QCM : Faut-il croire la science (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’indique la succession des inquiétudes associées à Galilée, Darwin et aux biotechnologies contemporaines ?

Que les controverses scientifiques anciennes portaient sur les mêmes techniques que les débats actuels
Que les inquiétudes liées au pouvoir scientifique d’agir sur la réalité se manifestent à différentes époques
Que les résistances sociales ont commencé avec les nanotechnologies et la biologie synthétique
Que les inquiétudes apparaissent seulement lorsque la science intervient dans la reproduction humaine

Que les inquiétudes liées au pouvoir scientifique d’agir sur la réalité se manifestent à différentes époques

Explication

Les exemples de Galilée, de Darwin et des technologies contemporaines montrent que les inquiétudes face au pouvoir scientifique d’agir sur la réalité ne sont pas nouvelles. Les réduire aux techniques de reproduction humaine écarterait des exemples anciens et d’autres technologies actuelles.

2. Une mobilisation contre un projet technoscientifique demande davantage de contrôle citoyen, car le sujet est complexe et les habitants craignent de perdre leur autonomie. Que peut exprimer cette résistance ?

Le désir de préserver son autonomie et de redonner sa place au débat démocratique
La volonté de confier les choix collectifs aux seuls spécialistes du domaine
La préférence pour des innovations rapides, indépendantes des idéaux sociaux
Le rejet de toute connaissance scientifique au profit de décisions purement techniques

Le désir de préserver son autonomie et de redonner sa place au débat démocratique

Explication

Les résistances aux technosciences peuvent viser à préserver l’autonomie et à rendre sa pertinence au débat démocratique face à la complexité des problèmes. Confier les choix aux seuls spécialistes va à l’encontre de cette demande de participation au débat.

3. Sur quelle représentation la science a-t-elle longtemps fondé son prestige ?

Sur celle d’une pratique dépendante des décisions politiques et des intérêts économiques
Sur celle d’un savoir issu de l’expérience quotidienne et soumis aux valeurs sociales
Sur celle d’un point de vue neutre et surplombant, proche de la vérité et extérieur à l’humain
Sur celle d’une connaissance limitée aux applications techniques immédiatement vérifiables

Sur celle d’un point de vue neutre et surplombant, proche de la vérité et extérieur à l’humain

Explication

Le prestige de la science s’est longtemps appuyé sur l’image d’un regard neutre, supérieur et proche de la vérité, placé à distance de l’humain. L’idée d’un savoir principalement façonné par les intérêts politiques ou économiques ne correspond pas à cette représentation.

4. Pourquoi les retombées pratiques de la science peuvent-elles susciter des réactions contrastées ?

Parce que les applications scientifiques sont généralement jugées sans lien avec leurs effets sur la société
Parce que les inventions médicales inquiètent davantage que les applications militaires et informatiques
Parce que des applications comme les vaccins ou les lasers peuvent rassurer, tandis que d’autres, comme la bombe atomique, peuvent angoisser
Parce que les retombées scientifiques sont perçues comme bénéfiques lorsqu’elles restent théoriques

Parce que des applications comme les vaccins ou les lasers peuvent rassurer, tandis que d’autres, comme la bombe atomique, peuvent angoisser

Explication

Les retombées pratiques de la science sont appréciées de manière diverse : certaines peuvent rassurer et d’autres provoquer de l’angoisse. L’idée que les applications seraient jugées sans rapport avec leurs effets sociaux néglige précisément cette diversité de réactions.

5. Que signifie l’ambivalence du rapport de la société à la science ?

La société rejette les savoirs scientifiques tout en confiant ses décisions aux experts.
La science reste extérieure aux évaluations publiques et n’intervient pas dans les choix collectifs.
La science sert de fondement officiel à la société sans gouverner directement son fonctionnement.
La société confie aux scientifiques la direction directe de ses institutions et de ses décisions.

La science sert de fondement officiel à la société sans gouverner directement son fonctionnement.

Explication

L’ambivalence tient au fait que la science est reconnue comme un fondement officiel, sans que la société soit gouvernée directement par elle. L’idée d’une direction directe par les scientifiques confond le rôle de référence de la science avec l’exercice du pouvoir.

6. Quel exemple illustre le refus du relativisme des durées au profit d’une impression personnelle ?

Un étudiant accepte la relativité des durées parce que les résultats expérimentaux correspondent à son intuition.
Un étudiant suspend son jugement sur la relativité des durées en attendant de nouvelles observations.
Un étudiant rejette la relativité des durées parce qu’il ne la ressent pas, malgré les expériences qui la confirment.
Un étudiant conteste la mesure des durées parce que les expériences reposent sur des arguments d’autorité.

Un étudiant rejette la relativité des durées parce qu’il ne la ressent pas, malgré les expériences qui la confirment.

Explication

Cet exemple montre qu’un étudiant oppose son ressenti à la relativité des durées, bien que de nombreuses expériences l’aient confirmée. Contrairement à l’idée d’une simple attente de nouvelles observations, son refus repose ici sur son absence de perception intuitive du phénomène.

7. Quelle fonction joue l’idéal régulateur de vérité dans l’activité scientifique ?

Il motive la recherche de la vérité ou le dévoilement des erreurs, sans garantir l’aboutissement de la quête.
Il certifie que les résultats scientifiques atteignent une vérité définitive dès qu’ils sont publiés.
Il distingue les questions scientifiques des questions humaines en les limitant aux faits mesurables.
Il fonde l’acceptation des théories sur l’accord social plutôt que sur la recherche de la vérité.

Il motive la recherche de la vérité ou le dévoilement des erreurs, sans garantir l’aboutissement de la quête.

Explication

Cet idéal oriente les chercheurs vers la vérité ou, à défaut, vers la détection des contre-vérités, sans promettre qu’ils atteindront leur but. La publication d’un résultat ne garantit pas une vérité définitive, puisque la recherche scientifique reste ouverte.

8. Quelle position la conception positiviste défend-elle quant à l’accès au réel ?

La science et les discours métaphysiques décrivent le réel avec une objectivité équivalente, selon des méthodes différentes.
La vérité scientifique dépend principalement des intérêts sociaux qui font accepter certaines théories plutôt que d’autres.
La science fournit la seule saisie objective du monde, tandis que les discours métaphysiques, théologiques ou poétiques expriment des émotions.
Les énoncés scientifiques expriment des émotions, tandis que la poésie et la théologie décrivent objectivement le monde.

La science fournit la seule saisie objective du monde, tandis que les discours métaphysiques, théologiques ou poétiques expriment des émotions.

Explication

La thèse positiviste réserve à la science la saisie objective du monde et considère les énoncés métaphysiques, théologiques ou poétiques comme l’expression d’émotions plutôt que comme des descriptions du réel. L’idée que les théories sont tenues pour vraies selon des intérêts sociaux relève d’une thèse sociologique distincte.

9. En quoi l’objectivité scientifique fondée sur la critique collective diffère-t-elle de l’impartialité individuelle des chercheurs ?

Elle repose sur la confrontation institutionnelle des idées, même si chaque chercheur peut avoir des biais.
Elle exige que chaque chercheur écarte ses convictions avant que ses résultats soient discutés.
Elle dépend de l’accord immédiat de tous les chercheurs sur une théorie commune.
Elle remplace les tentatives de réfutation par la vérification des intentions des chercheurs.

Elle repose sur la confrontation institutionnelle des idées, même si chaque chercheur peut avoir des biais.

Explication

L’objectivité est soutenue par une méthode critique et des institutions qui permettent de confronter les idées, plutôt que par la perfection individuelle de chaque chercheur. L’impartialité personnelle peut contribuer au travail scientifique, mais elle ne suffit pas à garantir son objectivité.

10. Pourquoi le succès prédictif de théories comme la physique quantique et la relativité soutient-il l’idée qu’elles décrivent la nature ?

Parce que leur réussite expérimentale établit que leurs descriptions sont absolument vraies dans tous les domaines.
Parce que leur développement social prouve que leurs contenus sont déterminés par les intérêts de leur époque.
Parce que leurs prédictions et des applications comme les lasers correspondent à certains aspects observables de la nature.
Parce que leur adoption collective empêche les mécanismes naturels d’être influencés par les décisions humaines.

Parce que leurs prédictions et des applications comme les lasers correspondent à certains aspects observables de la nature.

Explication

La réussite prédictive et le fonctionnement des lasers appuient l’idée que ces théories représentent assez bien certains aspects de la nature, sans établir une vérité absolue. Leur succès ne prouve donc pas qu’elles décrivent parfaitement tous les domaines.

11. Un comité doit décider au nom de quoi agir face à une question de justice, tout en disposant d’analyses scientifiques pertinentes. Quelle démarche respecte le mieux les limites du savoir scientifique ?

Demander aux scientifiques de déterminer la décision juste à partir des résultats, sans débat sur les valeurs.
Écarter les résultats scientifiques, puisque les questions de justice ne relèvent pas de la recherche.
S’appuyer sur la science pour éclairer la réflexion, puis examiner les valeurs et les raisons qui fondent la décision collective.
Transformer la décision en problème scientifique afin que l’universalité des connaissances indique comment vivre ensemble.

S’appuyer sur la science pour éclairer la réflexion, puis examiner les valeurs et les raisons qui fondent la décision collective.

Explication

Les connaissances scientifiques peuvent éclairer une question humaine, mais elles ne suffisent pas à trancher les valeurs ni à décider au nom de quoi agir. Confier la décision aux seuls scientifiques confond l’apport des faits avec le jugement sur ce qui est juste.

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Sur quelle image le prestige de la science a-t-il longtemps reposé ?

Sur celle d’un point de vue neutre et surplombant, proche de la vérité et extérieur à l’humain.

Que peuvent exprimer les résistances aux techno-sciences ?

Le désir de préserver son autonomie.

Comment les retombées pratiques de la science sont-elles appréciées ?

Elles sont diversement appréciées et peuvent rassurer ou angoisser.

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