QCM : Guerres et construction de la paix (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction permet de différencier un conflit d’une guerre ?

Un conflit concerne un seul groupe, tandis qu’une guerre concerne nécessairement plusieurs États.
Un conflit oppose des États, tandis qu’une guerre oppose des groupes sociaux non armés.
Un conflit repose sur un antagonisme, tandis qu’une guerre est un conflit armé à grande échelle.
Un conflit est toujours armé, tandis qu’une guerre peut rester sans affrontement.

Un conflit repose sur un antagonisme, tandis qu’une guerre est un conflit armé à grande échelle.

Explication

Un conflit est une situation relationnelle structurée autour d’un antagonisme, alors qu’une guerre est armée. Confondre les deux conduirait à tort à considérer que tout conflit comporte des combats.

2. Quelle situation correspond à la définition d’une guerre ?

Une tension sociale localisée opposant des individus au sein d’un même groupe.
Une rivalité politique entre deux groupes qui ne recourt pas à la violence armée.
Un affrontement armé de grande ampleur entre au moins deux groupes humains.
Une opposition diplomatique entre États qui se poursuit sans affrontement armé.

Un affrontement armé de grande ampleur entre au moins deux groupes humains.

Explication

Une guerre est un conflit armé à grande échelle opposant au moins deux groupes humains. Une rivalité politique sans violence armée relève d’un conflit, mais pas nécessairement d’une guerre.

3. Un affrontement oppose deux groupes organisés au sein des frontières d’un même État : comment le caractérise-t-on ?

Comme un conflit interétatique, car les deux groupes ont des objectifs distincts.
Comme un conflit intra-étatique, car il se déroule au sein d’un État.
Comme un conflit interétatique, car il oppose des groupes organisés.
Comme un conflit intra-étatique, car il oppose nécessairement des forces étatiques.

Comme un conflit intra-étatique, car il se déroule au sein d’un État.

Explication

Un conflit intra-étatique se déroule au sein d’un État, même si les adversaires sont des groupes distincts. Un conflit interétatique oppose des États, et non simplement deux groupes présents dans un même pays.

4. Quelle évolution caractérise les guerres depuis la fin de la guerre froide en 1991 ?

Les conflits interétatiques deviennent plus meurtriers, tandis que les guerres civiles restent rares.
Les guerres civiles se multiplient et sont souvent meurtrières, tandis que les conflits interétatiques restent moins nombreux.
Les conflits interétatiques se multiplient et dominent, tandis que les guerres civiles deviennent moins fréquentes.
Les guerres civiles et les conflits interétatiques diminuent tous deux de façon comparable.

Les guerres civiles se multiplient et sont souvent meurtrières, tandis que les conflits interétatiques restent moins nombreux.

Explication

Depuis 1991, les guerres civiles se multiplient et sont souvent très meurtrières, alors que les conflits interétatiques restent moins nombreux. Dire que les guerres civiles deviennent moins fréquentes inverse cette évolution.

5. Quel événement militaire majeur la Russie déclenche-t-elle en Ukraine le 24 février 2022 ?

Une annexion reconnue qui règle un contentieux territorial en Europe.
Une invasion qui réintroduit un conflit interétatique majeur en Europe.
Une opération de médiation qui met fin à un conflit interétatique en Europe.
Un cessez-le-feu qui suspend un conflit civil majeur en Europe.

Une invasion qui réintroduit un conflit interétatique majeur en Europe.

Explication

Le 24 février 2022, la Russie lance une invasion de l’Ukraine, réintroduisant un conflit interétatique majeur en Europe. La médiation ou le cessez-le-feu ne décrivent pas cet événement.

6. Quel bilan l’ONU attribue-t-elle au massacre des Tutsi au Rwanda au printemps 1994 ?

800 000 victimes en trois mois.
1 000 000 de victimes en un mois.
800 000 victimes en trois ans.
80 000 victimes en trois mois.

800 000 victimes en trois mois.

Explication

Selon l’ONU, le massacre des Tutsi au Rwanda a fait 800 000 victimes en trois mois. Le bilan de 80 000 victimes est une sous-estimation importante de ce nombre.

7. Un groupe cherche à contrôler une route commerciale et à accéder à des ressources : quels enjeux sont principalement en cause ?

Des enjeux économiques liés aux échanges et aux ressources.
Des enjeux idéologiques liés à la diffusion de doctrines concurrentes.
Des enjeux territoriaux liés à la délimitation des frontières étatiques.
Des enjeux politiques liés à la rivalité de puissance et au séparatisme.

Des enjeux économiques liés aux échanges et aux ressources.

Explication

Le contrôle des routes commerciales et l’accès aux ressources sont des enjeux économiques des conflits. Les rivalités de puissance et le séparatisme relèvent plutôt des enjeux politiques.

8. Un conflit cause 800 morts en un an : dans quelle catégorie entre-t-il selon les seuils retenus ?

Dans les conflits mineurs, qui causent moins de 25 morts par an.
Dans les conflits mineurs, qui causent de 25 à 1 000 morts par an.
Dans les conflits majeurs, qui causent plus de 1 000 morts par an.
Dans les conflits majeurs, qui causent au moins 25 morts par an.

Dans les conflits mineurs, qui causent de 25 à 1 000 morts par an.

Explication

Avec 800 morts en un an, ce conflit relève de la catégorie mineure, définie par un bilan de 25 à 1 000 morts annuels. Le seuil des conflits majeurs est supérieur à 1 000 morts par an.

9. Après l’arrêt des combats, les adversaires n’ont pas réglé les causes du conflit : de quel type de paix s’agit-il ?

D’une paix négative, qui arrête les combats sans régler le conflit.
D’une paix négative, qui règle les causes sans mettre fin aux combats.
D’une paix positive, qui associe l’arrêt des combats au traitement des causes.
D’une paix positive, qui suspend les combats sans aborder leurs causes.

D’une paix négative, qui arrête les combats sans régler le conflit.

Explication

La paix négative correspond à l’arrêt des combats sans règlement du conflit. La paix positive va plus loin en associant cet arrêt à une tentative de traiter les causes.

10. Deux adversaires suspendent les combats dans l’attente d’un éventuel accord : comment qualifier cette mesure ?

Une victoire, qui met fin aux combats par la défaite d’un adversaire.
Une médiation, qui impose aux adversaires les conditions du règlement.
Un cessez-le-feu, qui arrête les combats sans garantir la conclusion d’un accord.
Un accord de paix, qui règle les modalités de sortie du conflit.

Un cessez-le-feu, qui arrête les combats sans garantir la conclusion d’un accord.

Explication

Un cessez-le-feu suspend les combats dans l’attente d’un éventuel accord de paix, sans en garantir la conclusion. Un accord de paix règle les modalités de sortie du conflit plutôt que de simplement mettre les combats en pause.

11. Comment Clausewitz définit-il la guerre absolue ?

Comme une stratégie militaire qui subordonne les opérations aux objectifs politiques
Comme un conflit limité par des règles diplomatiques acceptées par les adversaires
Comme une tendance théorique à l’escalade extrême lorsque la politique cesse d’encadrer la guerre
Comme une campagne précise où un État cherche à conquérir un territoire déterminé

Comme une tendance théorique à l’escalade extrême lorsque la politique cesse d’encadrer la guerre

Explication

La guerre absolue est une notion théorique décrivant une tendance à monter aux extrêmes si l’encadrement politique disparaît. Elle ne désigne pas une campagne historique particulière, mais une idée générale sur la dynamique de la guerre.

12. Quelle relation Clausewitz établit-il entre la guerre et la politique ?

La guerre est un moyen mis au service d’une finalité politique
La guerre sert principalement à préserver l’indépendance des armées professionnelles
La guerre remplace la politique dès que les opérations militaires commencent
La guerre constitue une fin autonome qui s’impose aux dirigeants politiques

La guerre est un moyen mis au service d’une finalité politique

Explication

Dans De la guerre, Clausewitz présente la guerre comme un moyen soumis à une finalité politique, plutôt que comme une fin en soi. L’idée qu’elle devient autonome dès le début des opérations contredit cette subordination.

13. Quelles puissances s’affrontent dans les grandes coalitions de la guerre de Sept Ans, de 1756 à 1763 ?

La Prusse et la Grande-Bretagne contre la France, l’Autriche et la Russie
La Prusse et l’Autriche contre la France, l’Espagne et la Grande-Bretagne
La France et l’Espagne contre la Prusse, la Grande-Bretagne et la Russie
La Russie et la Grande-Bretagne contre la Prusse, l’Autriche et l’Espagne

La Prusse et la Grande-Bretagne contre la France, l’Autriche et la Russie

Explication

La Prusse et la Grande-Bretagne affrontent notamment la France, l’Autriche et la Russie pendant ce conflit qui s’étend sur plusieurs continents. L’association de la France et de l’Espagne contre la Prusse et la Russie ne correspond pas aux coalitions indiquées.

14. Quel ensemble de rivalités contribue au déclenchement de la guerre de Sept Ans ?

Les rivalités prusso-russes autour de la Saxe et la concurrence maritime franco-autrichienne
Les rivalités prusso-autrichiennes autour de la Silésie et la concurrence coloniale franco-britannique
Les rivalités russo-britanniques autour de la Baltique et la concurrence commerciale austro-espagnole
Les tensions franco-prussiennes autour de la Silésie et la concurrence coloniale austro-russe

Les rivalités prusso-autrichiennes autour de la Silésie et la concurrence coloniale franco-britannique

Explication

Le conflit est lié à la rivalité territoriale entre la Prusse et l’Autriche au sujet de la Silésie, ainsi qu’à la concurrence coloniale entre la France et la Grande-Bretagne. La Silésie ne constitue pas ici l’objet d’une rivalité franco-prussienne.

15. Que désigne la conscription dans le contexte des guerres révolutionnaires et napoléoniennes ?

L’enrôlement militaire d’une partie de la population d’un État
L’affectation de civils à la production de matériel destiné aux armées
La mobilisation temporaire de volontaires pour une campagne particulière
Le recrutement d’une armée composée principalement de soldats professionnels

L’enrôlement militaire d’une partie de la population d’un État

Explication

La conscription consiste à enrôler militairement une partie de la population d’un État. Elle se distingue du modèle d’Ancien Régime reposant principalement sur des soldats professionnels.

16. Quelle évolution des effectifs de l’armée française illustre l’ampleur de la mobilisation entre 1792 et 1794 ?

Ils passent de 150 000 hommes à 300 000, principalement grâce aux alliances avec des États voisins
Ils passent de 150 000 hommes à 700 000, notamment grâce à la conscription et à la mobilisation de masse
Ils passent de 700 000 hommes à 150 000, après le recours accru aux soldats professionnels
Ils passent de 300 000 hommes à 700 000, surtout après l’abandon de la conscription

Ils passent de 150 000 hommes à 700 000, notamment grâce à la conscription et à la mobilisation de masse

Explication

L’armée française passe de 150 000 hommes en 1792 à 700 000 en 1794, notamment grâce à la conscription et à la mobilisation de masse. Une diminution des effectifs inverse le sens de cette évolution historique.

17. Pourquoi les guerres napoléoniennes recherchent-elles une bataille décisive ?

Pour prolonger les hostilités jusqu’à l’épuisement simultané des deux armées régulières
Pour éviter toute négociation politique après la défaite de l’armée adverse
Pour contraindre l’adversaire à accepter les conditions de paix imposées par le vainqueur
Pour remplacer la conquête territoriale par une stratégie de raids menés par de petits groupes

Pour contraindre l’adversaire à accepter les conditions de paix imposées par le vainqueur

Explication

La bataille décisive vise à contraindre l’adversaire à accepter les conditions de paix du vainqueur. Une stratégie de raids de petits groupes correspond davantage à la guérilla qu’à la recherche d’un affrontement décisif.

18. Quelle caractéristique distingue une guerre irrégulière d’une guerre conventionnelle ?

Elle brouille la distinction entre combattants et non-combattants et ne se limite pas à un terrain circonscrit
Elle oppose des armées régulières sur un champ de bataille défini selon des règles traditionnelles
Elle repose sur des affrontements limités à des zones militaires séparées des populations civiles
Elle se déroule principalement entre forces étatiques clairement identifiées et en uniforme

Elle brouille la distinction entre combattants et non-combattants et ne se limite pas à un terrain circonscrit

Explication

La guerre irrégulière brouille la distinction entre combattants et non-combattants et ne se déroule pas nécessairement sur un terrain d’affrontement circonscrit. Un champ de bataille défini opposant des armées régulières relève plutôt du modèle conventionnel.

19. Quelle comparaison entre Al-Qaïda et Daech est correcte ?

Al-Qaïda est centralisée autour de l’Irak et de la Syrie, tandis que Daech repose sur une mouvance de groupes autonomes
Al-Qaïda s’appuie sur une mouvance de groupes et des attentats, tandis que Daech est plus centralisé et combine combats conventionnels et attentats
Al-Qaïda privilégie les combats conventionnels, tandis que Daech mène des attentats sans contrôler une structure centralisée
Al-Qaïda et Daech sont toutes deux organisées autour d’un centre unique et privilégient les combats conventionnels

Al-Qaïda s’appuie sur une mouvance de groupes et des attentats, tandis que Daech est plus centralisé et combine combats conventionnels et attentats

Explication

Al-Qaïda s’appuie sur une mouvance de plusieurs groupes et recourt notamment aux attentats, alors que Daech est davantage centralisé autour de l’Irak et de la Syrie et combine combats conventionnels et attentats. La description d’Al-Qaïda comme organisation centralisée autour de ces deux pays attribue à cette organisation la caractéristique de Daech.

20. Pourquoi les organisations terroristes peuvent-elles être difficiles à combattre ?

Leurs réseaux peuvent être décentralisés, leurs petits groupes difficiles à repérer et leurs communications protégées par le cryptage
Leurs membres évitent les outils numériques et leurs opérations dépendent d’une chaîne de commandement publique
Leurs forces sont concentrées dans des bases permanentes et leurs communications restent accessibles aux autorités
Leurs réseaux sont dirigés par des structures étatiques visibles et leurs groupes agissent en formations nombreuses

Leurs réseaux peuvent être décentralisés, leurs petits groupes difficiles à repérer et leurs communications protégées par le cryptage

Explication

La décentralisation, les petits groupes autonomes difficiles à repérer et l’usage des réseaux sociaux et du cryptage compliquent la lutte contre ces organisations. Des bases permanentes facilement localisables ne décrivent pas les difficultés liées à leurs réseaux dispersés.

21. Pourquoi la victoire militaire des coalitions occidentales contre Al-Qaïda et Daech ne garantit-elle pas leur succès politique ?

Les attentats cessent, mais les coalitions échouent à conclure des accords commerciaux durables.
Ces groupes conservent le contrôle des capitales conquises malgré le retrait des coalitions.
Ces groupes peuvent continuer à semer le chaos et à menacer des populations par des attentats.
Les coalitions renoncent généralement à poursuivre leurs objectifs politiques après les combats.

Ces groupes peuvent continuer à semer le chaos et à menacer des populations par des attentats.

Explication

Une victoire militaire ne suffit pas à empêcher Al-Qaïda et Daech de continuer à produire du chaos et à menacer des populations par des attentats. Le maintien du contrôle de capitales conquises n’explique pas cet écart entre victoire militaire et succès politique.

22. Lorsqu’un conflit contemporain présente un brouillard de guerre et une escalade vers les extrêmes, quel cadre d’analyse demeure pertinent pour comprendre le lien entre guerre et objectifs politiques ?

Le modèle de la guérilla, qui réduit les conflits à des actions ponctuelles de combattants mobiles contre une armée.
Le modèle westphalien, qui explique l’escalade par la conclusion de traités entre États souverains.
Le modèle de Clausewitz, qui relie la guerre à la poursuite de finalités politiques et permet d’analyser ces phénomènes.
Le modèle de la dissuasion nucléaire, qui attribue le brouillard de guerre à la menace de destruction mutuelle.

Le modèle de Clausewitz, qui relie la guerre à la poursuite de finalités politiques et permet d’analyser ces phénomènes.

Explication

Le modèle de Clausewitz reste pertinent pour analyser le brouillard de guerre, les finalités politiques de la guerre et la montée aux extrêmes. Le modèle westphalien concerne la résolution et l’organisation des relations entre États, pas l’analyse de ces phénomènes militaires.

23. Dans quel contexte des groupes asymétriques comme Al-Qaïda peuvent-ils prospérer et déployer une violence transnationale ?

Lorsque les institutions sont stables, mais que les forces armées privilégient les opérations à l’étranger.
Lorsque l’armée est défaillante, les institutions corrompues et le développement insuffisant.
Lorsque l’armée est puissante, les institutions sont intègres et le développement économique élevé.
Lorsque le développement est insuffisant, mais que l’armée et les institutions publiques restent efficaces.

Lorsque l’armée est défaillante, les institutions corrompues et le développement insuffisant.

Explication

La combinaison d’une armée défaillante, d’institutions corrompues et d’un développement insuffisant peut favoriser ces groupes et leur violence transnationale. Une armée et des institutions efficaces ne correspondent pas aux fragilités décrites.

24. Depuis la fin de la guerre froide, quelles cibles et quels espaces les guerres asymétriques peuvent-ils concerner ?

Les militaires et les civils, dans les zones de guerre comme dans des territoires éloignés.
Les armées régulières dans les zones de guerre, tandis que les territoires éloignés restent hors du conflit.
Les militaires dans les zones de guerre, tandis que les civils restent à l’écart des conflits.
Les civils dans les territoires éloignés, tandis que les militaires sont épargnés dans les zones de guerre.

Les militaires et les civils, dans les zones de guerre comme dans des territoires éloignés.

Explication

Les guerres asymétriques peuvent viser à la fois les militaires et les civils, dans les zones de guerre et dans des territoires éloignés. L’idée que les civils restent à l’écart contredit l’extension des cibles décrite.

25. Quel objectif oppose notamment les Habsbourg aux princes protestants pendant la guerre de Trente Ans ?

Les Habsbourg cherchent à imposer le protestantisme, tandis que les princes protestants défendent la domination catholique.
Les Habsbourg cherchent à établir l’indépendance des princes, tandis que les puissances européennes défendent leur soumission politique.
Les Habsbourg cherchent à mettre fin à l’intervention européenne, tandis que les princes protestants veulent étendre le catholicisme.
Les Habsbourg cherchent à imposer leur domination politique et le catholicisme, tandis que des princes protestants s’y opposent.

Les Habsbourg cherchent à imposer leur domination politique et le catholicisme, tandis que des princes protestants s’y opposent.

Explication

Les Habsbourg visent à imposer leur domination politique et le catholicisme, face notamment à des princes protestants et à des puissances européennes intervenues dans le conflit. L’option qui attribue aux Habsbourg la promotion du protestantisme inverse les positions religieuses.

26. Quelle association entre les traités de Westphalie de 1648 et leurs signataires est exacte ?

Osnabrück est conclu entre Ferdinand III et la France, tandis que Münster est conclu entre l’empereur et la Suède.
Osnabrück est conclu entre l’empereur et la France, tandis que Münster est conclu entre Ferdinand III et la Suède.
Osnabrück est conclu entre Ferdinand III et les princes protestants, tandis que Münster est conclu entre l’empereur et l’Espagne.
Osnabrück est conclu entre Ferdinand III et la Suède, tandis que Münster est conclu entre l’empereur et la France.

Osnabrück est conclu entre Ferdinand III et la Suède, tandis que Münster est conclu entre l’empereur et la France.

Explication

Les traités de Westphalie mettent fin à la guerre en 1648 : Osnabrück lie l’empereur Ferdinand III à la Suède, et Münster lie l’empereur à la France. L’association inverse attribue à chaque traité le partenaire de l’autre.

27. Dans l’ordre westphalien, quels acteurs se reconnaissent mutuellement comme interlocuteurs légitimes et négocient leurs frontières ?

Des institutions religieuses représentant les pouvoirs spirituels
Des États souverains responsables de l’application des traités
Des autorités impériales chargées de fixer les frontières
Des organisations internationales qui gouvernent les territoires

Des États souverains responsables de l’application des traités

Explication

L’ordre westphalien reconnaît les États souverains comme interlocuteurs légitimes et leur attribue la négociation des frontières. Une autorité impériale supérieure correspond à un modèle que cet ordre écarte, plutôt qu’à son fondement.

28. Quel ensemble de principes caractérise le système westphalien ?

La coopération militaire, l’expansion des États et la centralisation politique
L’équilibre des puissances, la souveraineté territoriale et la non-ingérence
La suprématie impériale, les frontières ouvertes et l’intervention extérieure
L’autorité religieuse, la souveraineté partagée et la dépendance territoriale

L’équilibre des puissances, la souveraineté territoriale et la non-ingérence

Explication

Le système westphalien s’appuie sur l’équilibre des puissances, l’inviolabilité de la souveraineté nationale dans un territoire délimité et la non-ingérence. La suprématie impériale va à l’encontre de ces principes, puisqu’elle place un pouvoir supérieur aux États.

29. Quelle décision est prise lors de la conférence de San Francisco, entre avril et juin 1945 ?

La création de l’ONU, qui regroupe alors 51 États
L’adoption de la responsabilité de protéger, avec 90 membres
La fondation de la Cour pénale internationale, avec 51 membres
La création du Conseil de sécurité, qui regroupe alors 90 États

La création de l’ONU, qui regroupe alors 51 États

Explication

La conférence de San Francisco décide de créer l’Organisation des Nations unies, qui compte alors 51 États. La responsabilité de protéger est adoptée bien plus tard, en 2005, et ne correspond pas à cette décision de 1945.

30. Quel principe figure parmi ceux prévus par la Charte de l’ONU ?

La suppression du droit des peuples à choisir leur avenir
La tutelle de l’ONU sur les affaires intérieures des États
Le recours prioritaire à la force pour régler les différends
Le règlement pacifique des différends entre États

Le règlement pacifique des différends entre États

Explication

La Charte prévoit notamment le règlement pacifique des différends, la coopération internationale, l’autodétermination des peuples et la non-ingérence. Le recours prioritaire à la force contredit le principe de règlement pacifique.

31. Qu’est-ce qui distingue les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des membres élus ?

Ils disposent chacun de deux voix lors des décisions du Conseil
Ils disposent chacun d’un droit de veto lié à la règle d’unanimité
Ils sont élus par l’Assemblée générale pour un mandat renouvelable
Ils peuvent suspendre les principes inscrits dans la Charte de l’ONU

Ils disposent chacun d’un droit de veto lié à la règle d’unanimité

Explication

Les cinq membres permanents disposent chacun d’un droit de veto, associé à la nécessité de leur unanimité. Les membres élus ne possèdent pas ce droit, même s’ils participent aux travaux et aux décisions du Conseil.

32. Quelle évolution caractérise les mandats de Kofi Annan, de 1997 à 2006 ?

Les forces de l’ONU passent de 20 000 à 51 000 et le droit de veto est instauré en 2005
Les casques bleus passent de 20 000 à 90 000 et la responsabilité de protéger est adoptée en 2005
Les casques bleus passent de 90 000 à 20 000 et la responsabilité de protéger est adoptée en 1998
Les casques bleus passent de 51 000 à 90 000 et la Cour pénale internationale est créée en 2006

Les casques bleus passent de 20 000 à 90 000 et la responsabilité de protéger est adoptée en 2005

Explication

Sous les mandats de Kofi Annan, le contingent des casques bleus augmente de 20 000 à 90 000 et la responsabilité de protéger est adoptée en 2005. La création de la Cour pénale internationale date de 1998, et ne constitue pas l’évolution chiffrée décrite ici.

33. Quel exemple illustre une limite de l’action de l’ONU sous Kofi Annan ?

La mission de réconciliation menée au Kenya
L’impuissance de l’ONU lors du génocide rwandais
Les opérations de paix conduites au Kosovo
La participation à la création de la Cour pénale internationale

L’impuissance de l’ONU lors du génocide rwandais

Explication

L’impuissance lors du génocide rwandais figure parmi les limites de l’action de l’ONU sous Kofi Annan. La mission de réconciliation au Kenya est, au contraire, présentée comme un succès attribué à son action.

34. Quelles institutions sont créées après les guerres mondiales pour faire progresser la sécurité collective, et à quelles dates ?

L’ONU en 1919 et la Société des Nations en 1945
La Société des Nations en 1914 et l’ONU en 1939
La Société des Nations en 1919 et l’ONU en 1945
La Société des Nations en 1945 et l’ONU en 1949

La Société des Nations en 1919 et l’ONU en 1945

Explication

La Société des Nations est fondée en 1919, puis l’ONU en 1945, dans le but de faire progresser la sécurité collective après les guerres mondiales. Inverser les deux dates attribuerait à chaque institution la date de création de l’autre.

35. Quelle idée Emmanuel Kant défend-il au XVIIIe siècle à propos de la paix perpétuelle ?

Elle dépend de l’existence d’un arbitre suprême imposant ses décisions aux États.
Elle se maintient grâce au droit de chaque État de recourir à la violence.
Elle apparaît naturellement lorsque les États cessent de conclure des traités.
Elle doit être instaurée volontairement, car elle n’est pas un état naturel.

Elle doit être instaurée volontairement, car elle n’est pas un état naturel.

Explication

Kant théorise une paix perpétuelle qui doit être établie volontairement, puisqu’elle ne constitue pas un état naturel. L’idée d’un arbitre suprême relève plutôt d’une conception différente de l’organisation du système international.

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Qu’est-ce qu’un conflit ?

Une situation relationnelle structurée autour d’un antagonisme.

Qu’est-ce qu’une guerre ?

Un conflit armé à grande échelle opposant au moins deux groupes humains.

Où se déroule un conflit intra-étatique ?

Au sein d’un État.

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