QCM : Histoire des faits économiques (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise les deux manières d’étudier l’histoire évoquées ici ?

L’histoire chronologique analyse les échanges économiques, tandis que l’histoire des sensibilités mesure l’évolution démographique des populations.
L’histoire chronologique étudie les mentalités, tandis que l’histoire des sensibilités reconstitue la succession des batailles et des règnes.
L’histoire chronologique interprète les croyances religieuses, tandis que l’histoire des sensibilités classe les événements selon leur durée.
L’histoire chronologique décrit les événements, tandis que l’histoire des sensibilités étudie les rapports au temps, au travail ou au loisir.

L’histoire chronologique décrit les événements, tandis que l’histoire des sensibilités étudie les rapports au temps, au travail ou au loisir.

Explication

L’approche chronologique suit les événements, alors que l’histoire des sensibilités examine les rapports que les sociétés entretiennent notamment avec le temps, le travail et le loisir. Confondre ces approches revient à attribuer aux événements l’étude des mentalités et inversement.

2. Quels objets d’étude caractérisent notamment l’école des Annales ?

Les biographies politiques et les traités commerciaux, étudiés par des auteurs comme Guillaume Duby, Blanqui et Montesquieu.
Les batailles et les règnes, étudiés par des auteurs comme Montesquieu, Adam Smith et Auguste Blanqui.
Les sensibilités et l’économie, étudiées par des auteurs comme Alain Corbin, Jacques Le Goff et Guillaume Duby.
Les techniques industrielles et les monnaies, étudiées par des auteurs comme Marc Bloch, Jules Michelet et Adam Smith.

Les sensibilités et l’économie, étudiées par des auteurs comme Alain Corbin, Jacques Le Goff et Guillaume Duby.

Explication

L’école des Annales s’intéresse notamment aux sensibilités et à l’économie, avec Alain Corbin, Jacques Le Goff et Guillaume Duby. Les autres réponses mélangent ces auteurs et ces objets avec des thèmes ou des penseurs relevant d’autres cadres.

3. Comment faut-il interpréter le rapport entre les transformations du XVIIIe siècle et l’industrialisation ?

L’industrialisation constitue la cause première des valeurs modernes apparues au XVIIIe siècle.
L’industrialisation précède les changements sociaux qui ont préparé la modernité économique.
L’industrialisation et les transformations du XVIIIe siècle se développent indépendamment l’une de l’autre.
L’industrialisation est une conséquence de transformations profondes qui l’ont précédée.

L’industrialisation est une conséquence de transformations profondes qui l’ont précédée.

Explication

Les transformations profondes du XVIIIe siècle, notamment les valeurs modernes, préparent l’industrialisation, qui en constitue une conséquence. La réponse concurrente la plus plausible inverse donc le lien causal en faisant de l’industrialisation l’origine des transformations.

4. Qui invente l’expression « révolution industrielle » et quand ?

Adam Smith l’invente en 1776, alors que les manufactures remplacent rapidement les activités agricoles.
Montesquieu l’invente en 1750, alors que l’industrialisation transforme déjà profondément les sociétés européennes.
Auguste Blanqui l’invente en 1828, alors que les changements du XVIIIe siècle restent lents et peu perçus.
Marc Bloch l’invente en 1940, alors que les contemporains décrivent clairement les transformations industrielles.

Auguste Blanqui l’invente en 1828, alors que les changements du XVIIIe siècle restent lents et peu perçus.

Explication

L’expression « révolution industrielle » est attribuée à Auguste Blanqui en 1828, tandis que les transformations du XVIIIe siècle sont décrites comme lentes et peu perçues par les contemporains. Les autres propositions attribuent l’expression à des auteurs différents ou déplacent la chronologie.

5. Quelle évolution intellectuelle et juridique caractérise le XVIIIe siècle dans la naissance de la modernité économique ?

Le développement du droit moderne, des idées de liberté et d’égalité, ainsi que de la raison et du « doux commerce ».
Le retour à des privilèges héréditaires, à l’autorité du fanatisme et à une économie fondée sur la conquête militaire.
La primauté de l’autosuffisance rurale, le refus des échanges et la limitation des libertés civiles.
L’abandon du droit moderne, la critique de l’égalité et la priorité donnée aux traditions sur la raison politique.

Le développement du droit moderne, des idées de liberté et d’égalité, ainsi que de la raison et du « doux commerce ».

Explication

Le XVIIIe siècle développe le droit moderne, les idées de liberté et d’égalité, la valorisation de la raison et l’idée montesquienne du « doux commerce ». Les autres réponses décrivent un recul de ces valeurs ou leur remplacement par des principes qui ne correspondent pas à cette transformation.

6. Quelle définition correspond à l’échange comme acte économique ?

Un acte qui consiste à juger, évaluer et qualifier des objets avant de les transférer entre personnes.
Une comparaison des prix qui exclut le déplacement concret des objets entre les participants.
Un transfert de biens réalisé sans évaluation préalable, parce que leur valeur est fixée par la tradition.
Une production destinée à satisfaire ses besoins personnels sans relation avec d’autres personnes.

Un acte qui consiste à juger, évaluer et qualifier des objets avant de les transférer entre personnes.

Explication

L’échange suppose une appréciation des objets — les juger, les évaluer et les qualifier — avant leur transfert entre personnes. La proposition sur la production personnelle décrit l’autosatisfaction des besoins, qui ne constitue pas un échange entre participants.

7. Quelle succession Adam Smith associe-t-il à l’évolution des pratiques économiques ?

Troc, autosatisfaction des besoins, monnaie métallique, puis spécialisation des activités.
Spécialisation, monnaie métallique, autosatisfaction des besoins, puis développement du troc.
Monnaie métallique, troc, spécialisation, puis autosatisfaction progressive des besoins.
Autosatisfaction des besoins, spécialisation, troc, puis usage d’une monnaie métallique.

Autosatisfaction des besoins, spécialisation, troc, puis usage d’une monnaie métallique.

Explication

Dans le récit d’Adam Smith, les humains passent de l’autosatisfaction à la spécialisation, puis au troc et enfin à la monnaie métallique. La réponse qui commence par la spécialisation inverse la première étape du processus présenté.

8. Quels problèmes le troc peut-il poser ?

La double coïncidence des besoins et la complexité des transactions.
La production agricole excédentaire et la transmission héréditaire des métiers.
La dépréciation de la monnaie métallique et la centralisation des marchés.
La fixation juridique des prix et la disparition des différences entre les biens.

La double coïncidence des besoins et la complexité des transactions.

Explication

Le troc exige une compatibilité entre les attentes des deux parties et peut rendre les transactions complexes, ce qui correspond à la double coïncidence des besoins et au coût de l’échange. La réponse sur la dépréciation monétaire concerne une monnaie, alors que le problème étudié ici porte sur le troc.

9. Quelle opposition distingue le récit libéral d’Adam Smith de l’approche anthropologique de l’émergence du marché ?

Smith met en avant l’échange spontané, tandis que l’anthropologie souligne d’abord la violence, le vol et la prédation.
Smith explique le marché par la monnaie métallique, tandis que l’anthropologie le rapporte principalement à la spécialisation pacifique.
Smith privilégie la prédation initiale, tandis que l’anthropologie décrit un marché né d’échanges spontanés entre individus.
Smith attribue le marché à la contrainte politique, tandis que l’anthropologie l’explique par l’autosatisfaction des besoins.

Smith met en avant l’échange spontané, tandis que l’anthropologie souligne d’abord la violence, le vol et la prédation.

Explication

Le récit libéral d’Adam Smith présente l’émergence spontanée de l’échange marchand, tandis que l’histoire anthropologique insiste sur des formes initiales de violence, de vol et de prédation. La troisième proposition inverse précisément les deux perspectives.

10. Quelle définition correspond à l’économie comme discipline sociale ?

L’observation des marchés où les prix coordonnent les décisions individuelles
L’analyse des échanges monétaires entre les entreprises et les ménages
L’étude du rapport entre les ressources et les besoins dans une société
L’examen de la production destinée à accroître les revenus disponibles

L’étude du rapport entre les ressources et les besoins dans une société

Explication

L’économie analyse la relation entre les ressources disponibles et les besoins d’une société, y compris dans des contextes dépourvus de monnaie ou de marché. L’économisme, et non l’économie au sens large, considère la monnaie et le marché comme indispensables.

11. Quelle œuvre grecque, rédigée vers 370 avant J.-C., est associée à Xénophon et à l’origine du terme « économie » ?

Les Politiques
La République
Oikos Nomos
L’Éthique à Nicomaque

Oikos Nomos

Explication

Xénophon écrit vers 370 avant J.-C. Oikos Nomos, expression formée de oikos, la maison ou le domaine agricole, et de nomos, les règles. Les autres œuvres proposées sont associées à d’autres auteurs de la pensée grecque.

12. Comment la rareté transforme-t-elle l’économie en science des choix ?

Elle correspond à une répartition identique des ressources entre les différents besoins
Elle désigne l’absence de monnaie dans les échanges entre les membres d’une société
Elle résulte de ressources limitées face à des besoins illimités
Elle provient de besoins limités face à des ressources toujours abondantes

Elle résulte de ressources limitées face à des besoins illimités

Explication

La rareté désigne le problème supposé créé par l’écart entre des ressources limitées et des besoins illimités, ce qui impose des choix. Elle est présentée comme une catégorie historique et ne décrit donc pas nécessairement toutes les sociétés.

13. Face à une pénurie persistante de nourriture, quelles sont les deux orientations générales permettant à une société de répondre à la rareté ?

Stabiliser les techniques ou limiter les substitutions entre ressources
Développer les échanges monétaires ou supprimer les règles sociales
Accroître les besoins ou réduire les ressources disponibles
Tempérer les besoins ou augmenter les ressources disponibles

Tempérer les besoins ou augmenter les ressources disponibles

Explication

Une société peut répondre à la rareté en modérant les besoins ou en accroissant les ressources disponibles. Les autres réponses décrivent des évolutions qui ne constituent pas les deux orientations générales identifiées.

14. Quelles valeurs les religions ont-elles valorisées pendant de nombreux siècles pour réguler les besoins ?

La mobilité sociale, l’accumulation, le commerce et la croissance
Le partage, la pauvreté, la charité et la frugalité
La production industrielle, l’investissement, le crédit et l’expansion
La consommation, l’enrichissement, la concurrence et l’innovation

Le partage, la pauvreté, la charité et la frugalité

Explication

Pendant de nombreux siècles, les religions ont valorisé le partage, la pauvreté, la charité, la frugalité et l’acceptation de la place sociale assignée. Les autres ensembles renvoient plutôt à des valeurs liées à l’accumulation et à la croissance économique.

15. Pourquoi une ressource peut-elle être rare à une époque et abondante à une autre ?

Parce que toute ressource naturelle devient progressivement limitée par son utilisation
Parce que sa valeur reste identique lorsque les besoins et les techniques se transforment
Parce que la rareté d’une ressource dépend principalement de sa présence dans les échanges monétaires
Parce que sa disponibilité dépend des besoins, des techniques et des substitutions possibles

Parce que sa disponibilité dépend des besoins, des techniques et des substitutions possibles

Explication

La disponibilité d’une ressource varie selon les besoins, les techniques utilisées et les possibilités de substitution, ce qui rend sa rareté historiquement variable. Une ressource rare dans un contexte donné n’est donc pas forcément définie comme absolument limitée.

16. Comment le bleu est-il passé d’une couleur rare à une couleur abondante au cours de l’histoire ?

Le lapis-lazuli ou la guède ont été remplacés par l’indigo puis par des colorants artificiels
La guède et l’indigo ont été employés simultanément de façon identique avant les colorants artificiels
Le lapis-lazuli a été rendu abondant par la disparition des techniques de teinture anciennes
Les colorants artificiels ont été remplacés par le lapis-lazuli lorsque les besoins en bleu ont diminué

Le lapis-lazuli ou la guède ont été remplacés par l’indigo puis par des colorants artificiels

Explication

Le bleu a d’abord reposé sur des ressources rares comme le lapis-lazuli ou la guède, puis est devenu plus abondant grâce à l’indigo et aux colorants artificiels. La guède et l’indigo correspondent à des solutions successives, et non à des usages identiques et simultanés.

17. Quel enchaînement explique principalement la crise de 1929 ?

La hausse des coûts réduit l’offre, tandis que les salaires élevés provoquent une pénurie de biens.
La hausse des salaires accroît les débouchés, tandis que la production diminue sous l’effet d’un manque de capitaux.
La raréfaction des ressources freine la production, tandis que la demande dépasse les capacités industrielles.
La baisse des coûts stimule l’offre, tandis que les salaires faibles limitent les débouchés et entraînent une surproduction.

La baisse des coûts stimule l’offre, tandis que les salaires faibles limitent les débouchés et entraînent une surproduction.

Explication

La baisse des coûts, l’augmentation de l’offre, la faiblesse des salaires et l’insuffisance des débouchés conduisent à une surproduction. L’idée d’une crise causée par un manque de ressources inverse le mécanisme décrit.

18. Quelle relation entre le choc pétrolier et le ralentissement économique caractérise la crise de 1973 ?

Le choc pétrolier est déclenché politiquement, tandis que le ralentissement économique avait commencé avant cet événement.
Les deux phénomènes commencent avec la guerre du Kippour et résultent d’une même décision économique internationale.
Le ralentissement économique est déclenché politiquement, tandis que le choc pétrolier traduit une tendance antérieure de la croissance.
Le triplement du prix du pétrole accompagne une reprise économique déjà engagée dans les pays industrialisés.

Le choc pétrolier est déclenché politiquement, tandis que le ralentissement économique avait commencé avant cet événement.

Explication

La guerre du Kippour provoque le choc politique associé au triplement du prix du pétrole, alors que le ralentissement de la croissance lui est antérieur. Le ralentissement n’est donc pas l’événement politique déclencheur.

19. Pourquoi la crise de 2008-2010 est-elle qualifiée de crise de surendettement immobilier ?

Une pénurie de logements élève les loyers, tandis que les ménages diminuent leur recours à l’emprunt.
Des crédits publics bonifiés réduisent les remboursements, tandis que la valeur des logements augmente rapidement.
Des exportations en baisse réduisent les revenus, tandis que les banques accroissent la valeur des biens immobiliers.
Des crédits à taux variables renchérissent les remboursements, tandis que la valeur des logements diminue.

Des crédits à taux variables renchérissent les remboursements, tandis que la valeur des logements diminue.

Explication

La crise repose sur des emprunts immobiliers à taux variables, l’augmentation des intérêts et la baisse de la valeur des logements. Une hausse de la valeur immobilière ne correspond pas au mécanisme de dépréciation décrit.

20. Quel mécanisme commun permet d’interpréter les trois grandes crises étudiées du XXe siècle comme des crises de surproduction ?

Dans chacune, les salaires augmentent fortement, ce qui transforme une croissance régulière en crise financière.
Dans chacune, l’offre finit par dépasser la demande, créant un déséquilibre entre les biens produits et les débouchés.
Dans chacune, les ressources naturelles diminuent, ce qui interrompt la production avant l’apparition d’un excédent.
Dans chacune, la demande dépasse l’offre, provoquant une pénurie durable de marchandises et de matières premières.

Dans chacune, l’offre finit par dépasser la demande, créant un déséquilibre entre les biens produits et les débouchés.

Explication

Les trois crises sont rapprochées parce qu’elles présentent un dépassement de l’offre par rapport à la demande. La pénurie correspond au déséquilibre inverse et ne définit pas une crise de surproduction.

21. Que désigne l’expression « capitalisme de la finitude » ?

La description d’un XXe siècle où les sociétés renoncent progressivement à l’industrialisation et à l’expansion économique.
L’idée d’un XXIe siècle où la croissance devient illimitée grâce à l’abondance durable des ressources et des marchés.
La théorie d’un système où les entreprises abandonnent la concurrence pour organiser une répartition stable des ressources.
L’hypothèse d’un XXIe siècle où le monde est perçu comme limité après l’attente d’une croissance continue au XXe siècle.

L’hypothèse d’un XXIe siècle où le monde est perçu comme limité après l’attente d’une croissance continue au XXe siècle.

Explication

Le capitalisme de la finitude renvoie au retour d’un monde perçu comme borné et limité au XXIe siècle, après l’espoir d’une croissance continue. Il ne désigne ni une croissance sans limites ni une disparition de la concurrence.

22. Quelles marchandises sont présentées comme potentiellement limitées dans le monde contemporain ?

Les terres agricoles, le bois et les matériaux de construction.
Le charbon, le pétrole et le gaz naturel.
L’eau, l’alimentation et les métaux rares.
Les céréales, les textiles et les composants électroniques.

L’eau, l’alimentation et les métaux rares.

Explication

Les ressources citées comme potentiellement limitées aujourd’hui sont l’eau, l’alimentation et les métaux rares. Les autres groupes rassemblent des ressources ou des produits qui ne correspondent pas à cette liste précise.

23. Quel changement majeur l’agriculture entraîne-t-elle vers 10000 avant J.-C. ?

Elle transforme les groupes nomades en cités administratives grâce à l’apparition simultanée de l’écriture.
Elle fait passer les sociétés d’une économie de production à une économie de prélèvement, favorisant la mobilité saisonnière.
Elle remplace les activités de subsistance par une économie industrielle fondée sur la métallurgie et les échanges lointains.
Elle fait passer les sociétés d’une économie de prélèvement à une économie de production, favorisant le stockage et la sédentarisation.

Elle fait passer les sociétés d’une économie de prélèvement à une économie de production, favorisant le stockage et la sédentarisation.

Explication

L’agriculture inaugure une économie de production qui permet de stocker les récoltes et favorise la sédentarisation. La métallurgie, les villes et l’écriture apparaissent plus tard et ne sont pas simultanées à cette transformation.

24. Quelle chronologie associe correctement les principales innovations de la révolution néolithique ?

Poterie vers 3400, tissage vers 4000, métallurgie vers 6500, premières villes vers 5400 et écriture vers 8000 avant J.-C.
Métallurgie vers 8000, poterie vers 6500, tissage vers 5400, écriture vers 4000 et premières villes vers 3400 avant J.-C.
Tissage vers 8000, poterie vers 6500, premières villes vers 5400, métallurgie vers 4000 et écriture vers 3400 avant J.-C.
Poterie vers 8000, tissage vers 6500, métallurgie vers 5400, premières villes vers 4000 et écriture vers 3400 avant J.-C.

Poterie vers 8000, tissage vers 6500, métallurgie vers 5400, premières villes vers 4000 et écriture vers 3400 avant J.-C.

Explication

La séquence mentionnée va de la poterie vers 8000 avant J.-C. à l’écriture vers 3400 avant J.-C., en passant par le tissage, la métallurgie et les premières villes. Les autres séquences déplacent plusieurs innovations dans le temps.

25. Dans quel contexte l’écriture apparaît-elle d’abord, et quel effet intellectuel lui est ensuite associé ?

Elle apparaît dans les récits littéraires et philosophiques, puis permet principalement la transmission orale des traditions.
Elle apparaît dans des usages religieux et comptables, puis favorise les critiques différées et le développement de l’esprit critique.
Elle apparaît dans les activités agricoles et artisanales, puis fait disparaître les formes de comptabilité et de contrôle.
Elle apparaît dans les échanges militaires et maritimes, puis remplace les pratiques religieuses par une administration commerciale.

Elle apparaît dans des usages religieux et comptables, puis favorise les critiques différées et le développement de l’esprit critique.

Explication

Les premiers usages de l’écriture sont religieux et comptables, avant qu’elle ne rende possibles des critiques différées et l’essor de l’esprit critique. Elle ne naît donc pas d’abord dans la littérature ou la philosophie.

26. Selon l’hypothèse de Marshall Sahlins, qu’est-ce qui caractérise une société d’abondance ?

Elle échange régulièrement ses surplus contre des biens manufacturés
Elle accumule des réserves grâce à une agriculture intensive
Elle consacre plusieurs heures par jour à produire des outils
Elle satisfait ses besoins avec moins de trois heures de travail quotidien

Elle satisfait ses besoins avec moins de trois heures de travail quotidien

Explication

Pour Sahlins, une société d’abondance est une société de chasseurs-cueilleurs qui répond à ses besoins avec moins de trois heures de travail quotidien. L’accumulation agricole décrit un autre mode d’organisation économique et ne définit pas cette notion.

27. Pourquoi les chasseurs-cueilleurs peuvent-ils considérer les ressources naturelles comme illimitées ?

Parce qu’ils vivent dans des milieux où les pénuries sont matériellement impossibles
Parce qu’ils ont peu de besoins et entretiennent un rapport sacré ou magique à la nature
Parce qu’ils évaluent les ressources selon leur capacité à être vendues
Parce qu’ils contrôlent les cycles naturels grâce à des techniques agricoles avancées

Parce qu’ils ont peu de besoins et entretiennent un rapport sacré ou magique à la nature

Explication

Leur faible niveau de besoins et leur rapport sacré ou magique à la nature contribuent à cette perception d’abondance. Les techniques agricoles avancées relèvent d’une autre relation à l’environnement et n’expliquent pas cette représentation.

28. Que désigne le désenchantement occidental de la nature décrit par Max Weber ?

La transformation des ressources naturelles en biens rares par les sociétés de chasseurs-cueilleurs
La conservation d’un rapport sacré qui protège les ressources naturelles de l’exploitation
La suppression progressive de la dimension magique de la nature, liée à son exploitation économique
Le développement d’une admiration esthétique de la nature associée au romantisme

La suppression progressive de la dimension magique de la nature, liée à son exploitation économique

Explication

Weber associe le désenchantement à la disparition progressive de la dimension magique de la nature et à son exploitation économique. Le rapport esthétique lié au romantisme constitue une évolution distincte, qui ne correspond pas à ce processus.

29. Quelle relation chronologique remet en cause l’idée que l’agriculture aurait obligé les hommes à se fixer ?

L’agriculture et la sédentarisation se développent après l’apparition des premières villes
L’agriculture précède la sédentarisation d’environ deux mille ans
La sédentarisation et l’agriculture apparaissent dans les mêmes communautés au même moment
La sédentarisation précède l’invention de l’agriculture d’environ deux mille ans

La sédentarisation précède l’invention de l’agriculture d’environ deux mille ans

Explication

La sédentarisation précédant l’agriculture d’environ deux mille ans montre que l’agriculture est une conséquence plutôt qu’une cause de la fixation des populations. L’hypothèse inverse fait de l’agriculture le déclencheur de la sédentarité, ce que cette chronologie contredit.

30. Quelle démarche correspond à l’économisme dans l’interprétation des sociétés passées ?

Comparer les formes de sédentarisation sans supposer que les acteurs poursuivent les mêmes objectifs économiques
Appliquer la rationalité économique contemporaine et faire de l’économie le moteur unique des transformations historiques
Analyser les croyances anciennes comme des systèmes autonomes détachés des conditions matérielles
Expliquer les transformations historiques par une combinaison de facteurs sociaux, culturels et environnementaux

Appliquer la rationalité économique contemporaine et faire de l’économie le moteur unique des transformations historiques

Explication

L’économisme projette sur les sociétés passées la rationalité économique actuelle et réduit les transformations historiques à un moteur économique unique. Une analyse combinant plusieurs facteurs cherche au contraire à dépasser cette réduction.

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Comment l’histoire peut-elle être étudiée selon la chronologie ou la mentalité ?

L’histoire peut être étudiée chronologiquement par événements ou par sensibilités et structures mentales.

Quelle est la cause première de l'industrialisation selon le XVIIIe siècle ?

Les transformations profondes du XVIIIe siècle.

Qui a inventé l'expression « révolution industrielle » et en quelle année ?

Auguste Blanqui en 1828.

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