QCM : Faut-il dominer la nature ? (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que peut désigner l’idée de dominer la nature, au-delà de son asservissement ?

La connaître et la maîtriser sans nécessairement l’asservir
La remplacer par un milieu entièrement aménagé par les sociétés
La protéger en renonçant au développement des techniques
La transformer en ressource en vue de satisfaire les besoins humains

La connaître et la maîtriser sans nécessairement l’asservir

Explication

Dominer la nature peut renvoyer à sa connaissance et à sa maîtrise, sans impliquer qu’on la réduise à l’asservissement. Confondre maîtrise et exploitation forcée transforme à tort cette distinction en équivalence.

2. Pourquoi la connaissance de la nature et le développement de la technique sont-ils nécessaires à l’humanité ?

Ils contribuent à rendre possible la survie de l’humanité
Ils assurent que les ressources naturelles restent inépuisables
Ils dispensent les sociétés d’adapter leurs modes de vie
Ils permettent de garantir une maîtrise totale des milieux naturels

Ils contribuent à rendre possible la survie de l’humanité

Explication

La connaissance de la nature et la technique sont présentées comme nécessaires à la survie humaine. Elles ne garantissent toutefois pas une maîtrise totale des milieux, qui relève d’un projet distinct et dangereux.

3. Quel jugement s’applique au projet de maîtriser totalement et d’asservir la nature ?

Il est nécessaire pour éviter toute dépendance envers la nature
Il est vain, voué à l’échec et dangereux
Il est réaliste dès lors que la technique progresse assez vite
Il est bénéfique à condition de préserver les ressources utiles

Il est vain, voué à l’échec et dangereux

Explication

Le projet d’une maîtrise totale et d’un asservissement de la nature est considéré comme voué à l’échec et dangereux. Le progrès technique ne suffit donc pas à rendre réalisable cette ambition totale.

4. Une société traite la nature comme un ensemble de choses disponibles, séparées de l’humanité : quel risque caractérise cette réification ?

Elle peut favoriser la destruction de la nature et de l’humanité
Elle peut conduire à une préservation spontanée des milieux naturels
Elle peut rendre les sociétés indépendantes des équilibres naturels
Elle peut rapprocher les sociétés de la nature en supprimant la technique

Elle peut favoriser la destruction de la nature et de l’humanité

Explication

Réduire la nature à des choses disponibles et distinctes de l’humanité peut conduire à détruire la nature et l’humanité elle-même. Cette conception ne rend donc pas les sociétés indépendantes des conséquences de leurs actes.

5. Une société cherche à évoluer de manière plus harmonieuse à l’échelle planétaire : quelle orientation correspond à cette démarche ?

Rechercher une évolution harmonieuse sans prôner un retour à la nature
Écarter toute transformation des sociétés au profit de leur état actuel
Organiser un retour collectif à la nature malgré les difficultés pratiques
Remplacer la vie sociale par des modes de vie entièrement naturels

Rechercher une évolution harmonieuse sans prôner un retour à la nature

Explication

Une évolution plus harmonieuse des sociétés peut être recherchée sans revendiquer un retour à la nature, jugé improbable et illusoire. L’idée d’un retour collectif à la nature confond cette recherche avec une orientation explicitement écartée.

6. Quels moyens sont proposés pour infléchir le développement des sociétés ?

La tradition, l’isolement et un retour aux modes de vie anciens
La technique, le marché et une croissance accélérée des sociétés
La science, la compétition et une extension des ressources disponibles
La morale, le droit et une révolution dans la conception du monde

La morale, le droit et une révolution dans la conception du monde

Explication

La morale, le droit et une révolution dans la conception du monde sont proposés comme moyens d’orienter autrement le développement des sociétés. La croissance accélérée et le marché ne constituent pas les moyens indiqués ici.

7. Que faut-il faire pour reconnaître la valeur des conceptions issues d’autres cultures ?

Classer les cultures selon leur proximité avec les conceptions occidentales
Évaluer les autres cultures à partir des normes de sa propre société
Se dégager des jugements de valeur produits par l’ethnocentrisme
Renoncer à toute comparaison entre des conceptions culturelles différentes

Se dégager des jugements de valeur produits par l’ethnocentrisme

Explication

Prendre en compte la valeur des conceptions d’autres cultures suppose de sortir des jugements de valeur dus à l’ethnocentrisme. Les évaluer depuis les normes de sa propre société reconduit précisément ce biais.

8. Quelle question demeure ouverte au sujet du relativisme culturel et de l’ethnocentrisme ?

L’ethnocentrisme permet-il de garantir une compréhension impartiale des cultures ?
Le relativisme culturel suffit-il à dépasser l’ethnocentrisme ?
Le relativisme culturel conduit-il nécessairement à rejeter toutes les cultures ?
Les conceptions culturelles sont-elles toutes identiques dans leurs valeurs ?

Le relativisme culturel suffit-il à dépasser l’ethnocentrisme ?

Explication

La suffisance du relativisme culturel pour dépasser l’ethnocentrisme est posée comme une question ouverte. En faire une garantie certaine trancherait une question qui demeure précisément sans réponse établie.

9. Quelle transformation est nécessaire pour faire évoluer les projets, les comportements et le système économique ?

Une croissance des échanges et des investissements
Une réforme des institutions et des administrations
Une révolution des mœurs et des pensées
Une évolution des techniques et des infrastructures

Une révolution des mœurs et des pensées

Explication

La transformation des projets, des comportements et du système économique requiert une révolution des mœurs et des pensées. Une réforme institutionnelle peut concerner la vie politique, mais elle ne correspond pas à cette transformation des mentalités.

10. Quel rapport peut s’établir entre la loi et les mœurs au cours d’une transformation politique ?

La loi et les mœurs évoluent à des rythmes différents sans pouvoir agir l’une sur l’autre
La loi peut transformer les mœurs, et les mœurs peuvent aussi faire évoluer la loi
Les mœurs transforment la loi, tandis que celle-ci agit principalement sur les institutions
La loi suit les mœurs, tandis que celles-ci restent indépendantes des règles juridiques

La loi peut transformer les mœurs, et les mœurs peuvent aussi faire évoluer la loi

Explication

Le rapport entre droit et mœurs va dans les deux sens : la loi peut changer les mœurs, et les mœurs peuvent entraîner un changement de la loi. Dire que la loi ne fait qu’agir sur les institutions écarte à tort son influence possible sur les comportements.

11. Quelle question l’émission de France Culture avec Catherine Larrère invite-t-elle à examiner ?

Les activités humaines peuvent-elles restaurer les écosystèmes ?
La protection des paysages relève-t-elle des politiques culturelles ?
La nature peut-elle être évaluée comme une ressource économique ?
La nature peut-elle être considérée comme un sujet de droit ?

La nature peut-elle être considérée comme un sujet de droit ?

Explication

L’émission avec Catherine Larrère examine la possibilité de reconnaître la nature comme sujet de droit. L’évaluation économique des ressources est une question environnementale distincte, mais ce n’est pas le problème central indiqué ici.

12. Comment le film d’animation Nausicaä, la vallée du vent, sert-il de piste pour réfléchir à la nature ?

Il montre comment une législation écologique japonaise s’est rapprochée des normes occidentales
Il présente la nature comme une ressource que les sociétés peuvent exploiter sans limites
Il explique comment les traditions occidentales ont influencé la vision japonaise des paysages
Il illustre une conception de la nature liée au shintoïsme japonais et différente de la conception occidentale

Il illustre une conception de la nature liée au shintoïsme japonais et différente de la conception occidentale

Explication

Le film est proposé pour comprendre comment la culture shintoïste japonaise conduit à concevoir la nature autrement que dans les sociétés occidentales. Il ne s’agit pas d’illustrer un rapprochement des législations écologiques.

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Que peut signifier l’idée de dominer la nature ?

La connaître et la maîtriser, ou l’asservir.

À quoi sont nécessaires la connaissance de la nature et la technique ?

À la survie de l’humanité.

Quel est le sort du projet d’asservissement total de la nature ?

Il est vain, voué à l’échec et dangereux.

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