QCM : Conscience et inconscient (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence distingue le sens moral de la conscience de son sens psychologique ?

Le sens moral porte sur les perceptions extérieures, tandis que le sens psychologique étudie les causes corporelles.
Le sens moral observe les opérations de l’esprit, tandis que le sens psychologique juge le bien et le mal.
Le sens moral se rapporte aux souvenirs oubliés, tandis que le sens psychologique désigne la connaissance des autres.
Le sens moral discerne le bien et le mal, tandis que le sens psychologique porte sur les opérations et les expériences de l’esprit.

Le sens moral discerne le bien et le mal, tandis que le sens psychologique porte sur les opérations et les expériences de l’esprit.

Explication

Le sens moral concerne le discernement du bien et du mal, alors que le sens psychologique désigne la connaissance que l’esprit a de ses opérations et de ses expériences. Confondre ces deux sens revient à attribuer au sens psychologique le jugement moral.

2. Une personne observe les objets qui l’entourent, puis examine ses propres pensées : comment distinguer ces deux orientations de la conscience ?

La première est réflexive, et la seconde est tournée vers le monde extérieur, car elle porte sur des pensées.
La première est tournée vers le monde extérieur, et la seconde est réflexive, car elle vise soi-même.
La première est tournée vers soi, et la seconde est tournée vers autrui, car elle examine des pensées.
La première est morale, et la seconde est psychologique, car elle distingue le bien de l’expérience.

La première est tournée vers le monde extérieur, et la seconde est réflexive, car elle vise soi-même.

Explication

La conscience tournée vers l’extérieur vise le monde et les autres, tandis que la conscience réflexive prend soi-même pour objet. Examiner ses propres pensées ne constitue donc pas une orientation vers le dehors.

3. Dans la lettre à Schuller, quelle raison Spinoza donne-t-il au fait que les hommes se croient libres ?

Ils ont conscience de leurs appétits, mais ignorent les causes qui les déterminent.
Ils perçoivent les effets de leurs actions, mais refusent de reconnaître leurs désirs.
Ils connaissent les causes de leurs actions, mais ignorent les appétits qui les accompagnent.
Ils distinguent leurs choix moraux, mais ignorent les expériences dont ils se souviennent.

Ils ont conscience de leurs appétits, mais ignorent les causes qui les déterminent.

Explication

Spinoza explique que les hommes se croient libres parce qu’ils sont conscients de leurs appétits sans connaître les causes qui les déterminent. La connaissance des causes, attribuée ici à tort, est précisément ce qui leur manque.

4. Quel est le rôle du doute dans les Méditations métaphysiques de Descartes ?

Suspendre le raisonnement afin de conclure que toute vérité demeure inaccessible.
Écarter les perceptions sensibles afin de prouver que toute connaissance vient des sens.
Confirmer les croyances reçues afin de montrer qu’elles résistent aux changements d’opinion.
Révoquer en doute croyances et perceptions afin de trouver une vérité absolument indubitable.

Révoquer en doute croyances et perceptions afin de trouver une vérité absolument indubitable.

Explication

Descartes met en doute ses croyances et ses perceptions pour rechercher une vérité qui ne puisse être contestée. Le doute n’a donc pas pour but de conclure que toute vérité est inaccessible.

5. Que permet d’établir le cogito cartésien ?

L’existence du sujet est certaine aussi longtemps qu’il pense.
L’existence du corps est certaine dès que le sujet perçoit le monde extérieur.
L’existence d’autrui est certaine dès que le sujet entend ses propres pensées.
L’existence du sujet dépend de la permanence de ses souvenirs passés.

L’existence du sujet est certaine aussi longtemps qu’il pense.

Explication

Le cogito affirme « je pense, donc je suis » : l’existence du sujet est certaine au moment où il pense. La certitude n’est pas fondée sur la perception du corps ni sur la continuité des souvenirs.

6. Dans la seconde Méditation, à quoi renvoie le « je » dont Descartes affirme qu’il pense ?

À l’âme seule, considérée comme une chose qui pense.
À l’homme vivant, considéré comme l’union indissociable de l’âme et du corps.
Au corps seul, considéré comme la source de toutes les pensées.
À la mémoire, considérée comme le lien entre l’âme et les expériences passées.

À l’âme seule, considérée comme une chose qui pense.

Explication

Dans la seconde Méditation, le « je » désigne l’âme seule, que Descartes caractérise comme une chose qui pense. Il ne désigne pas l’homme vivant pris dans son union avec le corps.

7. Comment Descartes décrit-il le rapport entre l’âme et le corps chez l’homme vivant ?

Ce sont deux aspects d’une même substance, sans union particulière dans l’homme vivant.
L’âme est une propriété du corps, et leur union dépend des perceptions du sujet.
Ce sont des substances distinctes, mais elles sont substantiellement unies dans l’homme vivant.
Ce sont des substances distinctes, et leur distinction exclut toute union dans l’homme vivant.

Ce sont des substances distinctes, mais elles sont substantiellement unies dans l’homme vivant.

Explication

Descartes distingue l’âme et le corps comme substances tout en affirmant leur union substantielle dans l’homme vivant. La distinction n’entraîne donc pas l’absence d’union.

8. Comment Malebranche distingue-t-il la connaissance par idées de la connaissance de soi par conscience ?

La connaissance par idées dépend des sens, tandis que la conscience de soi donne une connaissance complète de l’âme.
La connaissance par idées repose sur les sentiments obscurs, tandis que la conscience de soi dépend de l’entendement divin.
La connaissance par idées dépend de l’entendement divin, tandis que la conscience de soi fournit des sentiments obscurs et mutilés.
La connaissance par idées révèle les expériences passées, tandis que la conscience de soi démontre les vérités rationnelles.

La connaissance par idées dépend de l’entendement divin, tandis que la conscience de soi fournit des sentiments obscurs et mutilés.

Explication

Pour Malebranche, la connaissance rationnelle par idées dépend de l’entendement divin, tandis que la conscience de soi ne livre que des sentiments obscurs et mutilés. Attribuer ces sentiments à la connaissance par idées inverse sa distinction.

9. Selon Locke, qu’est-ce qui fonde l’identité d’une chose et celle d’un être vivant ?

La conscience de soi fonde l’identité d’une chose, tandis que la continuité des souvenirs fonde celle d’un vivant.
La continuité de la vie fonde l’identité d’une chose, tandis que la permanence de la matière fonde celle d’un vivant.
La permanence de la matière fonde l’identité d’une chose, tandis que la continuité de la vie fonde celle d’un vivant.
La mémoire fonde l’identité d’une chose, tandis que la permanence de la matière fonde celle d’un vivant.

La permanence de la matière fonde l’identité d’une chose, tandis que la continuité de la vie fonde celle d’un vivant.

Explication

Locke distingue l’identité d’une chose, fondée sur la permanence de sa matière, de celle d’un vivant, fondée sur la continuité de sa vie. La continuité de la vie ne caractérise donc pas l’identité d’une chose inerte.

10. Comment la mémoire contribue-t-elle à l’identité personnelle selon Locke ?

Elle étend la continuité de la conscience de soi aux actions et aux expériences passées.
Elle établit l’identité personnelle en reliant les perceptions aux idées divines.
Elle révèle une réalité stable du moi indépendamment de toute expérience passée.
Elle maintient la permanence de la matière qui constitue le corps au fil du temps.

Elle étend la continuité de la conscience de soi aux actions et aux expériences passées.

Explication

Pour Locke, l’identité personnelle découle de la conscience de soi, et la mémoire en étend la continuité aux actions et expériences passées. La permanence de la matière concerne l’identité d’une chose, pas le fondement de l’identité personnelle.

11. Que découvre-t-on en examinant le moi par introspection selon Hume ?

On ne saisit pas un moi stable, mais seulement des perceptions particulières.
On découvre une âme stable qui demeure identique derrière les perceptions.
On trouve une substance corporelle permanente qui produit toutes les perceptions.
On établit un moi continu grâce à la mémoire des actions passées.

On ne saisit pas un moi stable, mais seulement des perceptions particulières.

Explication

Hume soutient que l’introspection ne révèle pas une réalité stable appelée moi, mais seulement des perceptions particulières; le moi est une fiction. L’idée d’une âme stable derrière ces perceptions est donc contraire à cette analyse.

12. Dans la première topique freudienne, qu’est-ce qui distingue le préconscient de l’inconscient ?

Les contenus préconscients peuvent accéder à la conscience, tandis que les contenus inconscients lui sont hétérogènes.
Les contenus préconscients sont produits par le moi, tandis que les contenus inconscients sont produits par le surmoi.
Les contenus préconscients sont des pulsions, tandis que les contenus inconscients sont des règles morales intériorisées.
Les contenus préconscients sont toujours conscients, tandis que les contenus inconscients sont des souvenirs oubliés.

Les contenus préconscients peuvent accéder à la conscience, tandis que les contenus inconscients lui sont hétérogènes.

Explication

Le préconscient comprend des représentations momentanément absentes de la conscience mais susceptibles d’y accéder ; l’inconscient freudien est hétérogène à la conscience. La confusion entre préconscient et contenus toujours conscients ne rend pas compte de leur absence momentanée.

13. Dans la seconde topique de Freud, quelle instance regroupe les pulsions inconscientes ?

Le moi, qui regroupe les représentations momentanément absentes de la conscience.
Le surmoi, qui regroupe les pulsions inconscientes.
Le moi, qui regroupe les interdits parentaux intériorisés.
Le ça, qui regroupe les pulsions inconscientes.

Le ça, qui regroupe les pulsions inconscientes.

Explication

Le ça est l’instance qui regroupe les pulsions inconscientes, tandis que le moi est le siège de la vie consciente et le surmoi l’instance morale intériorisée. Attribuer les pulsions au surmoi confond celui-ci avec le ça.

14. Lorsqu’une représentation menace la cohésion psychique d’une personne, quel mécanisme freudien peut l’écarter de la conscience en la transférant dans l’inconscient ?

L’aperception, par laquelle la personne prend conscience de cette représentation.
L’intériorisation, par laquelle le moi transforme cette représentation en interdit parental.
Le refoulement, par lequel le moi transfère cette représentation dans l’inconscient.
La remémoration, par laquelle le moi rend cette représentation accessible à la conscience.

Le refoulement, par lequel le moi transfère cette représentation dans l’inconscient.

Explication

Le refoulement est le mécanisme par lequel le moi transfère dans l’inconscient des représentations menaçant son intégrité ou sa cohésion psychique. La remémoration rend un contenu accessible, ce qui va dans le sens opposé à ce mécanisme.

15. Une personne perçoit un bruit faible sans s’apercevoir qu’elle l’a perçu : comment Leibniz caractériserait-il cette situation ?

Il y a une volonté individuelle, car toute perception provient d’un choix conscient.
Il y a aperception sans perception, car les petites perceptions sont toujours conscientes.
Il y a perception et aperception, car percevoir implique nécessairement d’en prendre conscience.
Il y a perception sans aperception, car l’aperception consiste à s’apercevoir que l’on perçoit.

Il y a perception sans aperception, car l’aperception consiste à s’apercevoir que l’on perçoit.

Explication

Pour Leibniz, une perception peut avoir lieu sans aperception, qui est la prise de conscience de cette perception ; les petites perceptions échappent à cette ressaisie consciente. Dire que percevoir implique d’en être conscient confond précisément les deux notions.

16. Chez Schopenhauer, quelle force conjugue l’instinct de conservation et l’instinct sexuel au service de la vie et de sa transmission ?

La conscience sociale, réseau de communication développé entre les membres d’un groupe.
Le vouloir-vivre, force motrice orientée vers la vie et sa transmission.
La perception, opération par laquelle le sujet prend conscience de son environnement.
La volonté individuelle, choix conscient par lequel chacun organise sa propre vie.

Le vouloir-vivre, force motrice orientée vers la vie et sa transmission.

Explication

Le vouloir-vivre désigne chez Schopenhauer la force motrice qui conjugue les instincts de conservation et sexuel au service de la vie et de sa transmission. La volonté individuelle ne convient pas, car le vouloir-vivre relève d’une force impersonnelle plutôt que d’un choix personnel.

17. Quelle interprétation Schopenhauer donne-t-il au vouloir-vivre lorsqu’il le rapporte à la Volonté de la Nature ?

Il masque le fond douloureux de l’existence et relève d’une force impersonnelle, distincte des volontés individuelles.
Il organise les relations sociales en développant les besoins d’aide, de protection et de communication.
Il exprime les décisions personnelles par lesquelles chacun cherche consciemment à éviter la souffrance.
Il rend les perceptions conscientes en reliant chaque expérience à une représentation du monde.

Il masque le fond douloureux de l’existence et relève d’une force impersonnelle, distincte des volontés individuelles.

Explication

Pour Schopenhauer, le vouloir-vivre masque le fond douloureux de l’existence et relève de la Volonté de la Nature, impersonnelle et distincte des volontés individuelles. Le ramener à une décision personnelle confond cette force avec la volonté propre à un individu.

18. Dans Le Gai Savoir, Nietzsche explique le développement de la conscience par quel besoin collectif ?

Le besoin de transformer les expériences individuelles en interdits moraux intériorisés.
Le besoin social d’aide, de protection et de communication entre les hommes.
Le besoin individuel de préserver une mémoire qui délimite la personne.
Le besoin de prendre conscience de chaque perception avant qu’elle puisse exister.

Le besoin social d’aide, de protection et de communication entre les hommes.

Explication

Nietzsche présente la conscience comme un réseau de liens entre les hommes, développé sous le besoin social d’aide, de protection et de communication. La rattacher à la prise de conscience de chaque perception confond cette explication sociale avec la distinction de Leibniz.

19. Quelle distinction Kant établit-il entre le moi empirique et le moi transcendantal ?

Le moi empirique est une forme sans contenu qui unifie les représentations, tandis que le moi transcendantal rassemble des expériences variables.
Le moi empirique est l’instance morale intériorisée, tandis que le moi transcendantal regroupe les pulsions inconscientes.
Le moi empirique est l’expérience indivise en sujet et objet, tandis que le moi transcendantal produit ces deux pôles distincts.
Le moi empirique contient des expériences variables, tandis que le moi transcendantal est une forme sans contenu qui unifie les représentations.

Le moi empirique contient des expériences variables, tandis que le moi transcendantal est une forme sans contenu qui unifie les représentations.

Explication

Le moi empirique est l’ensemble variable des contenus d’expérience, tandis que le moi transcendantal est la forme universelle et dépourvue de contenu qui unifie les représentations. Inverser ces rôles attribue au moi transcendantal les contenus qui caractérisent le moi empirique.

20. Pourquoi, selon Kant, le « je pense » doit-il pouvoir accompagner toutes les représentations ?

Parce que cette unité est une condition de possibilité de l’expérience.
Parce que cette unité transforme les volontés individuelles en Volonté de la Nature.
Parce que chaque représentation est produite par la distinction entre sujet et objet.
Parce que chaque représentation est un souvenir conscient de l’histoire d’une vie.

Parce que cette unité est une condition de possibilité de l’expérience.

Explication

Kant soutient que le « je pense » doit pouvoir accompagner toutes les représentations, car leur unité rend l’expérience possible. Cette thèse ne signifie pas que chaque représentation soit un souvenir autobiographique, mais qu’elles peuvent être unifiées par le moi transcendantal.

21. Dans la conception de William James, comment les pôles du sujet et de l’objet apparaissent-ils ?

Ils résultent du récit par lequel une personne assemble les souvenirs de sa vie.
Ils correspondent aux contenus variables du moi empirique et à la forme du moi transcendantal.
Ils sont présents comme deux composantes distinctes avant toute expérience pure.
Ils dérivent comme des produits distincts d’une expérience pure initialement indivise.

Ils dérivent comme des produits distincts d’une expérience pure initialement indivise.

Explication

Pour William James, l’expérience pure est à l’origine indivise en sujet et objet, lesquels en dérivent ensuite comme des produits distincts. Les considérer comme distincts dès l’origine inverse le rapport entre l’expérience pure et ces deux pôles.

22. Une personne construit la compréhension de son identité en racontant sa vie et en sélectionnant des souvenirs, parfois complétés par l’imagination : quelle notion de Ricœur cela illustre-t-il ?

L’identité-idem, définie par la permanence du même indépendamment de tout récit.
L’expérience pure, d’abord indivise en sujet et objet avant leur distinction.
L’identité narrative, construite par le récit de l’histoire d’une vie et le montage de ses ressources.
Le moi empirique, constitué par l’ensemble variable des contenus d’expérience.

L’identité narrative, construite par le récit de l’histoire d’une vie et le montage de ses ressources.

Explication

Pour Ricœur, l’identité narrative est l’identité du soi construite par le récit d’une vie, au moyen du tri et du montage des souvenirs et d’autres ressources comme l’imagination. La permanence du même désigne plutôt l’identité-idem et ne rend pas compte de cette construction narrative.

23. Comment Husserl caractérise-t-il l’intentionnalité de la conscience ?

Tout état de conscience vise un objet et porte ce dont il est conscience.
La conscience produit ses objets en les transformant par l’action.
La conscience reçoit des objets sans que ceux-ci soient visés par elle.
Tout état de conscience se replie sur lui-même sans viser d’objet.

Tout état de conscience vise un objet et porte ce dont il est conscience.

Explication

Pour Husserl, être conscient signifie toujours être conscient de quelque chose, c’est-à-dire viser un objet. L’idée d’une conscience repliée sur elle-même supprime précisément cette relation intentionnelle.

24. Quelle distinction Sartre établit-il entre l’en-soi et le pour-soi ?

L’en-soi désigne les choses identiques à elles-mêmes, tandis que le pour-soi désigne une conscience qui ne coïncide pas avec elle-même.
L’en-soi désigne une conscience qui ne coïncide pas avec elle-même, tandis que le pour-soi désigne les choses identiques à elles-mêmes.
L’en-soi désigne les projets de la conscience, tandis que le pour-soi désigne les objets transformés par l’action.
L’en-soi désigne une conscience inconsciente d’elle-même, tandis que le pour-soi désigne une chose pleinement identique à elle-même.

L’en-soi désigne les choses identiques à elles-mêmes, tandis que le pour-soi désigne une conscience qui ne coïncide pas avec elle-même.

Explication

Chez Sartre, les choses relèvent de l’en-soi parce qu’elles sont identiques à elles-mêmes, tandis que la conscience relève du pour-soi et ne se réduit pas à ce qu’elle est. La réponse inversant ces deux modes d’être attribue à chacun les caractéristiques de l’autre.

25. Une personne affirme que son passé fixe entièrement ce qu’elle est, mais décide ensuite de s’engager dans de nouveaux projets. Quelle idée sartrienne éclaire cette situation ?

L’être humain se définit par la manière dont son corps imprime une marque aux choses extérieures.
L’être humain reste déterminé par son passé, même lorsque ses projets lui donnent une autre apparence.
L’être humain se définit par ses choix et ses projets, qui lui permettent de s’arracher à son passé.
L’être humain réalise une essence préétablie dont ses choix révèlent progressivement le contenu.

L’être humain se définit par ses choix et ses projets, qui lui permettent de s’arracher à son passé.

Explication

Pour Sartre, l’homme n’a pas d’essence fixée d’avance et se définit par ses choix et ses projets, qui ouvrent une distance avec son passé. L’idée d’une essence préétablie contredit cette conception de l’existence.

26. En quoi le corps-sujet de Merleau-Ponty diffère-t-il du corps conçu comme objet ou véhicule de la conscience ?

Il participe à la perception et à notre expérience du monde.
Il désigne l’objet extérieur que la conscience observe et transforme par ses projets.
Il constitue une réalité physique distincte de la manière dont le monde est perçu.
Il sert de support matériel à une conscience qui demeure indépendante de l’expérience perceptive.

Il participe à la perception et à notre expérience du monde.

Explication

Le corps-sujet est engagé dans la perception et constitue notre manière de faire l’expérience du monde. Le concevoir comme un support matériel séparé de l’expérience perceptive revient plutôt à le traiter comme un objet ou un véhicule.

27. Quel constat remet en question l’idée que seuls les humains sont conscients ?

Des indices de conscience de soi apparaissent chez de nombreuses espèces ou chez certains individus animaux au test du miroir.
La conscience de soi animale est établie par la capacité de transformer le monde et d’y reconnaître ses propres œuvres.
Les réactions animales au miroir montrent qu’ils perçoivent leur environnement sans pouvoir manifester de conscience de soi.
Les animaux réussissent des tâches de perception, ce qui démontre qu’ils possèdent une conscience identique à celle des humains.

Des indices de conscience de soi apparaissent chez de nombreuses espèces ou chez certains individus animaux au test du miroir.

Explication

Le constat rapporté est que des espèces ou des individus animaux manifestent des indices de conscience de soi lors du test du miroir. La réussite de tâches perceptives, à elle seule, ne démontre pas qu’ils possèdent une conscience identique à celle des humains.

28. Quelle opposition distingue la conception cartésienne de la conscience de celle de Merleau-Ponty ?

Descartes situe la conscience dans une âme indépendante du corps, tandis que Merleau-Ponty fait du corps un corps-sujet.
Descartes et Merleau-Ponty conçoivent tous deux le corps comme un simple véhicule d’une conscience séparée.
Descartes identifie la conscience au corps-sujet, tandis que Merleau-Ponty distingue la conscience de toute incarnation.
Descartes fait du corps la condition de la perception, tandis que Merleau-Ponty situe la conscience dans une âme indépendante.

Descartes situe la conscience dans une âme indépendante du corps, tandis que Merleau-Ponty fait du corps un corps-sujet.

Explication

Descartes conçoit la conscience comme ayant son siège dans l’âme et comme indépendante du corps, alors que Merleau-Ponty comprend le corps comme un corps-sujet. L’idée d’un corps qui serait, chez Merleau-Ponty, un simple véhicule séparé de la conscience efface cette différence.

29. Comment Merleau-Ponty situe-t-il la perception dans l’expérience consciente ?

Elle est une activité pratique par laquelle le corps transforme les choses pour s’y reconnaître.
Elle est une représentation produite par l’âme après réception d’informations venant d’un corps extérieur.
Elle est l’intersection entre notre chair et celle du monde, et forme la couche fondamentale de l’expérience consciente.
Elle est une opération intellectuelle qui intervient après que la conscience s’est constituée indépendamment du monde.

Elle est l’intersection entre notre chair et celle du monde, et forme la couche fondamentale de l’expérience consciente.

Explication

Pour Merleau-Ponty, la perception met en relation notre chair et celle du monde et constitue la couche la plus fondamentale de l’expérience consciente. La transformation pratique des choses pour s’y reconnaître relève plutôt de la conscience pratique décrite par Hegel.

30. Qu’est-ce qui distingue une classe « pour soi » d’une classe « en soi » ?

Elle se constitue par l’existence d’un collectif militant, indépendamment de ses intérêts communs.
Elle rassemble des personnes ayant un statut économique différent et des conditions de vie proches.
Elle a pris conscience de ses intérêts de classe, au-delà d’une condition sociale commune.
Elle partage des conditions de vie proches sans avoir pris conscience de ses intérêts de classe.

Elle a pris conscience de ses intérêts de classe, au-delà d’une condition sociale commune.

Explication

Une classe devient « pour soi » lorsqu’elle prend conscience de ses intérêts véritables, tandis qu’une classe « en soi » partage surtout une condition sociale. La proximité des conditions de vie décrit la classe en soi, mais ne suffit pas à caractériser la classe pour soi.

31. Quel rôle les luttes sociales et politiques jouent-elles dans la formation de la conscience de classe ?

Elles font apparaître la conscience de classe par la seule proximité des conditions de vie.
Elles traduisent une conscience individuelle qui se forme avant toute action collective.
Elles contribuent à la construire, avec l’existence d’un collectif militant.
Elles expriment des intérêts particuliers sans rapport avec ceux d’une classe sociale.

Elles contribuent à la construire, avec l’existence d’un collectif militant.

Explication

La conscience de classe se construit dans les luttes sociales et politiques et suppose des conditions collectives d’apparition, notamment un collectif militant. La proximité des conditions de vie est liée à la classe en soi, mais ne suffit pas à produire cette conscience.

32. Comment Descartes et Leibniz conçoivent-ils différemment le rapport entre pensée et inconscient ?

Descartes et Leibniz font de l’inconscient une condition nécessaire de toute pensée.
Descartes associe toute pensée à la conscience, tandis que Leibniz admet des degrés de conscience.
Descartes distingue des degrés de conscience, tandis que Leibniz exclut toute pensée inconsciente.
Descartes et Leibniz considèrent que toute pensée est consciente, mais pour des raisons différentes.

Descartes associe toute pensée à la conscience, tandis que Leibniz admet des degrés de conscience.

Explication

Pour Descartes, toute pensée est accompagnée de conscience, alors que Leibniz conçoit la différence entre conscience et inconscient comme une différence de degré. L’idée que Descartes admet des degrés reprend plutôt la conception attribuée à Leibniz.

33. Selon Bergson, quand la conscience s’éveille-t-elle avec le plus d’intensité ?

Lorsque l’action devient automatique et n’exige plus d’effort de choix.
Lorsque l’organisme cesse toute activité et se détache des exigences de la vie.
Lorsque l’organisme doit fournir un effort d’attention pour choisir son action.
Lorsque des perceptions inconscientes s’accumulent sans solliciter l’attention.

Lorsque l’organisme doit fournir un effort d’attention pour choisir son action.

Explication

Bergson affirme que la conscience s’éveille lorsque l’organisme doit prêter attention afin de choisir, et qu’elle se relâche quand l’action devient automatique. L’automatisation correspond donc à un relâchement plutôt qu’à un éveil accru de la conscience.

34. Dans la perspective de Freud, quel est le but de la cure analytique face à une souffrance psychique ?

Faire remonter à la conscience le complexe ou le traumatisme à l’origine de cette souffrance.
Remplacer les souvenirs inconscients par des perceptions conscientes sans rechercher leur origine.
Rendre automatiques les actions qui mobilisent l’attention et entretiennent la souffrance.
Renforcer le refoulement afin de tenir les désirs et les souvenirs à l’écart de la conscience.

Faire remonter à la conscience le complexe ou le traumatisme à l’origine de cette souffrance.

Explication

Pour Freud, les désirs et souvenirs inconscients le sont en vertu du refoulement, et la cure vise à ramener à la conscience le complexe ou le traumatisme à l’origine de la souffrance. Renforcer le refoulement maintiendrait ces contenus hors de la conscience au lieu de poursuivre le but analytique.

35. Quel signe, selon Kant, montre que l’enfant est passé du sentiment de soi à la pensée de soi ?

L’usage systématique du pronom « je », qui manifeste la reconnaissance de l’unité de la conscience.
L’apparition d’une image de soi, qui révèle que le langage est devenu inutile à la pensée de soi.
La présence d’un sentiment de soi, qui prouve que l’enfant a déjà pensé consciemment le moi.
L’identification à son reflet, qui manifeste la reconnaissance de l’unité de la conscience.

L’usage systématique du pronom « je », qui manifeste la reconnaissance de l’unité de la conscience.

Explication

Pour Kant, l’usage systématique de « je » marque le passage à la pensée de soi et atteste la reconnaissance du principe d’unité de la conscience. L’identification au reflet relève de l’explication de Lacan, et non du signe retenu par Kant.

36. Quelle expérience constitue, selon Lacan, la matrice primordiale du moi chez l’enfant ?

La reconnaissance consciente d’un principe d’unité déjà présent dans le sentiment de soi.
L’usage systématique du pronom « je » dans le langage.
L’identification à sa propre image dans le miroir.
La prise de conscience d’un complexe ou d’un traumatisme refoulé.

L’identification à sa propre image dans le miroir.

Explication

Pour Lacan, l’identification de l’enfant à son image dans le miroir constitue la matrice de son identité et la forme primordiale du moi. L’usage du pronom « je » est plutôt le signe du passage à la pensée de soi dans l’approche de Kant.

37. Que provoquerait, selon William James, l’indifférence complète d’autrui envers un individu ?

Un sentiment de solitude comparable aux souffrances corporelles, mais moins intense
Une difficulté à comprendre son identité, compensée par la reconnaissance de sa valeur
Un doute sur sa propre existence et un désespoir plus pénible que les tortures corporelles
Une perte de confiance dans sa valeur morale, sans remise en cause de son existence

Un doute sur sa propre existence et un désespoir plus pénible que les tortures corporelles

Explication

James souligne que l’indifférence d’autrui peut conduire l’individu à douter de sa propre existence et à éprouver un désespoir particulièrement intense. La confusion avec Hegel consiste à parler de la pleine conscience de sa valeur, alors que James insiste ici sur la confirmation de l’existence.

38. Comment l’action et la parole contribuent-elles, selon Hannah Arendt, à l’identité personnelle ?

Elles transmettent aux autres les traits hérités de l’individu, qui déterminent entièrement son identité
Elles rendent l’individu pleinement conscient de son identité avant qu’elle soit reconnue par les autres
Elles montrent aux autres les rôles sociaux de l’individu, tandis que son identité reste stable et visible pour lui
Elles révèlent aux autres l’identité unique de l’individu, qui peut rester cachée à lui-même

Elles révèlent aux autres l’identité unique de l’individu, qui peut rester cachée à lui-même

Explication

Pour Arendt, l’action et la parole dévoilent aux autres qui est une personne, sans que cette identité lui soit forcément transparente à elle-même. L’idée d’une identité d’abord pleinement connue par l’individu inverse cette relation entre révélation aux autres et connaissance de soi.

39. Que signifie l’affirmation de Garcin « L’enfer, c’est les autres » dans la lecture de Sartre ?

Autrui est incontournable et sert de médiateur entre moi et moi-même
Toute relation avec autrui devient une source de souffrance et de conflit
L’individu peut se connaître entièrement en se soustrayant au regard d’autrui
Le jugement d’autrui empêche l’individu de construire une identité personnelle

Autrui est incontournable et sert de médiateur entre moi et moi-même

Explication

Sartre explique que l’on ne peut échapper à autrui, qui joue un rôle de médiateur dans le rapport à soi. L’affirmation ne signifie pas que toute relation est toxique, mais que la présence et le regard d’autrui sont incontournables.

40. Dans quelle situation la honte apparaît-elle, selon Sartre ?

Quand le sujet apprend qu’autrui désapprouve son geste sans l’avoir observé
Quand le sujet juge seul son geste selon des règles morales qu’il a lui-même choisies
Quand le sujet compare ses intentions à celles d’autrui avant d’agir
Quand le sujet découvre qu’autrui l’a vu agir et se saisit tel qu’il apparaît à cet autre

Quand le sujet découvre qu’autrui l’a vu agir et se saisit tel qu’il apparaît à cet autre

Explication

La honte surgit lorsque le sujet, jusque-là absorbé par son geste, découvre le regard d’autrui et se voit comme il apparaît à cet autre. Une simple désapprobation rapportée ne suffit pas à décrire ce mécanisme, qui dépend de la découverte d’avoir été vu.

41. Pourquoi Sartre décrit-il la honte comme une reconnaissance de soi ?

Le sujet reconnaît que ses intentions sont identiques à celles qu’autrui lui attribue
Le sujet découvre que le jugement d’autrui révèle une identité indépendante de tout regard
Le sujet reconnaît qu’il est tel qu’autrui le voit, car le regard d’autrui le saisit comme objet
Le sujet reconnaît sa faute en comparant son comportement à une règle morale universelle

Le sujet reconnaît qu’il est tel qu’autrui le voit, car le regard d’autrui le saisit comme objet

Explication

Dans la honte, le sujet reconnaît l’image qu’il présente à autrui et se saisit comme objet sous ce regard. Cette reconnaissance ne consiste pas à confirmer que ses intentions correspondent nécessairement à l’interprétation d’autrui.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Conscience et inconscient.

Jusqu’au XVIIe siècle, que désigne principalement la « conscience » ?

La faculté morale de discerner le bien et le mal.

À partir du XVIIe siècle, que désigne aussi la « conscience » ?

La connaissance que l’esprit a de ses opérations et de ses expériences.

Vers quoi la conscience psychologique peut-elle être tournée ?

Vers le monde extérieur ou vers soi.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Conscience et inconscient.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM