QCM : Histoire des arts décoratifs et du vitrail (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’expression « art décoratif », mise en avant en 1862 ?

Une catégorie d’arts consacrés à la représentation des héros
Une catégorie d’arts réservés aux cérémonies religieuses
Une catégorie d’arts liés à l’embellissement et à l’ornement
Une catégorie d’arts fondés sur l’étude scientifique de la nature

Une catégorie d’arts liés à l’embellissement et à l’ornement

Explication

L’expression désigne une catégorie récente regroupant des pratiques liées à l’embellissement et à l’ornement. La représentation des héros renvoie plutôt à des fonctions narratives ou historiques, et ne définit pas cette catégorie.

2. Quelle distinction caractérise l’opposition établie au XIXe siècle entre arts décoratifs et beaux-arts ?

Les arts décoratifs racontent des récits historiques, tandis que les beaux-arts servent principalement à orner les objets
Les arts décoratifs sont réservés aux édifices religieux, tandis que les beaux-arts concernent les objets du quotidien
Les arts décoratifs sont associés à l’usage, tandis que les beaux-arts sont jugés supérieurs et comprennent notamment peinture et sculpture
Les arts décoratifs relèvent de la sculpture, tandis que les beaux-arts regroupent les techniques liées au mobilier

Les arts décoratifs sont associés à l’usage, tandis que les beaux-arts sont jugés supérieurs et comprennent notamment peinture et sculpture

Explication

Au XIXe siècle, les arts décoratifs sont associés à l’embellissement et à l’usage, alors que les beaux-arts sont placés dans une catégorie supérieure comprenant notamment la peinture et la sculpture. Les autres réponses inversent ou déplacent ces caractéristiques.

3. Pourquoi la tapisserie Verdure à larges feuillages portant des oiseaux est-elle qualifiée de décorative, contrairement à la Tenture d’Alexandre ?

Parce qu’elle glorifie Louis XIV, alors que la Tenture d’Alexandre représente des motifs végétaux sans récit
Parce qu’elle est destinée à un cadeau diplomatique, alors que la Tenture d’Alexandre appartient à un trésor royal
Parce qu’elle imite une peinture de paysage, alors que la Tenture d’Alexandre présente des épisodes de la mythologie
Parce qu’elle ne présente pas de signification évidente, alors que la Tenture d’Alexandre construit un récit historique et politique

Parce qu’elle ne présente pas de signification évidente, alors que la Tenture d’Alexandre construit un récit historique et politique

Explication

La Verdure est décorative parce qu’elle ne porte pas de signification évidente, tandis que la Tenture d’Alexandre développe un récit historique et politique glorifiant Louis XIV. Les autres réponses attribuent à ces tapisseries des fonctions ou des sujets qui ne correspondent pas à cette distinction.

4. Quelle situation explique qu’une tapisserie ait pu être aussi prisée qu’une peinture au XVIIe siècle ?

Elle pouvait constituer un cadeau diplomatique ou un trésor royal, alors que la catégorie des arts décoratifs n’existait pas encore
Elle pouvait être exposée dans un musée public, alors que la peinture était réservée aux collections privées
Elle pouvait recevoir une signature d’artiste, alors que la peinture était évaluée selon son usage domestique
Elle pouvait représenter un paysage sans récit, alors que la peinture servait aux cérémonies politiques

Elle pouvait constituer un cadeau diplomatique ou un trésor royal, alors que la catégorie des arts décoratifs n’existait pas encore

Explication

Au XVIIe siècle, les arts décoratifs ne formaient pas encore une catégorie constituée, et une tapisserie pouvait acquérir une grande valeur comme cadeau diplomatique ou trésor royal. L’exposition muséale et les autres critères proposés ne fondent pas cette équivalence de prestige.

5. Quel terme antique se rapproche le plus de l’idée moderne d’art ?

Technè, qui désigne un savoir-faire ou une pratique
Démiourgos, qui désigne une personne distinguée des autres hommes
Banausos, qui désigne un artisan ou un ouvrier
Decor, qui désigne la parure et ce qui convient

Technè, qui désigne un savoir-faire ou une pratique

Explication

Dans l’Antiquité, technè renvoie à un savoir-faire ou à une pratique et constitue le terme le plus proche de l’idée moderne d’art. Banausos et démiourgos décrivent des catégories de personnes, tandis que decor concerne l’ornement et ce qui est convenable.

6. Comment le démiourgos et le banausos se distinguent-ils dans l’Antiquité ?

Le démiourgos désigne un savoir-faire, tandis que le banausos désigne une pratique artistique reconnue
Le démiourgos désigne un objet signé, tandis que le banausos désigne une œuvre destinée à l’ornement
Le démiourgos se distingue socialement des autres hommes, tandis que le banausos désigne l’artisan ou l’ouvrier
Le démiourgos désigne l’artisan manuel, tandis que le banausos se distingue socialement des autres hommes

Le démiourgos se distingue socialement des autres hommes, tandis que le banausos désigne l’artisan ou l’ouvrier

Explication

Le démiourgos est défini par une distinction sociale, tandis que banausos désigne l’artisan ou l’ouvrier associé au travail manuel. Les autres réponses confondent ces termes avec technè ou avec des catégories d’objets.

7. Quelle distinction caractérise les arts libéraux et les arts mécaniques au Moyen Âge ?

Les arts libéraux concernent les métiers jurés, tandis que les arts mécaniques relèvent de l’enseignement religieux.
Les arts libéraux produisent des objets, tandis que les arts mécaniques organisent les disciplines du langage.
Les arts libéraux utilisent des outils, tandis que les arts mécaniques s’appuient sur la spéculation intellectuelle.
Les arts libéraux mobilisent l’intellect, tandis que les arts mécaniques reposent sur le travail manuel.

Les arts libéraux mobilisent l’intellect, tandis que les arts mécaniques reposent sur le travail manuel.

Explication

Les arts libéraux sont associés aux hommes libres et à l’activité intellectuelle, alors que les arts mécaniques relèvent du travail manuel. La confusion vient de l’inversion de ces deux critères, et non d’une distinction entre métiers jurés et enseignement religieux.

8. Quel ensemble correspond au quadrivium dans la classification médiévale des arts libéraux ?

L’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la musique
La grammaire, l’arithmétique, la musique et la rhétorique
La grammaire, la rhétorique, la dialectique et la musique
La géométrie, la rhétorique, l’astronomie et la dialectique

L’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la musique

Explication

Le quadrivium réunit l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la musique, tandis que le trivium regroupe les arts du langage. Les autres ensembles mélangent donc des disciplines du quadrivium et du trivium.

9. Dans quel but Alberti théorise-t-il la composition et la perspective à un point de fuite dans De pictura, écrit en 1435 ?

Pour remplacer la composition par une imitation spontanée dépourvue de construction.
Pour présenter la peinture comme un savoir intellectuel et revaloriser son statut.
Pour réserver la peinture d’histoire aux institutions royales et aux commandes religieuses.
Pour soumettre la peinture aux règles des corporations et préserver son caractère manuel.

Pour présenter la peinture comme un savoir intellectuel et revaloriser son statut.

Explication

Dans De pictura, Alberti utilise la théorie de la composition et de la perspective pour montrer que la peinture exige un savoir intellectuel. Les corporations, la spontanéité picturale et la peinture d’histoire ne constituent pas le but indiqué ici.

10. Qu’est-ce que l’ekphrasis dans les relations entre littérature et image ?

Un procédé qui transpose un texte en image ou une image en texte.
Une technique qui classe les tableaux selon leur sujet et leur valeur artistique.
Une méthode qui mesure la profondeur d’une scène grâce à plusieurs points de fuite.
Un système qui distingue les métiers manuels des disciplines fondées sur l’intellect.

Un procédé qui transpose un texte en image ou une image en texte.

Explication

L’ekphrasis désigne une transposition entre littérature et image : un texte peut faire voir un tableau, ou une image peut être réalisée à partir d’une description. Elle ne correspond donc ni à une technique de perspective ni à une hiérarchie des genres.

11. Quel événement institutionnel se produit en 1648 dans le domaine de la peinture en France ?

La peinture est définie comme une cosa mentale par Léonard de Vinci.
La hiérarchie officielle des genres est fondée par André Félibien dans ses conférences.
L’Académie royale de peinture et de sculpture est fondée avec l’accord royal.
L’Académie royale de France à Rome est créée sous l’impulsion de Colbert.

L’Académie royale de peinture et de sculpture est fondée avec l’accord royal.

Explication

En 1648, l’Académie royale de peinture et de sculpture est fondée avec l’accord royal et considère la peinture comme un art libéral. La création de l’Académie de Rome relève de 1666, la hiérarchie des genres de 1667, et la formule de la cosa mentale appartient à Léonard de Vinci.

12. Selon la hiérarchie des genres fondée officiellement par André Félibien en 1667, quel ordre est correct ?

Portrait, peinture d’histoire, nature morte, paysage
Paysage, nature morte, portrait, peinture d’histoire
Peinture d’histoire, portrait, paysage, nature morte
Nature morte, paysage, peinture d’histoire, portrait

Peinture d’histoire, portrait, paysage, nature morte

Explication

La hiérarchie de Félibien place la peinture d’histoire au sommet, suivie du portrait, du paysage et de la nature morte. Le paysage et la nature morte occupent donc des rangs inférieurs à la peinture d’histoire dans cette classification.

13. Quelle évolution terminologique est historiquement attestée entre 1659 et 1762 ?

« Beaux-Arts » est attesté en 1762, puis « artiste » apparaît comme nom en 1790.
« Beaux-Arts » apparaît en 1659, puis « artiste » comme nom est attesté en 1762.
« Artiste » apparaît en 1659, puis « Beaux-Arts » comme expression est attesté en 1762.
Les deux termes apparaissent ensemble en 1659 dans un dictionnaire spécialisé.

« Beaux-Arts » apparaît en 1659, puis « artiste » comme nom est attesté en 1762.

Explication

Le terme « Beaux-Arts » apparaît en 1659 dans Le songe de Vaux, tandis que « artiste » comme nom est attesté en 1762. L’ordre inverse confond donc les deux étapes de cette évolution lexicale.

14. Quelle distinction oppose le mieux la figure de l’artiste à celle de l’artisan ?

L’artiste est associé au génie et au goût, tandis que l’artisan est lié à l’habitude et à la production.
L’artiste est associé à l’habitude et à la production, tandis que l’artisan relève du génie et du goût.
L’artiste dépend de l’industrie et de l’usage, tandis que l’artisan recherche une satisfaction désintéressée.
L’artiste suit des règles corporatives, tandis que l’artisan revendique une prétention à plaire universellement.

L’artiste est associé au génie et au goût, tandis que l’artisan est lié à l’habitude et à la production.

Explication

La distinction repose sur l’association de l’artiste au génie, au goût, à l’application et au talent, par opposition à l’habitude et à la production chez l’artisan. La deuxième proposition inverse précisément ces caractéristiques.

15. Quel effet les mesures de 1791 concernant les corporations ont-elles produit sur l’organisation économique des métiers ?

Elles ont réservé la production artistique aux institutions publiques nouvellement créées.
Elles ont renforcé les corporations et maintenu l’encadrement traditionnel des métiers.
Elles ont supprimé les corporations et ouvert la voie à la libre entreprise.
Elles ont remplacé les corporations par une administration centrale des ateliers.

Elles ont supprimé les corporations et ouvert la voie à la libre entreprise.

Explication

Le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier de 1791 suppriment et proscrivent les corporations, ce qui favorise la libre entreprise. Leur effet n’est donc pas de prolonger l’ancien encadrement corporatif.

16. Comment la révolution industrielle du XIXe siècle reconfigure-t-elle la distinction entre les domaines artistiques ?

Elle confond les beaux-arts et les arts appliqués dans une même catégorie esthétique.
Elle rapproche les beaux-arts de l’industrie et réserve la création aux arts appliqués.
Elle transforme les arts appliqués en pratiques indépendantes de l’usage et de la production.
Elle distingue les beaux-arts créateurs des arts appliqués dépendant de l’industrie.

Elle distingue les beaux-arts créateurs des arts appliqués dépendant de l’industrie.

Explication

La révolution industrielle établit une séparation entre les arts créateurs, appelés beaux-arts, et les arts dépendant de l’industrie, appelés arts appliqués. Les autres réponses inversent ou effacent cette distinction.

17. Quelle chronologie correspond à l’institutionnalisation des arts décoratifs en France ?

L’Union centrale est fondée en 1862, le musée ouvre en 1882 et l’expression apparaît en 1905.
L’expression est mise en avant en 1882, l’Union centrale est fondée en 1905 et le musée ouvre en 1862.
L’expression est mise en avant en 1862, l’Union centrale est fondée en 1882 et le musée ouvre en 1905.
Le musée ouvre en 1862, l’expression apparaît en 1905 et l’Union centrale est fondée en 1882.

L’expression est mise en avant en 1862, l’Union centrale est fondée en 1882 et le musée ouvre en 1905.

Explication

Les trois étapes sont l’emploi mis en avant de l’expression « arts décoratifs » en 1862, la fondation de l’Union centrale en 1882 et l’ouverture du musée en 1905. Les autres chronologies déplacent ces événements.

18. Dans l’architecture du vitrail, que désigne le terme « baie » ?

Une armature métallique scellée dans la maçonnerie pour maintenir les panneaux de vitrail.
L’ouverture architecturale complète qui reçoit la verrière et comprend notamment jambages, meneaux, lancettes et tympan.
Une ouverture verticale allongée, généralement séparée des autres par un montant appelé meneau.
La partie supérieure ajourée d’une fenêtre, composée de formes comme les soufflets et les mouchettes.

L’ouverture architecturale complète qui reçoit la verrière et comprend notamment jambages, meneaux, lancettes et tympan.

Explication

La baie désigne l’ouverture architecturale complète destinée à recevoir la verrière, avec plusieurs éléments constitutifs. La description d’une ouverture verticale allongée correspond plutôt à une lancette.

19. Comment reconnaître une lancette dans une baie de vitrail ?

C’est une ouverture allongée verticalement, surmontée d’un arc et pouvant être séparée par des meneaux.
C’est l’ouverture architecturale entière qui reçoit la verrière et son décor supérieur.
C’est un montant vertical qui sépare les ouvertures et soutient la structure de la baie.
C’est une armature de fer scellée dans les jambages pour maintenir les panneaux vitrés.

C’est une ouverture allongée verticalement, surmontée d’un arc et pouvant être séparée par des meneaux.

Explication

Une lancette est une ouverture verticale allongée, surmontée d’un arc, qui peut être subdivisée par des meneaux. Le montant séparant les lancettes est le meneau, et non la lancette elle-même.

20. Quelle est la fonction principale d’une barlotière dans une baie de vitrail ?

Diviser une ouverture verticale en plusieurs lancettes grâce à un élément de pierre mouluré.
Former les ajours du tympan en dessinant des soufflets et des mouchettes.
Maintenir les panneaux de vitrail grâce à une armature de fer scellée dans la structure de la baie.
Recevoir la verrière comme une ouverture architecturale complète composée de plusieurs parties.

Maintenir les panneaux de vitrail grâce à une armature de fer scellée dans la structure de la baie.

Explication

La barlotière est une armature de fer scellée dans les jambages, les piédroits ou les meneaux, et elle maintient les panneaux de vitrail. La division des lancettes relève des meneaux, tandis que les soufflets et les mouchettes appartiennent aux ajours du tympan.

21. Quelle succession décrit correctement la fabrication du verre médiéval ?

Mélanger les matières, les fondre, colorer la masse, souffler, ouvrir puis recuire
Peindre le verre, le mettre en plomb, le fondre, puis ajouter les cendres
Souffler la masse, la recuire, fondre les matières, puis peindre les surfaces
Assembler les pièces, souder les jonctions, souffler la masse, puis la colorer

Mélanger les matières, les fondre, colorer la masse, souffler, ouvrir puis recuire

Explication

La fabrication comprend le mélange et la fusion des matières premières, l’ajout des oxydes colorants, le soufflage, l’ouverture et le recuit. Le peintre verrier intervient ensuite sur des pièces déjà produites, notamment pour les peindre et les assembler.

22. Quelle composition Théophile attribue-t-il au verre médiéval ?

Deux parties de cendres végétales et une partie de sable de rivière
Une partie de silice, deux parties de soude et une partie de chaux
Deux parties de sable marin et une partie de cendres minérales
Une partie de sable de rivière, une partie de chaux et deux parties de soude

Deux parties de cendres végétales et une partie de sable de rivière

Explication

Dans le Traité des divers arts, Théophile décrit un mélange composé de deux parties de cendres de hêtres ou de fougères et d’une partie de sable de rivière. La silice, la soude et la chaux correspondent à la composition du verre actuel mentionnée dans l’unité.

23. À quel moment les oxydes métalliques colorent-ils le verre lors de sa fabrication ?

Avant la fusion, en teignant séparément le sable et les cendres
Lors de la fusion, vers 1300-1500 °C, en colorant la masse
Pendant le recuit, en pénétrant les jonctions entre les morceaux
Après le refroidissement, en recouvrant la surface du verre

Lors de la fusion, vers 1300-1500 °C, en colorant la masse

Explication

Les matières premières fondent vers 1300-1500 °C, et les oxydes métalliques colorent alors le verre dans la masse. La coloration ne correspond donc pas à une peinture appliquée après refroidissement.

24. Quelle distinction entre le maître verrier et le peintre verrier est correcte ?

Le maître verrier fabrique le verre, tandis que le peintre verrier peint et assemble les pièces
Le maître verrier peint le verre coloré, tandis que le peintre verrier fabrique les matières premières
Le maître verrier dessine le pourtraict, tandis que le peintre verrier produit les oxydes colorants
Le maître verrier soude les plombs, tandis que le peintre verrier réalise la fusion du verre

Le maître verrier fabrique le verre, tandis que le peintre verrier peint et assemble les pièces

Explication

Le maître verrier fabrique les plaques ou pièces de verre, alors que le peintre verrier intervient sur le verre déjà coloré dans la masse pour le peindre et l’assembler. La soudure des jonctions et la fabrication du verre ne définissent donc pas leurs rôles respectifs.

25. Qu’est-ce que la grisaille dans la peinture du verre ?

Une gravure obtenue en recouvrant le verre de cire avant l’action d’un acide
Une peinture de cémentation à base de limaille d’argent et de terre d’ocre
Une coloration incorporée au verre avant sa fusion et sa mise en forme
Une peinture vitrifiable appliquée sur le verre coloré puis cuite vers 600-620 °C

Une peinture vitrifiable appliquée sur le verre coloré puis cuite vers 600-620 °C

Explication

La grisaille associe du verre pilé, des oxydes métalliques et un liant, puis elle est appliquée sur du verre coloré et cuite vers 600-620 °C. La couleur dans la masse est incorporée avant la mise en forme, tandis que le jaune d’argent relève d’un autre procédé.

26. Comment le jaune d’argent colore-t-il durablement le verre ?

Il pénètre la couche superficielle grâce à une cuisson vers 600-620 °C
Il recouvre le verre d’une couche opaque qui reste en surface après séchage
Il dissout une partie du verre rouge après l’application d’acide nitrique
Il se mélange aux matières premières pendant la fusion vers 1300-1500 °C

Il pénètre la couche superficielle grâce à une cuisson vers 600-620 °C

Explication

Le jaune d’argent est une peinture de cémentation composée notamment de limaille d’argent, de terre d’ocre et de tempera ; la cuisson vers 600-620 °C fait pénétrer la couleur dans la couche superficielle. Il ne s’agit donc ni d’une coloration dans la masse ni d’une gravure acide.

27. Quel est le rôle respectif du plomb et de l’étain dans l’assemblage d’un vitrail ?

Le plomb grave les surfaces, tandis que l’étain dessine le réseau de la baie
Le plomb fond les matières, tandis que l’étain aplati les plaques de verre
Le plomb sertit les morceaux, tandis que l’étain soude les jonctions
Le plomb colore les morceaux, tandis que l’étain les recuit dans le four

Le plomb sertit les morceaux, tandis que l’étain soude les jonctions

Explication

Les morceaux de verre sont sertis dans des profilés de plomb, puis les jonctions entre ces profilés sont soudées avec une baguette d’étain. Le plomb assure donc le maintien des verres, tandis que l’étain réalise la liaison entre les plombs.

28. Quelle fonction caractérise le pourtraict dans la commande d’un vitrail ?

Il détaille les étapes de cuisson de la grisaille et du jaune d’argent
Il indique la recette des oxydes nécessaires pour colorer le verre dans la masse
Il décrit la baie et le projet, puis sert de document juridique pour le marché
Il présente une petite version destinée à préparer les couleurs et le réseau de plomb

Il décrit la baie et le projet, puis sert de document juridique pour le marché

Explication

Le pourtraict indique la forme de la baie, les meneaux et le projet du vitrail, puis il acquiert une fonction juridique lors du marché. La préparation à petite échelle du réseau et des couleurs relève plutôt de la maquette.

29. Que signifie le fait que le pourtraict soit exhibé et paraphé lors de la conclusion du marché ?

Il atteste que les oxydes métalliques ont déjà coloré les plaques de verre
Il indique que la maquette à l’échelle 1/10 a remplacé le dessin de référence
Il prouve que les morceaux de verre ont déjà été sertis dans les profilés de plomb
Il confirme l’accord sur le modèle de l’œuvre entre le commanditaire et le peintre verrier

Il confirme l’accord sur le modèle de l’œuvre entre le commanditaire et le peintre verrier

Explication

L’exhibition et le paraphe du pourtraict valident le modèle convenu entre le commanditaire et le peintre verrier. Ces formalités concernent l’accord contractuel sur le projet, non l’avancement matériel de la fabrication ou de l’assemblage.

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Que désigne l'expression « art décoratif » apparue en 1862 ?

Une catégorie récente d'arts liés à l'embellissement et à l'ornement.

Comment les arts décoratifs sont-ils opposés aux beaux-arts au XIXe siècle ?

Les beaux-arts sont jugés supérieurs et incluent la peinture et la sculpture.

Qu'est-ce qui rend la tapisserie Verdure décorative ?

Elle ne présente pas de signification évidente.

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