★ À maîtriser
📌 Les inscriptions officielles sont rédigées en latin correct, contrairement au latin vulgaire parlé dans la rue.
Compléments
L’urbanisation entraîne un brassage de populations dans des villes où coexistent notamment garnisons et élites romaines.
Vers 150, le latin est présenté comme la langue du commerce et comme la langue parlée par tous dans le contexte évoqué.
Les serments de Strasbourg sont prononcés par deux frères, petits-fils de Charlemagne.
Gaulois + latin → latin vulgaire → prémices du français
★ À maîtriser
📌 À son origine, la francophonie désigne une extension de la puissance et de l’influence culturelle françaises, sans supposer un partage égal de la langue.
📌 Le substantif « francophonie » peut construire l’idée d’une réalité collective unique à partir d’un ensemble de francophones hétérogène qui ne partage pas nécessairement une identité commune.
Compléments
En 1880, le français est présenté comme une langue internationale par défaut, une langue diplomatique et une grande langue de culture utilisée notamment par l’aristocratie russe.
Pendant la période coloniale, la diffusion française est surtout destinée aux pays développés et occidentaux, et l’alphabétisation générale des populations colonisées n’est pas menée.
En 1880, la francophonie est centrée sur la France ; après la décolonisation, elle devient partageable
★ À maîtriser
📌 Dans la conception de Senghor, parler français relève d’un choix et non de la naissance, du territoire ou de l’appartenance à un État particulier.
Compléments
📌 Senghor décrit la colonisation comme un « torrent de boue », mais considère que les populations colonisées peuvent rejeter ses violences et se réapproprier certains héritages comme la langue française.
Langue héritée d’un territoire ≠ langue appropriable par ceux qui la parlent
★ À maîtriser
📌 La France préfère préserver des relations bilatérales privilégiées avec ses anciennes colonies plutôt que rejoindre une organisation multilatérale où celles-ci pourraient défendre une position commune.
Compléments
📌 La France est réticente à reconnaître une organisation francophone dans laquelle elle serait un pays parmi d’autres plutôt que la puissance qui en maîtrise l’organisation.
★ À maîtriser
📌 Dans l’ACCT, les pays participent sur un principe d’égalité et la France dispose d’une voix comme les autres, malgré sa contribution financière beaucoup plus importante.
Compléments
L’ACCT ne mentionne pas directement la francophonie dans son intitulé, car la France refuse encore de rejoindre une organisation explicitement francophone.
En 1973, la France organise des sommets de chefs d’État afin notamment de maintenir des liens avec ses anciennes colonies sans passer nécessairement par une organisation collective indépendante.
ACCT (1970) → Agence intergouvernementale (1997) → OIF (2007)
★ À maîtriser
En 1998, l’ACCT devient l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, où les gouvernements participent directement.
En 2005, l’organisation devient l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), structurée notamment autour d’un secrétariat général et d’institutions.
L’OIF vise à donner à la francophonie une existence globale et autonome qui ne dépende plus uniquement de la France.
📌 L’OIF promeut la langue française tout en défendant la diversité linguistique et culturelle, sans chercher à remplacer les langues menacées par le français.
Compléments
Les objectifs de l’OIF comprennent : la défense des droits humains, notamment ceux des femmes, la promotion de l’éducation et de l’alphabétisation, le développement durable
Les moyens de l’OIF comprennent la mise en réseau d’acteurs, l’attribution de labels, le soutien institutionnel ou moral et l’encouragement de projets, mais pas nécessairement leur financement.
Promouvoir le français sans sacrifier la diversité des autres langues
★ À maîtriser
En 2006, le Rwanda abandonne le français comme langue officielle au profit de l’anglais.
En 2018, une Rwandaise devient secrétaire générale de l’OIF, avec notamment le soutien de la France, qui cherche à renouer le dialogue avec le Rwanda.
Compléments
Les premiers secrétaires généraux de l’OIF sont généralement désignés par consensus, c’est-à-dire qu’un candidat reçoit progressivement le soutien des États jusqu’à l’acceptation des autres.
L’élection de 2026 est prévue le 30 novembre et met plusieurs candidats en compétition.
Le génocide de 1994 dégrade fortement les relations entre le Rwanda et la France pendant plusieurs années.
Le choix géopolitique de la secrétaire générale rwandaise révèle que les intérêts politiques peuvent primer sur la langue
★ À maîtriser
📌 Les États membres participent pleinement à l’OIF et à ses décisions, tandis que les États observateurs prennent part à certaines activités de manière plus limitée.
Compléments
Membres : décisions pleines ; observateurs : participation limitée ; associés : catégorie élargie
★ À maîtriser
L’Algérie, malgré une population francophone importante et un usage répandu du français, ne fait pas partie de l’OIF.
L’Algérie refuse de rejoindre l’institution francophone créée en 1970, notamment parce qu’elle ne veut pas siéger avec la France en raison du passé colonial et de la guerre d’Algérie.
📌 L’Espagne, le Portugal, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ne font pas partie de l’OIF, alors que certains pays membres ou observateurs comptent moins de francophones.
Les proportions de francophones citées sont :
L’adhésion de certains pays à l’OIF répond à des intérêts diplomatiques et de visibilité plutôt qu’à un enjeu linguistique, et n’entraîne pas nécessairement une hausse de l’apprentissage du français.
Compléments
📌 L’absence de l’Algérie réduit la représentativité de l’OIF, puisqu’un pays africain important par sa superficie et sa population francophone en est exclu.
★ À maîtriser
📌 L’adhésion du Qatar répond à la recherche de respectabilité internationale, tandis que les autres membres peuvent y voir des occasions de rencontres, de partenariats et d’investissements grâce à ses ressources financières.
Compléments
Adhésion du Qatar → visibilité et respectabilité pour Doha, partenariats possibles pour les membres
★ À maîtriser
Compléments
Une même appartenance peut servir la diplomatie sans supposer une forte pratique de la langue
★ À maîtriser
En septembre 1958, les populations des territoires africains concernés votent sur la Constitution de la Ve République et le principe de la Communauté française, avec la possibilité d’une indépendance immédiate en cas de refus.
En 1958, la Guinée de Sékou Touré est le seul territoire d’Afrique subsaharienne française à rejeter la Communauté française et devient indépendante.
La plupart des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne deviennent indépendantes en 1960, notamment Madagascar, le Niger, le Tchad, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
Les nouveaux États adoptent des institutions inspirées du modèle français, notamment des présidents disposant de pouvoirs importants, de sorte que l’indépendance n’entraîne pas une rupture complète avec l’ancien système colonial.
Les accords bilatéraux portent notamment sur : la coopération militaire, la coopération économique, le développement, les relations diplomatiques, l’exploitation de certaines ressources naturelles
Compléments
Après le refus guinéen de 1958, la France retire rapidement ses fonctionnaires ainsi que ses personnels administratifs et militaires, ce qui entraîne des difficultés pour le nouvel État.
Les indépendances s’échelonnent au Ghana en 1957, au Nigeria en 1960 et au Kenya en 1963.
Élu en 1959, Léon Mba demande avant l’indépendance la départementalisation du Gabon, mais la France refuse cette demande.
Référendum de 1958 → indépendance guinéenne → indépendances africaines majoritairement en 1960
★ À maîtriser
En 1960, une cellule africaine est instituée à l’Élysée et Jacques Foccart la dirige de 1960 à 1980.
La cellule africaine dépend directement du président de la République, ce qui concentre à l’Élysée les décisions de politique africaine française.
La concentration des décisions à l’Élysée et le faible débat public entraînent un manque de transparence et limitent le contrôle démocratique de la politique africaine française.
Compléments
Les relations entre dirigeants français et africains reposent souvent sur des contacts interpersonnels directs plutôt que sur des procédures officielles passant par le Parlement français.
Les intérêts français en Afrique subsaharienne comprennent notamment le maintien de liens avec des dirigeants, des bases militaires au Gabon et au Tchad et l’accès à des ressources stratégiques comme l’uranium.
★ À maîtriser
En 1964, après le renversement de Léon Mba par un coup d’État au Gabon, la France intervient militairement pour le rétablir au pouvoir.
En décembre 1965 et janvier 1966, Jean-Bédel Bokassa mène un coup d’État en République centrafricaine, sans intervention française immédiate pour rétablir le président renversé.
Les réactions françaises variables aux coups d’État montrent que les décisions d’intervention dépendent aussi des relations entretenues avec les dirigeants concernés.
Compléments
Gabon : intervention pour rétablir Léon Mba ; Centrafrique : reconnaissance de Bokassa après le coup d’État
★ À maîtriser
Le 4 décembre 1977, Bokassa est couronné empereur en s’inspirant notamment du sacre de Napoléon Ier du 2 décembre 1804.
Après s’être éloigné de la France et rapproché de la Libye, Bokassa est renversé en septembre 1979 lors d’une intervention française en République centrafricaine.
L’exemple de Bokassa montre que la France peut soutenir un dirigeant pendant plusieurs années, puis contribuer à sa chute lorsque ses intérêts changent.
Compléments
Soutien français → exigences de Bokassa → rapprochement libyen → intervention de 1979
★ À maîtriser
📌 Les populations peuvent percevoir une contradiction entre les discours français de défense de la démocratie et des interventions qui semblent dépendre des intérêts politiques français.
Compléments
Les interventions françaises peuvent être interprétées comme une ingérence et une menace pour l’autonomie politique des États concernés, même lorsqu’elles sont justifiées officiellement par le droit international.
La méfiance envers la France contribue à comprendre l’évolution des relations entre la France et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.
Interventions perçues comme intéressées → soupçon d’ingérence → méfiance envers la France
Transformations des institutions francophones
| Date | Institution ou événement | Évolution |
|---|---|---|
| 1970 | ACCT | Coopération culturelle et technique |
| 1986 | Premier sommet de la Francophonie | Reconnaissance collective |
| 1997 | Agence intergouvernementale | Participation directe des gouvernements |
| 2007 | OIF | Organisation internationale structurée |
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1. Une étude recense les personnes qui parlent ou utilisent le français, sans considérer leur appartenance culturelle ni les institutions auxquelles elles participent. Quelle notion décrit cet ensemble ?
2. Une organisation rassemble des institutions francophones, dont l’Organisation internationale de la Francophonie. À quelle dimension de la francophonie appartient-elle ?
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Que désigne la francophonie linguistique ?
L’ensemble des individus qui parlent ou utilisent le français.
Que désigne la francophonie culturelle ?
L’ensemble des populations et des territoires liés par une éventuelle culture francophone.
Quelle langue remplace progressivement le gaulois après la diffusion du latin ?
Le latin vulgaire.
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