Fiche de révision : Géographie de l’Amérique du Nord

Plan du Cours

  1. Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale
  2. Les règlements du conflit et l’ONU
  3. Chine maoïste et réformes
  4. Décolonisation et indépendance indienne
  5. La guerre d’Indochine
  6. Les réformes coloniales au Sénégal
  7. Réforme coloniale et référendum
  8. Fédération du Mali et indépendance
  9. Religions traditionnelles africaines
  10. Climats et contraintes naturelles nord-américaines
  11. Populations et villes nord-américaines
  12. Intégration économique et modèles nationaux
  13. Économie allemande et puissance commerciale
  14. Modèles japonais et défis démographiques chinois
  15. La voie chinoise de développement
  16. Les puissances latino-américaines
  17. Les défis du développement africain
  18. Stratégies africaines de développement durable

Repères chronologiques

  1. 1935L’Indian Act pose les jalons d’un futur État fédéral indien.
  2. 2 septembre 1945Ho Chi Minh et Vo Nguyen Giap proclament l’indépendance de la République démocratique du Vietnam, réunissant l’Annam, le Tonkin et la Cochinchine.
  3. 6 mars 1946L’accord Sainteny-Ho Chi Minh fait du Vietnam un État libre intégré à la fédération indochinoise.
  4. 1er juin 1946Thierry d’Argenlieu fait proclamer une république de Cochinchine et les troupes françaises occupent Hanoi, en violation des accords du 6 mars.
  5. 23 novembre 1946Le croiseur Suffren bombarde le port de Haiphong, faisant au moins 600 victimes.
  6. 19 décembre 1946Les hommes du général Giap massacrent 200 personnes dans les quartiers européens de Hanoï, marquant le début de la guerre d’Indochine.
  7. 3 juin 1947À la conférence de New Delhi, les modalités de la partition de l’Inde sont discutées.
  8. janvier 1948Gandhi est assassiné par un fanatique hindou après avoir tenté d’apaiser les passions suscitées par la partition.
  9. 1er octobre 1949Mao proclame à Pékin la République populaire de Chine après la victoire communiste dans la guerre civile commencée en 1927.
  10. 25 décembre 1991Gorbatchev démissionne et signe l’acte de décès de l’URSS et de la guerre froide.

1. Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale

★ À maîtriser

  • La Seconde Guerre mondiale a fait environ 50 millions de morts, soit un bilan presque cinq fois supérieur à celui de la Première Guerre mondiale.

  • Le nazisme a massacré 10 millions de personnes, dont plus de 5 millions de Juifs tués dans les ghettos et les camps de concentration.

  • Le tribunal de Nuremberg est convoqué le 18 octobre 1945 pour juger les chefs nazis considérés comme criminels de guerre.

  • Après la guerre, l’Europe perd son rôle de centre politique mondial tandis que les États-Unis et l’URSS émergent comme les deux grandes puissances victorieuses.

Compléments

  • Les pertes civiles ont notamment atteint 10 millions en URSS, 10 millions en Chine, 5,5 millions en Pologne, 2,5 millions en Allemagne et 1,2 million en Yougoslavie. - Histoire – Géographie, classe de première, Edition Belin, 1994

  • En 1945, près de 30 millions de personnes errent à travers l’Europe, tandis que l’espérance de vie baisse de huit ans en France.

  • Le bilan matériel et économique comprend des villes en ruines, des équipements ferroviaires, portuaires et routiers détruits, des échanges paralysés et une production bloquée.

  • Le coût des dommages de guerre est évalué à 2 000 milliards de dollars.

  • Entre 1939 et 1945, la production industrielle des États-Unis a doublé et le pays détenait 75 % du stock d’or mondial à la fin de la guerre.

  • La faiblesse des métropoles encourage les colonies d’Afrique et d’Asie à affirmer leur volonté d’indépendance.

2. Les règlements du conflit et l’ONU

Notions clés & Définitions

  • Détente : Période d’accalmie entre les deux blocs, marquée par la signature de nombreux accords politiques et militaires, dont le prolongement contribue à la fin de la guerre froide.

★ À maîtriser

  • À Téhéran, du 28 novembre au 1er décembre 1943, Roosevelt, Churchill et Staline décident notamment d’ouvrir un front à l’ouest, de vaincre l’Allemagne avant le Japon, de retenir un débarquement allié en mai 1944 et de créer une organisation internationale pour préserver la paix.

  • À Yalta, du 4 au 11 février 1945, les Alliés prévoient des élections libres dans l’Europe libérée, la destruction du militarisme allemand et du nazisme, ainsi que le partage de l’Allemagne en quatre zones d’occupation et le paiement de réparations.

  • À Potsdam, du 17 juillet au 2 août 1945, les Alliés confirment la démilitarisation et la dénazification de l’Allemagne, le jugement des criminels de guerre et le versement de 20 milliards de dollars de réparations.

  • 🔄 La création de l’ONU suit plusieurs étapes :

    1. Roosevelt propose la sécurité collective à la conférence de l’Atlantique en août 1941
    2. L’expression « Nations-Unies » apparaît à Washington en 1942
    3. Les Alliés s’engagent à créer une organisation à Moscou en 1943
    4. Des experts élaborent le projet à Dumbarton Oaks en octobre 1944
    5. Yalta approuve le projet en février 1945
    6. La Charte est adoptée à San Francisco le 26 juin 1945
  • Les principes de l’ONU comprennent l’égalité entre les États, la liberté et la souveraineté des peuples, ainsi que le droit de chaque peuple à l’autodétermination par des élections libres et démocratiques.

  • Le Conseil de sécurité compte 15 membres, dont cinq membres permanents — les États-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni, la France et la Chine — disposent du droit de veto ; les dix autres membres sont élus pour deux ans.

📌 Le bilan de l’ONU est jugé mitigé : ses aspects positifs comprennent l’aide à l’indépendance des peuples colonisés, la prévention d’une troisième guerre mondiale et le renforcement de la coopération internationale, tandis que ses limites incluent les abus liés au veto et la difficulté à instaurer une paix et une sécurité totales.

  • Le 14 octobre 1962, un avion américain U2 photographie à Cuba des rampes de lancement de missiles nucléaires à moyenne portée capables d’atteindre le territoire américain.

  • Le 22 octobre 1962, Kennedy choisit le blocus maritime de Cuba plutôt que l’inaction ou le bombardement des rampes, laissant à Khrouchtchev le choix entre escalade et négociation.

  • En 1972, les accords SALT I sont signés à Moscou afin de limiter les vecteurs lanceurs d’armes atomiques.

  • Le programme de réformes lancé par Gorbatchev en 1985 associe la Perestroïka, qui vise la réforme économique, à la Glasnost, qui promeut la transparence dans la gestion publique.

Compléments

  • À Yalta, l’URSS s’engage à entrer en guerre contre le Japon dans les trois mois suivant la défaite allemande, en échange de Sakhaline et des îles Kouriles.

  • À Potsdam, la frontière entre l’Allemagne et la Pologne est déplacée vers l’ouest, entraînant la perte d’environ 25 % du territoire allemand.

  • Les traités de paix signés à Paris en février 1947 avec la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et l’Italie renforcent les gains territoriaux soviétiques.

3. Chine maoïste et réformes

★ À maîtriser

  • Le premier plan quinquennal chinois privilégie l’industrie, à laquelle sont consacrés 58,2 % des investissements, contre 7,6 % pour l’agriculture.

  • En 1958, le grand bond en avant regroupe les coopératives agricoles chinoises en 26 000 communes populaires intégrant les activités économiques et administratives.

  • Les calamités naturelles, les erreurs techniques, les défaillances humaines et l’arrêt de l’aide soviétique provoquent une catastrophe économique et une famine faisant 15 à 30 millions de morts en Chine entre 1959 et 1961.

  • Les quatre modernisations concernent :

    • l’agriculture
    • l’industrie
    • les sciences et techniques
    • l’armée

Compléments

  • La réforme agraire chinoise du 28 juin 1950 redistribue 47 millions d’hectares à 300 millions de paysans.

  • La révolution culturelle chinoise de 1966 à 1976 oppose le courant révolutionnaire de Mao au courant réformiste et plonge le pays dans l’anarchie.

  • À partir de 1984, la Chine crée des zones économiques spéciales sur le littoral pour accueillir des investissements occidentaux.

Astuce mémo

Mao planifie et mobilise les masses ; Deng ouvre l’économie au marché.

4. Décolonisation et indépendance indienne

★ À maîtriser

  • L’exploitation économique coloniale, l’extension des cultures d’exportation, la dépendance alimentaire, le chômage rural et l’exode rural contribuent à l’éveil du nationalisme dans les colonies.

📌 La décolonisation pacifique est obtenue par négociation entre la métropole et la colonie, tandis que la décolonisation violente résulte d’une guerre de libération nationale.

  • La campagne de Gandhi repose sur : le refus des fonctions administratives et électives britanniques, le refus de fréquenter les institutions anglaises, le boycott des produits anglais

📌 La Ligue musulmane dirigée par Ali Jinnah exige deux États, l’un pour les musulmans et l’autre pour les hindous, tandis que le parti du Congrès dirigé par Nehru et Gandhi défend l’unité indienne.

  • Le 15 août 1947, deux États deviennent indépendants : le Pakistan, à majorité musulmane, composé de deux parties séparées par 1 700 km, et l’Union indienne, à majorité hindoue, dirigée par Nehru.

Compléments

  • Lors de la signature de la Charte de l’Atlantique en août 1941, les États-Unis proclament le droit des peuples à choisir leur forme de gouvernement.

  • La conférence de Bandung de 1955 contribue à la solidarité anticoloniale et exerce une influence sur les mouvements de libération en Afrique noire.

  • Les causes de la décolonisation violente comprennent : le refus de compromis des mouvements nationalistes, la volonté d’indépendance immédiate, le soutien extérieur aux mouvements, la frustration liée à l’indépendance de pays voisins, les enjeux économiques et stratégiques des colonies, la pression des groupes de colons

  • En 1940, la Ligue musulmane réclame l’indépendance des régions de l’Inde peuplées majoritairement de musulmans, engageant le pays sur la voie de la partition.

  • Les transferts de population provoqués par la partition de l’Inde s’effectuent dans un bain de sang.

Astuce mémo

Jinnah réclame deux États ; Nehru et Gandhi défendent l’unité indienne.

5. La guerre d’Indochine

★ À maîtriser

  • Après la victoire communiste en Chine en 1949 et la guerre de Corée en 1950, le conflit indochinois s’inscrit dans la guerre froide ; les États-Unis financent l’effort de guerre français et la Chine appuie le Vietnam.

  • Le 7 mai 1954, le général Giap prend les positions françaises de Dien Bien Phu, tenues par 12 000 soldats.

  • Les accords de Genève du 20 juillet 1954 mettent fin à la guerre et accordent l’indépendance au Laos et au Cambodge ; le Vietnam est divisé au 17e parallèle, avec le Vietminh au Nord et les nationalistes non communistes au Sud.

Compléments

  • Dans la première phase de la guerre, la France mène seule une guerre coloniale avec son armée de métier, tandis que le Vietminh utilise la guérilla pour contrôler les campagnes du Tonkin et du sud de la Cochinchine.

  • En juin 1948, la France accorde à Bao Daï l’indépendance du Vietnam dans le cadre de l’Union française afin de rallier des militants non communistes.

  • Des élections destinées à unifier le Vietnam sont prévues deux ans après les accords de Genève, mais le Sud dirigé par Ngo Dinh Diem rejette le processus électoral.

  • En 1956, une nouvelle guerre commence au Vietnam et se poursuit jusqu’à la défaite américaine à Saigon en 1975.

Astuce mémo

Accord de 1946, guerre, Dien Bien Phu, Genève.

6. Les réformes coloniales au Sénégal

★ À maîtriser

  • La Constitution de 1946 crée l’Union française et autorise notamment les assemblées territoriales, les droits d’association et de réunion, la liberté de la presse ainsi que le vote du budget colonial et la fixation des tarifs des impôts par un conseil législatif.

  • En juin 1956, la loi-cadre Gaston Defferre accroît les pouvoirs des assemblées territoriales et introduit le collège unique et le suffrage universel dans les colonies d’AOF.

  • Les réformes de la loi-cadre ne satisfont pas les aspirations des nationalistes sénégalais à l’indépendance.

Compléments

  • Du 30 janvier au 8 février 1944, la conférence de Brazzaville réunit des responsables coloniaux français sans inviter de représentants africains et réaffirme le pouvoir colonial.

  • La loi Lamine Gueye demande la suppression de l’indigénat et l’extension de la citoyenneté française à toutes les populations du Sénégal.

  • En 1951, le Bloc démocratique sénégalais (BDS) de Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia remporte les élections de l’Assemblée territoriale.

  • La loi-cadre instaure un exécutif local appelé Conseil du Gouvernement ; au Sénégal, Mamadou Dia en devient vice-président, tandis que la présidence revient au gouverneur de la colonie.

  • Le BDS fusionne avec l’Union démocratique sénégalaise pour former le Bloc progressiste sénégalais, qui remporte les élections législatives de 1957 contre le Parti sénégalais d’action socialiste.

  • Le Bloc progressiste sénégalais et le Parti sénégalais d’action socialiste fusionnent ensuite pour former l’Union progressiste sénégalaise.

7. Réforme coloniale et référendum

★ À maîtriser

  • La crise algérienne de mai 1958 provoque la chute du gouvernement métropolitain français, et le général de Gaulle est rappelé au pouvoir le 1er juin 1958.

  • La Constitution adoptée par référendum le 28 septembre 1958 institue la Ve République et prévoit la création d’une Communauté franco-africaine regroupant la France et ses colonies dans une sorte de confédération.

  • Lors de sa tournée d’août 1958, de Gaulle propose aux populations des colonies d’Afrique noire un référendum d’autodétermination : voter « oui » pour rester dans la Communauté ou « non » pour obtenir l’indépendance immédiate.

  • Le référendum sénégalais donne 870 000 voix au « oui » contre 21 000 au « non », et le Sénégal demeure dans la Communauté franco-africaine.

Compléments

  • Après l’indépendance de la Gold Coast en 1957, la loi-cadre paraît dépassée et la France prépare une nouvelle réforme de ses colonies d’AOF.

  • La Guinée de Sékou Touré est la seule colonie à voter « non » au référendum de 1958.

  • Au Sénégal, l’UPS de Senghor et Lamine Gueye soutient le « oui », tandis qu’Abdoulaye Ly, Amadou Moctar Mbow et Assane Seck quittent le parti pour défendre le « non » et créent ensuite le PRA.

  • La France contrôle notamment :

    • la présidence
    • la politique étrangère
    • l’économie
    • la défense
    • la communication
    • la justice
    • l’enseignement supérieur

Astuce mémo

« Oui » maintient dans la Communauté ; « non » mène à l’indépendance immédiate.

8. Fédération du Mali et indépendance

★ À maîtriser

  • En janvier 1959, Senghor et Modibo Keita proposent une fédération réunissant le Sénégal, le Soudan, la Haute-Volta, le Niger, le Dahomey, la Côte-d’Ivoire et la Mauritanie ; les autres pays se retirent ensuite, laissant la fédération aux deux initiateurs.

  • Le 4 avril 1959, le Sénégal et le Soudan obtiennent le transfert des compétences de la Communauté ; Modibo Keita devient président du gouvernement fédéral, Mamadou Dia vice-président, Senghor président de l’Assemblée fédérale et Dakar la capitale.

  • Le 20 juin 1960, la Fédération du Mali est officiellement déclarée indépendante.

  • Le 20 août 1960, le Sénégal proclame son indépendance ; Senghor devient président de la République et Mamadou Dia chef du gouvernement.

  • La danse africaine harmonise les mouvements du corps avec l’un des rythmes de l’orchestre et constitue une technique de participation plutôt qu’un simple spectacle.

  • L’art africain s’est largement diffusé dans le monde et a fortement influencé les écoles européennes d’art moderne ainsi que la musique américaine.

Compléments

  • La Fédération du Mali éclate dans la nuit du 19 au 20 août 1960 à la suite de l’opposition entre dirigeants sénégalais et soudanais, pour des raisons que le cours indique comme peu élucidées.

  • Le 4 avril est retenu comme date officielle de commémoration de l’indépendance du Sénégal.

  • Les danses africaines comprennent :

    • des danses religieuses d’envoûtement
    • des danses de cultivateurs
    • des danses de chasseurs
    • des danses de lutteurs
    • des danses de circoncis
  • Les œuvres plastiques africaines ont été détériorées par :

    • les rongeurs
    • les termites
    • le climat
    • le pillage organisé par les Occidentaux

Astuce mémo

Fédération → transfert des compétences → indépendance → éclatement.

9. Religions traditionnelles africaines

Notions clés & Définitions

  • Éléments de l’homme : L’homme est composé de trois éléments : le corps, la force vitale et l’élément spirituel personnalisé, ou double, qui persiste après la mort dans une existence propre.

★ À maîtriser

  • Maurice Delafosse affirme qu’en Afrique noire, les institutions sociales, politiques et économiques reposent sur un concept religieux ou ont la religion pour pierre angulaire.

📌 Les religions traditionnelles africaines reconnaissent un dieu suprême créateur, mais nombre d’entre elles sont aussi polythéistes et interposent des dieux ou des esprits entre les humains et ce dieu.

  • Le culte comprend des prières, des interdits, des offrandes et des sacrifices, et il est le plus souvent familial et sans clergé, bien que certains peuples du golfe de Guinée aient des autels et un clergé.

  • Les religions africaines lient les humains aux forces naturelles invisibles et au groupe social au-delà de la naissance et de la mort, tandis que les rites et les initiations transmettent un patrimoine moral associé à un conformisme collectif.

Compléments

  • Les dieux et les esprits symbolisent les phénomènes naturels ou habitent la forêt et les fleuves, et peuvent protéger le village, le clan ou la famille.

  • Les offrandes et les sacrifices permettent aux vivants d’obtenir la protection des ancêtres, auxquels ils restent liés par des obligations.

  • Le sacrifice vise à transmettre et distribuer la force vitale et à établir la communication entre les humains et les divinités.

  • Les rites religieux accompagnent les cérémonies saisonnières et annuelles ainsi que les baptêmes, les initiations, les mariages et les funérailles, et la divinisation indique aux malades, aux communautés et aux prêtres le rituel à accomplir.

10. Climats et contraintes naturelles nord-américaines

★ À maîtriser

  • À l’ouest du méridien 100° ouest, les précipitations moyennes sont inférieures à 500 mm et l’irrigation est souvent utilisée pour stimuler la production agricole.

  • La jeunesse des Rocheuses, de la Sierra Nevada, de la Chaîne Côtière et des Sierras Madrés, combinée à la présence des failles de San Andreas et des Cascades, favorise les activités sismiques et volcaniques sur la façade ouest nord-américaine.

  • En hiver, le couloir des Grandes Plaines permet au froid polaire de pénétrer jusqu’aux États-Unis et au Mexique, tandis qu’en été des vagues de chaleur envahissent le Canada.

Compléments

  • Le domaine désertique nord-américain se caractérise par une forte aridité et des amplitudes thermiques journalières extrêmes ; il couvre le désert du Nevada et le désert du Mexique.

  • À l’est du méridien 100° ouest, vers l’Atlantique, les précipitations peuvent atteindre 2 000 mm par an.

  • Les contrastes climatiques de l’Amérique du Nord expliquent la diversité de sa flore et de sa faune.

  • Des séismes ou des éruptions volcaniques sous-marins peuvent engendrer des raz-de-marée ou des tsunamis capables de tout emporter sur leur passage.

  • Dans le Grand Nord canadien, les gelées hivernales intenses, appelées killing frost, limitent notamment les activités agricoles.

  • À la fin de l’été et au début de l’automne, des cyclones tropicaux frappent le sud-est de l’Amérique du Nord et peuvent provoquer des destructions et des évacuations.

  • Les tempêtes de neige qui atteignent le sud des États-Unis peuvent détruire des récoltes.

  • La massivité des jeunes formations montagneuses complique l’implantation humaine et économique, ce qui contribue au faible peuplement de certains territoires de l’ouest des États-Unis.

  • Les contraintes naturelles nord-américaines peuvent atténuer les activités humaines et économiques, mais ne constituent pas une barrière fatale face au génie technique, notamment américain.

Astuce mémo

À l’ouest du 100e méridien, l’irrigation compense le manque de pluie ; à l’est, les précipitations sont abondantes.

11. Populations et villes nord-américaines

Notions clés & Définitions

  • Central Business District : Le cœur de la métropole, où se concentrent les gratte-ciel, les affaires et les services supérieurs.

★ À maîtriser

  • L’espace nord-américain compte 415 819 590 habitants et présente une densité moyenne de 19,28 habitants par km².

  • La population nord-américaine comprend :

    • des Blancs (WASP : White Anglo-saxon Protestant)
    • des Latinos
    • des Noirs
    • des Asiatiques
    • des Amérindiens
  • Selon le tableau du cours, les Blancs représentent 60,04 % de la population nord-américaine, les Latinos 20,81 %, les Noirs 8,81 %, les Asiatiques 7,81 % et les Amérindiens 2,48 %.

  • Les densités nationales indiquées sont de 31,16 habitants par km² aux États-Unis, 3,27 au Canada et 54,47 au Mexique ; le Mexique est le pays le plus densément peuplé de l’espace nord-américain. - CIA, the World Factbook, 2007

  • Les taux d’accroissement naturel sont de 0,88 % au Canada, 0,91 % aux États-Unis et 1,16 % au Mexique ; les faibles taux canadien et américain sont associés au vieillissement de la population, tandis que le taux mexicain entraîne une forte proportion de jeunes.

  • Le tableau du cours indique une population urbaine supérieure à 70 % dans chacun des trois pays nord-américains : 77,22 % aux États-Unis, 78 % au Canada et 75,01 % au Mexique.

Compléments

  • La population nord-américaine est une mosaïque ethnique issue de vagues successives de migrations, et sa diversité religieuse contribue au pluralisme et à la laïcité des communautés nationales.

  • Les régions densément peuplées comprennent les bordures atlantiques urbanisées de Baltimore à Boston, la région des Grands Lacs et le sud-est mexicain ; les régions faiblement peuplées comprennent le Grand Nord canadien et les déserts du Nevada et du Mexique.

  • Avec un indice de fécondité de 2,8 enfants par femme, le Mexique est présenté comme le seul pays de l’espace nord-américain où le renouvellement des générations est assuré.

  • Les grandes villes de plus de 15 millions d’habitants citées sont New York, Los Angeles et Mexico.

  • Les villes moyennes citées sont :

    • Philadelphie
    • Washington
    • Chicago
    • Dallas
    • Houston
    • San Francisco
    • Seattle
    • Monterrey
    • Guadalajara
  • Les inégalités urbaines se manifestent par :

    • l’insécurité
    • la pauvreté
    • l’exclusion sociale
    • la ségrégation spatiale
    • la bidonvilisation notamment au Mexique
    • la ghettoïsation
  • Aux États-Unis et au Canada, les quartiers résidentiels et industriels se développent autour du CBD ; l’abandon du centre-ville par les classes riches et moyennes a favorisé la formation de ghettos, comme Harlem à Manhattan et Watts à Los Angeles.

  • Les banlieues nord-américaines, développées par la rurbanisation, rassemblent souvent les deux tiers de la population urbaine.

12. Intégration économique et modèles nationaux

Notions clés & Définitions

  • ALENA : L’Accord de libre-échange nord-américain conclu par le Canada, les États-Unis et le Mexique pour établir un marché intégré entre ces pays.

★ À maîtriser

  • L’ALENA a été signé le 17 décembre 1992 et est entré en vigueur le 1er janvier 1994.

📌 L’ALENA prévoit le démantèlement de près de 20 000 tarifs douaniers sur une période de 10 à 15 ans afin d’établir une zone de libre-échange pour les marchandises, les services et les investissements ; l’accord porte uniquement sur les échanges économiques.

  • Le modèle économique américain repose notamment sur la démocratie, le fédéralisme, le capitalisme et le libéralisme ; le capitalisme encourage la liberté d’entreprise, la richesse matérielle et le respect de la propriété privée.

  • Les États-Unis assurent 20 % des exportations agricoles mondiales, fournissent 30 % de la production industrielle mondiale et réalisent 14 % des échanges mondiaux.

  • Les limites du modèle américain comprennent une dépendance énergétique de 20 %, une production pétrolière couvrant la moitié des besoins, un déficit commercial, la concurrence étrangère et des déséquilibres sociaux.

  • L’économie allemande repose sur de grandes entreprises concentrées, des PME dynamiques, une forte maîtrise technologique et le respect des normes de production.

  • Les exportations allemandes représentent 24 % du PIB et les importations 22,7 %, soit près de la moitié du PIB dépendant de l’extérieur.

Compléments

  • L’accord de libre-échange entre les États-Unis et le Canada existe depuis 1987 et prévoyait l’élimination des obstacles à la circulation des produits et des capitaux entre 1989 et 1998.

  • Les États-Unis fournissent 86 % du PIB de l’ALENA et en constituent la principale locomotive économique.

  • La première année de l’ALENA, l’ouverture des frontières a fortement redynamisé les échanges commerciaux entre les pays membres.

  • Au Mexique, l’ALENA a favorisé la modernisation de l’appareil productif, mais la concurrence a aussi contribué à la faillite de petites entreprises du textile, du cuir et du bois et à l’accroissement du chômage.

  • L’ALENA a nourri le projet d’une Zone de libre-échange américaine (ZLEA) de l’Alaska à la Terre de Feu, mais les pays sud-américains privilégiaient des négociations multilatérales entre le MERCOSUR et l’ALENA.

  • L’agriculture américaine ne mobilise que 2 % de la population active.

  • Le Nord-Est est la première région industrielle des États-Unis, mais une partie des industries s’est déplacée vers le Centre et le Sun Belt.

  • La Silicon Valley est présentée comme le premier technopôle du monde, et les États-Unis détiendraient la moitié des brevets de haute technologie.

13. Économie allemande et puissance commerciale

Notions clés & Définitions

  • Nouveaux Pays Industrialisés : Les Nouveaux Pays Industrialisés (NPI) de première génération sont la Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong Kong, appelés Dragons d’Asie ; ceux de deuxième génération comprennent la Malaisie, l’Indonésie, la Thaïlande et la zone côtière chinoise, appelés Tigres.

★ À maîtriser

  • Les productions agricoles allemandes comprennent le blé (22,42 millions de tonnes), l’orge (11,96 millions), le maïs (3,22 millions), la pomme de terre (10,03 millions), les fruits et légumes, la betterave à sucre, ainsi que l’élevage, le bois et la pêche.

📌 À l’ouest de l’Allemagne, 90 % des exploitations agricoles font moins de 50 ha et sont familiales, tandis qu’à l’est les grandes exploitations, souvent organisées en coopératives ou sociétés commerciales, occupent près des deux tiers de la surface agricole utile.

  • Les biens d’équipement allemands comprennent :

    • les constructions mécaniques
    • les constructions électriques
    • l’électronique
    • l’automobile
    • la chimie
  • En 2005, l’Allemagne produit 136,670 millions de tep et en consomme 344,060 millions, ce qui révèle un bilan énergétique déficitaire.

  • En 2006, l’Allemagne réalise environ 8,3 % du commerce international des marchandises et 9,3 % des exportations mondiales, tandis que son excédent commercial atteint environ 159 milliards d’euros.

  • L’Allemagne dépend fortement de l’étranger pour son énergie : elle importe 97 % du pétrole consommé, 82 % du gaz et 59 % de la houille.

  • L’Asie-Pacifique regroupe plus de 2 milliards d’habitants et présente des taux moyens de croissance économique de l’ordre de 6 %.

  • La crise économique asiatique de 1997-1998 provoque l’effondrement économique et social de l’Indonésie, de la Thaïlande, des Philippines et de la Malaisie, après la fuite de capitaux étrangers.

Compléments

  • Les principaux bassins houillers allemands sont la Ruhr, la Sarre et la Saxe, et l’extraction de houille et de lignite diminue notamment à cause de son coût élevé et des exigences écologistes.

  • En 2006, la croissance économique allemande atteint 2,7 %, contre une moyenne de 1,1 % depuis 2000, et l’investissement contribue à plus de 40 % de cette croissance.

  • En 2006, les investissements étrangers en Chine sont estimés à plus de 80 milliards de dollars.

  • Les montagnes et les plateaux occupent 65 % de la superficie de l’Asie-Pacifique et les îles et îlots y sont au nombre de plus de 13 600.

  • Le 26 décembre 2004, un tsunami ravage l’Indonésie.

  • La crise asiatique de 1997-1998 est liée à la surproduction industrielle, à la surévaluation des monnaies nationales et à la défaillance du système bancaire.

Astuce mémo

L’ouest privilégie les exploitations familiales, tandis que l’est concentre les grandes exploitations.

14. Modèles japonais et défis démographiques chinois

★ À maîtriser

  • Les keiretsu japonais, héritiers des zaibatsu d’avant-guerre, sont des multinationales combinant des activités industrielles, de transport et de commerce, liées aux banques d’affaires.

  • Le Japon est fortement dépendant des importations alimentaires et des matières premières énergétiques, et ses entreprises dépendent des exportations pour satisfaire leurs besoins en produits alimentaires et en matières premières.

  • La politique chinoise de l’enfant unique est adoptée en 1979 avec l’objectif d’atteindre une croissance démographique nulle en 2000.

  • En Chine, 90 % de la population vit à l’est, où les densités moyennes atteignent environ 400 habitants par km², tandis que l’ouest est généralement sous 10 habitants par km², sauf dans les oasis.

Compléments

  • Les grandes entreprises japonaises fournissent 85 % du chiffre d’affaires industriel et s’associent aux PME.

  • Le Japon consacre 2,5 % de son PIB à la recherche et au développement.

  • Le MITI élabore des plans indicatifs, participe à la restructuration des entreprises en difficulté et à la modernisation industrielle, tandis que la JETRO promeut les produits japonais à l’étranger.

  • Les principales minorités citées en Chine sont :

    • la population turque (1,5 %)
    • la population tibétaine (2 %)
    • la population mongole (2 %)
    • les zhuis (0,5 %)
    • les Mandchous (0,5 %)
    • les Coréens (0,5 %)
  • En 1994, 40 millions de ruraux chinois migrent vers les zones économiques spéciales aménagées dans les villes de la façade est.

  • La Chine compte 130 millions de personnes sous le seuil de pauvreté et importe chaque année 10 à 20 millions de tonnes de vivres pour combler son déficit alimentaire.

15. La voie chinoise de développement

★ À maîtriser

📌 De 1949 à 1978, la Chine suit une voie socialiste maoïste fondée sur la collectivisation et l’étatisation, puis adopte à partir de 1978 le socialisme de marché et les réformes libérales.

  • L’ouverture extérieure chinoise commence par quatre zones économiques spéciales créées en 1980 — Shenzhen, Zhuhaï, Shantou et Xiamen — puis Hainan en 1981.

  • La croissance chinoise profite surtout aux villes côtières, tandis que l’Ouest reste en marge du développement et que les écarts de revenus opposent notamment citadins et ruraux.

Compléments

  • La réforme agraire de 1950 redistribue 47 millions d’hectares à 300 millions de paysans, ensuite regroupés en coopératives agricoles.

  • Le modèle maoïste privilégie l’agriculture et l’industrie, avec des industries lourdes dans les villes et de petites entreprises dans les campagnes.

  • L’ouverture côtière chinoise s’étend à 14 villes en 1984 et à trois deltas en 1985.

  • Le système de responsabilité agricole, généralisé depuis 1982, réintroduit l’économie de marché dans le monde rural chinois.

  • En 2006, les exportations chinoises représentent 33,6 % du PIB, contre 5 % en 1978, et le pays attire 52 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2002.

  • En Chine, 130 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté fixé à moins de 300 yuans par an, tandis que 2,7 millions de ruraux survivent avec moins de 100 yuans par an.

  • La population jeune représente plus de 25 % de la population chinoise et nécessite chaque année la scolarisation de 10 millions d’enfants et la création de 20 millions d’emplois.

  • La Chine est le deuxième grand pollueur mondial derrière les États-Unis, avec 833 millions de tonnes de dioxyde de carbone émises par an.

  • La Chine est le premier importateur et le deuxième consommateur mondial de pétrole, ce qui rend son économie dépendante des matières premières énergétiques et minières.

Astuce mémo

Planification maoïste puis ouverture au marché

16. Les puissances latino-américaines

★ À maîtriser

  • Au Brésil, les 10 % des foyers les plus riches détiennent 45,3 % du revenu national, tandis que les 40 % les plus pauvres n’en reçoivent que 10,6 %.

  • Le Sud-Est brésilien concentre 43 % de la population et 80 % de la production, tandis que le Nordeste reçoit 11 % du revenu pour 30 % de la population.

Compléments

  • L’Amérique latine regroupe 24 pays et couvre environ 22 millions de km², du Mexique à l’Amérique du Sud en passant par l’Amérique centrale et les Antilles.

  • En 2005, la population latino-américaine est estimée à 559 millions d’habitants, principalement hispanophones et lusophones, et inégalement répartis entre littoral et intérieur.

  • La population latino-américaine est fortement métissée, les métis représentant environ 95 % de la population du Paraguay, 73 % de celle de la République dominicaine, 67 % au Venezuela, 51 % à Cuba et 40 % au Brésil.

  • La densité moyenne de l’Amérique latine est d’environ 30 habitants par km², avec de fortes densités littorales et des espaces intérieurs peu peuplés.

  • Dans plus de la moitié des États latino-américains, la croissance démographique varie de 1,8 % à 2,3 % par an, tandis que les taux indiqués pour le Guatemala et le Honduras sont respectivement de 2,59 % et 2,50 %.

  • En 2007, le Brésil possède un PNB global de 1 313,59 milliards de dollars, soit environ 2,49 % du revenu mondial, mais son PNB par habitant est de 6 847 dollars.

  • En 2002, l’hydroélectricité représente 82,68 % de la production électrique du Brésil.

  • En 2006, le Brésil est premier producteur mondial de café, de canne à sucre et d’agrumes, troisième de maïs et de porcins, et cinquième de cacao et de coton.

  • Au Brésil, les multinationales contrôlent 90 % de la production automobile et pharmaceutique, 70 % de la production électrique et électronique, ainsi qu’une grande partie de la production pétrolière et agroalimentaire.

  • La dette extérieure brute du Brésil représente 41,66 % de son PIB et constitue une contrainte pour son développement.

17. Les défis du développement africain

★ À maîtriser

  • Le NEPAD est adopté le 21 juillet 2001 à Lusaka.

  • Le NEPAD vise notamment à réduire l’écart entre l’Afrique et les pays industrialisés, renforcer l’insertion africaine dans la mondialisation, atteindre une croissance du PIB de 7 % par an pendant 15 ans, diversifier l’économie, accroître les exportations et l’emploi, et réduire la pauvreté et les inégalités.

Compléments

  • L’Afrique possède 30 % des réserves prouvées de matières minérales et détient des parts importantes des productions mondiales de coltan (80 %), platine (80 %), diamant (40 %), or (25 %), phosphates (25 %), palladium (20 %), nickel (15 %) et cuivre (3 %).

  • L’Afrique assure 60 % de la production mondiale de cacao, 15 % du thé et des bois tropicaux, 14 % du café et 10 % des oléagineux.

  • En 2000, la dette extérieure africaine atteint 350 milliards de dollars, contre 110 milliards en 1980.

  • La part de l’Afrique dans le commerce mondial passe de 3 % en 1990 à 1,7 % en 2006.

  • En 2000, le taux d’accroissement démographique de l’Afrique est de 2,3 %, contre une moyenne mondiale de 1,2 %.

  • En 1995-2006, la pauvreté touche 65 % de la population africaine, contre 55,8 % en 1965-1969.

  • En Afrique, 58 % de la population a accès à l’eau potable et le taux d’analphabétisme atteint 39 %.

  • Le NEPAD résulte de la fusion du MAP, élaboré par Bouteflika, Olesegun Obasanjo et Thabo Mbeki, et du plan Omega du président Abdoulaye Wade.

  • Pour la mise en œuvre des priorités du NEPAD, l’Afrique est divisée en cinq régions :

    • l’Afrique de l’Ouest
    • l’Afrique du Nord
    • l’Afrique Centrale
    • l’Afrique Centrale Australe
    • l’Afrique Orientale/Madagascar

Astuce mémo

Croissance démographique → pression sur les services et l’environnement

18. Stratégies africaines de développement durable

★ À maîtriser

  • La stratégie africaine pour un développement durable se décline en trois séquences :

    • les conditions requises pour réaliser un développement durable
    • les priorités sectorielles
    • la mobilisation des ressources
  • Les conditions préalables destinées à attirer les investisseurs sont : la paix, la sécurité, la démocratie, le respect des droits de l’homme, la transparence, notamment la lutte contre la corruption

  • Les priorités sectorielles du développement durable sont : le développement des infrastructures, la réduction du retard numérique par les technologies de l’information et de la communication, le développement des sources d’énergie renouvelables ou non et des flux transfrontaliers d’énergie, l’amélioration de la disponibilité de l’eau, la valorisation des ressources humaines, la modernisation de l’agriculture, la protection de l’environnement, l’accès aux marchés des pays développés

  • La mobilisation des ressources privilégie l’investissement privé et la coopération entre l’État, les entreprises et les partenaires extérieurs.

📌 Dans le partenariat du NEPAD, l’État aménage un cadre propice aux affaires fondé sur la stabilité, la sécurité, la prévisibilité, la transparence et la responsabilité, les entreprises privées doivent être compétitives, productives et respecter les règles de bonne gestion, et les partenaires extérieurs soutiennent le développement par l’augmentation de l’APD, l’intensification des IDE et l’ouverture de leurs marchés aux produits africains.

Compléments

  • La modernisation agricole vise :

    • l’autosuffisance alimentaire
    • l’augmentation des revenus
    • le décollage industriel
  • La protection de l’environnement comprend : la lutte contre la désertification, la protection des zones humides, la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, la gestion des côtes, la lutte contre le réchauffement de la planète

  • L’accès aux marchés des pays développés doit favoriser les exportations africaines par : l’amélioration de la qualité des produits, la lutte contre les subventions, la négociation de la levée des obstacles douaniers

  • L’AGOA est une initiative américaine en faveur de l’accès des produits africains aux marchés, que le cours propose d’encourager et d’étendre à d’autres aires géo-économiques.

  • La mobilisation des ressources internes repose sur :

    • le renforcement de l’épargne
    • l’élargissement de l’assiette fiscale
    • la lutte contre la fuite des capitaux
  • La mobilisation des ressources extérieures privilégie :

    • l’allégement de la dette
    • l’accroissement et la transformation de l’APD
    • l’ouverture aux capitaux privés

Tableaux de synthèse

Densités et croissance en Amérique du Nord

PaysDensité (hab./km²)Accroissement naturel
États-Unis31,160,91 %
Canada3,270,88 %
Mexique54,471,16 %

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1. Quel bilan humain approximatif la Seconde Guerre mondiale a-t-elle entraîné, comparé à celui de la Première Guerre mondiale ?

2. Dans le bilan des massacres nazis, quel groupe a subi plus de cinq millions de morts dans les ghettos et les camps de concentration ?

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Combien de morts la Seconde Guerre mondiale a-t-elle causé environ ?

Environ 50 millions de morts.

Combien de personnes le nazisme a-t-il massacrées ?

10 millions de personnes.

Quand le tribunal de Nuremberg est-il convoqué pour juger les chefs nazis ?

Le 18 octobre 1945.

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