QCM : Francophonie et relations franco-africaines (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étude recense les personnes qui parlent ou utilisent le français, sans considérer leur appartenance culturelle ni les institutions auxquelles elles participent. Quelle notion décrit cet ensemble ?

La francophonie linguistique
La hiérarchie des langues
La francophonie institutionnelle
La francophonie culturelle

La francophonie linguistique

Explication

La francophonie linguistique regroupe les individus qui parlent ou utilisent le français. La francophonie institutionnelle concerne des institutions, tandis que la francophonie culturelle renvoie aux populations et territoires liés par une culture francophone.

2. Une organisation rassemble des institutions francophones, dont l’Organisation internationale de la Francophonie. À quelle dimension de la francophonie appartient-elle ?

À la dimension culturelle
À la catégorie des langues régionales
À la dimension linguistique
À la dimension institutionnelle

À la dimension institutionnelle

Explication

La francophonie institutionnelle désigne l’ensemble des institutions francophones, parmi lesquelles figure l’OIF. La dimension linguistique porte sur les locuteurs, et la dimension culturelle sur les populations et territoires liés par une culture francophone.

3. Dans une région où cohabitent des populations parlant des langues différentes, le latin se diffuse progressivement dans les échanges et le gaulois recule. Quel résultat historique décrit cette évolution ?

Le latin vulgaire est remplacé par le gaulois
Le gaulois est remplacé par le latin correct des inscriptions
Le gaulois est remplacé par un latin vulgaire
Le latin et le gaulois restent sans influence l’un sur l’autre

Le gaulois est remplacé par un latin vulgaire

Explication

La diffusion progressive du latin dans les interactions entre populations parlant des langues différentes conduit au recul du gaulois, puis à son remplacement par le latin vulgaire. Le latin correct caractérise les inscriptions officielles, tandis que les serments de Strasbourg relèvent d’une étape historique ultérieure.

4. À quelle date les serments de Strasbourg constituent-ils un texte où sont identifiables les prémices de la langue française ?

En 842
En 420
En 150
À l’époque de la monarchie capétienne

En 842

Explication

Les serments de Strasbourg datent de 842 et permettent d’identifier les prémices de la langue française. L’année 420 est associée à l’invasion franque, tandis que 150 apparaît dans le récit de la diffusion du latin.

5. Que désignait le mot « francophonie » lorsqu’il a été forgé en 1880 ?

Une communauté internationale unie par une identité francophone commune
Un ensemble de populations alphabétisées dans les territoires colonisés
Un réseau d’États participant à une organisation multilatérale égalitaire
Une extension de la puissance et de l’influence culturelle françaises

Une extension de la puissance et de l’influence culturelle françaises

Explication

À l’origine, le terme désignait l’extension de la puissance et de l’influence culturelle françaises, sans présumer d’un partage égal de la langue. L’idée d’une communauté unie par une identité commune ne correspond pas encore à ce sens initial.

6. Quelle langue Senghor considérait-il comme sa langue maternelle, par opposition au français, sa langue d’écrivain ?

Le wolof
Le bambara
Le lingala
Le sérère

Le wolof

Explication

Senghor distinguait le wolof, sa langue maternelle, du français, qu’il utilisait comme langue d’écrivain. Le sérère est une langue sénégalaise, mais ce n’est pas celle qu’il désignait comme sa langue maternelle.

7. Quel rôle la notion d’appropriation linguistique attribue-t-elle aux personnes qui parlent français ?

Elle leur permet d’employer le français tout en le maintenant sous l’autorité culturelle de la France.
Elle les conduit à considérer le français comme la langue naturelle de leur territoire d’origine.
Elle réserve la légitimité du français aux personnes qui l’ont appris dès leur naissance.
Elle leur permet de faire du français leur langue, sans qu’il appartienne exclusivement à la France.

Elle leur permet de faire du français leur langue, sans qu’il appartienne exclusivement à la France.

Explication

L’appropriation linguistique signifie que toute personne parlant français peut en faire sa langue, indépendamment d’une appartenance territoriale ou nationale à la France. La déterritorialisation ne maintient donc pas le français sous l’autorité culturelle française.

8. À quelle date Senghor publie-t-il dans la revue *Esprit* sa conception de la francophonie comme un « humanisme intégral » et une communauté internationale de valeurs ?

En 1965
En 1966
En 1962
En 1970

En 1962

Explication

Senghor développe cette conception dans un article publié en 1962. La date de 1965 correspond à un accord culturel entre la France, le Canada et le Québec, et non à la publication de cet article.

9. En quoi le principe de décision de l’ACCT diffère-t-il de la place financière de la France au sein de cette organisation ?

Les pays disposent chacun d’une voix, même si la France contribue davantage financièrement.
Les pays votent selon leur contribution financière, ce qui donne à la France davantage de voix.
Les pays choisissent leurs représentants selon leur population, sans tenir compte des contributions financières.
La France dirige les décisions, tandis que les autres pays participent à leur mise en œuvre.

Les pays disposent chacun d’une voix, même si la France contribue davantage financièrement.

Explication

L’ACCT repose sur l’égalité entre les pays : la contribution financière supérieure de la France ne lui donne pas davantage de voix. L’importance de son financement ne se traduit donc pas par un pouvoir de vote proportionnel.

10. Quel objectif l’OIF poursuit-elle en donnant à la francophonie une existence globale et autonome ?

Remplacer les langues locales par le français
Concentrer les décisions entre les mains de la France
Réserver la coopération aux pays francophones d’Europe
Réduire sa dépendance à l’égard de la France

Réduire sa dépendance à l’égard de la France

Explication

L’OIF cherche à faire exister la francophonie comme un ensemble global et autonome, qui ne dépende pas uniquement de la France. Remplacer les langues locales contredirait son engagement en faveur de la diversité linguistique et culturelle.

11. Quelle conséquence politique le soutien français à une candidate rwandaise à la tête de l’OIF en 2018 cherchait-il notamment à produire ?

Renforcer la sélection des secrétaires généraux par une compétition entre candidats
Rétablir le dialogue avec le Rwanda après des relations durablement dégradées
Obtenir le retrait du Rwanda des instances de coopération internationale
Favoriser le remplacement de l’anglais par le français comme langue officielle rwandaise

Rétablir le dialogue avec le Rwanda après des relations durablement dégradées

Explication

Le soutien français à une Rwandaise comme secrétaire générale de l’OIF visait notamment à renouer le dialogue avec le Rwanda, dont les relations avec la France avaient été fortement dégradées après le génocide de 1994. Le changement de langue officielle au profit de l’anglais avait eu lieu en 2006, mais l’élection de 2018 n’avait pas pour objectif de l’inverser.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Francophonie et relations franco-africaines.

Que désigne la francophonie linguistique ?

L’ensemble des individus qui parlent ou utilisent le français.

Que désigne la francophonie culturelle ?

L’ensemble des populations et des territoires liés par une éventuelle culture francophone.

Quelle langue remplace progressivement le gaulois après la diffusion du latin ?

Le latin vulgaire.

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