★ À maîtriser
Compléments
📌 Les signataires du traité de Bruxelles s’engagent à se porter assistance mutuelle en cas d’agression.
Prague inquiète l’Ouest → Bruxelles organise l’assistance
📌 La RFA et la RDA prétendent chacune représenter l’ensemble de la nation allemande.
RFA à l’Ouest, démocratique ; RDA à l’Est, communiste
★ À maîtriser
L’OTAN, créée en 1949, vise à défendre l’Europe occidentale et à contenir l’expansion soviétique.
Le Pacte de Varsovie regroupe :
Compléments
OTAN à l’Ouest, Pacte de Varsovie à l’Est
★ À maîtriser
Sous l’égide de l’ONU, les États-Unis interviennent massivement dans la guerre de Corée et une coalition de 16 pays participe au conflit.
La guerre de Corée est le premier grand affrontement militaire de la Guerre froide.
Compléments
Invasion du Sud → intervention de l’ONU → armistice
★ À maîtriser
Berlin devient le principal symbole de la division du monde en deux blocs.
En réaction aux missiles soviétiques à Cuba, le président John Kennedy met en place un blocus maritime autour de l’île et le monde se retrouve au bord d’une guerre nucléaire.
Compléments
Depuis les années 1950, des millions d’Allemands de l’Est rejoignent l’Ouest, ce qui affaiblit fortement la RDA.
La crise de Cuba est le moment où l’humanité a probablement été la plus proche d’une guerre nucléaire.
Berlin ferme la frontière ; Cuba rapproche les blocs de la guerre nucléaire
★ À maîtriser
La destruction mutuelle assurée (MAD, Mutual Assured Destruction) suit la séquence d’une attaque nucléaire, d’une riposte de l’adversaire et de la destruction des deux États.
La capacité de seconde frappe permet à un État de riposter et de détruire son agresseur même après avoir subi une attaque nucléaire.
📌 Dans les années 1950, l’OTAN adopte les représailles massives, qui prévoient une réponse nucléaire américaine massive à toute attaque soviétique, tandis que la riposte graduée, apparue dans les années 1960, proportionne la réponse à l’agression et monte progressivement en puissance.
Compléments
La possession de l’arme nucléaire conduit à l’équilibre de la terreur, dans lequel la menace de représailles empêche l’attaque directe d’une autre puissance nucléaire.
La doctrine de la riposte graduée réserve l’emploi de l’arme nucléaire stratégique au dernier recours afin d’éviter une escalade immédiate vers une guerre nucléaire totale.
Capacité de riposte → destruction mutuelle → dissuasion
★ À maîtriser
Selon De Gaulle, la France peut dissuader une puissance supérieure sans posséder autant d’armes nucléaires qu’elle, à condition de pouvoir lui infliger des dommages inacceptables.
Le 13 février 1960, la France réalise son premier essai nucléaire, nommé Gerboise bleue, dans le Sahara algérien, entrant ainsi dans le club des puissances nucléaires.
La première composante de la dissuasion française repose sur les bombardiers Mirage IV armés d’armes nucléaires.
Les Forces aériennes stratégiques françaises deviennent opérationnelles en 1964.
La France développe des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), difficiles à détecter et capables de riposter même si le territoire français a été attaqué.
Compléments
📌 À partir de 1964, le président de la République détient seul la décision ultime d’emploi de l’arme nucléaire, ce qui garantit la crédibilité de la dissuasion.
La composante océanique de la dissuasion française devient opérationnelle en 1971.
La France développe le missile Pluton dans les années 1970 et le missile Hadès dans les années 1980 comme armes nucléaires tactiques destinées au champ de bataille et conçues comme un « dernier avertissement » avant une éventuelle guerre nucléaire stratégique.
Gerboise bleue → Mirage IV → SNLE
★ À maîtriser
De Gaulle veut que la France reste alliée des États-Unis sans devenir dépendante de leurs décisions.
En 1958, De Gaulle propose aux États-Unis et au Royaume-Uni un directoire à trois — États-Unis, Royaume-Uni et France — à la tête de l’OTAN, mais les Anglo-Saxons rejettent la proposition.
Les plans Fouchet de 1961-1962 proposent une coopération politique renforcée entre les Six pour donner une dimension politique à la CEE, mais échouent face aux partenaires européens plus atlantistes, favorables à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et au maintien de l’OTAN comme cadre principal de sécurité.
Le 22 janvier 1963, De Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer signent le traité de l’Élysée, qui prévoit des consultations régulières, une coopération diplomatique et de défense ainsi que le renforcement de l’amitié franco-allemande.
Compléments
Lors de la crise de Cuba en 1962, De Gaulle soutient immédiatement le président John F. Kennedy sans exiger de voir les photographies aériennes américaines prouvant la présence de missiles soviétiques.
De Gaulle qualifie le Royaume-Uni de « cheval de Troie » des États-Unis en Europe.
Lors de la ratification du traité de l’Élysée, le Bundestag ajoute un préambule affirmant l’attachement de la RFA à l’OTAN et son soutien à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE, ce qui réduit fortement la portée politique du traité selon De Gaulle.
Après le départ d’Adenauer, Ludwig Erhard, très atlantiste, refuse le projet gaullien d’une Europe politiquement autonome et la coopération franco-allemande ralentit.
En 1965, les Allemands refusent le système français de télévision en couleur SECAM, créé par Henri de France, car ils possèdent déjà le système PAL et estiment pouvoir conquérir seuls le marché.
★ À maîtriser
Déçu par ses partenaires occidentaux, De Gaulle ouvre la politique française vers l’Europe de l’Est et l’URSS sans changer d’alliance, afin de réduire les tensions entre les blocs.
Le 8 octobre 1964, un bombardier Mirage IV armé d’une bombe nucléaire assure la première alerte opérationnelle permanente de la force de dissuasion française.
La force nucléaire française renforce l’autonomie stratégique de la France et donne à De Gaulle les moyens de mener une politique internationale plus indépendante.
Le 7 mars 1966, la France annonce son retrait du commandement militaire intégré de l’OTAN, tout en restant membre de l’Alliance atlantique et en retrouvant sa liberté de décision militaire.
En juin 1966, De Gaulle effectue un voyage officiel en URSS et formule l’objectif de « détente, entente et coopération » entre l’Est et l’Ouest, tout en maintenant l’indépendance française.
Compléments
Selon l’historienne Marie-Pierre Rey, l’année 1966 constitue l’apogée de la politique gaullienne d’indépendance.
Après le retrait français du commandement intégré de l’OTAN, les bases étrangères et les installations de l’OTAN quittent la France, et le quartier général de l’OTAN est transféré de la région parisienne à Bruxelles.
Le 1er septembre 1966, à Phnom Penh, De Gaulle critique l’intervention américaine au Vietnam, affirme que les États-Unis ne peuvent gagner la guerre et défend une solution politique plutôt que militaire.
Le 29 mars 1967, De Gaulle assiste à Cherbourg au lancement du premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français, Le Redoutable, qui symbolise l’ambition de disposer d’une force nucléaire terrestre, aérienne et maritime.
★ À maîtriser
Après la crise de Cuba, les dirigeants américains et soviétiques prennent conscience des dangers de l’affrontement direct et une période de détente se développe à partir du milieu des années 1960.
Les négociations de SALT I se déroulent de 1969 à 1972 et l’accord est signé à Moscou le 26 mai 1972 par Richard Nixon et Léonid Brejnev.
SALT I comprend le traité ABM, qui limite fortement le nombre de systèmes de défense antimissile de chaque pays afin de préserver la capacité de riposte et l’équilibre de la terreur.
L’accord intérimaire de SALT I gèle le nombre de missiles nucléaires stratégiques et limite les lanceurs de missiles intercontinentaux (ICBM) et de missiles lancés depuis les sous-marins (SLBM), sans réduire les arsenaux existants.
Compléments
En 1963, le pape Jean XXIII publie l’encyclique Pacem in Terris, qui appelle les dirigeants à privilégier la paix et la coopération internationale.
SALT I symbolise la détente, reconnaît la parité nucléaire entre les États-Unis et l’URSS et tente de stabiliser les relations Est-Ouest.
★ À maîtriser
En 1963, le traité de l’Élysée entre la France et la RFA marque la réconciliation franco-allemande et prévoit des consultations régulières ainsi que des coopérations diplomatique et militaire.
La politique étrangère gaullienne repose sur l’alliance sans l’alignement : la France reste dans le camp occidental tout en conservant sa liberté de décision.
Compléments
Les doctrines de dissuasion
| Doctrine | Réponse | Limite ou objectif |
|---|---|---|
| Représailles massives | Réponse nucléaire massive à toute attaque soviétique | Risque de choix entre capitulation et suicide nucléaire |
| Riposte graduée | Réponse proportionnée, montée progressive en puissance | Éviter l’escalade immédiate vers la guerre nucléaire totale |
| Dissuasion française | Infliger des dommages inacceptables à l’agresseur | Dissuader sans égaler les arsenaux des superpuissances |
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