QCM : Histoire des institutions scolaires — 40 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une institution scolaire ?

Une association temporaire chargée de gérer les bâtiments et les ressources scolaires
Une structure administrative stable fonctionnant indépendamment des pratiques de ses membres
Un groupe de personnes réunies pour appliquer des décisions prises par une autorité extérieure
Un ensemble de missions, de règles et de pratiques orienté vers une finalité particulière

Un ensemble de missions, de règles et de pratiques orienté vers une finalité particulière

Explication

Une institution repose sur des missions, des règles et des pratiques orientées vers une finalité particulière, et existe à travers l’activité de ceux qui la composent. La réduire à une structure administrative indépendante des pratiques constitue une confusion importante.

2. Laquelle de ces propositions rassemble les cinq questions transversales permettant d’étudier une institution scolaire ?

Les programmes, les diplômes, les classes, les effectifs et les méthodes pédagogiques
Les bâtiments, les horaires, les examens, les manuels et les résultats des élèves
Les personnes et objectifs, les contenus, les lieux, le financement et les acteurs mobilisés
Les enseignants, les élèves, les vacances, les disciplines et les sanctions scolaires

Les personnes et objectifs, les contenus, les lieux, le financement et les acteurs mobilisés

Explication

L’analyse transversale porte sur les personnes à former et les objectifs, les contenus, les lieux, le financement ainsi que les acteurs mobilisés ou administrateurs. Les autres propositions sélectionnent seulement certains aspects de la scolarité.

3. Quelle délimitation correspond conventionnellement à l’Antiquité ?

De la chute de l’Empire romain à la fin du XVe siècle
De la Révolution française de 1789 à la période contemporaine
De l’apparition de l’écriture vers 3000 av. J.-C. à 476
De la Renaissance au début de la Révolution industrielle

De l’apparition de l’écriture vers 3000 av. J.-C. à 476

Explication

L’Antiquité commence conventionnellement avec l’apparition de l’écriture, autour de 3000 av. J.-C., et s’achève avec la chute de l’Empire romain d’Occident en 476. La Révolution française marque le début de la période contemporaine, et non celui de l’Antiquité.

4. Quelle succession de bornes correspond au découpage historique présenté pour le Moyen Âge, la période moderne et la période contemporaine ?

Moyen Âge : 3000 av. J.-C. à 476 ; période moderne : 476 au XVe siècle ; période contemporaine : depuis 1789
Moyen Âge : fin du Ve siècle au XVe siècle ; période moderne : XVe siècle à 1789 ; période contemporaine : 1789 à aujourd’hui
Moyen Âge : XVe siècle à 1789 ; période moderne : 1789 à 1945 ; période contemporaine : depuis 1945
Moyen Âge : 476 à 1789 ; période moderne : 1789 au XXe siècle ; période contemporaine : depuis le XXe siècle

Moyen Âge : fin du Ve siècle au XVe siècle ; période moderne : XVe siècle à 1789 ; période contemporaine : 1789 à aujourd’hui

Explication

Le Moyen Âge va de la fin du Ve siècle à la Renaissance et aux grandes découvertes du XVe siècle, la période moderne du XVe siècle à 1789, puis la période contemporaine de 1789 à aujourd’hui. Les autres découpages déplacent les bornes de plusieurs périodes.

5. Quel était l’objectif principal de l’éducation organisée par la cité à Sparte ?

Développer des philosophes recherchant la vérité par l’exercice de la science rationnelle
Former des citoyens dévoués à un État guerrier grâce à une formation militaire, sportive, musicale et morale
Préparer des orateurs capables de participer aux débats politiques par l’étude de la rhétorique
Transmettre aux enfants des familles urbaines les compétences élémentaires de lecture et d’écriture

Former des citoyens dévoués à un État guerrier grâce à une formation militaire, sportive, musicale et morale

Explication

À Sparte, la cité organise l’éducation pour former des citoyens dévoués à l’État guerrier, en associant préparation militaire, sports, musique et formation morale. L’apprentissage de la rhétorique ou la recherche philosophique correspondent à d’autres orientations éducatives du monde grec.

6. Comment l’État spartiate organise-t-il la prise en charge éducative des jeunes ?

Les jeunes rejoignent l’internat à 7 ans et poursuivent leur formation civique jusqu’à 30 ans
La famille assure l’éducation jusqu’à 12 ans, avant une formation publique en internat jusqu’à 20 ans
La famille intervient jusqu’à 7 ans, puis l’État prend le relais jusqu’à 20 ans, avec un internat dès 12 ans
L’État forme les enfants dès la naissance, puis les renvoie dans leur famille à l’entrée dans l’adolescence

La famille intervient jusqu’à 7 ans, puis l’État prend le relais jusqu’à 20 ans, avec un internat dès 12 ans

Explication

À Sparte, la famille conserve la responsabilité éducative jusqu’à 7 ans, puis l’État prend en charge le jeune ; à 12 ans, celui-ci quitte la maison paternelle pour l’internat et n’en sort qu’à 30 ans. Les autres propositions modifient les âges ou l’ordre des responsabilités.

7. Quelle association entre les apprentissages athéniens et leurs responsables est correcte ?

Le pédotribe enseigne le calcul, le cithariste l’éducation physique et le grammatiste la philosophie
Le pédotribe enseigne la musique, le cithariste les lettres et le grammatiste l’éducation physique
Le pédotribe enseigne les lettres, le cithariste l’éducation physique et le grammatiste la musique
Le pédotribe enseigne l’éducation physique, le cithariste la musique et le grammatiste la lecture, l’écriture et le calcul

Le pédotribe enseigne l’éducation physique, le cithariste la musique et le grammatiste la lecture, l’écriture et le calcul

Explication

À Athènes, le pédotribe s’occupe de l’éducation physique, le cithariste de la musique et le grammatiste de la lecture, de l’écriture et du calcul. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer au grammatiste l’éducation physique, alors que celle-ci relève du pédotribe.

8. Quelle institution Platon ouvre-t-il en 387 av. J.-C., et dans quel but ?

Une école d’éloquence, destinée à préparer des orateurs engagés dans l’action politique
L’Académie, destinée à former par la science rationnelle des philosophes, des conseillers et des législateurs
Un gymnase civique, destiné à former des athlètes et des soldats pour la cité
Une école élémentaire, destinée à transmettre la lecture, l’écriture et le calcul aux enfants

L’Académie, destinée à former par la science rationnelle des philosophes, des conseillers et des législateurs

Explication

Platon ouvre l’Académie en 387 av. J.-C. afin de former, par la science rationnelle, des philosophes, des conseillers et des législateurs. L’école d’Isocrate se distingue plutôt par son accent sur l’éloquence et l’action politique.

9. Pourquoi l’Église prend-elle progressivement en charge l’éducation en Occident après la disparition des écoles romaines ?

Pour transmettre la vérité chrétienne, principalement en formant les futurs clercs
Pour développer des écoles urbaines centrées sur les métiers du commerce
Pour organiser une instruction civique destinée d’abord aux soldats et aux magistrats
Pour restaurer la formation administrative des élites politiques de l’Empire romain

Pour transmettre la vérité chrétienne, principalement en formant les futurs clercs

Explication

Après la disparition des écoles romaines aux Ve et VIe siècles, l’Église assume progressivement l’éducation afin d’enseigner la vérité chrétienne, surtout aux futurs clercs. La formation des élites politiques et administratives correspond davantage à la paideia antique.

10. Quelle distinction entre les écoles chrétiennes médiévales est correcte ?

Les écoles monastiques assurent la formation élémentaire, les écoles paroissiales les études supérieures et les écoles cathédrales l’apprentissage musical
Les écoles monastiques forment les futurs moines, les écoles paroissiales les futurs lecteurs et les écoles cathédrales les candidats à une formation cléricale supérieure
Les écoles monastiques forment les futurs évêques, les écoles paroissiales les futurs soldats et les écoles cathédrales les enfants des campagnes
Les écoles monastiques forment les futurs lecteurs, les écoles paroissiales les futurs moines et les écoles cathédrales les artisans des villes

Les écoles monastiques forment les futurs moines, les écoles paroissiales les futurs lecteurs et les écoles cathédrales les candidats à une formation cléricale supérieure

Explication

Les écoles monastiques sont d’abord destinées aux futurs moines, les écoles paroissiales aux futurs lecteurs et les écoles cathédrales aux candidats du diocèse visant une formation cléricale supérieure. Il faut notamment éviter de confondre la formation élémentaire des écoles paroissiales avec le niveau supérieur des écoles cathédrales.

11. Quelle évolution caractérise la fréquentation scolaire des enfants des villes à partir du XIIe siècle ?

Ils abandonnent les apprentissages élémentaires au profit d’études générales organisées par les monastères
Ils rejoignent principalement les écoles cathédrales pour suivre une formation cléricale longue et régulière
Ils fréquentent davantage les petites écoles pour apprendre notamment à lire et à écrire, mais leurs séjours restent brefs et irréguliers
Ils suivent une scolarité continue dans les écoles paroissiales, particulièrement dans les campagnes

Ils fréquentent davantage les petites écoles pour apprendre notamment à lire et à écrire, mais leurs séjours restent brefs et irréguliers

Explication

À partir du XIIe siècle, les enfants des villes fréquentent davantage les petites écoles, où ils apprennent notamment la lecture et l’écriture, mais la durée de présence demeure brève et irrégulière, surtout en milieu rural. Les écoles cathédrales et monastiques ne constituent pas la forme principale de cette fréquentation élémentaire.

12. Comment l’université médiévale se définit-elle principalement dans une ville ?

Comme un réseau monastique consacré à la copie des manuscrits
Comme une administration épiscopale contrôlant directement toutes les écoles
Comme une organisation corporative des maîtres, comparable à un corps de métier
Comme une association de familles finançant l’instruction des enfants

Comme une organisation corporative des maîtres, comparable à un corps de métier

Explication

L’université médiévale est d’abord une corporation de maîtres organisée comme un corps de métier urbain. Elle ne se réduit donc ni à une administration de l’évêque ni à un réseau monastique.

13. Quelle autorisation une école privée parisienne devait-elle obtenir au XIIe siècle pour pouvoir fonctionner ?

Une charte monastique accordée par un abbé
La licencia docendi délivrée par le chancelier
Une approbation royale donnée par le souverain
Un diplôme médical délivré par l’université

La licencia docendi délivrée par le chancelier

Explication

Les écoles privées pouvaient ouvrir après avoir obtenu la licencia docendi du chancelier. Cette obligation les distinguait des écoles épiscopales directement rattachées à l’évêque.

14. Quelle organisation caractérise l’Université de Paris dès les années 1220 ?

Deux facultés : théologie et médecine, puis des écoles annexes
Cinq facultés : arts, lettres, sciences, droit et théologie
Trois facultés : grammaire, droit canonique et philosophie
Quatre facultés : arts, droit, médecine et théologie

Quatre facultés : arts, droit, médecine et théologie

Explication

Dès les années 1220, l’Université de Paris se structure autour des facultés d’arts, de droit, de médecine et de théologie. La faculté des arts fournit la formation de base, tandis que les trois autres sont supérieures.

15. Sur quels savoirs linguistiques les humanistes fondent-ils principalement leur culture ?

Sur l’arabe, le latin et le français
Sur le grec, le sanskrit et l’allemand
Sur le français, l’italien et l’espagnol
Sur le latin, le grec et l’hébreu

Sur le latin, le grec et l’hébreu

Explication

La culture humaniste repose sur l’étude du latin, du grec et de l’hébreu, dans une conception de l’éducation associant nature, exercice et apprentissage. Les autres regroupements linguistiques ne correspondent pas à ce programme humaniste.

16. Quelle pratique Érasme recommande-t-il en 1529 pour l’éducation des enfants ?

Attendre l’adolescence, privilégier la mémorisation et imposer des punitions
Commencer tôt, recourir aux jeux et écarter les châtiments corporels
Réserver l’enseignement aux garçons et fonder les leçons sur les textes religieux
Commencer tôt, supprimer les exercices physiques et renforcer la discipline

Commencer tôt, recourir aux jeux et écarter les châtiments corporels

Explication

Dans De l’éducation des enfants, Érasme préconise une éducation précoce utilisant les jeux, les images et les exercices physiques, sans châtiments corporels. La discipline punitive constitue donc une interprétation contraire à sa recommandation.

17. Quelle association décrit correctement la politique scolaire mise en place par Calvin à Genève en 1542 ?

Des écoles privées contrôlées par le chancelier, ainsi que des académies pour les humanistes
Des écoles monastiques gratuites, ainsi que des académies réservées aux médecins
Des écoles élémentaires gratuites et obligatoires, ainsi que des académies pour former les pasteurs
Des écoles élémentaires payantes et facultatives, ainsi que des académies destinées aux juristes

Des écoles élémentaires gratuites et obligatoires, ainsi que des académies pour former les pasteurs

Explication

Calvin instaure une instruction élémentaire gratuite et obligatoire et crée des académies protestantes principalement destinées à former les pasteurs. Les académies ne visent donc pas prioritairement les juristes, les médecins ou les humanistes.

18. Quelle évolution caractérise progressivement l’organisation des collèges parisiens ?

Les élèves sont regroupés selon leur fortune et changent de classe chaque trimestre
Les élèves choisissent librement leurs cours sans classement ni contrôle de passage
Les élèves sont répartis par niveaux et passent dans la classe supérieure après un examen
Les élèves suivent un enseignement individuel sans horaires ni succession d’exercices

Les élèves sont répartis par niveaux et passent dans la classe supérieure après un examen

Explication

Les collèges parisiens mettent progressivement en place des niveaux, un examen de passage, des horaires stricts et une suite ordonnée d’exercices. Cette organisation s’oppose à un fonctionnement sans classement ni contrôle.

19. Quelle distinction oppose correctement les deux initiatives de Charles Démia ?

Les écoles visent les enfants pauvres, tandis que le séminaire forme leurs maîtres
Les écoles forment les maîtres, tandis que le séminaire accueille les enfants pauvres
Les écoles accueillent les pasteurs, tandis que le séminaire instruit les enfants des rues
Les écoles sont réservées aux adultes, tandis que le séminaire prépare les élèves universitaires

Les écoles visent les enfants pauvres, tandis que le séminaire forme leurs maîtres

Explication

Démia préconise des écoles primaires destinées aux enfants pauvres et fonde ensuite le séminaire Saint-Charles pour former les maîtres. Le séminaire n’a donc pas pour fonction principale d’accueillir directement les enfants pauvres.

20. Quelle œuvre scolaire est attribuée à Jean-Baptiste de La Salle en 1684 ?

La fondation des Frères des écoles chrétiennes et d’établissements pour plusieurs publics populaires
La fondation d’un collège universitaire réservé aux pensionnaires en théologie
La création d’une académie protestante destinée à former les pasteurs
La rédaction d’un traité humaniste consacré aux jeux et aux exercices physiques

La fondation des Frères des écoles chrétiennes et d’établissements pour plusieurs publics populaires

Explication

Jean-Baptiste de La Salle fonde l’institut des Frères des écoles chrétiennes et développe des écoles pour les enfants pauvres, professionnelles, du dimanche et destinées aux enfants des rues. Les autres réalisations renvoient à Calvin, à la Sorbonne ou à Érasme.

21. Quel rôle l’État français assume-t-il dans l’éducation au début du XIXe siècle ?

Il réserve l’enseignement secondaire aux institutions religieuses financées par les communes.
Il abandonne l’organisation scolaire aux communes, face à des établissements catholiques concurrents.
Il devient régulateur et organisateur national, face à des établissements catholiques concurrents.
Il confie l’ensemble de l’enseignement aux établissements catholiques sous contrôle national.

Il devient régulateur et organisateur national, face à des établissements catholiques concurrents.

Explication

Au début du XIXe siècle, l’État structure un réseau national et régule l’éducation, tandis que l’Église catholique maintient des établissements concurrents. L’organisation par les seules communes ne correspond donc pas à cette évolution nationale de l’État.

22. Quelle création est directement associée à la loi française du 1er mai 1802 ?

La création des collèges communaux, destinés principalement aux enfants pauvres.
La création des cours spéciaux, destinés à préparer les négociants au commerce.
La création des lycées, destinés notamment à former les futurs administrateurs.
La création des facultés, destinées à remplacer les établissements secondaires.

La création des lycées, destinés notamment à former les futurs administrateurs.

Explication

La loi du 1er mai 1802 crée les lycées, qui dispensent un enseignement fondé sur les humanités classiques et forment notamment de futurs administrateurs. Les collèges communaux et les cours spéciaux relèvent d’autres étapes de la diversification scolaire.

23. Quelle évolution caractérise le réseau des lycées entre 1812 et 1865 ?

Il reste proche de 36 établissements, tout en devenant payant, urbain et élitaire.
Il passe de 77 à 36 établissements, tout en devenant gratuit, rural et populaire.
Il passe de 36 à 77 établissements, tout en restant payant, urbain et élitaire.
Il passe de 36 à 77 établissements, tout en devenant gratuit, rural et populaire.

Il passe de 36 à 77 établissements, tout en restant payant, urbain et élitaire.

Explication

Le nombre de lycées augmente de 36 en 1812 à 77 en 1865, mais ces établissements restent payants, urbains et destinés à une élite. Leur croissance numérique ne signifie donc pas une démocratisation complète de leur public.

24. Quelle différence financière distingue principalement les collèges communaux des lycées ?

Les collèges communaux relèvent surtout de l’État, tandis que les lycées dépendent davantage des communes.
Les collèges communaux dépendent surtout des communes, tandis que les lycées relèvent davantage de l’État.
Les collèges communaux sont financés par l’Église, tandis que les lycées sont financés par les familles.
Les collèges communaux et les lycées dépendent de financements identiques malgré leurs programmes différents.

Les collèges communaux dépendent surtout des communes, tandis que les lycées relèvent davantage de l’État.

Explication

Les collèges communaux suivent théoriquement le même plan d’études que les lycées, mais leur financement dépend principalement des communes, contrairement aux lycées davantage soutenus par l’État. La distinction porte donc surtout sur la tutelle financière.

25. Comment se distingue le professeur de lycée titulaire d’une chaire de l’agrégé et du chargé de cours ?

Il n’a pas les titres requis, tandis que l’agrégé est titulaire et que le chargé de cours est lauréat.
Il est suppléant, tandis que l’agrégé possède une chaire et que le chargé de cours bénéficie d’une stabilité garantie.
Il possède une chaire, tandis que l’agrégé est suppléant et que le chargé de cours n’a pas une stabilité garantie.
Il exerce sans chaire, tandis que l’agrégé enseigne comme titulaire et que le chargé de cours est stabilisé.

Il possède une chaire, tandis que l’agrégé est suppléant et que le chargé de cours n’a pas une stabilité garantie.

Explication

Le professeur de lycée titulaire dispose d’une chaire, l’agrégé est lauréat du concours mais exerce comme suppléant, et le chargé de cours ne bénéficie pas nécessairement d’une garantie de stabilité. Confondre la chaire avec le statut de suppléant inverse cette hiérarchie.

26. Quelle tâche revient principalement aux maîtres d’études ou maîtres répétiteurs dans les établissements secondaires ?

Élaborer les programmes nationaux et financer les collèges communaux.
Attribuer les chaires et contrôler les examens conduisant au baccalauréat.
Encadrer les élèves pendant les études, les révisions et les exercices hors du cours magistral.
Assurer le cours magistral et organiser les carrières des enseignants de l’établissement.

Encadrer les élèves pendant les études, les révisions et les exercices hors du cours magistral.

Explication

Les maîtres d’études ou maîtres répétiteurs accompagnent les élèves dans leurs études, révisions et exercices, en dehors de la transmission magistrale. Le cours magistral relève principalement des professeurs, tandis que les programmes et financements relèvent d’instances administratives.

27. Quelle réforme Hippolyte Fortoul instaure-t-il en 1852 à la fin de la 4e ?

Une séparation entre une voie communale et une voie religieuse menant à un diplôme unique.
Une bifurcation entre une voie littéraire et une voie scientifique menant à deux baccalauréats.
Une division entre une voie professionnelle et une voie agricole menant à un certificat pratique.
Une fusion des humanités et des sciences dans une voie commune menant au même baccalauréat.

Une bifurcation entre une voie littéraire et une voie scientifique menant à deux baccalauréats.

Explication

En 1852, Hippolyte Fortoul instaure une bifurcation en deux voies après la 4e : la section littéraire mène au baccalauréat littéraire et la section scientifique au baccalauréat scientifique. Cette réforme organise donc une différenciation des parcours plutôt qu’une formation commune.

28. Quelle caractéristique définit l’enseignement secondaire spécial au XIXe siècle ?

C’est un cursus parallèle de quatre ans, orienté vers les activités professionnelles et distinct du classique.
C’est un enseignement primaire renforcé, réservé aux élèves se préparant aux fonctions administratives.
C’est une formation classique prolongée, orientée vers les études supérieures littéraires et scientifiques.
C’est une filière scientifique courte, destinée aux élèves préparant directement le baccalauréat général.

C’est un cursus parallèle de quatre ans, orienté vers les activités professionnelles et distinct du classique.

Explication

L’enseignement secondaire spécial constitue un cursus parallèle de quatre ans à partir de la 6e, destiné notamment aux industriels, négociants et agriculteurs, et sanctionné par un diplôme de fin d’études. L’enseignement classique vise davantage la poursuite d’études supérieures littéraires ou scientifiques.

29. Quel changement intervient en 1891 concernant l’enseignement secondaire spécial ?

Il prend le nom d’enseignement secondaire classique et reçoit un baccalauréat littéraire.
Il est intégré aux collèges communaux et perd son diplôme de fin d’études.
Il prend le nom d’enseignement secondaire moderne et reçoit un baccalauréat portant le même nom.
Il devient un enseignement primaire supérieur et reçoit un certificat professionnel.

Il prend le nom d’enseignement secondaire moderne et reçoit un baccalauréat portant le même nom.

Explication

En 1891, l’enseignement secondaire spécial est renommé enseignement secondaire moderne et son diplôme devient un baccalauréat du même nom. Il ne disparaît donc pas et ne se confond pas avec l’enseignement classique.

30. Quelle organisation des études secondaires est prévue par la réforme de 1902 ?

Le premier cycle va de la 6e à la 4e, avec deux sections comprenant latin et grec obligatoires.
Le premier cycle va de la 5e à la 3e, avec une section moderne latiniste et une section classique sans latin.
Le premier cycle va de la 6e à la 3e, avec une section classique sans langues anciennes et une section moderne grecque.
Le premier cycle va de la 6e à la 3e, avec une section classique latiniste et une section moderne sans latin.

Le premier cycle va de la 6e à la 3e, avec une section classique latiniste et une section moderne sans latin.

Explication

En 1902, le premier cycle s’étend de la 6e à la 3e ; la section classique comprend le latin obligatoire et le grec optionnel, tandis que la section moderne est dépourvue de latin. Les autres propositions inversent ou modifient les caractéristiques de ces deux sections.

31. Quelle loi a créé les lycées et collèges de jeunes filles le 21 décembre 1880 ?

La loi portée par François Guizot
La loi portée par Jules Ferry
La loi portée par Camille Sée
La loi portée par Victor Duruy

La loi portée par Camille Sée

Explication

Camille Sée a porté la loi du 21 décembre 1880, qui crée les lycées et collèges de jeunes filles. Victor Duruy est associé à la loi de 1867 concernant notamment les écoles de filles dans les communes importantes.

32. Quelle différence caractérise la préparation scolaire des filles et celle des garçons dans les établissements secondaires à la fin du XIXe siècle ?

Les filles et les garçons suivent la même formation secondaire et obtiennent les mêmes diplômes.
Les filles préparent un diplôme d’études secondaires et le brevet supérieur, tandis que les garçons préparent le baccalauréat.
Les filles préparent le baccalauréat, tandis que les garçons préparent un diplôme d’études secondaires et le brevet supérieur.
Les filles suivent le latin et le grec, tandis que les garçons se concentrent sur les matières civiques.

Les filles préparent un diplôme d’études secondaires et le brevet supérieur, tandis que les garçons préparent le baccalauréat.

Explication

Les établissements féminins n’enseignent ni le latin ni le grec et conduisent au diplôme d’études secondaires ainsi qu’au brevet supérieur. Le baccalauréat correspond alors à la préparation des garçons, ce qui distingue les deux parcours.

33. Que confie la loi Guizot du 28 juin 1833 aux communes concernant l’enseignement primaire ?

La surveillance nationale des programmes et la nomination des instituteurs dans chaque école
L’entretien d’au moins une école primaire élémentaire, seules ou avec des communes voisines
L’entretien d’une école de filles dans toute commune dépassant 500 habitants
La gratuité absolue de l’enseignement primaire dans toutes les écoles publiques

L’entretien d’au moins une école primaire élémentaire, seules ou avec des communes voisines

Explication

La loi Guizot impose aux communes d’entretenir au moins une école primaire élémentaire, directement ou avec des communes voisines. Le ministère intervient surtout par l’inspection et le contrôle, tandis que l’école de filles obligatoire relève de la loi Duruy.

34. Quelle mesure la loi Duruy du 10 avril 1867 impose-t-elle aux communes de plus de 500 habitants ?

Laïciser les programmes scolaires, tandis que les instituteurs deviennent des fonctionnaires d’État
Entretenir une école de filles, tandis que des financements nationaux encouragent la gratuité
Rendre l’enseignement primaire obligatoire, tandis que les familles choisissent les matières religieuses
Entretenir une école élémentaire mixte, tandis que les communes financent les programmes nationaux

Entretenir une école de filles, tandis que des financements nationaux encouragent la gratuité

Explication

La loi Duruy oblige les communes de plus de 500 habitants à entretenir une école de filles et favorise la gratuité grâce à des financements nationaux. L’obligation scolaire et la laïcisation des programmes sont établies par la loi du 28 mars 1882.

35. Quelle mesure la loi du 16 juin 1881 instaure-t-elle dans les écoles publiques ?

L’obligation scolaire pour les enfants de six à treize ans
La gratuité absolue de l’enseignement primaire
La laïcisation complète du personnel enseignant
L’entretien communal d’une école de filles

La gratuité absolue de l’enseignement primaire

Explication

La loi du 16 juin 1881 instaure la gratuité absolue de l’enseignement primaire dans les écoles publiques. L’obligation scolaire pour les enfants de six à treize ans appartient à la loi du 28 mars 1882.

36. Quel changement la loi du 28 mars 1882 introduit-elle dans l’enseignement primaire ?

Elle impose l’instruction de six à treize ans et remplace l’instruction religieuse par une instruction morale et civique.
Elle rend l’enseignement primaire gratuit et remplace les instituteurs communaux par des fonctionnaires.
Elle crée les collèges de jeunes filles et remplace le baccalauréat par un brevet supérieur.
Elle exclut le personnel religieux et impose une école de filles dans les communes importantes.

Elle impose l’instruction de six à treize ans et remplace l’instruction religieuse par une instruction morale et civique.

Explication

La loi du 28 mars 1882 impose l’instruction des enfants de six à treize ans et la laïcisation des programmes, avec une instruction morale et civique à la place de l’instruction religieuse. La gratuité relève de 1881, tandis que l’exclusion du personnel religieux est liée à la loi Goblet de 1886.

37. Quel était le rôle des salles d’asile à partir des années 1820 ?

Dispenser une instruction professionnelle aux enfants des familles urbaines
Accueillir les enfants de moins de six ans avant leur entrée dans l’enseignement primaire
Préparer les enfants de six à treize ans aux apprentissages de l’école primaire
Former les adolescentes aux études secondaires dans des établissements féminins

Accueillir les enfants de moins de six ans avant leur entrée dans l’enseignement primaire

Explication

Les salles d’asile accueillent les enfants âgés de moins de six ans et se développent fortement, jusqu’à atteindre 1 700 établissements en France en 1850. Elles précèdent donc l’école primaire, qui concerne des enfants plus âgés.

38. Comment Pauline Kergomard définit-elle principalement l’école maternelle ?

Comme un établissement d’éducation qui ne doit pas devenir une pré-école élémentaire centrée sur la lecture
Comme un établissement de préparation au secondaire fondé sur les apprentissages disciplinaires
Comme un service de garde qui limite les activités éducatives avant l’entrée à l’école élémentaire
Comme une école d’instruction destinée à faire maîtriser rapidement la lecture aux jeunes enfants

Comme un établissement d’éducation qui ne doit pas devenir une pré-école élémentaire centrée sur la lecture

Explication

Pour Pauline Kergomard, l’école maternelle est d’abord un établissement d’éducation et non une pré-école élémentaire centrée sur l’apprentissage précoce de la lecture. La réduire à l’instruction rapide de la lecture confond sa mission avec celle de l’école élémentaire.

39. Quelle fonction caractérise le mieux l’école primaire supérieure dans l’organisation scolaire française ?

Elle dispense un enseignement élémentaire destiné principalement aux enfants n’ayant pas encore appris à lire.
Elle constitue un établissement intermédiaire de l’ordre primaire destiné notamment aux classes moyennes.
Elle forme un établissement secondaire réservé aux études classiques et à la préparation universitaire.
Elle assure une formation professionnelle spécialisée organisée autour des métiers de l’industrie.

Elle constitue un établissement intermédiaire de l’ordre primaire destiné notamment aux classes moyennes.

Explication

L’école primaire supérieure est un établissement intermédiaire rattaché à l’ordre primaire et destiné notamment aux classes moyennes, avec des matières comme l’arpentage et les sciences physiques. La confusion fréquente consiste à la classer dans l’enseignement secondaire, auquel appartient plutôt le lycée.

40. Que crée le décret du 15 janvier 1881 dans l’organisation de l’enseignement primaire supérieur ?

Des internats communaux destinés aux élèves ruraux et des écoles techniques dépendant des académies.
Des lycées municipaux associés aux écoles primaires et des collèges spécialisés pour les classes moyennes.
Des écoles normales rattachées aux lycées et des cours professionnels intégrés aux établissements secondaires.
Des cours complémentaires annexés aux écoles élémentaires et des écoles primaires supérieures proprement dites.

Des cours complémentaires annexés aux écoles élémentaires et des écoles primaires supérieures proprement dites.

Explication

Le décret du 15 janvier 1881 établit deux formes institutionnelles : les cours complémentaires annexés aux écoles élémentaires et les écoles primaires supérieures proprement dites. Il ne transforme donc pas ces structures en établissements secondaires comme les lycées.

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Qu'est-ce qu'une institution selon la définition donnée ?

Un ensemble de missions, règles et pratiques avec une finalité particulière.

Quelles sont les cinq questions transversales abordées ?

Personnes à former, objectifs, contenus, lieux, financement et acteurs.

De quand à quand s'étend l'Antiquité conventionnellement ?

De 3000 av. J.-C. à 476 ap. J.-C.

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