QCM : Évolution du roman moderne (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux le genre romanesque ?

Il organise une suite d’événements merveilleux portée par des héros sans identité singulière.
Il rapporte les paroles d’un locuteur réel dans une situation de communication explicitement définie.
Il présente des idées générales sans personnages ni ancrage historique déterminé.
Il développe un récit avec des personnages individualisés dans un contexte historique précis.

Il développe un récit avec des personnages individualisés dans un contexte historique précis.

Explication

Le genre romanesque met en scène des personnages individualisés, notamment par leur langage, dans un contexte historique précis. La présence d’idées générales ou d’un locuteur réel ne suffit pas à définir ce genre.

2. Quelle distinction permet de comprendre l’écriture romanesque ?

Les techniques narratives concernent les personnages, tandis que les influences historiques concernent exclusivement la structure du récit.
Les techniques narratives relèvent du contexte, tandis que les influences historiques, sociales et mentales relèvent de la forme.
Les techniques narratives relèvent de la forme, tandis que les influences historiques, sociales et mentales relèvent du contexte.
Les techniques narratives décrivent une époque, tandis que les influences sociales et mentales organisent les dialogues entre personnages.

Les techniques narratives relèvent de la forme, tandis que les influences historiques, sociales et mentales relèvent du contexte.

Explication

L’écriture romanesque associe une dimension formelle, constituée par les techniques narratives, et une dimension contextuelle, liée aux influences historiques, sociales et mentales. Inverser ces deux dimensions constitue la confusion principale.

3. Comment Platon distingue-t-il la diégèse de la mimèsis dans La République ?

La diégèse combine plusieurs héros, tandis que la mimèsis réduit l’action à un récit porté par un seul narrateur.
La diégèse décrit les émotions du public, tandis que la mimèsis présente les événements dans leur contexte historique.
La diégèse imite les actions d’un personnage, tandis que la mimèsis rapporte les faits par le poète lui-même.
La diégèse rapporte les faits par le poète, tandis que la mimèsis imite la parole ou l’action d’un personnage.

La diégèse rapporte les faits par le poète, tandis que la mimèsis imite la parole ou l’action d’un personnage.

Explication

Chez Platon, la diégèse correspond au récit pris en charge par le poète, alors que la mimèsis donne l’impression qu’un personnage parle ou agit. La confusion consiste à attribuer à la diégèse l’imitation directe d’un personnage.

4. Quelle combinaison caractérise l’épopée sur le plan de la représentation ?

Elle reproduit les paroles des personnages sans intervention narrative du poète.
Elle privilégie la narration du poète en excluant les paroles des personnages.
Elle abandonne la narration et présente une succession d’actions directement jouées.
Elle combine la narration du poète et les propos rapportés des personnages.

Elle combine la narration du poète et les propos rapportés des personnages.

Explication

L’épopée associe la voix narrative du poète aux paroles rapportées des personnages. Elle ne se réduit donc ni à un récit entièrement narré ni à une représentation entièrement directe.

5. Comment l’épopée représente-t-elle les événements qui affectent un peuple ?

Elle les transforme en scènes comiques centrées sur les conflits privés de plusieurs familles.
Elle les présente à travers une foule de personnages ordinaires aux trajectoires strictement individuelles.
Elle les rapporte comme des faits neutres sans héros exemplaires ni valeur collective.
Elle les présente à travers quelques héros stylisés, exemplaires et porteurs d’un idéal collectif.

Elle les présente à travers quelques héros stylisés, exemplaires et porteurs d’un idéal collectif.

Explication

L’épopée donne une portée collective aux événements en les faisant passer par un nombre restreint de héros stylisés et exemplaires. Les personnages épiques incarnent ainsi un idéal partagé plutôt que des destins purement individuels.

6. Que signifie, selon Milan Kundera, suspendre le jugement moral dans le roman ?

Renoncer à toute réflexion morale pour présenter les actions comme indifférentes.
Remplacer l’analyse des actions par une narration destinée à divertir le lecteur.
Approuver les comportements des personnages lorsqu’ils sont expliqués par leur histoire personnelle.
S’opposer à une condamnation immédiate afin de comprendre les personnages et les situations.

S’opposer à une condamnation immédiate afin de comprendre les personnages et les situations.

Explication

La suspension du jugement moral consiste à refuser une condamnation immédiate qui interviendrait avant la compréhension. Elle ne rend pas le roman immoral et ne suppose pas d’approuver les actes représentés.

7. Quel effet l’humour produit-il sur le jugement moral dans le roman ?

Il supprime les conflits de valeurs en transformant les personnages en figures exemplaires.
Il renforce une condamnation immédiate en présentant les comportements comme clairement fautifs.
Il rend les éléments ambigus et contribue ainsi à suspendre le jugement moral.
Il remplace les actions représentées par une réflexion abstraite sur les règles morales.

Il rend les éléments ambigus et contribue ainsi à suspendre le jugement moral.

Explication

L’humour introduit de l’ambiguïté dans les éléments qu’il touche, ce qui éloigne le roman d’un jugement moral immédiat. Il ne renforce donc pas mécaniquement la condamnation des comportements.

8. Quelle double fonction Pierre-Daniel Huet attribue-t-il au roman ?

Critiquer les théologiens par une satire directe et transmettre aux lecteurs une morale religieuse explicite.
Former les héros politiques par des exemples historiques et divertir les lecteurs par des aventures merveilleuses.
Instruire les esprits élevés par une forme savante et distraire les esprits grossiers par des récits sans portée.
Instruire les esprits grossiers par une forme accessible et divertir les esprits élevés par des images de la vérité.

Instruire les esprits grossiers par une forme accessible et divertir les esprits élevés par des images de la vérité.

Explication

Huet attribue au roman une fonction pédagogique adaptée aux esprits grossiers et une fonction de divertissement destinée aux esprits élevés, grâce à des images de la vérité. Cette conception ne réduit donc pas le roman à une instruction savante ou à un simple divertissement.

9. Quelle place le roman occupe-t-il dans la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles ?

Celle d’un genre considéré comme mineur
Celle d’un genre associé principalement à la poésie
Celle d’un genre réservé aux récits historiques
Celle d’un genre placé au sommet de la hiérarchie

Celle d’un genre considéré comme mineur

Explication

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le roman est perçu comme un genre mineur, ce qui explique la discrétion de nombreux romanciers. Il ne bénéficie donc pas encore de la position affirmée qu’il occupera dans des périodes ultérieures.

10. Dans les romans de l’âge classique, qu’est-ce qui détermine les choix de composition et de point de vue ?

La longueur matérielle du manuscrit
Le succès attendu auprès des lecteurs
Le rapport de l’auteur à son œuvre
Le nombre de personnages secondaires

Le rapport de l’auteur à son œuvre

Explication

Le rapport que l’auteur entretient avec son œuvre oriente la composition du récit et le choix du point de vue. La longueur du manuscrit ne constitue pas le principe déterminant indiqué ici.

11. Quelle évolution du rôle de l’auteur distingue ces trois romans classiques ?

Il est contesté dans La Princesse de Clèves, tyrannique dans Le Roman comique et visible dans Jacques le fataliste.
Il est visible dans La Princesse de Clèves, absent dans Le Roman comique et contesté dans Jacques le fataliste.
Il est absent dans La Princesse de Clèves, visible dans Le Roman comique et tyrannique dans Jacques le fataliste.
Il est tyrannique dans La Princesse de Clèves, contesté dans Le Roman comique et absent dans Jacques le fataliste.

Il est absent dans La Princesse de Clèves, visible dans Le Roman comique et tyrannique dans Jacques le fataliste.

Explication

La Princesse de Clèves efface la présence auctoriale, tandis que Le Roman comique la rend visible et que Jacques le fataliste la présente comme tyrannique. Les autres combinaisons inversent ces caractéristiques.

12. Dans le roman épistolaire, pourquoi les personnages prennent-ils la place de l’auteur ?

Ils transforment leurs lettres en commentaires détachés de l’intrigue.
Ils écrivent ce qu’ils vivent et vivent ce qu’ils écrivent.
Ils racontent des événements extérieurs sans exprimer leur expérience.
Ils décrivent les actions d’un narrateur qui contrôle leurs lettres.

Ils écrivent ce qu’ils vivent et vivent ce qu’ils écrivent.

Explication

Les personnages épistolaires produisent eux-mêmes la matière vécue et écrite du récit, ce qui les substitue à l’auteur et l’évince. L’idée d’un narrateur extérieur contrôlant leurs lettres contredit ce fonctionnement.

13. Quelle rupture La Princesse de Clèves opère-t-elle par rapport aux romans précieux d’Honoré d’Urfé et de Mlle de Scudéry ?

Elle conserve les aventures fabuleuses tout en réduisant les descriptions sociales.
Elle prend davantage en compte la réalité et transforme les formes romanesques.
Elle abandonne les personnages amoureux pour privilégier les récits historiques.
Elle remplace la narration romanesque par une succession de lettres authentiques.

Elle prend davantage en compte la réalité et transforme les formes romanesques.

Explication

La Princesse de Clèves se distingue des aventures fabuleuses des romans précieux par son attention à la réalité et par une transformation des formes romanesques. Elle ne se réduit ni à l’histoire ni à une correspondance authentique.

14. Comment l’alternance des scènes sociales et des moments de solitude construit-elle le personnage de la princesse ?

La société interrompt l’action, tandis que la solitude introduit des aventures fabuleuses.
La société révèle ses pensées, tandis que la solitude la prive de toute réflexion personnelle.
La société la soumet au regard d’autrui, tandis que la solitude lui donne accès à son intériorité.
La société efface son identité, tandis que la solitude la transforme en narratrice omnisciente.

La société la soumet au regard d’autrui, tandis que la solitude lui donne accès à son intériorité.

Explication

Les scènes sociales montrent la princesse exposée au regard des autres, alors que la solitude lui permet de se regarder et de se reconnaître. La solitude ne supprime donc pas sa réflexion : elle rend son intériorité accessible.

15. Quelle combinaison caractérise la structure du Roman comique ?

Une inspiration historique et une représentation réaliste organisée autour de débats politiques.
Une inspiration courtoise et une représentation burlesque faite de chutes, de bagarres et de gesticulations.
Une inspiration philosophique et une représentation épistolaire centrée sur l’échange de lettres.
Une inspiration tragique et une représentation élégiaque fondée sur les lamentations et les monologues.

Une inspiration courtoise et une représentation burlesque faite de chutes, de bagarres et de gesticulations.

Explication

Le Roman comique superpose des éléments courtois hérités des romans précieux et une dimension burlesque marquée par les chutes, les bagarres et la gesticulation. Il ne repose donc pas sur une structure tragique, historique ou épistolaire.

16. Quels sont les deux dialogues qui structurent Jacques le fataliste ?

Le dialogue entre l’auteur et le lecteur, ainsi que celui entre Jacques et son maître.
Le dialogue entre le maître et le narrateur, ainsi que celui entre l’auteur et Saint-Preux.
Le dialogue entre le narrateur et le public, ainsi que celui entre Julie et Saint-Preux.
Le dialogue entre Jacques et le lecteur, ainsi que celui entre l’auteur et son maître.

Le dialogue entre l’auteur et le lecteur, ainsi que celui entre Jacques et son maître.

Explication

Jacques le fataliste associe un dialogue auctorial avec le lecteur à un dialogue interne entre Jacques et son maître. Le premier concerne la construction du récit, tandis que le second appartient à l’intrigue racontée.

17. Comment l’auteur de Jacques le fataliste conduit-il le lecteur dans la construction du récit ?

Il propose plusieurs suites, les écarte, puis retient souvent la moins romanesque.
Il suit les projets des personnages sans intervenir dans l’organisation des événements.
Il impose dès le début une intrigue unique et multiplie ensuite les aventures extraordinaires.
Il laisse le lecteur choisir définitivement entre plusieurs dénouements également développés.

Il propose plusieurs suites, les écarte, puis retient souvent la moins romanesque.

Explication

L’auteur ouvre plusieurs possibilités narratives, les soumet au lecteur, puis en élimine certaines avant de retenir une suite souvent peu romanesque. Il ne délègue donc pas définitivement le choix du dénouement au lecteur.

18. Quelle relation paradoxale unit les conceptions de Jacques et de son maître ?

Le fatalisme de Jacques produit son découragement, tandis que le libre arbitre du maître le rend dépendant des autres.
Le fatalisme de Jacques favorise ses initiatives, tandis que le libre arbitre du maître l’incline au découragement.
Le fatalisme de Jacques entraîne sa passivité, tandis que le libre arbitre du maître renforce ses initiatives.
Le fatalisme de Jacques supprime ses choix, tandis que le libre arbitre du maître lui permet de maîtriser les événements.

Le fatalisme de Jacques favorise ses initiatives, tandis que le libre arbitre du maître l’incline au découragement.

Explication

Jacques affirme un fatalisme qui ne l’empêche pas d’agir et de prendre des initiatives, alors que son maître, plus proche du libre arbitre, tend à subir et à se décourager. La conception philosophique affichée ne produit donc pas chez eux les effets attendus de manière intuitive.

19. Quel rôle les lettres jouent-elles dans le roman épistolaire ?

Elles interrompent l’intrigue afin de présenter des informations indépendantes de l’action.
Elles donnent aux personnages un moyen de communiquer sans modifier la progression narrative.
Elles constituent les événements du récit par leur échange, leur ordre et leur interprétation.
Elles servent principalement à commenter après coup des événements racontés par un narrateur extérieur.

Elles constituent les événements du récit par leur échange, leur ordre et leur interprétation.

Explication

Dans le roman épistolaire, l’échange des lettres, leur succession et leur interprétation forment la matière même de l’action. Elles ne sont donc pas de simples commentaires ajoutés à une intrigue indépendante.

20. Quelle caractéristique distingue principalement le roman gothique du roman réaliste ?

Il décrit les pratiques sociales ordinaires à travers des personnages nuancés.
Il présente des héros comiques confrontés aux règles de la vie quotidienne.
Il privilégie l’épouvante, les lieux sinistres et les personnages stéréotypés.
Il analyse les conflits politiques dans des décors historiques précisément documentés.

Il privilégie l’épouvante, les lieux sinistres et les personnages stéréotypés.

Explication

Le roman gothique repose sur l’épouvante, les décors inquiétants et des figures stéréotypées comme la victime ou le justicier. Le roman réaliste, au contraire, cherche à représenter la société ordinaire plutôt que des situations d’épouvante.

21. Quel écrivain a influencé des œuvres françaises comme Notre-Dame de Paris, Les Chouans et Le Capitaine Fracasse ?

Walter Scott, auteur d’Ivanhoé et de Waverley.
Benjamin Constant, auteur d’Adolphe et de son Journal.
Léon Blum, auteur de Stendhal et le beylisme.
Horace Walpole, auteur du Château d’Otrante.

Walter Scott, auteur d’Ivanhoé et de Waverley.

Explication

Walter Scott a influencé plusieurs romans français, notamment Notre-Dame de Paris, Les Chouans, les Chroniques du règne de Charles IX et Le Capitaine Fracasse. Horace Walpole est associé à la naissance du roman gothique, non à cette série d’influences romanesques.

22. Que désigne l’expression « mal du siècle » dans la littérature romantique ?

Une révolte politique organisée contre les institutions monarchiques.
Une nostalgie heureuse provoquée par le retour à la vie familiale.
Une mélancolie historique et une inquiétude face à l’avenir.
Une indétermination des désirs sans dimension historique particulière.

Une mélancolie historique et une inquiétude face à l’avenir.

Explication

Le mal du siècle désigne la mélancolie et l’incertitude d’une jeunesse privée d’un passé glorieux et inquiète de son avenir. L’indétermination des désirs correspond plus précisément au vague des passions.

23. Quelle évolution caractérise la relation entre le héros d’Adolphe et Ellénore ?

Il la séduit, veut rompre, puis reste attaché à elle et contribue indirectement à sa mort.
Il la protège d’un danger, lui avoue son amour, puis meurt en cherchant à la sauver.
Il la rencontre par hasard, l’épouse rapidement, puis abandonne toute vie sociale avec elle.
Il la rejette d’emblée, accepte son départ, puis regrette une relation restée sans conséquence.

Il la séduit, veut rompre, puis reste attaché à elle et contribue indirectement à sa mort.

Explication

Dans Adolphe, le héros séduit Ellénore, souhaite ensuite se séparer d’elle, mais demeure prisonnier de son attachement, ce qui contribue indirectement à sa mort. Le récit ne présente donc pas une relation rapidement stabilisée ni un amour héroïque réciproque.

24. Comment Benjamin Constant caractérise-t-il la maladie morale du siècle dans Adolphe ?

Par la ferveur religieuse, la discipline personnelle et la maîtrise des passions.
Par l’enthousiasme, la confiance en l’avenir et l’action politique collective.
Par la fatigue, l’incertitude, l’absence de force et l’analyse constante des sentiments.
Par la colère sociale, l’énergie guerrière et le refus de toute introspection.

Par la fatigue, l’incertitude, l’absence de force et l’analyse constante des sentiments.

Explication

Benjamin Constant présente cette maladie morale comme un état de fatigue, d’incertitude, de faiblesse et d’analyse perpétuelle des sentiments. L’enthousiasme et l’action collective décrivent une disposition inverse de cette lassitude intérieure.

25. Quelle différence de forme narrative oppose René à Adolphe ?

René repose sur des lettres échangées, tandis qu’Adolphe est raconté par un chœur de témoins extérieurs.
René utilise un narrateur omniscient, tandis qu’Adolphe adopte une confession autobiographique sans médiation.
René est présenté comme un dossier retrouvé, tandis qu’Adolphe rapporte directement les souvenirs de son héros.
René prend la forme d’une confession directe, tandis qu’Adolphe recourt à un éditeur fictif et à des papiers retrouvés.

René prend la forme d’une confession directe, tandis qu’Adolphe recourt à un éditeur fictif et à des papiers retrouvés.

Explication

René adopte une confession directe, alors qu’Adolphe introduit une distance narrative grâce à la fiction d’un éditeur et de papiers retrouvés. Cette médiation distingue donc la présentation d’Adolphe de l’expression immédiate de René.

26. Quel lien la substitution d’enfant établit-elle dans Notre-Dame de Paris ?

Elle rattache une enfant abandonnée à un prêtre qui devient son protecteur durable.
Elle associe la destinée d’une jeune fille à celle d’un marchand responsable de son enlèvement.
Elle relie le destin de la fille enlevée à celui de sa mère et à celui de Quasimodo.
Elle unit le destin de Quasimodo à celui d’un soldat chargé de retrouver sa famille.

Elle relie le destin de la fille enlevée à celui de sa mère et à celui de Quasimodo.

Explication

La substitution d’enfant relie la petite fille enlevée à sa mère au destin de Quasimodo, qui la remplace auprès d’elle. Le mécanisme narratif ne repose donc pas sur l’intervention principale d’un soldat, d’un prêtre ou d’un marchand.

27. Comment Notre-Dame de Paris articule-t-il la représentation de la ville et le regard du narrateur ?

La ville semble broyer les individus, mais l’ironie du narrateur rappelle qu’elle relève d’une construction romanesque.
La ville apparaît comme un espace réaliste, tandis que le narrateur transforme progressivement les faits en légende héroïque.
La ville protège les personnages, mais le narrateur dénonce leur tendance à exagérer les dangers du monde extérieur.
La ville est décrite comme un décor neutre, tandis que les personnages lui attribuent seuls une puissance fantastique.

La ville semble broyer les individus, mais l’ironie du narrateur rappelle qu’elle relève d’une construction romanesque.

Explication

La diégèse présente le Paris médiéval comme une machine à broyer et à engloutir, tandis que l’ironie narrative met cette vision fantastique à distance. Le narrateur ne supprime donc pas l’image monstrueuse de la ville, mais en souligne le caractère romanesque.

28. Quel comportement caractérise souvent le héros stendhalien ?

Il accepte les contraintes de son entourage et transforme progressivement la conformité sociale en idéal de vie.
Il fuit ses lieux d’origine et les devoirs sociaux pour rechercher une extase libérée de la médiocrité du réel.
Il s’intègre aux institutions de son milieu et trouve son bonheur dans le respect des devoirs établis.
Il renonce à toute ambition personnelle afin de préserver les traditions et les valeurs de sa communauté.

Il fuit ses lieux d’origine et les devoirs sociaux pour rechercher une extase libérée de la médiocrité du réel.

Explication

Le héros stendhalien est souvent un personnage en fuite, hostile aux lieux de naissance et aux obligations sociales, qui cherche un bonheur conçu comme une extase. Les autres propositions décrivent une adhésion aux normes sociales que ce héros tend précisément à rejeter.

29. Quel est le projet réaliste de Balzac dans La Comédie humaine ?

Inventorier la société en décrivant ses vices, ses vertus, ses passions, ses caractères et ses événements majeurs.
Présenter la nature comme un organisme vivant en laissant les rapports sociaux au second plan.
Transformer la société en un univers légendaire dominé par des héros exceptionnels et des forces surnaturelles.
Peindre les sentiments intimes en écartant les structures sociales et les comportements collectifs.

Inventorier la société en décrivant ses vices, ses vertus, ses passions, ses caractères et ses événements majeurs.

Explication

Balzac veut représenter la société avec une démarche comparable à celle de la zoologie envers la nature, en recensant ses traits et ses événements principaux. Son projet porte donc sur l’inventaire des réalités sociales, et non sur un univers surnaturel ou sur la seule vie intérieure.

30. Quel est le projet central de Balzac dans La Comédie humaine ?

Présenter des héros exemplaires dans une société débarrassée de ses conflits
Faire du roman une expression du rêve et des phénomènes surnaturels
Faire du roman une image de la complexité sociale et un témoignage historique sur les mœurs
Réduire le roman à une chronique politique fondée sur des événements vérifiables

Faire du roman une image de la complexité sociale et un témoignage historique sur les mœurs

Explication

Balzac veut représenter la complexité de la société et témoigner historiquement de ses mœurs. La priorité accordée au rêve et au surnaturel correspond davantage à l’esthétique romantique.

31. Pourquoi le réalisme de composition de Balzac ne se confond-il pas avec un réalisme strictement objectif ?

Parce qu’il décrit principalement les paysages en négligeant les relations sociales
Parce que sa représentation sociale reste marquée par le symbolisme, le rêve et le surnaturel
Parce qu’il renonce à construire une structure générale de la société représentée
Parce qu’il limite ses romans aux faits historiques dépourvus d’interprétation

Parce que sa représentation sociale reste marquée par le symbolisme, le rêve et le surnaturel

Explication

Balzac organise une vaste représentation de la société, mais sa vision demeure influencée par le symbolisme, le rêve et le surnaturel. Cette dimension imaginaire empêche de l’assimiler à une observation strictement objective.

32. Quel objectif caractérise le groupe de Barbizon vers 1848 ?

Rétablir les sujets nobles de la peinture académique dans des compositions idéalisées
Transformer les scènes rurales en épisodes historiques aux héros reconnaissables
Privilégier les mythes antiques pour éloigner la peinture des réalités contemporaines
Observer la nature d’un œil neuf en représentant directement les paysages et la vie paysanne

Observer la nature d’un œil neuf en représentant directement les paysages et la vie paysanne

Explication

Le groupe de Barbizon cherche à renouveler le regard porté sur la nature et représente directement les paysages ainsi que la vie paysanne. Les sujets nobles et les mythes antiques relèvent plutôt des priorités académiques.

33. Que représentent Les Glaneuses de François Millet ?

Trois héroïnes célébrant une victoire agricole dans une scène riche en effets dramatiques
Des figures allégoriques incarnant la prospérité agricole dans une composition académique
Des paysannes réunies pour une fête rurale au milieu d’un paysage harmonieux
Trois femmes travaillant durement dans un champ après la moisson, sans idéalisation idyllique

Trois femmes travaillant durement dans un champ après la moisson, sans idéalisation idyllique

Explication

Le tableau montre trois femmes ordinaires occupées à un travail pénible après la moisson, sans incident dramatique ni embellissement idyllique. Il se distingue ainsi des représentations académiques de héros idéalisés.

34. Quel événement a donné son nom au mouvement réaliste associé à Courbet ?

L’ouverture d’un atelier de Barbizon consacré aux paysages et aux scènes paysannes
La présentation officielle des Glaneuses dans un salon consacré à la peinture rurale
La publication d’un manifeste esthétique consacré à l’observation scientifique
L’exposition parisienne de 1855 intitulée « Le Réalisme, G. Courbet »

L’exposition parisienne de 1855 intitulée « Le Réalisme, G. Courbet »

Explication

Courbet donne son nom au mouvement lors de l’exposition parisienne de 1855 intitulée « Le Réalisme, G. Courbet ». Les autres événements évoqués sont liés à d’autres aspects de la peinture réaliste, mais ne constituent pas cette désignation.

35. Sur quels principes Champfleury fonde-t-il le réalisme ?

La fidélité photographique, l’effacement du travail artistique et l’absence de sélection
L’observation, le refus de l’ornementation rhétorique et l’attention à l’animalité humaine
La peinture historique, la noblesse des sujets et l’idéalisation des comportements
L’imagination poétique, l’embellissement du langage et la célébration des héros

L’observation, le refus de l’ornementation rhétorique et l’attention à l’animalité humaine

Explication

Pour Champfleury, le réalisme repose sur l’observation, une écriture débarrassée de l’ornementation rhétorique et l’étude de l’animalité de l’être humain. La fidélité photographique ne rend pas compte du travail de construction propre à l’art réaliste.

36. Comment le romancier réaliste transforme-t-il les données du réel en récit ?

En enregistrant les faits dans leur succession brute sans modifier leur ordre ni leur portée
En sélectionnant, regroupant, distribuant et encadrant certains faits pour construire une organisation narrative
En remplaçant les observations concrètes par des événements entièrement imaginaires
En reproduisant les apparences visibles avec la neutralité mécanique d’un daguerréotype

En sélectionnant, regroupant, distribuant et encadrant certains faits pour construire une organisation narrative

Explication

Le romancier organise les données du réel en sélectionnant et en agençant certains faits, puisque la nature ne fournit ni structure narrative ni finalité. Un daguerréotype enregistre des apparences, mais il ne construit pas d’intrigue.

37. Quelle conception de l’art Flaubert défend-il lorsqu’il distingue l’art de la réalité ?

L’écrivain conserve les faits observés en supprimant toute intervention de l’imagination
L’écrivain choisit et transforme les éléments du réel au lieu de les transcrire servilement
L’écrivain abandonne toute référence au réel pour produire une œuvre purement imaginaire
L’écrivain reproduit les éléments du réel dans l’ordre exact où ils se présentent

L’écrivain choisit et transforme les éléments du réel au lieu de les transcrire servilement

Explication

Pour Flaubert, l’art ne se confond pas avec la réalité : l’écrivain sélectionne et transforme ce qu’elle fournit. Une reproduction servile méconnaîtrait donc le rôle de l’élaboration artistique.

38. Comment le roman naturaliste se définit-il dans la perspective de Zola ?

Comme une chronique personnelle privilégiant les émotions de l’auteur et les épisodes exceptionnels
Comme une fiction morale destinée à proposer des modèles de conduite indépendants du milieu social
Comme une imitation descriptive de la nature dépourvue d’hypothèses sur les comportements humains
Comme une enquête sociale et une étude scientifique de l’homme fondées sur l’observation, l’expérimentation et le déterminisme

Comme une enquête sociale et une étude scientifique de l’homme fondées sur l’observation, l’expérimentation et le déterminisme

Explication

Zola présente le roman naturaliste comme une enquête sociale et une étude scientifique de l’homme dans ses actions individuelles et sociales. Cette démarche s’appuie sur l’observation, l’expérimentation et le déterminisme, plutôt que sur une simple description.

39. Pourquoi la préface de Germinie Lacerteux, publiée en 1865, est-elle considérée comme un premier manifeste du naturalisme ?

Elle revendique un roman vrai, une enquête sociale et l’entrée des classes populaires dans le discours romanesque
Elle propose une littérature fondée sur le rêve, le surnaturel et l’embellissement des expériences ordinaires
Elle réclame une imitation mécanique des faits sans construction narrative ni interprétation sociale
Elle affirme que le roman doit privilégier les héros nobles et exclure les milieux populaires

Elle revendique un roman vrai, une enquête sociale et l’entrée des classes populaires dans le discours romanesque

Explication

La préface revendique un roman vrai, conçu comme une enquête sociale et ouvert à la représentation des classes populaires. Elle ne défend donc ni l’exclusion de ces milieux ni une reproduction mécanique dépourvue de construction.

40. Que reprochent plusieurs écrivains au naturalisme dans l’enquête de Jules Huret publiée à partir de 1891 ?

De négliger la vie spirituelle et les mystères de la psyché humaine
De remplacer l’analyse psychologique par des intrigues fantastiques
De présenter des personnages trop instables pour être vraisemblables
De privilégier les émotions au détriment des observations sociales

De négliger la vie spirituelle et les mystères de la psyché humaine

Explication

Jules Huret rapporte que des écrivains critiquent le naturalisme pour son approche matérialiste, jugée insuffisante pour rendre compte de la spiritualité et de la psyché. L’idée d’un naturalisme privilégiant les émotions inverse précisément le reproche qui lui est adressé.

41. Quelle évolution littéraire est favorisée par la remise en cause du scientisme naturaliste ?

Le retour à des récits fondés sur des personnages-types aux fonctions morales bien délimitées
La généralisation d’une narration omnisciente imposant une interprétation unique
La découverte d’œuvres explorant davantage la psyché, comme celles de Dostoïevski, Strindberg et Ibsen
L’abandon de l’analyse intérieure au profit d’une observation strictement sociale

La découverte d’œuvres explorant davantage la psyché, comme celles de Dostoïevski, Strindberg et Ibsen

Explication

La crise du scientisme naturaliste ouvre la voie à des modèles qui approfondissent la vie psychique, notamment Dostoïevski, Strindberg et Ibsen. Les autres propositions prolongent des caractéristiques du modèle naturaliste ou du roman traditionnel au lieu de répondre à sa remise en cause.

42. Quelle opposition distingue le personnage-type du roman traditionnel du personnage moderne ?

Le personnage-type exprime plusieurs consciences, tandis que le personnage moderne possède une fonction morale fixe
Le personnage-type est stable et clairement défini, tandis que le personnage moderne devient problématique et intérieur
Le personnage-type explore l’inconscient, tandis que le personnage moderne représente des vertus et des vices déterminés
Le personnage-type dépend d’un narrateur incertain, tandis que le personnage moderne obéit à une hiérarchie narrative claire

Le personnage-type est stable et clairement défini, tandis que le personnage moderne devient problématique et intérieur

Explication

Dans le roman traditionnel, le personnage-type possède des fonctions, des vertus et des vices nettement établis, alors que le personnage moderne devient plus intérieur et difficile à définir. Les autres réponses attribuent au personnage-type des traits associés à la modernité ou inversent les deux figures.

43. Qu’est-ce qui caractérise la polyphonie romanesque ?

Des personnages-types remplissent des fonctions déterminées dans une interprétation imposée au lecteur
Un narrateur omniscient ordonne les opinions des personnages selon une hiérarchie morale stable
Plusieurs voix et visions du monde s’affrontent sans qu’une autorité narrative fixe une vérité définitive
Une seule conscience organise les événements et transforme les autres voix en illustrations de son point de vue

Plusieurs voix et visions du monde s’affrontent sans qu’une autorité narrative fixe une vérité définitive

Explication

La polyphonie met en concurrence plusieurs voix et conceptions du monde sans les soumettre à une vérité narrative supérieure. La présence d’un narrateur omniscient imposant une hiérarchie correspond au fonctionnement opposé décrit par la narration dominante.

44. Comment définir le flux de conscience en littérature ?

Un dialogue prononcé où plusieurs personnages confrontent explicitement leurs interprétations
Une narration extérieure qui ordonne les actions selon une succession temporelle cohérente
Une description psychologique rédigée après coup selon une analyse logique du comportement
Un discours intérieur non prononcé qui restitue la pensée dans son surgissement prélogique

Un discours intérieur non prononcé qui restitue la pensée dans son surgissement prélogique

Explication

Le flux de conscience cherche à restituer la pensée avant son organisation logique, sous la forme d’un discours intérieur non prononcé proche de l’inconscient. Une narration extérieure organisée décrit au contraire les événements selon une construction préalable.

45. Quelle différence oppose le monologue intérieur au style indirect libre ?

Le monologue intérieur résume les pensées après coup, tandis que le style indirect libre restitue un discours intérieur non prononcé
Le monologue intérieur donne directement les pensées à la première personne, tandis que le style indirect libre les rapporte à la troisième personne et au passé
Le monologue intérieur dépend d’un verbe introducteur, tandis que le style indirect libre cite les paroles exactes du personnage
Le monologue intérieur rapporte les pensées à la troisième personne, tandis que le style indirect libre les présente à la première personne au présent

Le monologue intérieur donne directement les pensées à la première personne, tandis que le style indirect libre les rapporte à la troisième personne et au passé

Explication

Le monologue intérieur expose directement la pensée à la première personne, alors que le style indirect libre la fait entendre à la troisième personne et au passé sans verbe introducteur. La réponse qui inverse les personnes grammaticales confond précisément ces deux procédés.

46. Qui a créé l’expression « stream of consciousness » pour désigner la continuité de la vie psychique ?

Mikhaïl Bakhtine
William James
Édouard Dujardin
David Lodge

William James

Explication

William James a créé l’expression « stream of consciousness » pour désigner le passage de l’extériorité à l’intériorité et la traversée des niveaux psychiques. Édouard Dujardin est associé au flux de conscience dans le domaine romanesque, tandis que David Lodge et Mikhaïl Bakhtine travaillent sur d’autres notions littéraires.

47. Que désigne le projet flaubertien d’« œuvre sur rien » ?

Un récit fondé sur une intrigue réaliste et très documentée
Un roman consacré aux événements historiques d’une époque
Un livre dont l’intérêt repose surtout sur la forme et le style
Une œuvre organisée autour d’un héros au destin exceptionnel

Un livre dont l’intérêt repose surtout sur la forme et le style

Explication

L’« œuvre sur rien » privilégie la forme et le style au détriment d’un sujet ou d’une intrigue consistante. Le roman réaliste, par contraste, s’appuie davantage sur une intrigue et une représentation du monde.

48. Quelle situation narrative caractérise la rédaction de Paludes par le personnage écrivain ?

Il raconte les souvenirs d’un écrivain ayant abandonné son manuscrit
Il tient le journal de la rédaction du livre qu’il est en train d’écrire
Il compose une autobiographie destinée à remplacer son premier roman
Il décrit la publication d’un roman écrit par un groupe d’amis

Il tient le journal de la rédaction du livre qu’il est en train d’écrire

Explication

Dans Paludes, un écrivain à la première personne tient le journal de la rédaction de Paludes et annonce finalement qu’il écrit Polders. Les autres propositions ne reprennent pas ce dispositif de rédaction réflexive.

49. Quelle double lecture de Paludes permet de comprendre son rapport à la littérature ?

Une aventure amoureuse et une méditation sur la mémoire personnelle
Une satire du milieu littéraire et une réflexion sur la création de l’œuvre
Une chronique familiale et une étude des conflits entre générations
Une enquête sociale et une description détaillée du monde rural

Une satire du milieu littéraire et une réflexion sur la création de l’œuvre

Explication

Paludes peut ridiculiser la vie de l’écrivain, son statut social et son milieu, tout en déplaçant l’intérêt vers le style et la genèse du livre. La seconde lecture porte donc sur le processus de création plutôt que sur une simple intrigue sociale.

50. Comment définir la mise en abyme dans une œuvre littéraire ?

Un procédé qui interrompt le récit pour commenter les événements historiques
Un procédé qui organise les épisodes selon l’ordre exact de leur déroulement
Un procédé qui reproduit le sujet de l’œuvre à l’échelle des personnages
Un procédé qui remplace le narrateur par une succession de témoins

Un procédé qui reproduit le sujet de l’œuvre à l’échelle des personnages

Explication

La mise en abyme transpose à l’échelle des personnages le sujet même de l’œuvre, comme un reflet à l’intérieur d’un tableau. Elle ne se réduit ni à un commentaire historique ni à une simple organisation chronologique.

51. Quelle distinction faut-il établir entre le « monsieur qui dit je » et l’auteur dans À la recherche du temps perdu ?

Le narrateur est l’auteur vieillissant qui raconte directement sa vie sans transformation
Le narrateur est un personnage secondaire qui rapporte les souvenirs du héros principal
Le narrateur change d’identité à chaque volume selon les événements racontés
Le narrateur est un personnage distinct de l’auteur et se dédouble entre présent et passé

Le narrateur est un personnage distinct de l’auteur et se dédouble entre présent et passé

Explication

Le « monsieur qui dit je » ne se confond pas avec l’auteur, et il apparaît comme narrateur au présent ou comme héros dans le passé. Cette distinction empêche de réduire le récit à une autobiographie directe.

52. Comment le passé ressurgit-il généralement chez Proust ?

Une volonté méthodique reconstitue les dates et les détails oubliés
Une recherche documentaire permet de vérifier les souvenirs familiaux
Une sensation présente réveille involontairement un moment précis du passé
Une réflexion logique déduit les événements à partir de leurs conséquences

Une sensation présente réveille involontairement un moment précis du passé

Explication

Chez Proust, une sensation actuelle peut s’associer à un moment passé et faire surgir la mémoire affective, comme avec la madeleine. La mémoire rationnelle des dates et des détails matériels reste impuissante à produire cette résurrection.

53. Quelle organisation caractérise la structure de Combray ?

Elle part du réveil, fait surgir les souvenirs, parcourt deux côtés familiaux, puis revient au réveil
Elle abandonne le cadre du réveil pour suivre successivement plusieurs narrateurs indépendants
Elle commence par la révélation finale de l’art avant de remonter vers les souvenirs familiaux
Elle suit les événements dans une chronologie continue depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte

Elle part du réveil, fait surgir les souvenirs, parcourt deux côtés familiaux, puis revient au réveil

Explication

La structure de Combray part du réveil, traverse les espaces et les souvenirs, fait intervenir la madeleine, puis organise les souvenirs autour de Swann et de Guermantes avant de revenir au réveil. L’ordre des souvenirs n’est donc pas une chronologie stricte.

54. Quelle progression décrit l’apprentissage du héros proustien ?

Il remplace les expériences personnelles par une étude rationnelle des événements historiques
Il renonce progressivement à toute interprétation pour accepter l’absence de vérité
Il passe des croyances et des déceptions à une compréhension finale par la révélation de l’art
Il possède dès l’enfance une connaissance complète que les événements viennent confirmer

Il passe des croyances et des déceptions à une compréhension finale par la révélation de l’art

Explication

Le héros commence dans l’ignorance, accumule croyances et déceptions, puis reçoit des révélations partielles avant d’atteindre une compréhension systématique grâce à l’art. Cette progression correspond à l’apprentissage décrit par Gilles Deleuze.

55. Qu’est-ce qu’un roman-fleuve ?

Un récit bref qui concentre une intrigue autour d’un événement décisif
Une fiction centrée sur une seule journée vécue par un narrateur unique
Un roman composé de fragments indépendants sans continuité entre les personnages
Un vaste ensemble qui suit plusieurs destinées sur une longue durée historique et familiale

Un vaste ensemble qui suit plusieurs destinées sur une longue durée historique et familiale

Explication

Le roman-fleuve développe les destinées de plusieurs personnages sur une longue durée historique et familiale, souvent en plusieurs volumes. Le roman bref, à l’inverse, concentre son intrigue sur une période limitée.

56. Quelle orientation correspond au réalisme socialiste ?

Privilégier l’autonomie esthétique et l’exploration subjective des états intérieurs
Représenter la vie selon un point de vue communiste et soutenir le service du peuple
Décrire les conflits sociaux sans orientation idéologique ni jugement historique
Valoriser le formalisme artistique et la distance à l’égard des luttes collectives

Représenter la vie selon un point de vue communiste et soutenir le service du peuple

Explication

Le réalisme socialiste exige une fidélité à la vie envisagée depuis un point de vue communiste, ainsi qu’un engagement envers le peuple et les luttes ouvrières. Il rejette notamment le formalisme et le subjectivisme.

57. Quelle opposition distingue la conception de Bernanos de l’écriture de Malraux ?

Bernanos raconte les luttes ouvrières, tandis que Malraux concentre ses romans sur la vie familiale
Bernanos refuse toute dimension spirituelle, tandis que Malraux défend une morale religieuse constante
Bernanos affirme la présence du surnaturel, tandis que Malraux met en scène l’histoire par le montage épique
Bernanos privilégie le montage historique, tandis que Malraux décrit une existence entièrement plongée dans le surnaturel

Bernanos affirme la présence du surnaturel, tandis que Malraux met en scène l’histoire par le montage épique

Explication

Bernanos considère que toute existence humaine baigne dans le surnaturel, tandis que Malraux traduit les bouleversements historiques par une écriture de montage et un grandissement épique. Les autres réponses inversent ou déforment leurs caractéristiques respectives.

58. Quel événement marque la contestation du personnage romanesque traditionnel par Nathalie Sarraute ?

La publication en février 1950 de « L’Ère du soupçon » dans Les Temps modernes
La diffusion en 1938 d’un article consacré à la contingence existentielle
La parution en 1964 d’un essai sur les signes et l’apprentissage romanesque
La publication en 1945 d’un manifeste consacré au réalisme socialiste

La publication en février 1950 de « L’Ère du soupçon » dans Les Temps modernes

Explication

Nathalie Sarraute publie « L’Ère du soupçon » dans Les Temps modernes en février 1950 et y conteste la crédibilité du personnage traditionnel. Les autres dates et thèmes renvoient à d’autres problématiques littéraires.

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Qu'est-ce que le genre romanesque développe ?

Un récit avec des personnages individualisés dans un contexte historique précis.

Quelles techniques associe l’écriture romanesque ?

Des techniques narratives et des influences historiques, sociales et mentales.

Quelle différence Platon établit-il entre diegesis et mimesis ?

La diegesis rapporte les faits par le poète lui-même, la mimesis imite la parole ou l’action d’un personnage.

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