QCM : Héritages grecs et athéniens (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment Fernand Braudel définit-il une civilisation ?

Un système économique commun fondé sur les échanges entre plusieurs sociétés d’une même région.
Un ensemble de croyances religieuses et de pratiques artistiques partagé par les habitants d’un même territoire.
Un ensemble de caractéristiques propres à une région, une société ou un peuple, dans de nombreux domaines de la vie collective.
Une organisation politique unifiée qui impose les mêmes lois et le même régime à toutes les populations.

Un ensemble de caractéristiques propres à une région, une société ou un peuple, dans de nombreux domaines de la vie collective.

Explication

Pour Fernand Braudel, une civilisation réunit des caractéristiques politiques, sociales, économiques, culturelles et d’autres domaines propres à une région, une société ou un peuple. La réponse centrée sur les croyances et les arts est trop restreinte, car sa définition couvre bien davantage d’aspects.

2. Un historien étudie à la fois des statues et des monuments, ainsi que des théories et des travaux scientifiques : comment classer ces traces de civilisation ?

Les statues et les monuments sont des traces immatérielles ; les théories et les travaux scientifiques sont des traces matérielles.
Les monuments et les travaux scientifiques sont des traces matérielles ; les statues et les théories sont des traces immatérielles.
Les statues et les théories sont des traces matérielles ; les monuments et les travaux scientifiques sont des traces immatérielles.
Les statues et les monuments sont des traces matérielles ; les théories et les travaux scientifiques sont des traces immatérielles.

Les statues et les monuments sont des traces matérielles ; les théories et les travaux scientifiques sont des traces immatérielles.

Explication

Les œuvres d’art et les monuments constituent des traces matérielles, tandis que les productions théoriques, scientifiques et intellectuelles sont immatérielles. L’inversion de ces catégories confond les objets tangibles avec les productions de la pensée.

3. Quelle organisation correspond à la définition d’une cité-État grecque ?

Un territoire organisé autour d’un sanctuaire, dont les décisions politiques sont prises par des prêtres.
Une ville dépendant d’un grand royaume, dont les lois et le régime politique sont fixés par le souverain.
Une région regroupant plusieurs villes autonomes, gouvernées par des lois et un régime politique communs.
Un petit État indépendant formé d’une ville principale et des territoires environnants, avec ses propres lois et son régime politique.

Un petit État indépendant formé d’une ville principale et des territoires environnants, avec ses propres lois et son régime politique.

Explication

Une cité-État est un petit État indépendant comprenant une ville principale et les territoires voisins, et disposant de ses propres lois et de son régime politique. Une ville soumise aux lois d’un souverain appartient plutôt à un royaume qu’à une cité indépendante.

4. Quelle description situe correctement le cœur du monde grec et ses implantations plus éloignées ?

Son cœur se trouve autour de la mer Noire, avec des cités établies dans l’actuelle Grèce et sur les côtes de l’Atlantique.
Son cœur se trouve dans l’actuelle Grèce et en Égypte, avec des cités établies autour de la mer Rouge et de la Méditerranée.
Son cœur se trouve dans l’actuelle Grèce et en Asie Mineure, avec des cités établies autour de la Méditerranée et en mer Noire.
Son cœur se trouve en Italie et en Libye, avec des cités établies dans l’actuelle Grèce et en Asie Mineure.

Son cœur se trouve dans l’actuelle Grèce et en Asie Mineure, avec des cités établies autour de la Méditerranée et en mer Noire.

Explication

Le cœur du monde grec se situe dans l’actuelle Grèce et en Asie Mineure, tandis que des cités grecques s’établissent aussi autour des côtes méditerranéennes et en mer Noire. L’Italie et la Libye comptent des cités grecques, mais ne constituent pas le cœur ainsi défini.

5. Une cité grecque conclut une alliance avec une autre, puis mène une politique étrangère différente de ses voisines : quelle caractéristique du monde grec cela illustre-t-il ?

Les cités-États sont administrées par une autorité centrale qui décide de leur politique intérieure et de leurs alliances.
Les cités-États sont réunies dans une fédération qui interdit les conflits et négocie les alliances en leur nom.
Les cités-États partagent un gouvernement commun qui dirige leur politique étrangère, tout en laissant leurs lois locales varier.
Les cités-États sont indépendantes et conduisent chacune leur politique intérieure et étrangère, pouvant s’allier ou entrer en conflit.

Les cités-États sont indépendantes et conduisent chacune leur politique intérieure et étrangère, pouvant s’allier ou entrer en conflit.

Explication

Le monde grec est divisé en milliers de cités indépendantes, chacune menant sa politique et pouvant conclure des alliances ou entrer en conflit. L’idée d’une autorité centrale décidant des alliances contredit cette autonomie politique.

6. Quelle distinction entre tyrannie, oligarchie et démocratie est correcte ?

La tyrannie confie le pouvoir à tous les citoyens, l’oligarchie à un petit nombre de citoyens et la démocratie à un homme.
La tyrannie confie le pouvoir à un homme, l’oligarchie à tous les citoyens et la démocratie à un petit nombre de citoyens.
La tyrannie confie le pouvoir à un petit nombre de citoyens, l’oligarchie à un homme et la démocratie à tous les citoyens.
La tyrannie confie le pouvoir à un homme, l’oligarchie à un petit nombre de citoyens et la démocratie à tous les citoyens.

La tyrannie confie le pouvoir à un homme, l’oligarchie à un petit nombre de citoyens et la démocratie à tous les citoyens.

Explication

Ces régimes se distinguent par le nombre de personnes qui exercent le pouvoir : un homme dans la tyrannie, un petit nombre dans l’oligarchie et tous les citoyens dans la démocratie. La confusion la plus proche inverse les deux premiers régimes, alors que l’oligarchie désigne le pouvoir d’un petit groupe.

7. Quel élément culturel contribuait à rapprocher les Grecs de différentes cités ?

Une langue et un alphabet communs, ainsi que des œuvres partagées comme l’Iliade et l’Odyssée attribuées à Homère.
Une monnaie et une armée communes, ainsi que des œuvres partagées comme l’Iliade et l’Odyssée attribuées à Homère.
Un régime politique et des lois communs, ainsi que des œuvres partagées comme l’Iliade et l’Odyssée attribuées à Homère.
Une langue et un alphabet communs, ainsi que des œuvres partagées comme l’Iliade et l’Odyssée attribuées à Hésiode.

Une langue et un alphabet communs, ainsi que des œuvres partagées comme l’Iliade et l’Odyssée attribuées à Homère.

Explication

Les Grecs partageaient une langue, un alphabet et des œuvres culturelles comme l’Iliade et l’Odyssée, attribuées à Homère. Un régime politique commun ne caractérisait pas cette unité culturelle, car les cités conservaient des organisations indépendantes.

8. Quels moyens les Grecs partageaient-ils pour honorer leurs dieux communs, tels que Zeus, Poséidon et Athéna ?

Des rites, des fêtes et des sacrifices pratiqués en l’honneur de ces divinités communes.
Des expéditions, des conquêtes et des alliances conclues en l’honneur de ces divinités communes.
Des lois, des assemblées et des élections organisées en l’honneur de ces divinités communes.
Des concours, des pièces de théâtre et des sacrifices réservés à des divinités propres à chaque cité.

Des rites, des fêtes et des sacrifices pratiqués en l’honneur de ces divinités communes.

Explication

Les Grecs honoraient leurs dieux communs au moyen de rites, de fêtes et de sacrifices partagés. Les lois et les élections relèvent de l’organisation politique des cités plutôt que des pratiques religieuses décrites ici.

9. À partir du Ve siècle av. J.-C., quelle démarche distingue certains penseurs grecs des explications mythologiques ?

Ils s’appuient sur les rites religieux et les sacrifices plutôt que sur les explications surnaturelles et la raison.
Ils s’appuient sur les décisions des chefs politiques plutôt que sur l’observation des faits et les récits mythologiques.
Ils s’appuient sur les récits surnaturels et les mythes plutôt que sur l’observation des faits et la raison.
Ils s’appuient sur l’observation des faits et la raison plutôt que sur des explications surnaturelles et mythologiques.

Ils s’appuient sur l’observation des faits et la raison plutôt que sur des explications surnaturelles et mythologiques.

Explication

À partir du Ve siècle av. J.-C., certains Grecs développent une démarche fondée sur l’observation et la raison, en rupture avec les explications surnaturelles et mythologiques. La réponse qui privilégie les mythes décrit précisément le type d’explication dont cette démarche se distingue.

10. Quelle affirmation décrit correctement l’issue et les principales batailles des guerres médiques ?

De 490 à 479 av. J.-C., les Grecs l’emportent notamment à Marathon, Salamine et Platée.
De 490 à 479 av. J.-C., les Perses l’emportent notamment à Marathon, Salamine et Platée.
De 490 à 479 av. J.-C., les Grecs l’emportent notamment à Salamine, Platée et Chéronée.
De 490 à 479 av. J.-C., les Grecs l’emportent notamment à Marathon, Délos et Platée.

De 490 à 479 av. J.-C., les Grecs l’emportent notamment à Marathon, Salamine et Platée.

Explication

Les guerres médiques opposent certains Grecs aux Perses de 490 à 479 av. J.-C. et se concluent par une victoire grecque, notamment à Marathon, Salamine et Platée. La réponse qui attribue la victoire aux Perses inverse l’issue du conflit.

11. Comment Athènes finance-t-elle la construction d’une flotte de centaines de navires avant les guerres médiques ?

Avec les ressources des mines de Délos exploitées avant la guerre.
Avec l’argent fourni par Sparte en échange d’une alliance navale.
Avec le tribut en or versé par les cités alliées après la guerre.
Avec l’argent des mines de Laurion découvertes peu avant la guerre.

Avec l’argent des mines de Laurion découvertes peu avant la guerre.

Explication

La flotte athénienne est financée par l’argent des mines de Laurion, découvertes peu avant la guerre. Le tribut des cités alliées appartient au fonctionnement ultérieur de la ligue de Délos, et non au financement indiqué ici.

12. Pourquoi les cités grecques de la ligue de Délos accordent-elles à Athènes prestige et autorité après les guerres médiques ?

Parce qu’Athènes oblige dès la formation de la ligue toutes les cités à lui obéir.
Parce qu’Athènes a remporté seule les batailles contre les Perses.
Parce qu’Athènes fournit à chaque cité alliée ses dirigeants politiques.
Parce qu’Athènes apporte une contribution militaire majeure à la ligue.

Parce qu’Athènes apporte une contribution militaire majeure à la ligue.

Explication

Les cités grecques forment la ligue de Délos avec Athènes après les guerres médiques, et la contribution militaire majeure d’Athènes lui apporte prestige et autorité. La ligue n’est pas décrite comme une domination imposée dès sa formation.

13. Quel type de contribution les cités alliées versent-elles à Athènes pour qu’elle entretienne une flotte contre les Perses ?

Un tribut en or ou en navires destiné à l’entretien de la flotte.
Un impôt en céréales ou en bois destiné au ravitaillement des troupes.
Un tribut en argent ou en chevaux destiné à financer une flotte contre Sparte.
Un tribut en terres ou en soldats destiné à l’entretien des fortifications.

Un tribut en or ou en navires destiné à l’entretien de la flotte.

Explication

Les alliés versent à Athènes un tribut en or ou en navires afin qu’elle entretienne une flotte contre les Perses. Le financement mentionné ne vise pas des fortifications ni une flotte destinée à combattre Sparte.

14. Quelle évolution décrit le passage de la ligue de Délos à l’empire athénien ?

Athènes partage son autorité, accepte les refus de tribut et accroît l’autonomie des alliés.
Athènes abandonne sa flotte, laisse les alliés fixer le tribut et devient leur sujet.
Athènes dissout la ligue, rend le tribut aux cités et confie sa flotte aux Perses.
Athènes impose sa politique, réprime les refus de tribut et réduit les alliés au rang de sujets.

Athènes impose sa politique, réprime les refus de tribut et réduit les alliés au rang de sujets.

Explication

Athènes transforme progressivement la ligue en empire maritime en imposant sa politique, en réprimant les cités qui refusent le tribut et en réduisant les alliés au rang de sujets tributaires. La réponse qui décrit une autonomie accrue des alliés contredit cette évolution.

15. À la fin du Ve siècle av. J.-C., quel enchaînement entraîne l’effondrement de l’empire athénien ?

Les cités de la ligue renforcent leur alliance et Athènes remporte la guerre du Péloponnèse contre Sparte.
Les cités de la ligue se révoltent et Athènes perd la guerre du Péloponnèse contre Sparte et ses alliés.
Les cités de la ligue acceptent le tribut et Athènes cède son empire après une victoire contre Sparte.
Les cités de la ligue se révoltent et Athènes remporte la guerre du Péloponnèse contre ses alliés.

Les cités de la ligue se révoltent et Athènes perd la guerre du Péloponnèse contre Sparte et ses alliés.

Explication

L’empire s’effondre lorsque les cités de la ligue se révoltent et qu’Athènes perd la guerre du Péloponnèse contre Sparte et ses alliés. La domination athénienne correspond à l’apogée de l’empire, et non à son effondrement.

16. Quelles conditions définissent un citoyen athénien ?

Être un homme de plus de 18 ans, né d’un père citoyen et d’une mère fille de citoyens, et avoir accompli l’éphébie.
Être un homme de plus de 18 ans, né d’un père citoyen et d’une mère étrangère, et avoir accompli l’éphébie.
Être un homme de plus de 20 ans, né de parents citoyens, et avoir servi dans la flotte athénienne.
Être une personne de plus de 18 ans, née de parents citoyens, et résider à Athènes contre une taxe.

Être un homme de plus de 18 ans, né d’un père citoyen et d’une mère fille de citoyens, et avoir accompli l’éphébie.

Explication

La citoyenneté athénienne exige d’être un homme de plus de 18 ans, d’avoir un père citoyen et une mère fille de citoyens, et d’avoir accompli l’éphébie. Avoir une mère étrangère ne satisfait pas à la condition de filiation maternelle.

17. Que désigne l’éphébie dans le parcours d’accès à la citoyenneté athénienne ?

La taxe payée par les étrangers entre 18 et 20 ans pour résider dans la cité.
Le service militaire accompli par les jeunes hommes entre 18 et 20 ans avant d’obtenir la citoyenneté.
Le statut civique accordé aux jeunes hommes entre 18 et 20 ans avant leur service militaire.
Le service militaire accompli par les hommes de plus de 20 ans après l’obtention de la citoyenneté.

Le service militaire accompli par les jeunes hommes entre 18 et 20 ans avant d’obtenir la citoyenneté.

Explication

L’éphébie est le service militaire effectué par les jeunes hommes athéniens entre 18 et 20 ans pour obtenir la citoyenneté. La confondre avec le statut de citoyen inverse la distinction entre le service et le statut obtenu ensuite.

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Selon Fernand Braudel, qu’est-ce qu’une civilisation ?

Un ensemble de caractéristiques propre à une région, une société ou un peuple.

Quel historien définit la civilisation comme un ensemble de caractéristiques propres à une région, une société ou un peuple ?

Fernand Braudel.

Où se situe le cœur du monde grec ?

Dans l’actuelle Grèce et en Asie Mineure.

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