à un soixantième de ses revenus.
En obtenant une dispense pontificale calculée selon ses bénéfices religieux.
En faisant confirmer sa succession par les membres de son administration.

En payant la Paulette, fixée à un soixantième de ses revenus.

Explication

La Paulette permet aux officiers de transmettre leur office en échange d’un paiement fixé à un soixantième de leurs revenus. La transmission ne dépend donc pas d’une dispense pontificale ni d’une validation collective de l’administration.

12. Pourquoi les princes italiens financent-ils les arts et les lettres à la Renaissance ?

Pour remplacer les échanges marchands par une économie fondée sur les œuvres d’art.
Pour rivaliser avec les grandes familles et affirmer leur prestige politique et social.
Pour transmettre les charges administratives aux artistes employés dans leurs cours.
Pour imposer une culture commune contrôlée par les autorités religieuses italiennes.

Pour rivaliser avec les grandes familles et affirmer leur prestige politique et social.

Explication

Le mécénat princier sert aux familles dirigeantes à se concurrencer et à afficher leur prestige. La prospérité marchande contribue aussi à la diffusion culturelle, mais elle n’explique pas à elle seule la fonction politique du mécénat.

13. Selon François Braudel dans Le Modèle Italien, quels facteurs expliquent la supériorité culturelle italienne ?

La puissance militaire des cités et l’unification politique de l’Italie.
La domination pontificale des écoles et la baisse des échanges commerciaux.
La prospérité marchande de la péninsule et le mécénat princier.
La diffusion de la scolastique et l’isolement culturel des principautés.

La prospérité marchande de la péninsule et le mécénat princier.

Explication

François Braudel associe la supériorité culturelle italienne à la prospérité marchande et au mécénat princier. L’explication ne repose donc ni sur une unification politique, qui n’existe pas alors, ni sur un recul des échanges.

14. Quelle définition correspond à la philologie humaniste ?

La création d’œuvres littéraires nouvelles à partir des modèles artistiques des cours italiennes.
L’étude d’une langue et de sa littérature à partir de documents écrits, avec une critique littéraire, historique et linguistique.
L’interprétation des textes selon des autorités reconnues, sans examen de leur langue ni de leur contexte.
L’enseignement de la théologie par des discussions fondées sur des principes religieux établis.

L’étude d’une langue et de sa littérature à partir de documents écrits, avec une critique littéraire, historique et linguistique.

Explication

La philologie examine les textes écrits et leur langue en mobilisant des approches littéraire, historique et linguistique. Elle se distingue ainsi de la scolastique, qui privilégie davantage l’argument d’autorité.

15. Que démontre Lorenzo Valla en 1440 à propos de la Donation de Constantin ?

Qu’elle constitue une traduction médiévale fidèle d’un décret romain antique.
Qu’elle a été rédigée par Constantin pour organiser les institutions impériales.
Qu’il s’agit d’un faux rédigé plusieurs siècles après le règne de Constantin.
Qu’il s’agit d’un acte authentique confirmant les possessions temporelles de l’Église.

Qu’il s’agit d’un faux rédigé plusieurs siècles après le règne de Constantin.

Explication

Lorenzo Valla montre par l’analyse du texte que la Donation de Constantin est un faux composé bien après le règne de l’empereur. Elle ne peut donc pas être considérée comme un acte authentique légitimant directement les possessions de l’Église.

16. Quelle idée centrale Machiavel formule-t-il dans Le Prince, rédigé en 1513 ?

Le prince doit gouverner en respectant les règles morales indépendamment des circonstances.
Le prince peut employer les moyens nécessaires pour assurer son autorité.
Le prince doit confier l’exercice du pouvoir aux institutions religieuses du royaume.
Le prince doit abandonner toute contrainte politique pour préserver la liberté de ses sujets.

Le prince peut employer les moyens nécessaires pour assurer son autorité.

Explication

Dans Le Prince, Machiavel affirme que la conservation de l’autorité peut conduire le prince à employer les moyens nécessaires. Cette conception s’écarte d’un gouvernement soumis en toutes circonstances à des exigences morales idéales.

17. Quel changement l’invention de l’imprimerie en 1454 entraîne-t-elle principalement dans la circulation des textes ?

Elle permet une diffusion massive des textes, plus rapide et plus étendue que la copie manuscrite.
Elle rend les textes accessibles grâce à des exemplaires copiés à la main en grand nombre.
Elle réserve la transmission des textes aux ateliers spécialisés des monastères européens.
Elle remplace les correspondances savantes par des échanges oraux entre les universités.

Elle permet une diffusion massive des textes, plus rapide et plus étendue que la copie manuscrite.

Explication

L’imprimerie accélère et élargit considérablement la diffusion des textes par rapport à la copie manuscrite, plus lente et limitée. La copie manuelle ne devient pas un moyen de production massive comparable à l’impression.

18. Quel mécanisme permet à la République des Lettres de relier les milieux humanistes européens ?

Des traductions officielles contrôlées par les autorités religieuses dans chaque royaume.
Des voyages intellectuels et des correspondances entre centres humanistes et universités.
Des concours artistiques organisés par les mécènes dans les principales cités italiennes.
Des apprentissages itinérants accomplis par les artisans dans les ateliers urbains.

Des voyages intellectuels et des correspondances entre centres humanistes et universités.

Explication

La République des Lettres repose sur la circulation des savants et sur leurs échanges épistolaires entre différents centres intellectuels. Les apprentissages itinérants concernent plutôt la formation professionnelle dans les ateliers.

19. Quelle évolution caractérise le statut de l’artiste de la Renaissance à partir des années 1470 ?

Il abandonne les commandes des mécènes pour produire des œuvres destinées au commerce populaire.
Il devient progressivement un créateur identifié, dont la signature et la manière sont reconnues.
Il reçoit une formation universitaire qui remplace l’apprentissage pratique au sein des ateliers.
Il reste principalement un artisan anonyme travaillant sous le nom collectif de son atelier.

Il devient progressivement un créateur identifié, dont la signature et la manière sont reconnues.

Explication

À partir des années 1470, l’artiste acquiert progressivement une identité individuelle reconnaissable par sa signature et sa touche. La figure de l’artisan anonyme de la bottega correspond à une conception plus ancienne et moins individualisée.

20. Quelle distinction décrit correctement le rôle du sfumato et celui des nouvelles techniques de gravure à la Renaissance ?

Le sfumato organise la formation des apprentis, tandis que la gravure détermine la signature du peintre.
Le sfumato transforme l’effet visuel d’une peinture, tandis que la gravure facilite la reproduction et la diffusion des œuvres.
Le sfumato reproduit les tableaux sur papier, tandis que la gravure adoucit les contours des personnages peints.
Le sfumato diffuse les œuvres entre les villes, tandis que la gravure améliore les transitions lumineuses des tableaux.

Le sfumato transforme l’effet visuel d’une peinture, tandis que la gravure facilite la reproduction et la diffusion des œuvres.

Explication

Le sfumato, utilisé notamment par Léonard de Vinci, agit sur l’apparence visuelle de la peinture, tandis que la gravure favorise sa reproduction et sa circulation. Les effets de douceur et de transition picturale relèvent du sfumato, non de la fonction principale de la gravure.

21. Quelle croyance demeure largement partagée par les chrétiens d’Europe au XVIe siècle malgré les critiques contre l’Église ?

L’idée que les divergences entre chrétiens rendent impossible toute foi commune.
La croyance en la vie éternelle et au salut après la mort.
La conviction que les pratiques religieuses ont perdu toute valeur spirituelle.
La certitude que la critique de l’Église conduit nécessairement à l’athéisme.

La croyance en la vie éternelle et au salut après la mort.

Explication

Les chrétiens européens partagent principalement l’espérance de la vie éternelle et du salut après la mort. Critiquer l’Église ne signifie pas renoncer à la croyance chrétienne ni adopter l’athéisme.

22. Quel est l’effet d’une indulgence dans la pratique religieuse du XVIe siècle ?

Elle diminue la pénitence due pour les péchés sans supprimer leur pardon nécessaire.
Elle transforme une faute grave en acte acceptable sans rapport avec la pénitence.
Elle efface entièrement les péchés sans demander de démarche pénitentielle au croyant.
Elle remplace la prière individuelle par une contribution financière versée à l’Église.

Elle diminue la pénitence due pour les péchés sans supprimer leur pardon nécessaire.

Explication

L’indulgence réduit la pénitence due pour les péchés, mais elle ne constitue pas un effacement complet du péché. Elle ne remplace donc pas la démarche de pardon et de pénitence exigée dans la vie religieuse.

23. Quelle pratique correspond à la Dévotion moderne, mouvement spirituel né au XIVe siècle dans les Pays-Bas ?

La formation théologique réservée aux clercs dans les universités contrôlées par les autorités religieuses.
La lecture personnelle des textes sacrés, associée à l’examen de conscience et à la prière individuelle.
La diffusion de textes profanes destinés à remplacer les pratiques de prière dans les communautés urbaines.
La célébration de rites publics fondés sur les traditions artistiques des cours princières européennes.

La lecture personnelle des textes sacrés, associée à l’examen de conscience et à la prière individuelle.

Explication

La Dévotion moderne valorise une relation personnelle avec la foi par la lecture des textes sacrés, l’examen de conscience et la prière individuelle. Elle ne se définit pas par une formation réservée aux clercs ni par le remplacement des pratiques religieuses.

24. Quelle publication Érasme réalise-t-il en 1516 ?

Une traduction française des Évangiles accompagnée de commentaires contestant la vie monastique.
Une version grecque du Nouveau Testament accompagnée de notes comparant son texte à la Vulgate.
Une nouvelle édition latine de la Bible fondée sur des manuscrits produits dans les universités allemandes.
Un recueil de prières en grec destiné à remplacer les textes bibliques utilisés par l’Église.

Une version grecque du Nouveau Testament accompagnée de notes comparant son texte à la Vulgate.

Explication

En 1516, Érasme publie une version grecque du Nouveau Testament avec des notes comparant son texte à la Vulgate. Il ne s’agit ni d’une traduction française ni d’un recueil de prières destiné à remplacer la Bible.

25. Quel principe luthérien la Confession d’Augsbourg expose-t-elle en 1530 concernant le salut ?

Le salut dépend des sacrements, des œuvres et de l’autorité pontificale.
Le salut s’obtient par l’obéissance aux décisions du clergé et des conciles.
Le salut repose sur la foi seule, sous l’autorité centrale de la Bible.
Le salut résulte de la médiation des saints et des prières pour les défunts.

Le salut repose sur la foi seule, sous l’autorité centrale de la Bible.

Explication

La Confession d’Augsbourg affirme le salut par la foi seule et place la Bible au centre de l’autorité religieuse. L’importance des sacrements et des œuvres caractérise plutôt la position catholique maintenue lors de la Réforme.

26. Laquelle de ces propositions appartient aux cinq solas du protestantisme ?

La grâce seule
Les sacrements seuls
Les saints seuls
Le clergé seul

La grâce seule

Explication

La grâce seule fait partie des cinq solas, avec l’Écriture, le Christ, la foi et la gloire de Dieu. Les trois autres propositions ne figurent pas dans cette formulation doctrinale protestante.

27. Quelle distinction oppose la transsubstantiation catholique à la conception luthérienne de l’eucharistie ?

La conception catholique affirme une transformation du pain et du vin, tandis que Luther la lie à la célébration.
La conception catholique transforme les espèces après la messe, tandis que Luther nie toute relation avec le Christ.
La conception catholique réserve la transformation au clergé, tandis que Luther la rapporte au culte des saints.
La conception catholique refuse toute présence du Christ, tandis que Luther accepte une transformation durable.

La conception catholique affirme une transformation du pain et du vin, tandis que Luther la lie à la célébration.

Explication

La transsubstantiation catholique désigne la transformation du pain et du vin en corps et sang du Christ. La conception luthérienne situe cette transformation pendant la célébration, ce qui constitue la distinction essentielle.

28. Quelle décision doctrinale caractérise le concile de Trente réuni de 1545 à 1563 ?

Il supprime le purgatoire et remplace le clergé par des assemblées de fidèles.
Il autorise le mariage des prêtres et rejette les pratiques liées au culte des saints.
Il adopte le salut par la foi seule et réduit l’autorité religieuse à la Bible.
Il réaffirme le culte des saints, le rôle du clergé, le célibat sacerdotal et le purgatoire.

Il réaffirme le culte des saints, le rôle du clergé, le célibat sacerdotal et le purgatoire.

Explication

Le concile de Trente réaffirme plusieurs éléments fondamentaux du catholicisme, dont le culte des saints, le clergé, le célibat sacerdotal et le purgatoire. Le salut par la foi seule et le rejet du purgatoire appartiennent aux positions associées à la Réforme protestante.

29. Quelle conséquence géopolitique est directement liée à la prise de Constantinople par Mehmet II le 29 mai 1453 ?

Elle donne aux royaumes européens un accès direct aux marchés asiatiques.
Elle établit une alliance durable entre l’Empire ottoman et les souverains espagnols.
Elle permet aux Portugais de traverser immédiatement l’océan Atlantique.
Elle renforce le contrôle ottoman des routes commerciales vers l’Orient.

Elle renforce le contrôle ottoman des routes commerciales vers l’Orient.

Explication

La prise de Constantinople renforce la maîtrise ottomane des routes commerciales orientales après deux mois de siège. Cette situation encourage les Européens à rechercher des itinéraires maritimes alternatifs plutôt qu’un accès européen direct aux marchés asiatiques.

30. Quel itinéraire les Portugais privilégient-ils pour atteindre les Indes orientales en évitant l’intermédiaire ottoman ?

La traversée de l’Atlantique vers l’ouest pour rejoindre l’Asie.
La navigation septentrionale autour de l’Europe et de la mer Baltique.
Le contournement de l’Afrique par une route maritime vers l’est.
Le passage terrestre par les territoires contrôlés par Constantinople.

Le contournement de l’Afrique par une route maritime vers l’est.

Explication

Le projet portugais consiste à contourner l’Afrique afin d’atteindre les Indes orientales sans dépendre de l’intermédiaire ottoman. La route par l’ouest correspond au projet de Christophe Colomb, et non à la stratégie portugaise.

31. Que se passe-t-il le 12 octobre 1492 lors du voyage financé par les souverains espagnols ?

Christophe Colomb prend Constantinople après une expédition maritime.
Christophe Colomb contourne l’Afrique et atteint les Indes orientales.
Christophe Colomb atteint les Bahamas et les croit proches du Japon.
Christophe Colomb débarque au Portugal en pensant avoir atteint l’Afrique.

Christophe Colomb atteint les Bahamas et les croit proches du Japon.

Explication

Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb atteint les Bahamas après avoir obtenu le financement des souverains espagnols et pense se trouver près du Japon. Il n’a donc ni contourné l’Afrique ni atteint réellement l’Asie orientale.

32. Quel ensemble d’innovations contribue à améliorer la navigation hauturière européenne ?

La poudre à canon, le château fort, le sceau, la herse et le métier à tisser.
La catapulte, le trébuchet, l’armure, le moulin à vent et les chroniques royales.
Le calendrier liturgique, la charrue, le canon, le parchemin et les fortifications.
La boussole chinoise, le gouvernail d’étambot, l’astrolabe, la caravelle et les portulans.

La boussole chinoise, le gouvernail d’étambot, l’astrolabe, la caravelle et les portulans.

Explication

La navigation hauturière bénéficie notamment de la boussole chinoise, du gouvernail d’étambot, de l’astrolabe, de la caravelle et des portulans. Les autres ensembles regroupent des techniques militaires, agricoles ou administratives qui ne constituent pas cet équipement nautique.

33. Quelle évolution politique distingue la France de Louis XIV de l’Angleterre à l’époque moderne ?

La France adopte un modèle parlementaire, tandis que l’Angleterre accroît la souveraineté personnelle du roi.
La France et l’Angleterre confient leur souveraineté à des assemblées représentatives équivalentes.
La France renforce l’autorité monarchique, tandis que l’Angleterre évolue vers un modèle parlementaire.
La France et l’Angleterre établissent un pouvoir royal partagé de manière identique avec les tribunaux.

La France renforce l’autorité monarchique, tandis que l’Angleterre évolue vers un modèle parlementaire.

Explication

La France de Louis XIV évolue vers l’absolutisme, alors que l’Angleterre développe un modèle parlementaire fondé sur le consentement politique. Les deux royaumes ne suivent donc pas une trajectoire institutionnelle identique.

34. Comment définir l’absolutisme sur le plan de la souveraineté ?

La souveraineté du roi est indivisible et ne se partage avec aucune institution.
La souveraineté appartient aux tribunaux qui contrôlent les décisions prises par le monarque.
La souveraineté revient aux assemblées chargées de consentir aux impôts et aux armées.
La souveraineté est répartie entre le roi, le Parlement et les représentants des villes.

La souveraineté du roi est indivisible et ne se partage avec aucune institution.

Explication

L’absolutisme conçoit la souveraineté royale comme indivisible et non partagée avec une institution. Le partage entre plusieurs pouvoirs et le consentement parlementaire relèvent plutôt du modèle parlementaire.

35. Quel pouvoir le Parlement anglais exerce-t-il dans le fonctionnement politique du royaume ?

Il doit consentir à l’impôt et à la levée d’une armée, tout en possédant une haute justice.
Il dirige les expéditions coloniales et fixe les itinéraires commerciaux vers l’Orient.
Il détermine la succession royale et remplace les tribunaux par des commissions militaires.
Il nomme directement les évêques et contrôle la doctrine religieuse de toutes les paroisses.

Il doit consentir à l’impôt et à la levée d’une armée, tout en possédant une haute justice.

Explication

Le Parlement anglais intervient dans l’autorisation de l’impôt et de la levée d’une armée, et il possède aussi un pouvoir de haute justice. Les autres fonctions proposées ne correspondent pas aux prérogatives parlementaires indiquées.

36. Quelle évolution décrit correctement les recettes fiscales françaises entre 1630 et 1648 ?

Elles passent de 15 millions de livres en 1630 à 39 millions en 1636, puis dépassent 50 millions.
Elles passent de 39 millions de livres en 1630 à 15 millions en 1636, puis restent proches de ce niveau.
Elles restent autour de 15 millions de livres jusqu’en 1648 avant de diminuer progressivement.
Elles dépassent 50 millions de livres dès 1630, puis retombent à 39 millions en 1636.

Elles passent de 15 millions de livres en 1630 à 39 millions en 1636, puis dépassent 50 millions.

Explication

Les recettes fiscales augmentent fortement : 15 millions de livres en 1630, 39 millions en 1636, puis plus de 50 millions entre 1643 et 1648. Les autres propositions inversent ou minimisent cette progression.

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Quelle était la population de la France au début du XVIe siècle ?

Environ 16 millions de sujets.

Quelle était la superficie de la France au début du XVIe siècle ?

Environ 425 000 km².

Quelle caractéristique économique avait l'Angleterre au début du XVIe siècle ?

Une économie essentiellement agraire.

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