QCM : Guerre froide et indépendance française (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En février 1948, quel événement marque le début de la Guerre froide en Tchécoslovaquie ?

La prise du contrôle du pouvoir par les démocrates soutenus par le Royaume-Uni
La création d’un État communiste allemand soutenu par l’URSS
La création d’un État allemand démocratique soutenu par les États-Unis
La prise du contrôle total du pouvoir par les communistes soutenus par l’URSS

La prise du contrôle total du pouvoir par les communistes soutenus par l’URSS

Explication

En février 1948, les communistes tchécoslovaques, appuyés par l’URSS, prennent le contrôle total du pouvoir. La création de la RFA ou de la RDA concerne l’Allemagne, et non le coup de Prague.

2. Après le coup de Prague, les gouvernements d’Europe occidentale s’inquiètent du renforcement soviétique à l’Est. Quelle conséquence politique s’ensuit ?

La création immédiate de l’OTAN
Un recul de leur coopération militaire
Une accélération de leur coopération militaire
Un renforcement de leur coopération économique avec l’URSS

Une accélération de leur coopération militaire

Explication

Le coup de Prague renforce l’influence soviétique en Europe de l’Est et inquiète les pays occidentaux, ce qui accélère leur coopération militaire. Un rapprochement avec l’URSS ou une baisse de coopération inverse cette réaction, tandis que le traité ne crée pas immédiatement l’OTAN.

3. Quels pays signent le traité de Bruxelles le 17 mars 1948 afin de créer une organisation de défense collective ?

L’URSS, la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Roumanie
La France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et l’Italie
La France, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne de l’Ouest et le Luxembourg
La France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg

La France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg

Explication

Le traité de Bruxelles est signé par la France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. L’Allemagne de l’Ouest et l’Italie ne figurent pas dans cette liste de signataires, et les États du bloc soviétique n’en font pas partie.

4. En mai 1949, un nouvel État allemand, démocratique et soutenu par les États-Unis, est créé avec Bonn pour capitale. De quel État s’agit-il ?

De la République démocratique allemande, soutenue par les États-Unis
De la République fédérale d’Allemagne
De la République démocratique allemande
De la République fédérale d’Allemagne, dont la capitale est Berlin-Est

De la République fédérale d’Allemagne

Explication

La RFA est créée en mai 1949 comme État démocratique d’Allemagne de l’Ouest, avec Bonn pour capitale et le soutien des États-Unis et de leurs alliés. Berlin-Est et le soutien soviétique caractérisent la RDA.

5. En octobre 1949, quel État allemand est créé à l’Est, avec un régime communiste, Berlin-Est pour capitale et le soutien de l’URSS ?

La République fédérale d’Allemagne, avec un régime communiste
La République démocratique allemande, avec Bonn pour capitale
La République fédérale d’Allemagne
La République démocratique allemande

La République démocratique allemande

Explication

La RDA est créée en octobre 1949 en Allemagne de l’Est ; elle est communiste, soutenue par l’URSS et a Berlin-Est pour capitale. Bonn est la capitale de la RFA, l’État démocratique occidental.

6. Un gouvernement d’Europe occidentale cherche une alliance dont l’objectif est de défendre la région et de contenir l’expansion soviétique. Laquelle correspond à ces objectifs ?

L’Organisation des Nations unies
Le Pacte de Varsovie
L’OTAN
La coalition de 16 pays en Corée

L’OTAN

Explication

L’OTAN vise à défendre l’Europe occidentale et à contenir l’expansion soviétique. Le Pacte de Varsovie est créé par l’URSS en réponse à l’OTAN, tandis que l’ONU et la coalition coréenne ne désignent pas cette alliance.

7. En quelle année l’URSS crée-t-elle le Pacte de Varsovie en réponse à l’OTAN ?

En 1953
En 1950
En 1955
En 1949

En 1955

Explication

L’URSS crée le Pacte de Varsovie en 1955, en réponse à l’OTAN. 1949 est l’année de création de l’OTAN, 1950 celle du déclenchement de la guerre de Corée et 1953 celle de l’armistice coréen.

8. En comparant les États d’Europe de l’Est, laquelle des situations distingue correctement la Yougoslavie de Tito de la RDA au regard du Pacte de Varsovie ?

La Yougoslavie en est membre, tandis que la RDA en reste à l’écart
La Yougoslavie et la RDA en restent toutes deux à l’écart
La Yougoslavie en reste à l’écart, tandis que la RDA en est membre
La Yougoslavie et la RDA en sont toutes deux membres

La Yougoslavie en reste à l’écart, tandis que la RDA en est membre

Explication

La Yougoslavie dirigée par Tito ne rejoint pas le Pacte, car elle s’éloigne de Moscou, tandis que la RDA en fait partie. Dire que la Yougoslavie est membre confond son statut avec celui de la RDA; les deux dernières réponses inversent ou effacent cette distinction.

9. Le 25 juin 1950, quelle action déclenche la guerre de Corée ?

La Corée du Nord franchit le 38e parallèle et envahit le Sud
La Corée du Nord franchit le 38e parallèle et envahit la Chine
Les États-Unis franchissent le 38e parallèle et envahissent le Sud
La Corée du Sud franchit le 38e parallèle et envahit le Nord

La Corée du Nord franchit le 38e parallèle et envahit le Sud

Explication

Le 25 juin 1950, la Corée du Nord communiste franchit le 38e parallèle et envahit la Corée du Sud. L’invasion sud-coréenne inverse les rôles, tandis que les autres choix attribuent l’attaque à un acteur ou une cible incorrects.

10. Lors d’une opération menée sous l’égide de l’ONU en Corée, quelle description correspond à l’intervention internationale ?

Les États-Unis interviennent massivement et une coalition de 16 pays participe
Les États-Unis interviennent massivement et une coalition de 8 pays participe
L’URSS intervient massivement et une coalition de 16 pays participe
La Chine intervient massivement et une coalition de 16 pays participe

Les États-Unis interviennent massivement et une coalition de 16 pays participe

Explication

Sous l’égide de l’ONU, les États-Unis interviennent massivement et une coalition de 16 pays prend part au conflit. Les autres propositions substituent l’URSS ou la Chine aux États-Unis, ou modifient le nombre de pays participants.

11. Après la signature de l’armistice de juillet 1953, quelle situation décrit la fin des combats en Corée ?

Les combats se poursuivent et la frontière reste proche du 38e parallèle
La Corée est réunifiée et la frontière cesse de séparer deux États
Les combats prennent fin et la frontière reste proche du 17e parallèle
Les combats prennent fin et la frontière reste proche du 38e parallèle

Les combats prennent fin et la frontière reste proche du 38e parallèle

Explication

L’armistice de juillet 1953 met fin aux combats, tandis que la frontière demeure proche du 38e parallèle. Le 17e parallèle est une ligne erronée, la réunification n’est pas établie et la poursuite des combats contredit l’effet de l’armistice.

12. Quelle place la guerre de Corée occupe-t-elle dans l’histoire de la Guerre froide ?

Le premier grand affrontement militaire de la Guerre froide
Un affrontement militaire majeur survenu après les premiers grands conflits
Une crise diplomatique sans affrontement militaire majeur
Le dernier grand affrontement militaire de la Guerre froide

Le premier grand affrontement militaire de la Guerre froide

Explication

La guerre de Corée constitue le premier grand affrontement militaire de la Guerre froide. La présenter comme un conflit ultérieur ou le dernier inverse sa place chronologique, et la réduire à une crise sans affrontement nie son caractère militaire.

13. En 1961, les départs vers l’Ouest affaiblissent fortement la RDA. Quelle mesure les autorités est-allemandes prennent-elles dans la nuit du 12 au 13 août pour empêcher ces départs et stabiliser le régime communiste ?

Négocier le retrait des troupes occidentales
Instaurer un blocus maritime de Berlin
Déployer des missiles nucléaires à Berlin
Construire le mur de Berlin

Construire le mur de Berlin

Explication

Les autorités est-allemandes construisent le mur pour empêcher les départs vers l’Ouest et stabiliser le régime communiste. Le retrait des troupes est une autre mesure, les missiles à Berlin ne correspondent pas à cet événement, et le blocus maritime renvoie à la crise de Cuba.

14. Pourquoi Berlin acquiert-elle une importance symbolique majeure pendant la guerre froide ?

Elle incarne la division du monde en deux blocs
Elle marque la fin des affrontements entre les deux blocs
Elle devient le lieu du retrait des missiles de Cuba
Elle symbolise la réunification des puissances européennes

Elle incarne la division du monde en deux blocs

Explication

Berlin devient le principal symbole de la division du monde en deux blocs. Le retrait des missiles concerne l’accord de Cuba, tandis que la fin des affrontements et la réunification ne décrivent pas le rôle symbolique de Berlin.

15. Le 14 octobre 1962, des avions américains de reconnaissance survolent Cuba et repèrent des installations militaires soviétiques. Quelle découverte conduit les États-Unis à percevoir une menace directe ?

Des missiles Jupiter soviétiques en Turquie
Des missiles nucléaires soviétiques à Berlin
Des missiles nucléaires soviétiques à Cuba
Des missiles nucléaires américains à Cuba

Des missiles nucléaires soviétiques à Cuba

Explication

Les avions américains découvrent des missiles nucléaires soviétiques à Cuba, considérés par les États-Unis comme une menace directe. Les missiles Jupiter étaient américains et installés en Turquie, tandis que les autres emplacements ou responsables ne correspondent pas à cette découverte.

16. Dans le compromis conclu le 28 octobre 1962, quelle combinaison de retraits est prévue pour mettre fin à la crise des missiles ?

Retrait soviétique de Turquie et retrait discret américain de Cuba
Retrait soviétique de Cuba et retrait discret américain de Turquie
Retrait soviétique de Cuba et retrait public américain de Berlin
Retrait américain de Cuba et retrait discret soviétique de Turquie

Retrait soviétique de Cuba et retrait discret américain de Turquie

Explication

L’accord prévoit le retrait des missiles soviétiques de Cuba et le retrait discret des missiles Jupiter américains installés en Turquie. Inverser les pays ou les lieux confond les deux volets du compromis, et le maintien d’un blocus ne décrit pas l’accord.

17. Quel théoricien considère que 1945 marque une révolution dans les relations internationales parce qu’une guerre nucléaire générale serait suicidaire pour tous les camps ?

Douglas MacArthur
Thomas Schelling
Charles de Gaulle
Hans Morgenthau

Hans Morgenthau

Explication

Hans Morgenthau voit en 1945 une véritable révolution, car les armes nucléaires peuvent détruire l’humanité et rendre une guerre générale suicidaire pour tous les camps. Schelling, de Gaulle et MacArthur sont ici des attributions erronées de cette analyse.

18. Deux puissances nucléaires envisagent une attaque directe, mais chacune sait que l’autre pourrait riposter et la détruire. Quel principe explique leur retenue ?

La dissuasion nucléaire par la menace de représailles
La riposte graduée proportionnée à l’agression
La frappe préventive visant à frapper le premier
La destruction mutuelle assurée après une attaque

La dissuasion nucléaire par la menace de représailles

Explication

La dissuasion repose sur la menace de représailles, qui fait craindre à chaque puissance d’être détruite si elle attaque. La frappe préventive consiste à frapper la première, la destruction mutuelle assurée décrit l’issue d’une attaque et d’une riposte, et la riposte graduée règle le niveau de réponse.

19. Une puissance lance une attaque nucléaire, l’adversaire riposte, puis les deux États sont détruits. Quel mécanisme cette séquence illustre-t-elle ?

La riposte graduée
La destruction mutuelle assurée
L’équilibre de la terreur
La capacité de seconde frappe

La destruction mutuelle assurée

Explication

La destruction mutuelle assurée désigne la séquence où une attaque entraîne une riposte et la destruction des deux États. L’équilibre de la terreur désigne l’effet dissuasif de la menace, la seconde frappe est la capacité de riposter après une attaque, et la riposte graduée ajuste progressivement la réponse.

20. Face à une agression soviétique limitée, quelle doctrine adoptée par l’OTAN dans les années 1960 prévoit une réponse proportionnée qui monte progressivement en puissance ?

Les représailles massives
L’équilibre de la terreur
La capacité de seconde frappe
La riposte graduée

La riposte graduée

Explication

La riposte graduée proportionne la réponse à l’agression et fait monter progressivement la puissance, contrairement aux représailles massives qui prévoient une réponse nucléaire américaine massive à toute attaque soviétique. La seconde frappe concerne la capacité de riposter après une attaque, tandis que l’équilibre de la terreur décrit l’effet dissuasif des représailles.

21. Face à une puissance disposant d’un arsenal nucléaire bien plus important, quelle capacité la France doit-elle posséder, selon De Gaulle, pour la dissuader ?

Pouvoir empêcher toute attaque en défendant chaque partie du territoire
Détruire entièrement ses forces afin d’obtenir une victoire militaire
Posséder autant d’armes nucléaires qu’elle pour établir un équilibre
Pouvoir lui infliger des dommages inacceptables, même avec moins d’armes

Pouvoir lui infliger des dommages inacceptables, même avec moins d’armes

Explication

Selon De Gaulle, une puissance moins armée peut dissuader un adversaire supérieur si elle peut lui infliger des dommages inacceptables. L’égalité des arsenaux confond dissuasion et parité, la défense du territoire ne suffit pas à définir le principe, et la destruction totale relève d’un objectif de victoire plutôt que de dissuasion.

22. Quel événement fait entrer la France dans le club des puissances nucléaires le 13 février 1960 ?

Le lancement du missile nucléaire tactique Pluton
La mise en service des Forces aériennes stratégiques
L’essai nucléaire Gerboise bleue dans le Sahara algérien
La mise en service de la composante océanique des SNLE

L’essai nucléaire Gerboise bleue dans le Sahara algérien

Explication

Le premier essai nucléaire français, nommé Gerboise bleue, a lieu dans le Sahara algérien le 13 février 1960 et marque l’entrée de la France dans le club nucléaire. La mise en service des forces aériennes date de 1964, Pluton est un missile tactique développé plus tard, et la composante océanique devient opérationnelle en 1971.

23. Dans une présentation des composantes de la dissuasion française, quel système faut-il identifier comme sa première composante ?

Les bombardiers Mirage IV armés d’armes nucléaires
La décision ultime détenue par le président de la République
Les missiles Pluton destinés au champ de bataille
Les SNLE capables de riposter depuis la mer

Les bombardiers Mirage IV armés d’armes nucléaires

Explication

La première composante de la dissuasion française repose sur les bombardiers Mirage IV armés d’armes nucléaires. Les SNLE assurent la capacité de seconde frappe en mer, Pluton est une arme tactique, et la décision présidentielle concerne l’autorité d’emploi, non une composante armée.

24. Après une attaque ayant frappé le territoire français, quelle composante peut préserver une capacité de riposte grâce à sa difficulté de détection ?

Les bombardiers Mirage IV de la composante aérienne
Les SNLE dissimulés en mer
La décision ultime du président de la République
Les missiles Pluton destinés au champ de bataille

Les SNLE dissimulés en mer

Explication

Les SNLE sont difficiles à détecter et peuvent riposter même si le territoire français a été attaqué, ce qui leur donne un rôle de seconde frappe. Les Mirage IV forment la composante aérienne, Pluton est une arme tactique, et la décision présidentielle désigne l’autorité d’emploi plutôt qu’un moyen de riposte.

25. Quel équilibre De Gaulle recherche-t-il dans les relations de la France avec les États-Unis ?

Rompre l’alliance avec les États-Unis pour garantir son indépendance
S’aligner automatiquement sur les décisions américaines tout en restant alliée
Diriger seule l’alliance occidentale en écartant les États-Unis
Rester alliée des États-Unis sans dépendre de leurs décisions

Rester alliée des États-Unis sans dépendre de leurs décisions

Explication

De Gaulle veut maintenir l’alliance avec les États-Unis tout en préservant l’indépendance de décision française. L’alignement automatique supprime cette indépendance, la rupture va au-delà de son objectif, et la direction solitaire de l’alliance n’est pas le principe recherché.

26. En 1958, quelle proposition De Gaulle adresse-t-il aux États-Unis et au Royaume-Uni pour modifier la direction de l’OTAN ?

Créer un directoire de l’OTAN réunissant les États-Unis, le Royaume-Uni et la France
Créer une coopération politique renforcée entre les Six au sein de la CEE
Signer un traité de coopération diplomatique et de défense avec l’Allemagne
Confier la direction de l’OTAN aux États-Unis et au Royaume-Uni sans la France

Créer un directoire de l’OTAN réunissant les États-Unis, le Royaume-Uni et la France

Explication

De Gaulle propose en 1958 un directoire à trois — États-Unis, Royaume-Uni et France — à la tête de l’OTAN, mais les Anglo-Saxons rejettent le projet. La coopération entre les Six relève des plans Fouchet, le traité avec l’Allemagne est signé en 1963, et le projet de directoire incluait la France.

27. Des partenaires européens rejettent une proposition visant à renforcer la coopération politique entre les Six et à donner une dimension politique à la CEE. Quelle combinaison explique cet échec ?

Ils veulent faire de la CEE un cadre de sécurité indépendant et écarter le maintien de l’OTAN
Ils sont plus atlantistes, refusent l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et veulent remplacer l’OTAN
Ils sont plus atlantistes, souhaitent l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et privilégient l’OTAN pour leur sécurité
Ils défendent une coopération politique renforcée, mais refusent que la CEE ait une dimension politique

Ils sont plus atlantistes, souhaitent l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et privilégient l’OTAN pour leur sécurité

Explication

Les plans Fouchet échouent parce que les partenaires sont plus atlantistes, favorisent l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et souhaitent conserver l’OTAN comme principal cadre de sécurité. Le refus de l’entrée britannique inverse leur position, tandis que la coopération politique renforcée et une Europe indépendante correspondent au projet gaullien plutôt qu’à leurs motifs de rejet.

28. Quel accord De Gaulle et Konrad Adenauer signent-ils le 22 janvier 1963 pour renforcer les relations franco-allemandes ?

Le traité de l’Élysée, prévoyant des consultations et des coopérations bilatérales
Le projet de directoire à trois, organisant la direction commune de l’OTAN
Les plans Fouchet, organisant des consultations franco-allemandes bilatérales
Les plans Fouchet, instituant une coopération politique entre les Six

Le traité de l’Élysée, prévoyant des consultations et des coopérations bilatérales

Explication

Le traité de l’Élysée est signé par De Gaulle et Adenauer le 22 janvier 1963 et prévoit des consultations régulières ainsi que des coopérations diplomatique et de défense. Les plans Fouchet concernent la coopération politique entre les Six, tandis que le directoire à trois était une proposition relative à la direction de l’OTAN.

29. Déçu par ses partenaires occidentaux, De Gaulle cherche à améliorer les relations avec l’URSS sans rompre l’alliance de la France avec les pays occidentaux. Quelle orientation correspond à cette démarche ?

Ouvrir le dialogue avec l’Est pour réduire les tensions entre les blocs
Renforcer la confrontation avec l’Est pour consolider le bloc occidental
Réduire les échanges avec l’Est pour préserver les alliances occidentales
Rejoindre l’alliance soviétique pour remplacer les partenaires occidentaux

Ouvrir le dialogue avec l’Est pour réduire les tensions entre les blocs

Explication

L’ouverture vers l’Europe de l’Est et l’URSS visait à réduire les tensions, sans modifier l’alliance française. Remplacer les partenaires occidentaux confond ouverture et changement d’alliance, tandis que renforcer la confrontation ou réduire les échanges inverse l’objectif de détente.

30. Quel événement marque le début de l’alerte opérationnelle permanente de la force de dissuasion française, le 8 octobre 1964 ?

La France annonce son retrait du commandement militaire intégré de l’OTAN
Le sous-marin nucléaire Le Redoutable entre en service opérationnel
Un Mirage IV armé d’une bombe nucléaire assure l’alerte permanente
De Gaulle effectue son voyage officiel en URSS

Un Mirage IV armé d’une bombe nucléaire assure l’alerte permanente

Explication

Le 8 octobre 1964, un bombardier Mirage IV armé d’une bombe nucléaire assure la première alerte opérationnelle permanente de la dissuasion française. Le Redoutable est associé à une étape ultérieure, le retrait de l’OTAN date de 1966 et le voyage en URSS a lieu en juin 1966.

31. La force nucléaire française donne à De Gaulle davantage de latitude pour conduire la diplomatie française. Quel effet stratégique explique cette latitude ?

Elle intègre la stratégie française au commandement militaire de l’OTAN
Elle accroît la dépendance stratégique et impose une politique commune
Elle renforce l’autonomie stratégique et facilite une politique indépendante
Elle met fin à l’action diplomatique et concentre l’effort sur la défense

Elle renforce l’autonomie stratégique et facilite une politique indépendante

Explication

La force nucléaire renforce l’autonomie stratégique de la France et donne à De Gaulle les moyens de mener une politique internationale plus indépendante. Une dépendance accrue envers les alliés inverse cet effet, tandis que l’abandon de la diplomatie et l’intégration au commandement de l’OTAN ne découlent pas de cette capacité.

32. Après l’annonce française du 7 mars 1966, quel statut décrit la position de la France à l’égard de l’OTAN ?

Elle reste dans l’Alliance atlantique, mais quitte son commandement intégré
Elle quitte l’Alliance atlantique pour rejoindre le camp soviétique
Elle quitte l’Alliance atlantique tout en conservant le commandement intégré
Elle reste dans l’Alliance atlantique et dans son commandement intégré

Elle reste dans l’Alliance atlantique, mais quitte son commandement intégré

Explication

La France se retire du commandement militaire intégré, mais demeure membre de l’Alliance atlantique et retrouve sa liberté de décision militaire. Quitter l’Alliance confond les deux niveaux, tandis que rester dans le commandement intégré contredit le retrait annoncé.

33. Après la crise de Cuba, Washington et Moscou cherchent davantage à éviter l’affrontement direct et développent des relations plus coopératives. Comment caractériser cette évolution ?

Une période de rupture diplomatique entre les deux superpuissances
Une période de détente marquée par des relations plus coopératives
Une période de confrontation directe entre les deux superpuissances
Une période de crise nucléaire aiguë entre les deux superpuissances

Une période de détente marquée par des relations plus coopératives

Explication

La détente désigne le développement de relations plus coopératives après la prise de conscience des dangers de l’affrontement direct. La confrontation directe et la crise aiguë correspondent à la logique de la période antérieure, tandis que la rupture diplomatique ne décrit pas cette coopération.

34. Quel est le rôle de SALT I dans les relations entre les États-Unis et l’URSS ?

Le premier accord de limitation des armements stratégiques entre eux
Un accord d’élimination générale des arsenaux nucléaires des deux pays
Un accord portant uniquement sur les défenses antimissiles des deux pays
Une alliance militaire destinée à unir les forces des deux pays

Le premier accord de limitation des armements stratégiques entre eux

Explication

SALT I est le premier accord de limitation des armements stratégiques conclu entre les États-Unis et l’URSS dans le contexte de la détente. L’accord ne supprime pas les arsenaux, ne se limite pas au volet antimissile et ne crée pas d’alliance militaire.

35. Un élève doit identifier l’accord signé à Moscou par Richard Nixon et Léonid Brejnev le 26 mai 1972. Quelle période de négociation doit-il associer à cet accord ?

De 1969 à 1972
De 1963 à 1966
De 1962 à 1965
De 1972 à 1975

De 1969 à 1972

Explication

Les négociations de SALT I se déroulent de 1969 à 1972, avant la signature à Moscou le 26 mai 1972 par Nixon et Brejnev. La période 1963-1966 renvoie aux débuts de la détente, tandis que les deux autres périodes ne correspondent pas aux négociations de cet accord.

36. Dans le cadre de SALT I, quel aspect des armements le traité ABM vise-t-il à limiter afin de préserver la capacité de riposte et l’équilibre de la terreur ?

Le nombre de systèmes de défense antimissile de chaque pays
Le nombre de lanceurs de missiles stratégiques de chaque pays
Le nombre de missiles nucléaires stratégiques détenus par chaque pays
La taille des arsenaux nucléaires existants de chaque pays

Le nombre de systèmes de défense antimissile de chaque pays

Explication

Le traité ABM limite fortement les systèmes de défense antimissile afin que chaque pays conserve une capacité de riposte et que l’équilibre de la terreur soit préservé. Le gel des missiles stratégiques et les limites imposées aux lanceurs relèvent de l’accord intérimaire, tandis que SALT I ne prévoit pas la réduction des arsenaux existants.

37. En 1963, quel accord prévoit des consultations régulières et des coopérations diplomatique et militaire entre la France et la RFA ?

Le traité de Rome
Le traité de Moscou
Le traité de l’Élysée
Le traité de l’Atlantique nord

Le traité de l’Élysée

Explication

Signé en 1963, le traité de l’Élysée organise des consultations régulières ainsi que des coopérations diplomatique et militaire entre la France et la RFA. L’Alliance atlantique relève de la coopération de défense occidentale, le traité de Rome de la construction européenne et le traité de Moscou du désarmement.

38. La France demeure dans le camp occidental, mais refuse de suivre automatiquement les décisions de Washington : quelle formule caractérise cette politique étrangère gaullienne ?

La neutralité entre les deux blocs
L’alliance sans l’alignement
L’alignement sans l’alliance
La rupture avec le camp occidental

L’alliance sans l’alignement

Explication

La formule « alliance sans l’alignement » résume la position gaullienne : rester dans le camp occidental tout en gardant sa liberté de décision. L’alignement automatique supprimerait cette autonomie, tandis que la rupture et la neutralité ne correspondent pas au maintien dans le camp occidental.

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En quel mois de 1948 les communistes tchécoslovaques prennent-ils le pouvoir ?

En février 1948.

Quel événement le coup de Prague marque-t-il au début de la Guerre froide ?

Le début de la Guerre froide.

Comment le coup de Prague affecte-t-il l’influence soviétique en Europe de l’Est ?

Il la renforce.

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