QCM : Fabrique de la ville et aménagement — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’urbanisme ?

La répartition nationale des populations, activités et infrastructures entre les grandes régions
L’ensemble des sciences, techniques, arts et règles qui organisent les espaces urbains et l’usage des sols
La gestion administrative des transports, des équipements et des services à l’échelle d’un pays
La protection juridique des espaces naturels contre toute construction et toute transformation

L’ensemble des sciences, techniques, arts et règles qui organisent les espaces urbains et l’usage des sols

Explication

L’urbanisme associe des savoirs et des pratiques d’organisation des espaces urbains à des règles encadrant l’affectation et l’utilisation des sols. La répartition globale des populations et des infrastructures relève davantage de l’aménagement du territoire.

2. Quelle distinction entre l’aménagement du territoire et l’urbanisme est correcte ?

L’urbanisme traite des espaces naturels, tandis que l’aménagement du territoire règle l’affectation des sols urbains
L’urbanisme agit à différentes échelles, tandis que l’aménagement du territoire concerne principalement les quartiers urbains
L’aménagement du territoire agit à différentes échelles, tandis que l’urbanisme se déploie principalement à l’échelle locale
L’aménagement du territoire concerne les logements, tandis que l’urbanisme organise les infrastructures nationales

L’aménagement du territoire agit à différentes échelles, tandis que l’urbanisme se déploie principalement à l’échelle locale

Explication

L’aménagement du territoire organise les populations, les activités et les infrastructures à plusieurs échelles, alors que l’urbanisme en constitue la traduction principalement locale. Confondre ces deux niveaux inverse donc leur champ d’action respectif.

3. Un projet urbain prévoit des logements, des équipements, des activités et des espaces de qualité tout en tenant compte du changement climatique et de l’évolution des modes de vie : quelle finalité de l’urbanisme illustre-t-il ?

Limiter les transformations du territoire pour préserver une organisation urbaine héritée du passé
Concentrer les investissements sur les infrastructures de transport reliant les régions éloignées
Réserver les espaces urbains aux activités économiques afin d’accroître la compétitivité territoriale
Répondre aux besoins des habitants en adaptant le territoire aux changements sociétaux et environnementaux

Répondre aux besoins des habitants en adaptant le territoire aux changements sociétaux et environnementaux

Explication

L’urbanisme cherche à satisfaire les besoins en logements, activités, équipements et cadre de vie tout en adaptant les territoires aux évolutions sociales et environnementales. Un projet centré sur les seules infrastructures ou sur la conservation de l’existant serait plus limité.

4. Quel ensemble d’objectifs est notamment fixé par l’article L.101-2 du Code de l’urbanisme ?

L’équilibre territorial, la mixité sociale, la qualité urbaine, la prévention des risques et la protection de l’environnement
La croissance démographique, l’augmentation du trafic automobile, la spécialisation des quartiers et l’extension des zones bâties
La réduction des équipements publics, la concentration des activités et la suppression des espaces végétalisés
La priorité aux constructions nouvelles, l’éloignement des logements et la séparation des fonctions urbaines

L’équilibre territorial, la mixité sociale, la qualité urbaine, la prévention des risques et la protection de l’environnement

Explication

L’article L.101-2 associe notamment équilibre territorial, mixité sociale, qualité urbaine, prévention des risques, protection de l’environnement et lutte contre l’artificialisation des sols. Les autres ensembles contredisent plusieurs de ces orientations.

5. Quel enchaînement décrit correctement les effets de l’étalement urbain ?

La dispersion de l’habitat accroît les déplacements motorisés, les émissions et les perturbations du cycle de l’eau
La création de pôles d’échanges éloignés réduit l’artificialisation, les émissions et la consommation d’énergie
La densification des quartiers périphériques augmente les distances, les pollutions et la dépendance aux transports individuels
La dispersion de l’habitat rapproche les fonctions urbaines, réduit les trajets et améliore la biodiversité

La dispersion de l’habitat accroît les déplacements motorisés, les émissions et les perturbations du cycle de l’eau

Explication

L’étalement disperse l’habitat et augmente les déplacements individuels motorisés, ce qui accroît les émissions et les pollutions, tout en perturbant l’eau et la biodiversité. La réduction des distances correspond davantage à une organisation urbaine compacte.

6. Dans quelle configuration les habitants sont-ils généralement le plus rapprochés des fonctions urbaines et encouragés à utiliser les modes doux ?

Dans une ville éclatée et monofonctionnelle, où les logements sont éloignés des services et des emplois
Dans une ville périphérique peu dense, où les déplacements reposent sur des liaisons routières longues
Dans une ville compacte, multifonctionnelle et végétalisée, où les itinéraires de proximité sont favorisés
Dans une ville spécialisée par secteurs, où chaque fonction est regroupée dans une zone distincte

Dans une ville compacte, multifonctionnelle et végétalisée, où les itinéraires de proximité sont favorisés

Explication

La compacité et la mixité fonctionnelle rapprochent logements, emplois, services et équipements, tandis que la végétalisation améliore le cadre urbain et accompagne les modes doux. Une ville éclatée et monofonctionnelle augmente au contraire les distances et la dépendance à la voiture.

7. Quelle combinaison d’actions peut favoriser les mobilités alternatives dans un territoire urbain ?

Éloigner les logements des services, spécialiser les quartiers et multiplier les voies rapides périphériques
Densifier, mélanger les fonctions, assurer la continuité des itinéraires doux et relier les pôles multimodaux
Étendre les zones pavillonnaires, disperser les équipements et limiter l’accès aux transports collectifs
Réduire les connexions entre quartiers, séparer les activités et concentrer les déplacements sur la voiture

Densifier, mélanger les fonctions, assurer la continuité des itinéraires doux et relier les pôles multimodaux

Explication

La densification, la mixité des fonctions, les itinéraires doux continus, un réseau viaire hiérarchisé et l’accès aux pôles d’échanges multimodaux soutiennent les alternatives à la voiture. Les autres stratégies renforcent l’éloignement et la dépendance aux déplacements motorisés.

8. Quel principe la loi SRU du 13 décembre 2000 a-t-elle notamment posé ?

Un objectif de zéro artificialisation nette fixé à l’horizon 2050
Une réduction de moitié de l’artificialisation prévue à l’horizon 2031
Une utilisation économe de l’espace privilégiant le renouvellement urbain
Une priorité donnée à l’extension urbaine pour répondre à la croissance des agglomérations

Une utilisation économe de l’espace privilégiant le renouvellement urbain

Explication

La loi SRU du 13 décembre 2000 affirme le principe d’une utilisation économe de l’espace et privilégie le renouvellement urbain. Les objectifs chiffrés concernant 2031 et 2050 relèvent de la loi Climat et résilience.

9. Quels objectifs temporels sont associés à la loi Climat et résilience du 22 août 2021 ?

Réduire de 50 % le rythme d’artificialisation d’ici 2050 et atteindre le zéro artificialisation nette d’ici 2031
Maintenir le rythme actuel jusqu’en 2031 puis atteindre une artificialisation nette nulle après 2050
Atteindre le zéro artificialisation nette d’ici 2031 puis réduire de 50 % l’artificialisation d’ici 2050
Réduire de 50 % le rythme d’artificialisation d’ici 2031 et atteindre le zéro artificialisation nette d’ici 2050

Réduire de 50 % le rythme d’artificialisation d’ici 2031 et atteindre le zéro artificialisation nette d’ici 2050

Explication

La loi fixe une réduction de 50 % du rythme d’artificialisation d’ici 2031 par rapport à la période précédente et vise le zéro artificialisation nette en 2050. La confusion entre ces deux échéances inverse les objectifs.

10. Quelle stratégie correspond le mieux à la mise en œuvre du zéro artificialisation nette ?

Favoriser les lotissements éloignés, réduire les espaces publics et limiter la réutilisation des bâtiments existants
Remplacer les espaces végétalisés par des constructions compactes afin d’augmenter la capacité d’accueil urbaine
Ouvrir de nouveaux secteurs périphériques, déplacer les équipements et préserver les friches de toute reconversion
Réhabiliter le bâti vacant, reconvertir les friches, optimiser les dents creuses et densifier en soignant la nature en ville

Réhabiliter le bâti vacant, reconvertir les friches, optimiser les dents creuses et densifier en soignant la nature en ville

Explication

Le ZAN conduit à réutiliser les espaces et bâtiments existants, notamment par la réhabilitation, la reconversion des friches, l’optimisation des dents creuses et la densification. Cette évolution doit toutefois préserver la qualité urbaine, la végétalisation et la nature en ville.

11. Quelle distinction caractérise l’urbanisme prévisionnel et l’urbanisme opérationnel ?

Le premier réalise les travaux, tandis que le second définit les orientations territoriales
Le premier réglemente les constructions, tandis que le second établit le diagnostic territorial
Le premier délimite les communes, tandis que le second organise la coopération intercommunale
Le premier fixe un cadre d’avenir, tandis que le second réalise les projets d’aménagement

Le premier fixe un cadre d’avenir, tandis que le second réalise les projets d’aménagement

Explication

L’urbanisme prévisionnel anticipe l’évolution du territoire au moyen de documents de planification, alors que l’urbanisme opérationnel met en œuvre les projets. Confondre ces notions revient à attribuer la réalisation concrète des opérations à l’urbanisme prévisionnel.

12. Quelle démarche est nécessaire pour fabriquer opérationnellement la ville dans le respect des exigences d’urbanisme ?

Définir une vision territoriale, supprimer les études environnementales et privilégier les autorisations individuelles
Respecter les règles applicables, choisir une procédure, maîtriser le foncier et organiser la concertation
Choisir une opération, reporter les obligations réglementaires et traiter séparément les enjeux de durabilité
Acquérir les terrains, écarter les documents locaux et limiter les échanges avec les habitants

Respecter les règles applicables, choisir une procédure, maîtriser le foncier et organiser la concertation

Explication

La fabrication opérationnelle suppose notamment le respect du Code de l’urbanisme et des documents locaux, le choix d’une procédure, la maîtrise foncière, la concertation et une démarche durable. La suppression des études environnementales contredit cette logique de projet encadré et durable.

13. À partir de quels éléments les collectivités ou leurs groupements élaborent-ils les documents d’urbanisme ?

D’un règlement national, d’autorisations de construire et d’un calendrier de commercialisation
D’un inventaire foncier, d’une enquête publique et d’un programme de travaux déjà arrêté
D’un diagnostic territorial, d’une évaluation environnementale et d’études préparant un projet de territoire
D’une carte des voiries, d’un budget communal et d’une liste de constructions prioritaires

D’un diagnostic territorial, d’une évaluation environnementale et d’études préparant un projet de territoire

Explication

Les documents d’urbanisme sont construits à partir d’un diagnostic territorial, d’une évaluation environnementale et d’études permettant de définir un projet de territoire. Un programme de travaux déjà arrêté relève davantage de la mise en œuvre opérationnelle que de l’élaboration du document.

14. Quelle association entre document de planification et échelle territoriale est correcte ?

Le SCoT concerne l’intercommunalité, le PLUI une commune et le PLU un bassin de vie
Le SCoT concerne une commune, le PLUI un bassin de vie et le PLU une région
Le SCoT concerne un bassin de vie, le PLUI l’intercommunalité et le PLU une commune
Le SCoT délimite les zones constructibles, le PLUI fixe les orientations nationales et le PLU coordonne les bassins de vie

Le SCoT concerne un bassin de vie, le PLUI l’intercommunalité et le PLU une commune

Explication

Le SCoT intervient à l’échelle d’un bassin de vie, le PLUI à l’échelle intercommunale et le PLU à l’échelle communale. La délimitation des zones constructibles et non constructibles correspond à la carte communale, non au SCoT.

15. Quel régime s’applique dans une commune dépourvue de PLU, de PLUI et de carte communale ?

Le SCoT devient directement le règlement local, tandis qu’un PLUI adopté conserve les documents communaux
Le règlement national d’urbanisme s’applique, tandis qu’un PLUI adopté remplace les documents communaux
Le règlement national cesse de s’appliquer, tandis qu’un PLUI adopté ne modifie pas les règles communales
La carte communale est présumée applicable, tandis qu’un PLUI adopté s’ajoute aux documents communaux

Le règlement national d’urbanisme s’applique, tandis qu’un PLUI adopté remplace les documents communaux

Explication

En l’absence de document local, le règlement national d’urbanisme s’applique ; lorsqu’un PLUI est adopté, il remplace les documents communaux. Le SCoT fixe des orientations à une échelle plus large et ne devient pas automatiquement le règlement local de la commune.

16. Comment peut-on définir le SCoT dans le cadre de la planification territoriale ?

C’est un document fixant les grandes orientations durables d’un bassin de vie pour dix à quinze ans
C’est une opération d’aménagement organisant la réalisation des équipements d’un quartier
C’est une carte délimitant les parcelles constructibles à l’échelle d’une seule commune
C’est un règlement communal déterminant les autorisations de construire pour une période courte

C’est un document fixant les grandes orientations durables d’un bassin de vie pour dix à quinze ans

Explication

Le SCoT définit les grandes orientations d’aménagement et de développement durable d’un bassin de vie sur une période de dix à quinze ans. Le règlement communal et la délimitation parcellaire relèvent plutôt de documents locaux comme le PLU ou la carte communale.

17. Quelle conséquence concerne une commune non couverte par un SCoT ?

Elle peut étendre librement ses zones urbaines dès lors qu’un projet d’équipement est prévu
Elle est soumise à la constructibilité limitée et ne peut plus ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation
Elle applique automatiquement un PLU intercommunal jusqu’à l’adoption d’un document national
Elle peut créer de nouvelles zones constructibles après une simple délibération du conseil municipal

Elle est soumise à la constructibilité limitée et ne peut plus ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation

Explication

En l’absence de SCoT, la commune relève du régime de la constructibilité limitée et ne peut plus ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation. La présence d’un équipement ou d’une délibération locale ne suffit donc pas à écarter cette contrainte.

18. Quel ensemble correspond aux principaux éléments constitutifs d’un SCoT ?

Un programme d’équipements, un permis d’aménager et un cahier des charges applicable aux propriétaires
Une étude foncière, un budget intercommunal et un plan de travaux destiné aux quartiers prioritaires
Un diagnostic communal, un règlement de construction et une carte des parcelles immédiatement constructibles
Un rapport de présentation, un Projet d’aménagement stratégique et un Document d’orientations et d’objectifs opposable

Un rapport de présentation, un Projet d’aménagement stratégique et un Document d’orientations et d’objectifs opposable

Explication

Le SCoT comprend notamment un rapport de présentation, un Projet d’aménagement stratégique et un Document d’orientations et d’objectifs opposable aux documents et opérations de niveau inférieur. Un permis d’aménager ou un budget intercommunal sont des instruments de mise en œuvre, pas des composantes principales du SCoT.

19. Quelle est la portée territoriale du PLU par rapport au PLUI ?

Le PLU concerne plusieurs départements, tandis que le PLUI concerne une région entière.
Le PLU concerne une intercommunalité, tandis que le PLUI concerne une seule commune.
Le PLU concerne une commune, tandis que le PLUI concerne l’ensemble des communes d’une intercommunalité.
Le PLU concerne un quartier, tandis que le PLUI concerne plusieurs quartiers voisins.

Le PLU concerne une commune, tandis que le PLUI concerne l’ensemble des communes d’une intercommunalité.

Explication

Le PLU est élaboré à l’échelle communale, alors que le PLUI couvre toutes les communes membres d’une intercommunalité. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux échelles territoriales.

20. Quelle relation hiérarchique doit respecter le PLU dans l’organisation de l’urbanisme ?

Le PLU doit être compatible avec le rapport de présentation et suivre ses prescriptions opposables.
Le PLU doit être compatible avec une OAP sectorielle et lui déléguer ses choix de zonage.
Le PLU doit être compatible avec le règlement d’un lotissement et reprendre ses limites foncières.
Le PLU doit être compatible avec le SCoT et traduit les choix de développement du territoire.

Le PLU doit être compatible avec le SCoT et traduit les choix de développement du territoire.

Explication

Le PLU doit être compatible avec le SCoT et permet notamment d’identifier les besoins, de choisir un scénario de développement et de fixer les règles. Le rapport de présentation explique les choix, mais ne constitue pas un document prescriptif auquel le PLU devrait être compatible.

21. Quel rôle le PADD joue-t-il dans l’élaboration d’un PLU ?

Il définit les modalités techniques et financières des travaux d’un projet d’aménagement.
Il impose les prescriptions opposables qui déterminent directement les usages autorisés des parcelles.
Il fixe les objectifs politiques d’aménagement qui orientent ensuite le zonage et le règlement.
Il présente le diagnostic territorial et justifie les impacts environnementaux des choix retenus.

Il fixe les objectifs politiques d’aménagement qui orientent ensuite le zonage et le règlement.

Explication

Le PADD constitue le projet politique et la feuille de route du PLU, dont découlent notamment le zonage et le règlement. Les prescriptions opposables relèvent du règlement, tandis que le diagnostic et la justification des choix relèvent du rapport de présentation.

22. Quelle correspondance entre les types de zones du PLU et leur fonction est correcte ?

Les zones U sont naturelles, les zones AU sont urbaines, les zones A sont forestières et les zones N sont agricoles.
Les zones U sont à urbaniser, les zones AU sont agricoles, les zones A sont naturelles et les zones N sont urbaines.
Les zones U sont urbaines, les zones AU sont à urbaniser, les zones A sont agricoles et les zones N sont naturelles ou forestières.
Les zones U sont agricoles, les zones AU sont naturelles, les zones A sont urbaines et les zones N sont à urbaniser.

Les zones U sont urbaines, les zones AU sont à urbaniser, les zones A sont agricoles et les zones N sont naturelles ou forestières.

Explication

La nomenclature distingue les zones urbaines U, à urbaniser AU, agricoles A, et naturelles ou forestières N. La confusion la plus fréquente porte sur l’inversion des zones agricoles A et naturelles N.

23. Quelle distinction caractérise les OAP sectorielles et les OAP thématiques ?

Les OAP sectorielles concernent l’ensemble du territoire, tandis que les OAP thématiques portent sur des parcelles définies.
Les OAP sectorielles fixent des taxes d’aménagement, tandis que les OAP thématiques déterminent les propriétaires fonciers.
Les OAP sectorielles concernent des secteurs définis, tandis que les OAP thématiques portent sur l’ensemble du territoire.
Les OAP sectorielles remplacent le PADD, tandis que les OAP thématiques remplacent le rapport de présentation.

Les OAP sectorielles concernent des secteurs définis, tandis que les OAP thématiques portent sur l’ensemble du territoire.

Explication

Les OAP sectorielles précisent les principes d’aménagement de secteurs particuliers, alors que les OAP thématiques formulent des orientations applicables au territoire. Elles ne remplacent ni le PADD ni le rapport de présentation.

24. Comment les projets immobiliers et d’aménagement doivent-ils prendre en compte les OAP ?

Ils doivent ignorer les OAP lorsque le règlement fixe déjà des prescriptions, car elles ont une valeur purement indicative.
Ils doivent être compatibles avec les OAP, qui peuvent compléter le règlement ou s’y substituer dans un urbanisme de projet.
Ils doivent appliquer les OAP comme des documents financiers définissant les coûts et le calendrier des travaux.
Ils doivent être conformes à chaque détail des OAP, qui ne peuvent intervenir qu’après la délivrance des autorisations.

Ils doivent être compatibles avec les OAP, qui peuvent compléter le règlement ou s’y substituer dans un urbanisme de projet.

Explication

Les projets doivent être compatibles avec les orientations des OAP, lesquelles peuvent compléter le règlement ou s’y substituer dans une logique d’urbanisme de projet. Elles ne constituent donc ni de simples indications sans portée, ni des documents financiers.

25. Qu’est-ce qu’un lotissement au regard des procédures d’aménagement urbain ?

Une division d’une emprise foncière en plusieurs lots à bâtir viabilisés destinés à être vendus.
Une orientation politique fixant les objectifs de développement d’une commune sur plusieurs années.
Une opération publique organisant l’aménagement global et l’équipement de terrains avant leur cession.
Un document réglementaire définissant les destinations et les usages autorisés sur les sols.

Une division d’une emprise foncière en plusieurs lots à bâtir viabilisés destinés à être vendus.

Explication

Le lotissement consiste à diviser une emprise foncière en plusieurs lots à bâtir viabilisés destinés à la vente. L’organisation d’un projet urbain global correspond davantage à une ZAC, tandis que les deux autres réponses désignent des documents de planification.

26. Dans quelle situation un lotissement relève-t-il d’un permis d’aménager ?

Lorsqu’il concerne des terrains agricoles destinés à rester sans construction ni viabilisation.
Lorsqu’il ne comprend ni espaces ni équipements communs et se trouve dans un secteur courant.
Lorsqu’il comprend des espaces ou équipements communs, ou lorsqu’il se situe dans un secteur protégé.
Lorsqu’il est compatible avec une OAP, même s’il ne prévoit aucune division foncière.

Lorsqu’il comprend des espaces ou équipements communs, ou lorsqu’il se situe dans un secteur protégé.

Explication

Le permis d’aménager s’applique notamment lorsqu’un lotissement comprend des espaces ou équipements communs, ainsi que dans certains secteurs protégés. En l’absence d’espaces et d’équipements communs, la procédure relève de la déclaration préalable, sous réserve des autres conditions prévues.

27. Quelle est la finalité principale d’une ZAC ?

Diviser une propriété en lots viabilisés en organisant une procédure principalement foncière de vente.
Réaliser ou faire réaliser, à l’initiative publique, l’aménagement et l’équipement de terrains à bâtir destinés à être cédés.
Déterminer les usages des sols et les caractéristiques architecturales applicables à chaque parcelle.
Fixer les orientations politiques d’un territoire avant l’élaboration de son zonage réglementaire.

Réaliser ou faire réaliser, à l’initiative publique, l’aménagement et l’équipement de terrains à bâtir destinés à être cédés.

Explication

La ZAC est une opération d’aménagement d’initiative publique visant à aménager et équiper des terrains à bâtir en vue de leur cession. La division foncière en lots correspond plutôt au lotissement, tandis que les deux autres réponses décrivent des documents du PLU.

28. Comment s’organisent les deux phases d’une ZAC ?

La création fixe les orientations du projet, puis la réalisation précise les aspects techniques et financiers et mène les travaux.
La création réalise les travaux, puis la réalisation arrête les orientations générales et choisit le principe du projet.
La création vend les lots, puis la réalisation détermine les besoins fonciers et les objectifs politiques du territoire.
La création définit les règles du PLU, puis la réalisation modifie le SCoT et établit les zones urbaines.

La création fixe les orientations du projet, puis la réalisation précise les aspects techniques et financiers et mène les travaux.

Explication

Pendant la création, la collectivité fixe les orientations du projet ; pendant la réalisation, la collectivité ou l’aménageur précise les aspects techniques et financiers et réalise les travaux. Les autres propositions attribuent à chaque phase des fonctions qui relèvent d’autres documents ou inversent leur ordre.

29. Quelle définition caractérise le mieux un écoquartier ?

Un ensemble immobilier regroupant des bâtiments à haute performance énergétique
Une opération urbaine consacrée principalement à la protection d’un espace naturel
Un projet d’aménagement intégrant les enjeux de l’aménagement durable dans un quartier
Un quartier résidentiel organisé autour d’un réseau renforcé de transports collectifs

Un projet d’aménagement intégrant les enjeux de l’aménagement durable dans un quartier

Explication

Un écoquartier articule les enjeux de l’aménagement durable dès la conception et la réalisation du quartier. La performance énergétique peut en faire partie, mais elle ne suffit pas à définir cette démarche.

30. Quel est le rôle de la démarche EcoQuartier lancée en 2009 ?

Évaluer les émissions de carbone des bâtiments après leur mise en service
Accompagner et labelliser les projets à travers plusieurs étapes de progression
Organiser la protection réglementaire des espaces naturels situés en ville
Financer la construction de logements sociaux dans les quartiers en renouvellement

Accompagner et labelliser les projets à travers plusieurs étapes de progression

Explication

La démarche EcoQuartier accompagne les projets et les labellise selon plusieurs étapes, du quartier en projet au quartier confirmé. Elle ne se réduit donc ni au financement du logement social ni à un contrôle énergétique après construction.

31. Quel ensemble d’objectifs correspond à la conception d’un écoquartier ?

Sobriété foncière et énergétique, biodiversité, cycle de l’eau, matériaux de qualité et mobilités douces
Densification bâtie, artificialisation des sols, évacuation rapide des eaux et stationnement renforcé
Production résidentielle, séparation des fonctions, minéralisation des espaces et dépendance automobile
Extension urbaine, consommation énergétique accrue, voiries automobiles et spécialisation commerciale

Sobriété foncière et énergétique, biodiversité, cycle de l’eau, matériaux de qualité et mobilités douces

Explication

Les écoquartiers recherchent notamment la sobriété foncière et énergétique, la biodiversité, une gestion maîtrisée de l’eau, des matériaux de qualité, la proximité des centralités et les mobilités douces. L’extension urbaine et la dépendance automobile vont à l’encontre de ces orientations.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Fabrique de la ville et aménagement.

Qu'est-ce que l'urbanisme ?

L'ensemble des sciences, techniques et arts liés à l'organisation et l'aménagement des espaces urbains.

Que contrôle l'urbanisme concernant les sols ?

L'affectation et l'utilisation des sols.

Quelle différence principale existe entre aménagement du territoire et urbanisme ?

L'aménagement organise à différentes échelles, l'urbanisme agit surtout à l'échelle locale.

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