QCM : Guerres, conflits et construction de la paix (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux groupes s’opposent au sujet d’un projet, mais cherchent une solution par la négociation sans recourir à la violence. Comment qualifier cette situation ?

Un conflit armé, car les groupes poursuivent des objectifs différents
Une guerre, car la négociation constitue une forme de violence
Une guerre, car tout désaccord implique un affrontement armé
Un conflit, car une opposition peut se résoudre pacifiquement

Un conflit, car une opposition peut se résoudre pacifiquement

Explication

Un conflit désigne une opposition entre au moins deux acteurs et peut être résolu par la négociation. La confusion consiste à assimiler tout conflit à une guerre, alors qu’une guerre comporte un affrontement violent et armé.

2. Quelle caractéristique permet de distinguer une guerre d’un conflit qui reste pacifique ?

La présence d’un affrontement violent, armé et organisé
L’existence d’un désaccord entre plusieurs acteurs organisés
La diversité des motivations politiques, économiques ou religieuses
La possibilité pour les acteurs de négocier un compromis

La présence d’un affrontement violent, armé et organisé

Explication

La guerre est un affrontement violent, armé et organisé visant à résorber un différend entre des acteurs. Des motivations diverses ou un désaccord ne suffisent pas à caractériser une guerre, car un conflit peut rester pacifique.

3. Un conflit est alimenté par des revendications liées au pouvoir, aux ressources, aux idées et aux croyances. À quelles catégories de motivations ces revendications correspondent-elles ?

À des motivations politiques, économiques, idéologiques et religieuses
À des motivations sociales, sanitaires, linguistiques et environnementales
À des motivations territoriales, militaires, démographiques et climatiques
À des motivations diplomatiques, juridiques, techniques et médiatiques

À des motivations politiques, économiques, idéologiques et religieuses

Explication

Les motivations d’un conflit peuvent être politiques, économiques, idéologiques ou religieuses. Les autres catégories proposées ne reprennent pas les types de motivations établis ici.

4. Comment caractériser le paradoxe du monde actuel en matière de conflits ?

Il associe peu de guerres à des conflictualités nouvelles, difficiles à définir et à réguler
Il associe davantage de guerres à des conflictualités anciennes, faciles à définir et à réguler
Il associe peu de guerres à des conflictualités nouvelles, faciles à définir et à réguler
Il associe davantage de guerres à des conflictualités anciennes, difficiles à définir et à réguler

Il associe peu de guerres à des conflictualités nouvelles, difficiles à définir et à réguler

Explication

Le monde actuel conjugue un faible nombre de guerres et le développement de nouvelles conflictualités difficiles à définir et à réguler. Le distracteur qui présente ces nouvelles formes comme faciles à définir inverse précisément l’un des éléments du paradoxe.

5. Quelle différence distingue les conflits contemporains des conflits historiques quant aux acteurs impliqués ?

Les conflits actuels mobilisent aussi des acteurs non conventionnels, tandis que les guerres historiques opposaient essentiellement des États
Les conflits actuels opposent essentiellement des États, tandis que les guerres historiques mobilisaient surtout des acteurs non conventionnels
Les conflits actuels mobilisent des acteurs conventionnels, tandis que les guerres historiques opposaient surtout des organisations non étatiques
Les conflits actuels écartent les États, tandis que les guerres historiques mobilisaient des États et des acteurs non conventionnels

Les conflits actuels mobilisent aussi des acteurs non conventionnels, tandis que les guerres historiques opposaient essentiellement des États

Explication

Les conflits contemporains impliquent des acteurs conventionnels et non conventionnels, alors que les conflits historiques opposaient essentiellement des États. Le distracteur qui attribue principalement les acteurs non conventionnels aux guerres historiques inverse cette distinction.

6. Pour rendre compte d’un conflit sur une carte, quels éléments faut-il faire apparaître ?

Sa nature, ses acteurs, ses victimes, ses lieux emblématiques, ses modalités et leurs objectifs
Ses acteurs, ses dates, ses territoires, ses populations, ses médiateurs et ses issues possibles
Sa durée, ses frontières, ses alliances, ses ressources, ses traités et ses bilans économiques
Ses causes, ses dirigeants, ses armements, ses institutions, ses négociations et ses conséquences

Sa nature, ses acteurs, ses victimes, ses lieux emblématiques, ses modalités et leurs objectifs

Explication

Une carte de conflit doit présenter sa nature, ses acteurs, ses victimes, ses lieux emblématiques, ses modalités et les objectifs des acteurs. Des éléments comme la durée ou les alliances peuvent être pertinents dans d’autres analyses, mais ne constituent pas la liste demandée ici.

7. Quelle idée Clausewitz exprime-t-il en affirmant que la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ?

La guerre et la politique poursuivent nécessairement des finalités sans lien entre elles
La guerre prolonge l’action politique en recourant à des moyens différents
La guerre met fin à l’action politique en écartant les décisions des gouvernants
La guerre remplace la politique par une logique indépendante des objectifs collectifs

La guerre prolonge l’action politique en recourant à des moyens différents

Explication

Clausewitz présente la guerre comme une continuation de la politique par d’autres moyens. L’idée qu’elle serait indépendante des objectifs politiques contredit cette relation entre guerre et politique.

8. Un stratège combine des moyens militaires et d’autres moyens pour peser sur une relation, tandis qu’un combattant se concentre sur la conduite du combat armé. Quelle distinction Clausewitz permet de faire ?

Les deux relèvent de l’art de la guerre, qui désigne la conduite du combat armé
Les deux relèvent de l’art militaire, qui désigne toute combinaison de moyens
Le stratège relève de l’art militaire et le combattant de l’art de la guerre
Le stratège relève de l’art de la guerre et le combattant de l’art militaire

Le stratège relève de l’art de la guerre et le combattant de l’art militaire

Explication

L’art de la guerre consiste à combiner les moyens pour peser sur une relation, tandis que l’art militaire concerne la manière de combattre avec la violence armée. Le distracteur qui attribue la combinaison de moyens à l’art militaire confond ces deux notions.

9. Un gouvernement fixe un objectif politique et adapte la conduite de la guerre pour le poursuivre. Comment Clausewitz interpréterait-il cette situation ?

La guerre est une activité militaire dont la conduite échappe aux choix politiques
La guerre est une négociation armée dont le dessein politique apparaît après les combats
La guerre est une fin autonome dont les objectifs politiques découlent des combats
La guerre est un instrument dont la conduite est orientée par un dessein politique

La guerre est un instrument dont la conduite est orientée par un dessein politique

Explication

Pour Clausewitz, la guerre sert un dessein politique qui en oriente la conduite. La considérer comme une fin autonome inverse le rapport entre l’instrument militaire et la finalité politique.

10. Comment Clausewitz caractérise-t-il la guerre absolue ?

Comme une forme historique qui atteint nécessairement son expression pure et élimine toute finalité politique
Comme une guerre de convenance entre chefs, où la politesse empêche l’affrontement réel
Comme un conflit national dont l’objectif est de diffuser des idéaux révolutionnaires
Comme un concept idéal d’escalade vers les extrêmes, alors que la guerre conserve une finalité politique

Comme un concept idéal d’escalade vers les extrêmes, alors que la guerre conserve une finalité politique

Explication

La guerre absolue est un modèle idéal fondé sur une escalade vers les extrêmes, mais la guerre demeure liée à une finalité politique. La guerre de convenance évoque plutôt la guerre en dentelles et ne définit pas ce concept.

11. Combien de coalitions européennes ont affronté la France entre 1792 et 1815 ?

Sept coalitions, au cours des conflits de la guerre de Trente Ans
Cinq coalitions, au cours des guerres révolutionnaires et napoléoniennes
Sept coalitions, au cours des guerres révolutionnaires et napoléoniennes
Neuf coalitions, au cours des guerres révolutionnaires et napoléoniennes

Sept coalitions, au cours des guerres révolutionnaires et napoléoniennes

Explication

Entre 1792 et 1815, sept coalitions européennes affrontent la France dans les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Les négociations liées à la guerre de Trente Ans appartiennent à une autre période historique.

12. Quelle transformation caractérise les armées pendant les guerres révolutionnaires et napoléoniennes ?

Des armées jusque-là nationales deviennent des armées cosmopolites
Des armées jusque-là professionnelles deviennent des forces de guérilla
Des armées jusque-là monarchiques deviennent des forces dirigées par le pape
Des armées jusque-là cosmopolites deviennent des armées nationales

Des armées jusque-là cosmopolites deviennent des armées nationales

Explication

Au cours de ces guerres, les armées auparavant cosmopolites deviennent nationales. La guérilla est une forme de combat associée aux guerres irrégulières, et non la transformation décrite ici.

13. Qu’est-ce qui suffit à caractériser une guerre comme irrégulière ?

Au moins un belligérant recourt à la guérilla ou au terrorisme, et peut être un groupe non étatique
Les belligérants cherchent à éviter les combats par des négociations entre chefs
Un groupe non étatique participe au conflit, même s’il ne recourt ni à la guérilla ni au terrorisme
Les deux belligérants sont des États et s’affrontent selon des règles conventionnelles

Au moins un belligérant recourt à la guérilla ou au terrorisme, et peut être un groupe non étatique

Explication

Une guerre irrégulière implique qu’au moins un belligérant utilise la guérilla ou le terrorisme, et ce belligérant peut être non étatique. La présence d’un groupe non étatique ne suffit pas, à elle seule, à définir le caractère irrégulier du conflit.

14. Quelle méthode caractérise la guérilla, aussi appelée « petite guerre » ?

Des batailles rangées et des sièges prolongés
Des négociations diplomatiques et des accords de cessez-le-feu
Des raids et des embuscades
Des assassinats et des prises d’otage

Des raids et des embuscades

Explication

La guérilla repose sur des raids et des embuscades. Les assassinats et les prises d’otage sont plutôt des formes que peut prendre le terrorisme.

15. Quel changement politique et spirituel les traités de Westphalie de 1648 consacrent-ils ?

Ils instaurent un système européen dirigé conjointement par les puissances catholiques et protestantes
Ils instaurent le système westphalien et mettent fin à l’idée d’une Europe gouvernée par le pape au spirituel et l’empereur au temporel
Ils instaurent le système westphalien et renforcent l’autorité spirituelle du pape sur les souverains européens
Ils établissent une Europe gouvernée temporellement par le pape et spirituellement par l’empereur

Ils instaurent le système westphalien et mettent fin à l’idée d’une Europe gouvernée par le pape au spirituel et l’empereur au temporel

Explication

Les traités de 1648 donnent naissance au système westphalien et mettent fin à l’idée d’une Europe dirigée spirituellement par le pape et temporellement par l’empereur. Ils ne renforcent donc pas cette conception de l’autorité pontificale.

16. Comment les négociations de Westphalie sont-elles réparties entre les deux villes concernées ?

Münster accueille les puissances catholiques et Osnabrück les puissances protestantes
Münster accueille les représentants impériaux et Osnabrück les représentants pontificaux
Münster accueille les puissances protestantes et Osnabrück les puissances catholiques
Münster accueille les puissances catholiques et Osnabrück les représentants des États neutres

Münster accueille les puissances catholiques et Osnabrück les puissances protestantes

Explication

Les négociations sont menées par des plénipotentiaires à Münster pour les puissances catholiques et à Osnabrück pour les puissances protestantes. L’attribution inverse des deux villes aux confessions constitue une confusion plausible, mais elle est incorrecte.

17. Quel principe caractérise la sécurité collective entre États participants ?

Une action commune pour prévenir les conflits et protéger la sécurité de tous
Une négociation bilatérale visant à régler un différend entre deux États
Une action menée par un État pour défendre ses intérêts propres
Une alliance militaire destinée à étendre le territoire des États participants

Une action commune pour prévenir les conflits et protéger la sécurité de tous

Explication

La sécurité collective repose sur une action commune des États participants afin de prévenir les conflits. Une action menée par un seul État correspond à la confusion signalée et ne définit pas ce principe.

18. Quelle logique guide la sécurité collective et quels types d’instruments peut-elle mobiliser ?

Garantir l’équilibre militaire, avec des bases étrangères et des traités commerciaux
Imposer la paix par le droit, avec des instruments universels ou régionaux et des accords de désarmement
Préserver la neutralité, avec des accords bilatéraux et des missions de médiation
Imposer la paix par la force, avec des coalitions militaires et des alliances régionales

Imposer la paix par le droit, avec des instruments universels ou régionaux et des accords de désarmement

Explication

La sécurité collective cherche à imposer la paix par le droit et peut s’appuyer sur l’ONU, l’OTAN ou des accords de désarmement. La paix imposée par la force relève d’une logique différente.

19. Après un cessez-le-feu convenu, des troupes de l’ONU sont déployées pour le préserver ; de quel type de mission s’agit-il ?

D’une intervention unilatérale, menée par un seul État sans action collective
De l’imposition de la paix, qui répond par la coercition à une violation
De la consolidation de la paix, qui reconstruit les activités après les hostilités
Du maintien de la paix, qui préserve un cessez-le-feu convenu

Du maintien de la paix, qui préserve un cessez-le-feu convenu

Explication

Le maintien de la paix consiste à déployer des troupes de l’ONU pour préserver un cessez-le-feu convenu. L’imposition de la paix se distingue par des actions coercitives face à une menace ou à une violation.

20. Quel est l’objectif principal de la consolidation de la paix après des hostilités ?

Contraindre les parties à cesser les combats par des actions coercitives
Surveiller le respect d’un cessez-le-feu par le déploiement de troupes de l’ONU
Réduire le risque de reprise du conflit et relancer les activités politiques et économiques
Prévenir un conflit par une action commune des États participants

Réduire le risque de reprise du conflit et relancer les activités politiques et économiques

Explication

La consolidation de la paix est une mission de reconstruction après les hostilités qui vise à limiter le risque de reprise du conflit et à favoriser la reprise des activités. La surveillance d’un cessez-le-feu relève plutôt du maintien de la paix.

21. Quels aspects sont examinés dans l’étude du conflit israélo-arabe et israélo-palestinien ?

Les rivalités entre puissances, les changements d’alliances et l’évolution des ressources pétrolières
Les institutions politiques des États, leurs échanges commerciaux et leurs relations diplomatiques
Les opérations de maintien de la paix, le désarmement et la reconstruction économique régionale
La succession des guerres, les tentatives de paix, les blocages et l’évolution des territoires

La succession des guerres, les tentatives de paix, les blocages et l’évolution des territoires

Explication

L’étude porte sur les guerres successives, les tentatives de paix, les points de blocage et l’évolution des territoires israéliens et palestiniens. Les opérations de maintien de la paix et le désarmement ne constituent pas les éléments distinctifs indiqués pour ce jalon.

22. Que permet d’examiner l’étude des guerres du Golfe de 1991 et de 2003 ?

La création d’institutions régionales pour imposer la paix par le droit
Le passage d’un conflit asymétrique à une guerre interétatique et ses prolongements
Le passage d’une guerre interétatique à un conflit asymétrique et ses prolongements
L’évolution des frontières israéliennes et palestiniennes au fil des tentatives de paix

Le passage d’une guerre interétatique à un conflit asymétrique et ses prolongements

Explication

L’étude des guerres du Golfe de 1991 et de 2003 examine le passage d’une guerre interétatique à un conflit asymétrique ainsi que ses prolongements. L’inversion de cette évolution décrit le processus dans le sens contraire.

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Qu’est-ce qu’un conflit ?

Une opposition ou un désaccord entre au moins deux acteurs.

Comment un conflit peut-il se résoudre pacifiquement ?

Par la négociation.

Qu’est-ce qu’une guerre ?

Un affrontement violent, armé et organisé visant à résorber un différend entre des acteurs.

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