QCM : Histoire des institutions scolaires — 43 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une institution scolaire ?

Une structure administrative stable fonctionnant indépendamment des personnes qui la composent
Un bâtiment consacré à l’enseignement selon une organisation fixée par l’autorité publique
Un ensemble de missions, de règles et de pratiques orienté vers une finalité particulière
Un groupe d’individus réunis autour d’objectifs éducatifs sans règles ni pratiques communes

Un ensemble de missions, de règles et de pratiques orienté vers une finalité particulière

Explication

Une institution associe des missions, des règles de conduite et des pratiques ayant une finalité déterminée. Elle ne fonctionne pas indépendamment de ses membres, car ses pratiques rendent son existence et ses décisions effectives.

2. Pourquoi l’historien des institutions scolaires doit-il éviter l’anachronisme ?

Pour privilégier les pratiques éducatives qui ressemblent aux institutions scolaires actuelles
Pour analyser chaque forme d’éducation selon sa période et son contexte propres
Pour comparer les établissements en fonction d’un modèle éducatif considéré comme universel
Pour appliquer aux sociétés anciennes les catégories scolaires élaborées à l’époque contemporaine

Pour analyser chaque forme d’éducation selon sa période et son contexte propres

Explication

Éviter l’anachronisme consiste à étudier les formes éducatives dans les périodes et les contextes où elles existent. Les interpréter avec des catégories contemporaines risquerait de leur attribuer des significations qu’elles n’avaient pas.

3. Quelle borne marque conventionnellement le début de l’Antiquité ?

L’apparition de l’écriture, autour de 3000 av. J.-C.
La Renaissance et les grandes découvertes du XVe siècle
La Révolution française, en 1789
La chute de l’Empire romain d’Occident, en 476

L’apparition de l’écriture, autour de 3000 av. J.-C.

Explication

L’Antiquité commence conventionnellement avec l’apparition de l’écriture, située autour de 3000 av. J.-C., et s’achève en 476. La chute de l’Empire romain d’Occident correspond à sa limite finale, non à son début.

4. Quelle période historique s’étend conventionnellement de la fin du Ve siècle à la Renaissance et aux grandes découvertes du XVe siècle ?

Le Moyen Âge
L’époque moderne
L’époque contemporaine
L’Antiquité

Le Moyen Âge

Explication

Le Moyen Âge est situé entre la fin du Ve siècle et la Renaissance ainsi que les grandes découvertes du XVe siècle. L’époque moderne commence ensuite et se prolonge jusqu’à la Révolution française.

5. Quelle succession présente correctement les limites conventionnelles de l’époque moderne et de l’époque contemporaine ?

L’époque moderne va de 1789 au XXe siècle, puis l’époque contemporaine commence avec les grandes découvertes
L’époque moderne va de l’Antiquité à 476, puis l’époque contemporaine commence avec la Renaissance
L’époque moderne va du Ve siècle au XVe siècle, puis l’époque contemporaine commence avec la chute de Rome
L’époque moderne va du XVe siècle à 1789, puis l’époque contemporaine commence avec la Révolution française

L’époque moderne va du XVe siècle à 1789, puis l’époque contemporaine commence avec la Révolution française

Explication

L’époque moderne s’étend conventionnellement du XVe siècle à la Révolution française de 1789, qui ouvre l’époque contemporaine. Les autres propositions déplacent ces bornes vers des événements appartenant à d’autres périodes.

6. Quel objectif caractérise principalement l’éducation spartiate ?

Former des philosophes spécialisés dans la recherche rationnelle de la vérité
Former des orateurs capables de défendre leurs intérêts dans les assemblées civiques
Former des citoyens-soldats dévoués à l’État par une préparation militaire et morale
Former des commerçants maîtrisant les échanges et les techniques de navigation

Former des citoyens-soldats dévoués à l’État par une préparation militaire et morale

Explication

L’éducation spartiate est organisée par la cité pour former des citoyens-soldats attachés à l’État. Elle associe préparation militaire, sport, musique et formation morale, plutôt que la formation philosophique ou commerciale.

7. Comment se répartit la responsabilité éducative d’un enfant à Sparte ?

L’État l’éduque dès sa naissance, puis la famille reprend sa formation à partir de 12 ans
La famille l’éduque jusqu’à 7 ans, puis l’État prend en charge sa formation jusqu’à 20 ans
La cité prend l’enfant en charge à 7 ans, puis lui laisse choisir son éducation à 20 ans
La famille assure toute sa formation, tandis que la cité intervient pour les exercices militaires

La famille l’éduque jusqu’à 7 ans, puis l’État prend en charge sa formation jusqu’à 20 ans

Explication

À Sparte, la famille assure l’éducation jusqu’à 7 ans, puis l’État encadre l’enfant jusqu’à 20 ans au sein d’une communauté de jeunes. La discipline devient renforcée à partir de 12 ans, ce qui distingue ce parcours d’une simple intervention militaire ponctuelle.

8. Quelle caractéristique distingue le mieux l’éducation spartiate de l’éducation athénienne ?

Sparte privilégie la lecture et le calcul, tandis qu’Athènes réduit la formation physique à des exercices militaires
Sparte développe principalement la musique et les arts, tandis qu’Athènes limite la formation culturelle
Sparte confie l’éducation à des philosophes, tandis qu’Athènes la réserve aux responsables de l’armée
Sparte privilégie l’éducation physique et morale, tandis qu’Athènes associe aussi lecture, écriture et calcul

Sparte privilégie l’éducation physique et morale, tandis qu’Athènes associe aussi lecture, écriture et calcul

Explication

L’éducation spartiate accorde une place centrale au corps, au caractère, à l’austérité, au patriotisme et à la résistance à la douleur, avec une instruction intellectuelle réduite. L’éducation athénienne combine au contraire formation physique, musique, lecture, écriture et calcul.

9. Que désigne la paideia dans le monde grec ?

Une institution fondée par Platon pour former des conseillers et des législateurs
Une méthode athénienne limitée à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul
Un idéal hellénistique de formation personnelle visant un modèle commun d’humanité
Un entraînement spartiate destiné à renforcer la résistance physique des futurs soldats

Un idéal hellénistique de formation personnelle visant un modèle commun d’humanité

Explication

La paideia désigne un idéal hellénistique de formation personnelle par lequel les Grecs cherchent à se conformer à un même modèle d’humanité. Elle ne correspond ni à l’entraînement militaire spartiate ni à l’Académie fondée par Platon.

10. Quel est le rôle initial des écoles monastiques au Moyen Âge ?

Former les futurs moines, notamment les oblats âgés de 7 à 12 ans
Accueillir principalement les enfants urbains pour de courts séjours scolaires
Préparer les candidats du diocèse à une formation supérieure du clergé
Instruire les futurs lecteurs dans la lecture et le chant des psaumes

Former les futurs moines, notamment les oblats âgés de 7 à 12 ans

Explication

Les écoles monastiques forment d’abord les futurs moines, en particulier les oblats âgés de 7 à 12 ans. La formation supérieure des candidats diocésains au clergé relève plutôt des écoles cathédrales.

11. Quelles compétences les écoles paroissiales doivent-elles transmettre d’après le concile de Vaison de 529 ?

La lecture, l’écriture commerciale et les techniques de gestion urbaine
Le latin savant, la théologie avancée et la formation juridique des clercs
La lecture, le chant des psaumes et la découverte de l’organisation de l’Église
La philosophie, la médecine et l’interprétation des textes antiques

La lecture, le chant des psaumes et la découverte de l’organisation de l’Église

Explication

Le concile de Vaison prévoit des écoles paroissiales destinées d’abord aux futurs lecteurs, qui y apprennent la lecture, le chant des psaumes et l’organisation de l’Église. Les autres apprentissages correspondent à des formations plus spécialisées ou à d’autres milieux.

12. Comment la majorité des enfants acquiert-elle principalement la culture et les savoir-faire au haut Moyen Âge ?

Dans le milieu familial, tandis que les écoles accueillent surtout des garçons favorisés
Dans les écoles paroissiales, où les enfants reçoivent une instruction commune et prolongée
Dans les écoles cathédrales, qui prennent en charge la majorité des enfants des campagnes
Dans les écoles monastiques, qui accueillent largement les enfants de toutes les familles

Dans le milieu familial, tandis que les écoles accueillent surtout des garçons favorisés

Explication

Au haut Moyen Âge, la transmission familiale reste la principale voie d’acquisition de la culture et des savoir-faire. Les écoles accueillent surtout des garçons issus de familles moyennes ou aisées, et non la majorité des enfants.

13. Quelle est la nature fondamentale de l’université médiévale ?

Une administration étatique regroupant le personnel éducatif d’un royaume
Une école privée placée sous l’autorité directe d’un seul maître
Une association religieuse réservée aux membres d’un même ordre monastique
Une organisation corporative réunissant les maîtres et les étudiants d’une ville

Une organisation corporative réunissant les maîtres et les étudiants d’une ville

Explication

L’université médiévale est une corporation de maîtres et d’étudiants, comparable à un corps de métier. Elle ne constitue donc pas d’abord une administration étatique du personnel éducatif.

14. Quelles sont les quatre facultés regroupées par l’Université de Paris dès les années 1220 ?

Les arts, la médecine, la liturgie et l’administration
Les arts, le droit, la médecine et la théologie
Le droit, la rhétorique, la chirurgie et la philosophie
La grammaire, la musique, l’architecture et la théologie

Les arts, le droit, la médecine et la théologie

Explication

Dès les années 1220, l’Université de Paris regroupe les facultés des arts, du droit, de la médecine et de la théologie. Les autres regroupements mélangent des disciplines qui ne correspondent pas à cette organisation universitaire.

15. Quel profil social caractérise la plupart des étudiants des universités médiévales ?

Ils proviennent surtout des milieux ruraux modestes, grâce à la gratuité des études
Ils sont principalement issus du clergé régulier, qui finance leur parcours universitaire
Ils appartiennent majoritairement à la noblesse ou à la bourgeoisie, car les études sont coûteuses
Ils appartiennent en majorité aux métiers urbains, qui organisent directement leur formation

Ils appartiennent majoritairement à la noblesse ou à la bourgeoisie, car les études sont coûteuses

Explication

Les études universitaires médiévales coûtent cher, et près de 99 % des étudiants viennent de la noblesse ou de la bourgeoisie. Cette situation limite fortement l’accès des groupes sociaux moins favorisés.

16. Quelle progression éducative Érasme recommande-t-il dès 1529 ?

Commencer par la théologie, puis réserver la lecture et les exercices physiques aux adolescents
Commencer par les jeux, les images et les exercices physiques, puis apprendre le latin par conversation
Commencer par les châtiments corporels, puis introduire progressivement les images et le dialogue
Commencer par la mémorisation du latin, puis développer les jeux et les exercices physiques

Commencer par les jeux, les images et les exercices physiques, puis apprendre le latin par conversation

Explication

Érasme propose une éducation précoce débutant à 3 ans par les jeux, les images et les exercices physiques, puis l’apprentissage du latin par la conversation à partir de 7 ans. Cette démarche se distingue d’une pédagogie fondée sur les punitions corporelles et la mémorisation précoce.

17. Quelle conception de l’éducation Jean Bodin défend-il en 1559 ?

Une instruction destinée principalement aux futurs clercs dans les écoles diocésaines
Une éducation réservée aux garçons des familles aisées dans des établissements confessionnels
Une formation organisée par les familles selon leurs ressources et leurs traditions locales
Une éducation de tous les enfants, sans distinction d’origine sociale, dans une école publique

Une éducation de tous les enfants, sans distinction d’origine sociale, dans une école publique

Explication

Jean Bodin appelle en 1559 à une éducation publique ouverte à tous les enfants, quelles que soient leurs origines sociales. Cette proposition s’oppose à une instruction limitée aux groupes privilégiés ou aux futurs clercs.

18. Sur quels apprentissages la culture humaniste repose-t-elle principalement ?

Sur les bonnes lettres et l’étude du latin, du grec et de l’hébreu pour former l’esprit et l’homme
Sur les exercices physiques, l’apprentissage militaire et la discipline corporelle
Sur les techniques professionnelles, le calcul marchand et la gestion des échanges urbains
Sur la pratique religieuse, le droit canonique et la mémorisation des règles liturgiques

Sur les bonnes lettres et l’étude du latin, du grec et de l’hébreu pour former l’esprit et l’homme

Explication

La culture humaniste s’appuie sur les bonnes lettres et sur l’étude du latin, du grec et de l’hébreu afin de former l’esprit et l’homme. Elle ne se réduit donc ni à la formation religieuse, ni aux apprentissages professionnels ou militaires.

19. Quelle mesure l’édit de Nantes de 1598 accorde-t-il aux protestants en matière scolaire ?

Il leur interdit de tenir école dans toutes les régions du royaume
Il leur impose de limiter les écoles à l’enseignement du catéchisme catholique
Il leur permet de tenir école dans les territoires où leur culte est autorisé
Il leur accorde l’accès aux écoles publiques sans autoriser leurs propres établissements

Il leur permet de tenir école dans les territoires où leur culte est autorisé

Explication

L’édit de Nantes autorise les protestants à tenir école dans les territoires où leur culte est permis. Cette disposition assouplit l’interdiction posée par l’édit de Chateaubriant de 1551, qui frappait notamment les écoles non catholiques.

20. Dans les collèges parisiens, quelle condition détermine le passage d’un élève au niveau supérieur ?

La fréquentation régulière des cours
La recommandation d’un maître d’étude
L’ancienneté dans l’établissement scolaire
La réussite à un examen de passage

La réussite à un examen de passage

Explication

Le changement de niveau repose sur la réussite à un examen de passage organisé par le collège. La simple présence régulière d’un élève ne suffit pas à garantir sa promotion.

21. Quel établissement ouvert en 1551 devient le modèle des collèges jésuites ?

Le collège de Rome
Le collège communal de Paris
Le séminaire Saint-Charles
Le collège royal de France

Le collège de Rome

Explication

Le collège de Rome, ouvert en 1551, sert de modèle à l’organisation des collèges jésuites. Le séminaire Saint-Charles est associé à la formation des maîtres par Charles Démia.

22. Quelle réalisation caractérise l’action de Charles Démia dans l’enseignement charitable ?

L’ouverture du collège de Rome et l’organisation des collèges jésuites
La fondation de cinq écoles de garçons et du séminaire Saint-Charles
La création des Frères des écoles chrétiennes et de leurs écoles populaires
La mise en place des lycées et de l’examen du baccalauréat

La fondation de cinq écoles de garçons et du séminaire Saint-Charles

Explication

Charles Démia fonde cinq écoles de garçons et crée le séminaire Saint-Charles en 1672 pour former des maîtres. Les Frères des écoles chrétiennes et les lycées relèvent d’autres périodes et d’autres fondateurs.

23. Quelle institution Jean-Baptiste de La Salle fonde-t-il en 1684 ?

La Compagnie de Jésus
L’Université impériale
Le séminaire Saint-Charles
L’institut des Frères des écoles chrétiennes

L’institut des Frères des écoles chrétiennes

Explication

Jean-Baptiste de La Salle fonde l’institut des Frères des écoles chrétiennes en 1684, puis crée des écoles pour les enfants pauvres. La Compagnie de Jésus et l’Université impériale ont des origines distinctes.

24. Quel objectif principal la loi du 1er mai 1802 assigne-t-elle aux lycées ?

Desservir les petites villes grâce à un financement communal
Former les instituteurs dans des séminaires spécialisés
Former les futurs administrateurs par un enseignement classique
Préparer les enfants pauvres à un apprentissage professionnel

Former les futurs administrateurs par un enseignement classique

Explication

Les lycées sont conçus pour former les futurs administrateurs grâce aux langues anciennes, à la rhétorique, à la logique et à la morale. Les collèges communaux desservent plutôt des villes moins importantes et les écoles charitables visent les enfants pauvres.

25. Quel public fréquente majoritairement les lycées au XIXe siècle ?

Les apprentis formés par les corporations locales
Les enfants pauvres des écoles charitables
Les filles des familles urbaines modestes
Les garçons des familles moyennes ou aisées

Les garçons des familles moyennes ou aisées

Explication

Les lycées sont payants et accueillent majoritairement les garçons issus de familles moyennes ou aisées. Les écoles charitables ont une mission différente, puisqu’elles s’adressent aux enfants pauvres.

26. Quelle définition correspond à l’Université impériale créée en 1806 ?

Un corps enseignant national, public et laïqu'organisé par l’État
Une association communale chargée des écoles primaires rurales
Un réseau privé de collèges religieux financé par les familles
Une institution universitaire réservée à la recherche scientifique

Un corps enseignant national, public et laïqu'organisé par l’État

Explication

L’Université impériale est un corps enseignant national, public et laïqu'organisé par l’État, principalement composé du personnel des lycées. Elle ne constitue donc ni un réseau privé religieux ni une simple association communale.

27. Quel rôle le baccalauréat acquiert-il dans l’organisation de l’enseignement secondaire ?

Il finance les collèges communaux et les écoles charitables
Il certifie la formation des instituteurs et règle leurs mutations
Il détermine le passage des élèves entre les classes des collèges
Il sanctionne la formation des lycées et conditionne l’accès aux facultés

Il sanctionne la formation des lycées et conditionne l’accès aux facultés

Explication

Le baccalauréat devient l’examen commun qui sanctionne la formation reçue au lycée et ouvre l’accès aux facultés. Il ne sert ni à organiser les promotions internes ni à gérer les carrières des enseignants.

28. En quelle année la création de l’Université impériale institue-t-elle le premier corps enseignant national, public et laïque ?

En 1842
En 1802
En 1821
En 1806

En 1806

Explication

La création de l’Université impériale en 1806 institue le premier corps enseignant national, public et laïque. L’année 1821 correspond à l’apparition de l’agrégation comme concours de recrutement.

29. Quelle mesure relève de l’organisation des carrières enseignantes par l’Université impériale ?

L’affectation des enseignants par le ministère
La surveillance quotidienne des élèves par les familles
La promotion des élèves après une fréquentation régulière
La gestion des horaires par les écoles charitables

L’affectation des enseignants par le ministère

Explication

L’Université impériale organise notamment l’affectation des enseignants par le ministère, ainsi que leur formation, leur rémunération et leurs droits à la retraite. Les tâches quotidiennes des élèves relèvent plutôt du proviseur ou du maître d’études.

30. À partir de quelle année l’agrégation devient-elle un concours de recrutement des enseignants ?

À partir de 1812
À partir de 1842
À partir de 1806
À partir de 1821

À partir de 1821

Explication

À partir de 1821, l’agrégation prend la forme d’un concours de recrutement des enseignants. Elle ne désigne pas la chaire elle-même, qui correspond au poste d’un professeur de lycée titulaire.

31. Quelle hiérarchie décrit correctement les principales positions enseignantes dans les lycées ?

Chargés de cours, professeurs titulaires, agrégés suppléants
Professeurs titulaires, chargés de cours, agrégés suppléants
Agrégés suppléants, chargés de cours, professeurs titulaires
Professeurs titulaires, agrégés suppléants, chargés de cours

Professeurs titulaires, agrégés suppléants, chargés de cours

Explication

La hiérarchie place les professeurs titulaires de leur chaire au sommet, suivis des agrégés suppléants, puis des chargés de cours. Ces derniers disposent d’une stabilité professionnelle moins garantie.

32. Entre 1842 et 1876, quelle évolution de la scolarisation des garçons âgés de 8 à 18 ans est attestée ?

Elle passe d’environ 5 % à près de 10 % d’une classe d’âge.
Elle diminue d’environ 5 % à moins de 2 % d’une classe d’âge.
Elle reste proche de 2,2 % pendant toute la période.
Elle passe d’environ 2,2 % à près de 5 % d’une classe d’âge.

Elle passe d’environ 2,2 % à près de 5 % d’une classe d’âge.

Explication

La proportion scolarisée augmente d’un garçon sur 45 en 1842 à un sur 21 en 1876, soit d’environ 2,2 % à près de 5 %. L’idée d’une stagnation ou d’une baisse contredit cette progression mesurée sur la période.

33. Quel changement la réforme de la bifurcation de 1852 introduit-elle à la fin de la quatrième ?

Elle remplace le latin par une formation scientifique commune.
Elle sépare une voie littéraire et une voie scientifique.
Elle fusionne les enseignements littéraire et scientifique dans un même parcours.
Elle distingue une voie classique et une voie professionnelle.

Elle sépare une voie littéraire et une voie scientifique.

Explication

La réforme attribuée à Hippolyte Fortoul organise, à la fin de la quatrième, une bifurcation entre une voie littéraire et une voie scientifique. Elle ne crée donc pas une simple formation commune ni une séparation fondée sur la distinction entre enseignement classique et professionnel.

34. Quelle affirmation décrit correctement l’évolution de l’enseignement secondaire spécial jusqu’en 1902 ?

Il conserve quatre années sans changement avant de disparaître en 1886.
Il devient classique en 1891 puis est supprimé par l’organisation secondaire de 1902.
Il prend le nom de secondaire moderne en 1866 puis reste parallèle au classique.
Il devient moderne en 1891 puis est intégré à l’organisation secondaire en 1902.

Il devient moderne en 1891 puis est intégré à l’organisation secondaire en 1902.

Explication

Le cursus créé par Victor Duruy évolue progressivement, reçoit une sixième année en 1886, devient l’enseignement secondaire moderne en 1891 et est intégré à l’organisation secondaire en 1902. Le principal piège consiste à le considérer comme définitivement parallèle au classique, alors que l’intégration de 1902 modifie précisément cette situation.

35. Quelle mesure la loi du 21 décembre 1880 attribue-t-elle à l’action de Camille Sée ?

L’obligation d’un enseignement secondaire féminin dans chaque commune.
La création de lycées et de collèges destinés aux jeunes filles.
La création d’un baccalauréat féminin identique au baccalauréat masculin.
La suppression des établissements secondaires réservés aux garçons.

La création de lycées et de collèges destinés aux jeunes filles.

Explication

La loi du 21 décembre 1880 crée les lycées et collèges de jeunes filles, à l’initiative de Camille Sée. Elle n’instaure pas encore un baccalauréat féminin identique à celui des garçons, ce qui constitue une confusion avec l’évolution ultérieure de l’enseignement féminin.

36. Quelle différence caractérise la préparation des élèves dans les établissements secondaires féminins à la fin du XIXe siècle ?

Les filles préparent un diplôme d’études secondaires et le brevet supérieur, sans latin ni grec.
Les filles accèdent au même programme classique que les garçons, avec grec obligatoire.
Les filles suivent un cursus moderne avec latin obligatoire et brevet élémentaire.
Les filles préparent le baccalauréat avec latin et grec dans un cursus de cinq ans.

Les filles préparent un diplôme d’études secondaires et le brevet supérieur, sans latin ni grec.

Explication

Les établissements secondaires féminins n’enseignent ni le latin ni le grec et préparent au diplôme d’études secondaires ainsi qu’au brevet supérieur en cinq ans. L’assimilation de cette formation à celle qui prépare au baccalauréat masculin constitue la confusion principale.

37. Que prévoit principalement la loi Guizot du 28 juin 1833 pour l’enseignement primaire ?

Chaque commune doit entretenir une école primaire élémentaire et l’enseignement est soumis à une inspection dédiée.
Les familles doivent financer une école communale et l’inspection est confiée aux autorités religieuses.
Chaque commune doit créer une école secondaire et l’inspection relève des établissements privés.
L’État doit financer directement chaque école et les communes perdent toute responsabilité scolaire.

Chaque commune doit entretenir une école primaire élémentaire et l’enseignement est soumis à une inspection dédiée.

Explication

La loi Guizot impose à chaque commune l’entretien d’au moins une école primaire élémentaire et crée une inspection propre à l’enseignement primaire. La commune conserve donc une responsabilité d’organisation et de financement, tandis que l’État exerce un contrôle par l’inspection.

38. Quelle liberté la loi Guizot maintient-elle dans l’organisation de l’enseignement primaire ?

Les écoles privées sont interdites et les parents doivent choisir l’école communale.
Les parents peuvent choisir une école privée, à condition que l’État en assure la direction.
Les écoles privées sont autorisées et les parents peuvent choisir l’école de leurs enfants.
Les communes peuvent ouvrir des écoles privées, mais les parents doivent suivre l’affectation publique.

Les écoles privées sont autorisées et les parents peuvent choisir l’école de leurs enfants.

Explication

La loi Guizot autorise les écoles privées et laisse aux parents la liberté de choisir l’établissement de leurs enfants, sans établir de monopole d’État. L’idée d’une interdiction du privé ou d’une direction publique obligatoire ne correspond donc pas à son dispositif.

39. Quel ensemble de mesures caractérise les lois scolaires de la IIIe République ?

La formation nationale des professeurs, la gratuité partielle, l’obligation jusqu’à 16 ans et le maintien des programmes religieux.
La formation communale des instituteurs, l’obligation de 7 à 14 ans et la laïcisation des bâtiments scolaires.
La formation privée des maîtres, la gratuité familiale, l’obligation jusqu’à 12 ans et la confessionnalisation des programmes.
La formation départementale des instituteurs, la gratuité, l’obligation d’instruction de 6 à 13 ans et la laïcisation progressive.

La formation départementale des instituteurs, la gratuité, l’obligation d’instruction de 6 à 13 ans et la laïcisation progressive.

Explication

Les lois scolaires de la IIIe République associent la formation départementale des instituteurs, la gratuité absolue, l’obligation d’instruction de 6 à 13 ans et la laïcisation des programmes puis du personnel. Les autres ensembles modifient plusieurs éléments essentiels, notamment les âges, le statut de la formation ou l’orientation religieuse.

40. Quelle est la fonction principale de l’école maternelle selon sa conception éducative ?

Elle remplace les familles dans l’apprentissage systématique de la lecture
Elle assure une éducation sans constituer une pré-école élémentaire
Elle dispense une instruction élémentaire préparatoire aux apprentissages
Elle organise une formation professionnelle adaptée aux jeunes enfants

Elle assure une éducation sans constituer une pré-école élémentaire

Explication

L’école maternelle est conçue comme un établissement d’éducation et non d’instruction, ce qui exclut d’en faire une pré-école élémentaire. La confusion consiste à lui attribuer la mission de l’école élémentaire, qui relève de l’instruction.

41. Quel rôle les salles d’asile jouent-elles en France à partir des années 1820 ?

Elles scolarisent les enfants de six à douze ans dans un enseignement élémentaire complet
Elles remplacent les écoles primaires supérieures pour les classes moyennes
Elles accueillent les enfants de moins de six ans dans un cadre d’assistance et d’éducation
Elles forment les futurs instituteurs dans des établissements spécialisés

Elles accueillent les enfants de moins de six ans dans un cadre d’assistance et d’éducation

Explication

À partir des années 1820, les salles d’asile accueillent les enfants de moins de six ans et associent assistance et éducation. Elles ne correspondent donc pas à des écoles élémentaires destinées aux enfants plus âgés.

42. Que prévoit la loi Guizot du 28 juin 1833 concernant les écoles primaires supérieures ?

Elle les rattache aux lycées des villes importantes pour développer l’enseignement secondaire
Elle en prévoit dans les chefs-lieux de département et les communes de plus de 6 000 habitants
Elle les réserve aux communes rurales comptant moins de 6 000 habitants
Elle transforme les écoles élémentaires en établissements spécialisés pour classes moyennes

Elle en prévoit dans les chefs-lieux de département et les communes de plus de 6 000 habitants

Explication

La loi Guizot prévoit une école primaire supérieure dans les chefs-lieux de département et dans les communes dépassant 6 000 habitants. Ces établissements appartiennent toutefois à l’ordre primaire, contrairement aux lycées qui relèvent de l’ordre secondaire.

43. À quel ordre d’enseignement appartiennent les écoles primaires supérieures et quel public visent-elles principalement ?

À l’ordre secondaire, pour les classes moyennes, avec des enseignements classiques
À l’ordre primaire, pour les classes moyennes, avec des enseignements diversifiés
À l’ordre primaire, pour les futurs instituteurs, avec une formation professionnelle
À l’ordre secondaire, pour les enfants des campagnes, avec une instruction élémentaire

À l’ordre primaire, pour les classes moyennes, avec des enseignements diversifiés

Explication

Les écoles primaires supérieures appartiennent à l’ordre primaire et s’adressent notamment aux classes moyennes, avec des matières comme la géométrie, les sciences physiques, l’histoire et la géographie. Les placer dans l’ordre secondaire les confond avec les lycées.

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Qu'est-ce qu'une institution selon la définition donnée ?

Un ensemble de missions, règles et pratiques avec une finalité particulière.

Que doit éviter l'histoire des institutions scolaires ?

Les anachronismes en étudiant les formes d'éducation selon les périodes.

Quels aspects les questions transversales du cours abordent-elles ?

Les personnes à former, objectifs, contenus, lieux, financement et acteurs.

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