QCM : État justice et morale (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence oppose Aristote et Hobbes quant à l’origine des relations entre les individus ?

Aristote et Hobbes considèrent tous deux que les relations naissent principalement de la recherche de l’honneur.
Aristote explique les relations par l’utilité, tandis que Hobbes fait de la sociabilité une disposition naturelle.
Aristote attribue à l’homme une sociabilité naturelle, tandis que Hobbes explique les relations par l’honneur et l’utilité recherchés.
Aristote et Hobbes expliquent tous deux les relations par une sociabilité naturelle indépendante des intérêts.

Aristote attribue à l’homme une sociabilité naturelle, tandis que Hobbes explique les relations par l’honneur et l’utilité recherchés.

Explication

Aristote présente l’homme comme naturellement politique, alors que Hobbes rapporte les relations à des intérêts tels que l’honneur ou l’utilité. L’idée que Hobbes défendrait une sociabilité naturelle correspond à la position attribuée à Aristote.

2. Dans la perspective de Hobbes, pourquoi un individu choisit-il certains compagnons ?

Parce qu’ils manifestent une disposition naturelle à vivre en communauté.
Parce qu’ils contribuent à son honneur ou lui procurent une utilité.
Parce qu’ils garantissent une égalité parfaite entre les membres du groupe.
Parce qu’ils imposent une autorité commune aux personnes qui les entourent.

Parce qu’ils contribuent à son honneur ou lui procurent une utilité.

Explication

Le choix des compagnons révèle un intérêt : les individus recherchent ceux qui leur apportent honneur ou utilité. L’explication par une disposition naturelle à la vie collective est plutôt associée à Aristote.

3. Quelle condition définit l’état de nature chez Hobbes ?

La coexistence de groupes soumis à des lois politiques partagées.
La présence d’une autorité commune qui protège les membres d’une société.
L’absence de puissance commune, dans laquelle chacun est l’ennemi de chacun.
L’existence d’accords durables qui garantissent la sécurité de chaque individu.

L’absence de puissance commune, dans laquelle chacun est l’ennemi de chacun.

Explication

L’état de nature se caractérise par l’absence de puissance commune et par une situation où chacun est l’ennemi de chacun. Une autorité protectrice commune décrit plutôt l’organisation politique qui permet de sortir de cette condition.

4. Pour Hobbes, que suffit-il pour qu’une période soit qualifiée de guerre, même en l’absence de combats effectifs ?

La volonté d’en découdre connue et l’absence de toute assurance de paix.
La possibilité d’un désaccord que des garanties de paix permettent de contenir.
La présence d’un souverain qui prépare la défense de la communauté.
La survenue d’une bataille qui oppose directement deux groupes armés.

La volonté d’en découdre connue et l’absence de toute assurance de paix.

Explication

La guerre hobbesienne inclut une période où la volonté de combattre est connue et où aucune assurance de paix n’existe. La réduire à une bataille effectivement engagée confond une disposition durable au combat avec un affrontement ponctuel.

5. Comment le droit de nature et la loi de nature se distinguent-ils chez Hobbes ?

Le droit exige la paix avec autrui, tandis que la loi permet les actions qui menacent sa conservation.
Le droit règle les rapports entre sujets, tandis que la loi confie la défense au souverain.
Le droit interdit les moyens de survie dangereux, tandis que la loi autorise toute action défensive.
Le droit autorise les moyens nécessaires à la survie, tandis que la loi interdit ce qui menace sa conservation.

Le droit autorise les moyens nécessaires à la survie, tandis que la loi interdit ce qui menace sa conservation.

Explication

Le droit de nature permet à chacun d’employer les moyens nécessaires à sa survie, tandis que la loi de nature interdit les actions qui menacent sa propre conservation. Inverser ces deux rôles attribue à la loi la permission qui caractérise le droit.

6. Comment les individus sortent-ils de l’état de nature chez Hobbes ?

Ils instaurent une autorité chargée de la paix sans conclure de contrat entre les individus.
Ils concluent entre eux un contrat qui institue une puissance commune chargée de la paix et de la défense.
Ils abandonnent toute défense commune et s’en remettent à des alliances temporaires entre familles.
Ils concluent avec un souverain un accord qui laisse la puissance politique dispersée entre les individus.

Ils concluent entre eux un contrat qui institue une puissance commune chargée de la paix et de la défense.

Explication

Les individus concluent entre eux un contrat social qui institue une puissance commune chargée d’assurer la paix et la défense. Une autorité sans contrat entre les individus ne correspond pas au processus de sortie de l’état de nature décrit par Hobbes.

7. Une population se soumet volontairement à une autorité en échange de protection : de quel type d’État s’agit-il chez Hobbes ?

D’un État d’acquisition, fondé sur la force exercée pour obtenir l’obéissance.
D’un état de nature, caractérisé par l’absence d’une puissance commune protectrice.
D’un État politique ou d’institution, obtenu par la force plutôt que par la soumission volontaire.
D’un État politique ou d’institution, fondé sur une soumission volontaire en échange de protection.

D’un État politique ou d’institution, fondé sur une soumission volontaire en échange de protection.

Explication

L’État politique ou d’institution repose sur la soumission volontaire des individus en échange de protection. L’État d’acquisition se distingue précisément par son fondement dans la force.

8. En quoi consiste la liberté par convention chez Rousseau ?

À participer à l’élaboration des lois auxquelles les citoyens se soumettent
À choisir librement les lois sans être tenu de respecter leur adoption
À déléguer la création des lois à un souverain extérieur à la société
À conserver une liberté sans lois, semblable à celle de l’état de nature

À participer à l’élaboration des lois auxquelles les citoyens se soumettent

Explication

La liberté par convention repose sur l’autonomie des citoyens qui participent aux lois qu’ils se donnent, et elle est tenue pour équivalente à la liberté naturelle. La liberté sans lois correspond plutôt à la liberté naturelle de l’état de nature.

9. Dans le contrat social de Rousseau, que devient la société lorsque les individus lui remettent leur droit de nature ?

Elle maintient les individus séparés sous l’autorité d’un arbitre extérieur
Elle devient une association privée soumise à un pouvoir indépendant
Elle désigne un souverain distinct, chargé de représenter les citoyens
Elle devient elle-même l’État, sans qu’un tiers distinct domine les citoyens

Elle devient elle-même l’État, sans qu’un tiers distinct domine les citoyens

Explication

Chez Rousseau, la société à laquelle les individus remettent leur droit de nature devient en même temps l’État. L’idée d’un souverain situé à part et représentant les sujets correspond à la confusion avec la conception de Hobbes.

10. Quelle opposition Rousseau établit-il entre l’état de nature et l’état social inégalitaire ?

L’état de nature assure la propriété et la sécurité, tandis que l’état social supprime les droits individuels
L’état de nature organise une vie collective égalitaire, tandis que l’état social rétablit la solitude et les difficultés
L’état de nature offre une liberté absolue mais une vie solitaire et difficile, tandis que l’état social est contraignant et inégalitaire
L’état de nature est contraignant en raison des lois, tandis que l’état social garantit une liberté absolue sans inégalités

L’état de nature offre une liberté absolue mais une vie solitaire et difficile, tandis que l’état social est contraignant et inégalitaire

Explication

Rousseau associe l’état de nature à une liberté naturelle absolue, mais aussi à la solitude et à la difficulté; l’état social est marqué par la contrainte et l’inégalité. L’idée d’un état de nature organisé en collectivité égalitaire ne correspond pas à cette opposition.

11. Que met entre parenthèses le voile d’ignorance dans l’expérience de pensée de Rawls ?

Les lois, les institutions et les principes de justice qui organiseront la société à venir
Les rapports économiques et les ressources collectives qui seront disponibles dans la société à venir
La richesse, le genre, la couleur de peau, la religion et le handicap des individus dans la société à venir
Les préférences morales et les objectifs que les individus souhaitent poursuivre dans la société à venir

La richesse, le genre, la couleur de peau, la religion et le handicap des individus dans la société à venir

Explication

Le voile d’ignorance cache aux individus des caractéristiques de leur future situation, notamment leur richesse, leur genre, leur couleur de peau, leur religion et leur handicap. Il ne consiste pas à leur cacher les principes de justice qu’ils doivent envisager.

12. Quels principes fondent le contrat social dans la théorie de la justice de Rawls ?

La propriété et la sécurité, complétées par le principe de concurrence associé au mérite
La liberté et l’égalité, complétées par le principe de différence associé à l’équité
L’utilité et la croissance, complétées par le principe de majorité associé à la prospérité
La tradition et l’autorité, complétées par le principe d’obéissance associé à la stabilité

La liberté et l’égalité, complétées par le principe de différence associé à l’équité

Explication

Rawls fait reposer le contrat social sur la liberté et l’égalité, puis sur le principe de différence associé à l’équité. La propriété et la sécurité ne constituent pas les principes indiqués dans cette formulation.

13. Quelle critique met en tension l’idée d’un droit naturel fondé sur une justice universelle ?

Marx soutient que les lois varient selon les droits liés au corps politique
Bonald affirme que les lois varient selon les besoins individuels et les intérêts privés
Pascal souligne que les lois varient selon les lieux et les coutumes
Rousseau affirme que les lois varient selon les décisions d’un souverain distinct

Pascal souligne que les lois varient selon les lieux et les coutumes

Explication

La critique associée à Pascal oppose à la justice universelle du droit naturel la diversité des lois et des coutumes selon les lieux. La distinction entre droits de l’homme et droits du citoyen relève plutôt de l’analyse de Marx.

14. Comment Marx distingue-t-il les droits de l’homme des droits du citoyen ?

Les droits de l’homme concernent le corps politique, tandis que les droits du citoyen protègent l’individu dans la société civile
Les droits de l’homme règlent les coutumes locales, tandis que les droits du citoyen établissent une justice universelle
Les droits de l’homme expriment la hiérarchie sociale, tandis que les droits du citoyen protègent la propriété privée
Les droits de l’homme concernent l’individu de la société civile, tandis que les droits du citoyen se rapportent au corps politique

Les droits de l’homme concernent l’individu de la société civile, tandis que les droits du citoyen se rapportent au corps politique

Explication

Marx rattache les droits de l’homme à l’individu membre de la société civile et les droits du citoyen au corps politique. L’inversion de ces deux rapports constitue une confusion entre les notions qu’il distingue.

15. Quel rôle Pascal attribue-t-il à la coutume reçue dans l’autorité de la loi ?

Elle permet de remplacer les lois héritées par des règles fondées sur les intérêts individuels
Elle prouve que les lois sont légitimes dès lors que leur origine est rationnelle et démontrable
Elle garantit que chaque loi découle d’un principe universel de justice clairement établi
Elle fonde l’équité et l’autorité de la loi, même si son origine paraît faible ou arbitraire

Elle fonde l’équité et l’autorité de la loi, même si son origine paraît faible ou arbitraire

Explication

Pascal soutient que la coutume reçue fonde l’équité et l’autorité de la loi, même lorsque son origine semble faible ou arbitraire. Il ne fait donc pas dépendre cette autorité de la démonstration d’un principe universel de justice.

16. Pourquoi Marx critique-t-il les droits de l’homme comme droits de l’individu égoïste et isolé ?

Parce que la liberté y est bornée par autrui et que la propriété y exprime l’intérêt personnel
Parce que la liberté y impose l’égalité des ressources et que la propriété y dépend du corps politique
Parce que la liberté y découle de la coutume et que la propriété y repose sur une autorité collective
Parce que la liberté y supprime les rapports sociaux et que la propriété y protège les hiérarchies héritées

Parce que la liberté y est bornée par autrui et que la propriété y exprime l’intérêt personnel

Explication

Marx critique une conception où la liberté est définie par la limite imposée par autrui et où la propriété exprime l’intérêt personnel de l’individu isolé. L’idée que ces droits imposent l’égalité des ressources ne correspond pas à la critique exposée.

17. Pourquoi, selon Arendt, la proclamation de droits naturels ne suffit-elle pas à protéger une personne privée de reconnaissance politique ?

Parce que ces droits ne s’appliquent qu’aux personnes qui participent directement au gouvernement.
Parce que ces droits restent sans effet concret si aucun État ou aucune communauté ne les reconnaît.
Parce que ces droits prennent effet lorsque les autres personnes connaissent leur existence.
Parce que ces droits dépendent de la capacité individuelle à faire respecter ses décisions.

Parce que ces droits restent sans effet concret si aucun État ou aucune communauté ne les reconnaît.

Explication

Pour Arendt, les droits naturels ne protègent effectivement une personne que si une communauté politique les reconnaît. L’idée qu’ils s’appliqueraient en fonction de la participation au gouvernement confond reconnaissance politique et exercice du pouvoir.

18. Quel droit Arendt considère-t-elle comme véritablement naturel et comme condition des autres droits ?

Le droit de participer aux décisions publiques, qui fonde les autres droits.
Le droit de circuler librement, qui rend possibles les autres droits.
Le droit de posséder des biens, qui garantit la protection des autres droits.
Le droit d’appartenir à une communauté, dont découlent les autres droits.

Le droit d’appartenir à une communauté, dont découlent les autres droits.

Explication

Arendt identifie le droit d’appartenir à une communauté comme le seul droit véritablement naturel, à partir duquel les autres droits peuvent découler. Le droit de participer aux décisions publiques peut être un droit politique, mais il n’est pas celui qu’elle désigne comme fondamental.

19. Quelle distinction Aristote établit-il entre la voix et le langage dans la vie commune ?

La voix désigne l’avantageux et le nuisible, tandis que le langage distingue le plaisir et la douleur.
La voix exprime le juste et l’injuste, tandis que le langage signale le douloureux et l’agréable.
La voix manifeste le bien et le mal, tandis que le langage sert à exprimer les besoins matériels.
La voix signale le douloureux et l’agréable, tandis que le langage exprime l’avantageux, le nuisible, le juste et l’injuste.

La voix signale le douloureux et l’agréable, tandis que le langage exprime l’avantageux, le nuisible, le juste et l’injuste.

Explication

Aristote associe la voix à l’expression du plaisir et de la douleur, et le langage à la manifestation de notions morales et politiques comme le juste et l’injuste. Attribuer le juste et l’injuste à la voix inverse la distinction entre ces deux capacités.

20. Quelle conception de la cité et de l’être humain Aristote défend-il dans Les Politiques ?

La cité est une convention et l’être humain est politique par intérêt ; celui qui vit hors de la cité est simplement indépendant.
La cité est naturelle et l’être humain est un animal politique ; celui qui vit naturellement hors de la cité est dégradé ou surhumain.
La cité est une institution provisoire et l’être humain est politique par éducation ; celui qui vit hors de la cité est incomplet.
La cité est naturelle et l’être humain est d’abord solitaire ; celui qui vit hors de la cité incarne une condition ordinaire.

La cité est naturelle et l’être humain est un animal politique ; celui qui vit naturellement hors de la cité est dégradé ou surhumain.

Explication

Aristote tient la cité pour naturelle et définit l’être humain comme un animal politique, en considérant comme dégradé ou surhumain celui qui est naturellement hors cité. La présenter comme une convention créée par intérêt contredit ce fondement naturel.

21. Une personne agit pour atteindre une fin qu’elle souhaite, tandis qu’une autre estime qu’une action s’impose en elle-même : comment Kant distingue-t-il ces deux impératifs ?

Les deux sont hypothétiques, car toute action répond à une fin que l’agent peut se représenter.
Le premier est catégorique, car il dépend d’une fin ; le second est hypothétique, car il commande sans cette condition.
Le premier est hypothétique, car il dépend d’une fin ; le second est catégorique, car il commande sans cette condition.
Les deux sont catégoriques, car toute règle morale s’impose indépendamment des fins personnelles.

Le premier est hypothétique, car il dépend d’une fin ; le second est catégorique, car il commande sans cette condition.

Explication

L’impératif hypothétique commande une action comme moyen d’atteindre une fin, tandis que l’impératif catégorique présente l’action comme nécessaire en elle-même. Inverser les deux termes confond la règle conditionnée par un objectif avec celle qui ne dépend pas d’une telle condition.

22. Quel principe exprime la formule kantienne de l’impératif catégorique ?

Agir d’après une maxime que l’on peut vouloir voir devenir une loi universelle.
Agir d’après une maxime que la communauté approuve dans une situation donnée.
Agir d’après une maxime qui favorise les personnes auxquelles on est attaché.
Agir d’après une maxime qui produit les conséquences les plus avantageuses pour soi.

Agir d’après une maxime que l’on peut vouloir voir devenir une loi universelle.

Explication

La formule de Kant demande de n’agir que selon une maxime que l’on peut vouloir en même temps comme loi universelle. La recherche des conséquences les plus avantageuses pour soi ne constitue pas le critère formulé dans cet impératif.

23. Pour Kant, sur quoi repose principalement la moralité d’une action ?

Sur les conséquences obtenues et le bénéfice qu’elles procurent aux personnes concernées.
Sur l’accord de la communauté et la conformité de l’action à ses usages établis.
Sur l’intention de l’agent et la possibilité d’universaliser la maxime de son action.
Sur les sentiments éprouvés et la sympathie manifestée envers les personnes concernées.

Sur l’intention de l’agent et la possibilité d’universaliser la maxime de son action.

Explication

Pour Kant, la moralité dépend de l’intention et de la possibilité de vouloir la maxime comme loi universelle, plutôt que des effets produits. Évaluer l’action d’après son bénéfice pour les personnes concernées fait dépendre la moralité de ses conséquences.

24. Comment Eichmann déformait-il l’impératif catégorique de Kant dans sa défense, telle qu’Arendt l’analyse ?

Il le ramenait à l’obéissance à la loi du Führer.
Il le présentait comme un appel à désobéir à tout pouvoir politique.
Il le réduisait à la recherche de son intérêt personnel.
Il l’interprétait comme une règle fondée sur la discussion démocratique.

Il le ramenait à l’obéissance à la loi du Führer.

Explication

Arendt relève qu’Eichmann prétendait suivre Kant, mais transformait l’impératif catégorique en obéissance à la loi du Führer. Cette défense ne reposait pas sur une désobéissance au pouvoir, mais sur la soumission à son commandement.

25. Pourquoi, selon Arendt, des actions violentes extraordinaires peuvent-elles devenir ordinaires ?

Parce que la violence ordinaire résulte surtout de l’absence de règles sociales.
Parce que l’affaiblissement de l’esprit critique peut empêcher un jugement moral libre.
Parce que la discussion collective transforme nécessairement la violence en devoir moral.
Parce que l’application d’une loi officielle dispense chacun de porter un jugement.

Parce que l’affaiblissement de l’esprit critique peut empêcher un jugement moral libre.

Explication

Arendt estime que l’action morale suppose la liberté de juger et que l’affaiblissement de l’esprit critique peut banaliser des actes violents extraordinaires. L’obéissance à une loi officielle ne garantit donc pas, à elle seule, la moralité d’une action.

26. Face à une décision de l’État susceptible de favoriser la violence, quelle démarche constitue un garde-fou moral selon Arendt ?

S’en remettre à la décision de l’État afin de préserver une règle commune sans débat.
Adopter une doctrine fixe et écarter les critiques pour empêcher les désaccords.
Exercer son jugement individuel et en débattre avec autrui, sans tomber dans le relativisme ni le dogmatisme.
Refuser toute norme morale pour éviter qu’une conviction personnelle s’impose aux autres.

Exercer son jugement individuel et en débattre avec autrui, sans tomber dans le relativisme ni le dogmatisme.

Explication

Pour Arendt, le jugement individuel et la discussion avec autrui peuvent faire obstacle à la violence de l’État et de la société, tout en évitant relativisme et dogmatisme. S’en remettre à la décision de l’État sans jugement critique ne constitue pas ce garde-fou.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 75 flashcards sur État justice et morale.

Dans quel ouvrage Aristote soutient-il que l’homme est naturellement un animal politique ?

Les Politiques.

Quelle conception de la sociabilité naturelle Hobbes défend-il dans Du Citoyen ?

Il nie qu’elle soit nécessaire.

Selon Hobbes, quels motifs expliquent les relations entre individus ?

L’honneur et l’utilité recherchés.

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