Fiche de révision : Industrialisation de l’axe Thiaroye-Mbao

Plan du Cours

  1. Rufisque, ville de l’arachide
  2. Croissance démographique et structure de la population
  3. Déguerpissements et lotissements urbains
  4. Greffes externes et croissance urbaine
  5. Planification et contraintes urbaines
  6. Déclin de la pêche rufisquoise
  7. Circuits d’approvisionnement du marché
  8. Dépendance économique et emploi
  9. Crise et essor du maraîchage
  10. Échanges et pôles ruraux
  11. Les effets de la Seconde Guerre mondiale
  12. La politique coloniale et l’industrialisation
  13. Localisation et ressources de l’axe industriel
  14. Crise industrielle et politiques de relance
  15. Emploi, capital et typologie industrielle
  16. Diversification des industries manufacturières
  17. Blocages des oligopoles chimiques
  18. Un axe industriel peu intégré

Repères chronologiques

  1. 22 mars 1962Le Code des investissements est adopté, puis modifié et complété par la loi 65.34 du 19 mai 1965.
  2. 1966L’huilerie de la CFAO a fermé après la vente de son usine à la SODEC, qui en a transféré le matériel à Lyndiane.
  3. 1967Le Plan Directeur de Rufisque est adopté à partir d’idées développées en 1966 par l’urbaniste M. Ecochard.
  4. 1968La conserverie SCAF a transféré ses moyens de production de Rufisque à Hann après l’association de son groupe avec celui de la SAPAL.
  5. 01/07/1969La taxe arbitraire de 50 CFA par sac ou panier prélevée au contrôle routier de Thiaroye a été abandonnée.

1. Rufisque, ville de l’arachide

★ À maîtriser

  • En avril 1976, le Cap-Vert comptait environ 950 000 habitants, soit une densité moyenne de 1 727 habitants par km².

  • Le semis urbain du Cap-Vert s’organise autour de trois ensembles :

    • Dakar
    • Pikine
    • Rufisque
  • L’étude examine les effets spatiaux de la poussée dakaroise à l’est du Cap-Vert, notamment l’insertion de l’héritage urbain de Rufisque et les formes périurbaines telles que les lotissements, les unités industrielles et les changements de productions agricoles.

  • Après 1860, Rufisque devient la ville de l’arachide et, en 1880, elle en expédie plus de 23 000 tonnes, contre moins de 6 000 tonnes à Saint-Louis, tandis que Dakar n’a alors aucun commerce arachidier.

  • La croissance commerciale de Rufisque s’explique par quatre facteurs :

    • l’apparition de la République lébou
    • les taxes imposées aux caravanes d’arachides dans ce territoire
    • le nouveau contexte de libre-échange
    • la situation de Rufisque comme premier débouché maritime des pistes du Cayor
  • En 1885, Rufisque exporte plus de 55 % des arachides du Sénégal et les grandes maisons de traite y ont leur siège.

  • Le plan directeur de Rufisque devient exécutoire le 9 septembre 1862 et organise une ville lotie, soumise à des droits fonciers définis et à l’autorisation publique de construire.

  • La construction du port en eau profonde de Dakar, les tarifs ferroviaires favorables à Dakar et l’extension du bassin arachidier vers l’intérieur et le sud avec la voie ferrée Thiès-Niger affaiblissent progressivement Rufisque.

  • En 1933, Rufisque ne représente plus que 10 % des exportations d’arachides, contre 62 % pour Kaolack et 28 % pour Dakar.

Compléments

  • La presqu’île du Cap-Vert couvre 550 km², soit 0,28 % de la superficie du Sénégal, et comptait près de 700 000 habitants en 1970.

  • En 1976, le Cap-Vert regroupait 88 % des entreprises et 79,4 % des emplois industriels du Sénégal.

  • Le taux d’urbanisation du Cap-Vert était de 85 %, contre 30 % pour la moyenne nationale.

  • Rufisque est probablement un des plus anciens établissements lébou du Cap-Vert, fondé au XVIe siècle, voire au XVe siècle, mais les sources ne permettent pas d’établir précisément la date de sa fondation.

  • Dès la fin du XVIe siècle, Rufisque est régulièrement citée comme comptoir commercial et centre d’avitaillement, malgré la proximité de Gorée.

  • En 1910, Rufisque représente 57 % des exportations d’arachides et totalise 190 000 tonnes de trafic, tandis que le trafic de Dakar est dominé par le charbon, qui en constitue 75 %.

  • Le lotissement de l’Escale entraîne une ségrégation entre le quartier central commercial planifié et les quartiers lébou repoussés vers l’est, ainsi qu’entre les fonctions, les populations et les formes bâties.

Astuce mémo

Le port de Dakar et Kaolack captent les échanges → Rufisque décline.

2. Croissance démographique et structure de la population

★ À maîtriser

  • Avant le sondage de 1960-1961, Rufisque n’apparaît dans aucun recensement urbain, à l’exception de dénombrements de populations non originaires d’AOF réalisés en 1946, 1951 et 1956.

  • L’enquête démographique nationale de 1970-1971 donne 48 101 habitants à Rufisque, mais la ville ne figure pas dans les résultats du recensement de 1976.

  • La méthode de calcul des densités par coefficients de surface bâtie convient mal à Rufisque, car les photographies disponibles à l’échelle 1/15 000 ne permettent pas des mesures suffisamment précises et les quartiers ont des trames, parcelles et types de constructions très hétérogènes.

  • Pour estimer la population des quartiers de Rufisque, trois îlots ont été sélectionnés dans chacun d’eux à partir des photographies aériennes et d’une reconnaissance de terrain, selon leur densité et, si possible, leur superficie.

  • La fourchette de population a été estimée à partir des densités les plus fortes et les plus faibles des îlots, tandis que l’hypothèse moyenne repose sur la moyenne des densités par quartier rapportée à la superficie de celui-ci.

  • Pour 1972-1973, l’estimation situe la population de Rufisque entre 64 000 et 105 000 habitants, avec une population réelle vraisemblable de 80 000 à 85 000 habitants.

  • En 1972, les moins de 20 ans représentaient 51,5 % de la population étudiée à Rufisque, les 20 à 59 ans 45,4 % et les personnes de 60 ans et plus 3,1 %.

  • En 1972, les taux de natalité estimés à Rufisque variaient de 45,0 à 47,8 pour mille habitants.

📌 En 1972, l’accroissement naturel était probablement devenu le moteur principal de la croissance démographique de Rufisque, alors que l’immigration avait auparavant joué un rôle prépondérant.

Compléments

  • Les estimations de la population de Rufisque pour 1945 varient de 10 000 à 30 000 habitants, et celles pour 1960 de 40 000 à 50 000 habitants.

  • Le sondage de 1960-1961 attribue 41 000 habitants à Rufisque et 10 000 à Bargny, tandis que S. Lamine Diop estime la population rufisquoise à 58 000 habitants en 1965.

  • L’estimation de la population de Rufisque pour 1970-1975 s’appuie sur l’utilisation conjointe de photographies aériennes et d’une enquête thématique de terrain, car les données démographiques fiables manquent.

  • Les cités récentes de HLM de Ndefane, Radio, Bata et Sococim font exception à la couverture des quartiers par des îlots de référence.

  • La somme des hypothèses par quartier et des quartiers non étudiés donne 104 774 habitants selon l’hypothèse forte, 64 290 selon l’hypothèse faible et 83 068 selon l’hypothèse moyenne.

  • En 1972, l’enquête par îlots-photos a répertorié 7 169 personnes, dont 4 685 avaient une identité démographique complète.

  • En 1972, les moins d’un an représentaient 4,5 % de la population de Rufisque et les moins de quatre ans 14 % de la population, soit 27,2 % des moins de 20 ans.

Astuce mémo

La forte natalité des quartiers anciens et des immigrants sédentarisés renforce l’accroissement naturel.

3. Déguerpissements et lotissements urbains

★ À maîtriser

  • L’espace bâti de Rufisque est passé d’environ 115 hectares en 1950 à 245 hectares en 1960, puis à 295 hectares en 1969.

  • La superficie bâtie de Rufisque a augmenté de 113 % entre 1950 et 1960, mais de seulement 20,4 % entre 1960 et 1970.

  • Depuis 1945, l’espace bâti a évolué par : des éclatements et redistributions dans les anciens quartiers, des greffes externes, l’élargissement puis la densification du tissu urbain ancien

  • Les nouveaux quartiers de Santhiaba et Dangou ont été déplacés au nord de la route sans lotissement préalable, tandis que Tiokho s’est divisé en Dar Es Salam et Gouye Bene.

  • Le recensement administratif du 17 avril 1956 dénombrait 312 parcelles constituées, dont 60 % seulement avaient été mises en valeur.

  • En avril 1956, le lotissement comptait :

    • 177 parcelles occupées : 77 par leurs bénéficiaires, 14 par des locataires
    • 55 parcelles abandonnées ou jamais occupées par leurs attributaires
    • 80 parcelles libres, dont 8 réservées à l’école de Fass
  • La construction du Canal de Ceinture, décidée après les inondations des 5 octobre 1951 et 2 août 1954, a été réalisée en quatre tranches entre 1957 et 1963.

Compléments

  • Jusqu’en 1960, les éclatements et les greffes externes étaient nombreux et entraînaient des gains rapides et importants sur l’espace.

📌 Les lotissements de Rufisque distinguaient les lotissements viabilisés, qui créaient des lots à bâtir, des lotissements bâtis, qui proposaient des logements construits clés en main.

  • En 1972, le lotissement Fass-Dar Es Salam-Guendel était occupé à 94,5 %, mais la majorité de ses résidents n’étaient pas les attributaires initiaux et 10 parcelles encloses restaient non construites, leurs possesseurs habitant Tiokho.

  • Certains déguerpis évitaient de s’installer dans les parcelles attribuées en : abandonnant ces parcelles, louant les maisons construites pour justifier leur droit d’occupation, retournant chez des parents dans leur quartier d’origine

  • Le Canal de Ceinture mesure 2 400 mètres de long et 4 à 7 mètres de large, traverse Guendel et Diokoul de Santhiaba jusqu’à l’océan et occupe une emprise de 5 hectares.

  • Les travaux du Canal de Ceinture ont entraîné le déplacement des occupants et le financement de lotissements à Nimzatt, Médine et Valda ; plus de 13 millions de francs CFA ont été consacrés aux indemnités et 7 millions aux lotissements.

  • Les lotissements viabilisés de Nimzatt, Médine et Valda occupaient des terrains appartenant à l’État ou à la Commune de Rufisque ; leurs parcelles nues étaient cédées gratuitement après versement des indemnités de déguerpissement.

  • À Guendel, les 100 premiers déguerpis occupaient 58 paillotes, 38 baraques en bois et 4 maisons en dur ; parmi les 60 retrouvés lors du recensement de 1955, les constructions comprenaient 10 % de maisons en dur, 55 % de baraques en bois et 35 % de paillotes.

  • Le lotissement Marguery, ou cité Filao, comprenait 70 villas ou appartements construits à l’avance et proposés en location-vente à 7 000 francs CFA par mois pendant 10 ans pour un logement de trois pièces.

4. Greffes externes et croissance urbaine

Notions clés & Définitions

  • Colobane : Faux lotissement illégalement occupé depuis son origine, né de tractations, de cessions illégales et de permis d’occuper distribués par le maire sans reconnaissance de leur légalité par l’administration coloniale.

★ À maîtriser

📌 Les aménagements volontaires se caractérisent par le contrôle foncier, des lotissements viabilisés et équipés et des constructions en dur de qualité ; ils comprennent les cités SOCOCIM, BATA et RADIO ainsi que le lotissement de l’OHLM.

  • 🔄 Le système-castor répartissait les tâches ainsi : l’employeur fournissait gratuitement le ciment et soutenait financièrement la coopérative des salariés, la coopérative gérait les matériaux et le gros œuvre, les futurs résidents réalisaient ensemble les finitions

📌 Avant la loi de 1964 sur le Domaine National, l’accord d’un détenteur coutumier sur une terre immatriculée pouvait autoriser une implantation légale et régulière, tandis que son accord sur une terre non immatriculée n’avait pas de valeur légale sans autorisation administrative de construire.

  • Entre 1969 et 1974, Tiawlène, Mérina et Diokoul ne se sont pas étendus en superficie, tandis que Tiokho ne s’est agrandi que de 5 000 m².

  • La densification des anciens noyaux lebou résulte de la croissance démographique et du blocage de l’expansion périphérique, notamment à l’ouest par des propriétaires qui immobilisent leurs terrains en attendant le Plan d’Urbanisme.

📌 Les trames régulières, héritées des lotissements volontaires, sont géométriques et structurées par une voirie aménagée avant la construction, tandis que les trames irrégulières caractérisent surtout les quartiers accolés spontanément à l’ancien tissu.

📌 La nature des constructions ne correspond pas systématiquement au type de trame : des proportions importantes de baraques en bois se trouvent aussi bien dans des quartiers réguliers que dans des quartiers irréguliers.

  • La norme de desserte retenue pour une borne-fontaine est de 500 habitants, alors qu’en 1973 les valeurs observées à Rufisque allaient de 774 habitants par borne à Tiokho à 3 447 à Gouye Mouride.

  • En 1973, les prises d’eau individuelles de Rufisque étaient concentrées dans l’Escale et les cités, tandis que les quartiers mal desservis regroupaient 87 % de la population et consommaient rarement plus de 18 litres d’eau par personne et par jour aux bornes-fontaines.

  • Seule l’Escale disposait d’un réseau d’égouts ; ailleurs, les canaux d’évacuation des eaux pluviales servaient aussi d’égouts à ciel ouvert.

  • Les services publics nationaux et les principaux services privés étaient concentrés dans l’Escale, tandis que les écoles primaires et les collèges d’enseignement général étaient répartis dans la ville.

Compléments

  • L’OHLM disposait d’un terrain de 12 hectares sur lequel 55 logements ont été construits entre 1963 et 1968, puis 72 entre 1969 et 1973 ; les logements de la deuxième tranche étaient proposés en location-vente à 13 850 francs CFA par mois pendant 10 ans pour quatre pièces.

  • La première cité SOCOCIM, la cité RUFCIM, comptait 52 villas construites en 1958 et achetées par les employés en location-vente, avec des remboursements mensuels de 3 000 à 10 000 francs CFA sur 8 à 12 ans.

  • La cité-castor de la SOCOCIM devait comprendre deux tranches de 50 et 58 logements en dur, et une construction de deux pièces coûtant environ 700 000 francs CFA sur le marché pouvait être réalisée pour environ la moitié de ce prix.

  • Les quartiers issus de greffes spontanées comprennent le Champ de Courses, fondé par B. SY après son arrivée en 1936, Dangou Sud, Santhiaba Nord, Colobane Kao et Colobane Gouye Mouride, fondé en 1959 par Abdoulaye FAYE.

5. Planification et contraintes urbaines

Notions clés & Définitions

  • Grès de plage : Sédiment de plage consolidé par un ciment calcaire, selon la définition d’A. Guilcher.

★ À maîtriser

  • Les anciens villages lebou déplacés au nord en 1904 sans lotissement, notamment Dangou Nord et Santhiaba, ont une trame irrégulière, avec davantage de baraques à Dangou Nord.

  • Les lotissements de déguerpis comprennent :

    • Fass
    • Nimzatt
    • Dar Es Salam
    • Médine
    • Valda

📌 Champ de Courses, Léona, Dangou Sud et Colobane Kao passent pour des quartiers spontanés « réguliers », tandis que Colobane Gouye Mouride, Ndargou Ndao, le nord de Santhiaba et les marges de la route de Sangalkam passent pour « irréguliers ».

  • Le Plan Directeur prévoit de séparer habitat et circulation, de hiérarchiser les voies selon la vitesse, de faciliter les relations entre habitat et travail et de développer des « parcelles assainies ».

  • Le recul rapide de la plage et l’entaille du cordon littoral lors des marées de vives-eaux menacent les populations riveraines de Mérina et Tiawlaine et contribuent au démantèlement de la bordure méridionale de l’Escale.

  • Les vertisols développés sur les marnes sont peu adaptés à la construction : ils se gorgent d’eau en hivernage et se fissurent largement par dessiccation en saison sèche.

  • La loi sur le Domaine National du 17 juin 1964 s’applique aux terres non immatriculées, ou en cours d’immatriculation, à la date de son entrée en vigueur.

  • Le droit foncier combine :

    • le droit coutumier lebou
    • l’immatriculation foncière individuelle
    • la loi sur le Domaine National

Compléments

  • Dans les lotissements de déguerpis, la nature des constructions dépend souvent des rétrocessions illégales de parcelles, et les paillottes d’immigrants récents sont nombreuses au nord, loin de l’Escale.

  • Le faux lotissement de Cotobane a connu des ajustements spontanés de sa trame, et sa densification conduit à la saturation.

  • Au regard du Plan d’Urbanisme, tous les quartiers spontanés étudiés sont en marge de la loi.

  • À Bargny, le profil côtier indique un retrait de 4 à 5 mètres du cordon littoral là où le grès de plage disparaît.

  • L’espace bâti de Rufisque s’étend surtout sur des marnes de l’Yprésien, recouvertes au nord par des digitations sableuses.

  • Le patrimoine familial distingue : les biens paternels (ndono genyo), répartis entre la lignée maternelle pour un tiers et les enfants pour deux tiers, les biens maternels (alalu negu ndey), indivis et inaliénables, les biens personnels (alelu boppa), acquis par le travail

Astuce mémo

Le recul du littoral → le déplacement des habitants vers l’intérieur.

6. Déclin de la pêche rufisquoise

★ À maîtriser

  • Après-guerre, les commerçants libanais se substituent progressivement aux sociétés européennes dans le commerce rufisquois de redistribution, surtout dans l’alimentation en demi-gros.

  • L’aire de redistribution de Rufisque s’étend surtout au nord le long de la route de Mboro, s’élargit à l’ouest jusqu’à Mbao et, à l’est, s’arrête autour de Sébikotane sous l’influence de Thiès et de la route nationale.

  • La redistribution rufisquoise est limitée par la proximité de Dakar et par l’amélioration des routes, qui permettent aux commerçants de se rendre directement dans la capitale sans passer par Rufisque.

  • La pêche rufisquoise décline : les prises annuelles estimées passent d’environ 3 000 tonnes en 1960 à 800-1 000 tonnes en 1972. - J.C. PINSON

  • À Rufisque, le nombre de pêcheurs est passé de 2 000 à 2 500 en 1960 à moins de 1 200, probablement environ 1 000, en 1972.

  • Le nombre de pirogues motorisées est passé de 174 en 1960 à une centaine en 1972, tandis que les pirogues à voile sont passées de 206 à environ 126.

  • En 1972, Rufisque fournissait 25,8 % du poisson frais vendu quotidiennement sur son grand marché, contre 51,5 % pour Bargny et 2,7 % pour Dakar.

  • Des pêcheurs de la Petite Côte et des intermédiaires, souvent rufisquois, ont organisé spontanément des circuits d’approvisionnement utilisant notamment voitures, camionnettes et cars rapides.

Compléments

  • En 1972, les prises de pêche piroguière de Rufisque sont estimées à 743 tonnes, selon les rapports mensuels des agents du Service des Pêches Maritimes.

  • Les statistiques des agents locaux estiment à 12 069 tonnes les prises totales de pêche piroguière des centres du Cap-Vert en 1972, tandis que la Direction des Pêches à Dakar estime le total à 14 487 tonnes.

  • En 1972, la coopérative de pêche de Rufisque comptait 48 adhérents.

  • En août, la décharge d’eaux tropicales libériennes vers le Cap-Vert favorise la pêche aux poissons de surface, notamment les sardinelles et les chinchards ; en saison sèche, les alizés provoquent l’upwelling d’eaux subprofondes, qui fertilise la couche de couverture et favorise l’arrivée de poissons de fond.

  • Le déplacement saisonnier du maximum d’upwelling, de Joal en décembre à Rufisque en janvier puis à Cayar en février-mars, oblige les pêcheurs à s’éloigner pendant la saison sèche et rend la motorisation des pirogues importante.

  • En 1972, un moteur canadien de 6 CV coûtait 110 525 francs CFA et un moteur de 25 CV 166 286 francs CFA ; le premier était financé par un acompte de 25 325 francs CFA puis 24 versements de 3 550 francs CFA à la coopérative.

  • En 1968, la consommation de poisson dans le Cap-Vert était estimée à 70 kg par habitant et par an.

  • Parmi 100 vendeuses de poisson interrogées au grand marché, 15 s’approvisionnaient en poisson sec auprès d’un bana-bana, 30 en poisson frais auprès d’un bana-bana, 27 vendaient la pêche de leur mari, 16 achetaient directement à un pêcheur et 12 à un grossiste.

Astuce mémo

Concurrence et coûts croissants → recul des pêcheurs et des prises

7. Circuits d’approvisionnement du marché

Notions clés & Définitions

  • Bana-bana : Intermédiaire qui peut être à la fois marchand ambulant, courtier, prêteur et transporteur.

★ À maîtriser

  • En 1972, 76,3 % des vendeurs de produits du grand marché déclaraient passer par un bana-bana et n’être que le dernier maillon de la chaîne d’approvisionnement.

  • Les enquêtes de 1972 relevaient une activité agricole, unique ou complémentaire, chez environ 5 % des actifs, mais davantage de chefs de ménage et de salariés déclaraient posséder des parcelles cultivées par eux-mêmes ou leur famille.

  • Les produits quotidiens vendus au grand marché provenaient principalement de villages au nord de Rufisque, et 71,6 % venaient de Keur D. Sarr, Keur Ndiaye Lô, Sangalkam et Bambylor.

  • En 1963, Rufisque comptait huit unités industrielles employant plus de 50 salariés, et les activités industrielles de la ville offraient alors 1 800 emplois.

  • Les fermetures d’usines ont supprimé environ 600 à 700 emplois permanents, saisonniers ou journaliers, sans que les moins de 400 emplois industriels créés depuis 1960 compensent cette perte.

📌 La fonction commerciale de Rufisque conservait une aire de collecte alimentaire autonome, tandis que les autres activités tertiaires relayaient le plus souvent des décisions prises à Dakar.

  • Les dispensaires de Yène, Sébikotane, Bambylor, Sangalkam et Bargny relèvent de la circonscription médicale de Rufisque, organisée en réseau hiérarchisé avec 6 ambulances.

  • Les coopératives agricoles et les services locaux de l’Élevage travaillent directement avec Dakar, et l’automatisation téléphonique du Cap-Vert, avec des équipements SOCOTEL à Mbao, Sangalkam et Sébikotane, retire à Rufisque son rôle de pivot des communications.

  • L’École nationale et multinationale des télécommunications, établissement supérieur en internat à Rufisque, accueille des élèves de plusieurs pays africains et rayonne sur toute l’Afrique noire.

Compléments

  • Les circuits commerciaux du poisson échappaient totalement aux contrôles administratifs, mais assuraient une desserte régulière du marché et faisaient vivre notamment les transporteurs, les porteurs de paniers et les fabricants de cagettes.

  • Les petites exploitations produisaient surtout du sorgho et du mil, tandis que l’arachide était cultivée principalement sur les sols dior sablonneux, car les vertisols lourds étaient difficiles à travailler.

  • En 1972, le manioc cultivé dans les anciens lakhas avait un rendement moyen de 4 tonnes par hectare, permettant la vente des surplus, généralement par les femmes.

  • En 1972, 68 % des carrés visités lors des enquêtes servaient aussi d’enclos pour les moutons.

Astuce mémo

Une toile d’araignée relie villages, pêcheurs, bana-bana et vendeuses

8. Dépendance économique et emploi

★ À maîtriser

  • À l’agence BICIS de Rufisque, 93 % des déposants sont Rufisquois et un seul bénéficiaire de crédit réside hors de la ville.

  • En 1973, Rufisque compte au plus environ 700 emplois tertiaires publics ou semi-publics, contre plus d’un millier estimé en 1960 par J.C. PINSON.

  • La population active potentielle de 15 à 59 ans représente 59,08 % des citadins, soit une estimation comprise entre 47 000 et 50 000 personnes.

  • Le nombre de travailleurs réellement en activité à Rufisque est estimé à environ 14 000 à 15 000 personnes.

  • En 1973, au moins 40 % des actifs masculins sont estimés sans travail, contre plus du tiers à des degrés divers en 1963 selon J.C. PINSON.

  • Environ 6 000 personnes quittent quotidiennement Rufisque pour travailler, soit près de 60 % des salariés résidant dans la ville.

Compléments

  • La BICIS ouvre une succursale à Rufisque en 1967, d’abord comme antenne bihebdomadaire, puis comme bureau local permanent à partir de 1972.

  • La BIAO collecte périodiquement les fonds des entreprises industrielles et des gros négociants par camion, sans passer par un relais rufisquois.

  • En 1963, les trois camps militaires de Rufisque regroupent environ 1 000 Sénégalais, et leur fermeture entraîne une importante baisse des revenus de certains propriétaires de l’Escale.

  • Les actifs masculins potentiels représentent 30,45 % de la population totale, soit 24 360 personnes pour 80 000 habitants ou 25 882 pour 85 000 habitants.

  • Les enquêtes de quartier estiment que les actifs masculins réels représentent entre 46 % et 67,3 % des hommes en âge de travailler.

  • Les hommes fournissant des revenus monétaires représentent 17,68 % de la population pour une ville de 80 000 habitants et 18,7 % pour 85 000 habitants.

  • Les salariés rufisquois sont majoritairement classés dans les catégories 1 à 4 du tableau des salaires horaires, situées au bas de l’échelle des revenus monétaires.

  • Le revenu médian des ménages des quartiers ouest, estimé par l’équipe économie de la mission du SMUH, se situe entre 18 000 et 25 000 CFA par mois.

  • Les transports constituent la seule activité tertiaire hors commerce dotée d’un réseau autonome local : les cars rapides relient Rufisque à l’ouest jusqu’à Hann et Yeumbeul et à l’est jusqu’à Mbour et Thiès.

  • En 1963, J.C. PINSON estimait à environ 2 000 le nombre de salariés rufisquois employés hors de la ville, soit moins du tiers des travailleurs rufisquois.

Astuce mémo

Emplois locaux en recul → migrations vers Dakar

9. Crise et essor du maraîchage

★ À maîtriser

  • Les mils et sorghos sont principalement cultivés à l’est de Rufisque, particulièrement sur les vertisols du CER de Sébikotane.

  • Les bas-fonds interdunaires au nord de Rufisque représentent environ 50 % des superficies légumières du Cap-Vert en 1972, soit 1 200 hectares sur 2 490.

  • Entre 1970 et 1974, les mauvais hivernages ont stoppé l’extension des superficies maraîchères au nord de Rufisque et provoqué leur stabilisation, voire leur régression.

  • En année normale, le système de rotation permettait 5 à 6 récoltes en culture arrosée et 2 à 3 récoltes en culture de bas-fonds.

  • Depuis 1961, la spécialisation maraîchère liée à la demande des marchés urbains du Cap Vert, évaluée à 50 000 à 60 000 tonnes en 1970, a accru d’au moins 25 % la superficie légumière au nord de Rufisque.

  • Dans le CER de Bambylor, le nombre d’exploitations maraîchères est passé de moins de 700 en 1961 à au moins 1 170 en 1973.

  • La population du CER de Bambylor est passée de 3 955 habitants en 1961 à 8 283 en 1969, puis à 13 257 en 1973.

  • En 1971, les titres fonciers immatriculés représentaient 19,5 % du terroir-test de Sébikotane, soit 3 460 hectares sur environ 18 000 hectares.

  • Entre 1969 et 1973, les cultivateurs représentaient 68,5 % des vendeurs de terrains immatriculés entre Rufisque et Bambylor, contre 14 % pour les familles lebou et 12,2 % pour les Européens.

  • Entre 1969 et 1973, les habitants de Rufisque ont acheté 49,67 hectares sur les 311,34 hectares de vergers vendus au nord de la ville, soit 16 % de la superficie totale.

Compléments

  • Les densités de population sont de 82,8 habitants par km² dans le CER de Bambylor et de 42,7 habitants par km² dans celui de Sébikotane.

  • En 1971-1972, le secteur de Sébikotane produit 638 tonnes de mil et sorgho sur 747 hectares, soit 80,0 % de la superficie et 85,5 % de la production indiquées pour les secteurs du tableau.

  • En 1971-1972, Sébikotane produit 330 tonnes de manioc et patates douces sur 82,50 hectares, soit 87 % de la production et 86,4 % de la superficie indiquées dans le tableau.

  • Entre 1961 et 1968, la superficie consacrée aux cultures légumières augmente en moyenne de 20 % selon l’estimation de J.C. ARNAUD fondée sur l’examen de photographies aériennes.

  • Entre 1973 et 1974, 220 hectares à Kounoune et 93 hectares à Niakoul Rap ont été cultivés, tandis que les cultures de versant, qui exigeaient un arrosage fréquent, ont souvent été abandonnées.

  • Plus de 72 % des 450 à 470 nouvelles exploitations recensées étaient tenues par des cultivateurs qui ne pratiquaient pas auparavant le maraîchage, mais résidaient dans le CER.

Astuce mémo

Les bas-fonds résistent mieux que les cultures de versant, dépendantes d’arrosages fréquents.

10. Échanges et pôles ruraux

★ À maîtriser

  • Les routes et les pistes structurent les points de ramassage des produits agricoles, situés dans des villages ou à des croisements de pistes secondaires.

  • Les circuits spontanés, par lesquels transitait 80 % du volume des légumes vendus, échappaient statistiquement au contrôle de la commercialisation.

  • Dans la zone de Sangalkam-Bambylor, les relations de transport avec Dakar représentaient 61,3 % du trafic total, contre 26,1 % avec Rufisque.

  • En 1974, l’industrie sénégalaise fournit plus de 23 % de la production intérieure brute.

📌 Le secteur industriel sénégalais est récent, géographiquement concentré et dominé par les industries légères de consommation.

  • En 1974, les industries alimentaires contribuent pour 42,8 % et les industries textiles pour 11,6 % au chiffre d’affaires industriel global.

  • En 1974, le Cap-Vert regroupe 88 % des entreprises et 79,4 % des emplois industriels du Sénégal.

Compléments

  • En 1968, le SYNJAMAR regroupait 3 000 adhérents répartis en 70 sections.

  • L’UNICOOP regroupait les 24 coopératives rurales régionales et disposait, depuis 1969, d’un centre de conditionnement des pommes de terre au kilomètre 9 de la route de Rufisque.

  • En 1972, NUTRISENEGAL a commercialisé environ 2 000 bovins, dont les trois quarts étaient destinés à la coopérative des bouchers sénégalais.

  • En 1973, la BUD a vendu plus de 3 000 tonnes de légumes sur le marché dakarois et en a exporté environ 2 500 tonnes vers l’Europe occidentale.

  • Pour Sébikotane, les relations de transport avec Dakar représentaient 67,8 % du trafic total, contre 21,1 % avec Rufisque.

📌 L’espace industriel Thiaroye-Mbao forme un axe étiré entre les kilomètres 9 et 20, au sud de la route de Rufisque, distinct de la zone industrielle portuaire et de l’ensemble centré sur Rufisque.

📌 La croissance industrielle du Cap-Vert s’explique moins par ses anciens atouts géographiques que par leur valorisation au moyen de nouveaux mécanismes économiques et politiques.

Astuce mémo

Dakar attire davantage les flux que Rufisque, malgré la proximité administrative de cette dernière.

11. Les effets de la Seconde Guerre mondiale

★ À maîtriser

  • Avant la Seconde Guerre mondiale, le pacte colonial organise l’exportation des matières premières africaines à l’état brut et l’importation de produits manufacturés métropolitains.

  • La production sénégalaise d’huile passe de 11 000 tonnes en 1939 à 40 000 tonnes en 1941, tandis que les exportations progressent de 5 500 à 24 000 tonnes.

Compléments

  • De 1900 à 1940, le commerce reçoit 39 % des investissements privés recensés en AOF, AEF, au Cameroun et au Togo, tandis que l’industrie en reçoit 7,5 %.

  • La loi du 6 août 1933 accorde un régime préférentiel aux huiles coloniales sur le marché douanier français, mais limite leur entrée en franchise à 5 000 tonnes par an jusqu’en 1939.

  • En 1941, la production sénégalaise d’arachides tombe à 220 000 tonnes et les exportations dépassent à peine 170 000 tonnes, contre plus de 450 000 tonnes exportées chaque année de 1936 à 1939.

  • Le contingent d’huile admis en franchise passe de 12 000 tonnes en 1939 à 45 000 tonnes en 1941 pour répondre aux besoins de l’Afrique du Nord et compenser les dommages subis par les industries métropolitaines.

  • La Société LESIEUR crée une huilerie à Dakar en 1941 et la CFAO met en route son huilerie de Rufisque en 1940.

  • Entre 1942 et 1945, trente autorisations de création industrielle sont accordées au Sénégal, dont plus d’une vingtaine dans le Cap-Vert.

  • À Rufisque, BATA mécanise en 1941 son centre de stockage de chaussures pour fabriquer des chaussures à partir des cuirs sénégalais et y emploie une centaine de salariés.

  • À Rufisque, la société VALDA implante en 1942 une usine de produits pharmaceutiques qui emploie une cinquantaine d’ouvriers.

  • La SOFAC inaugure en 1944 une conserverie de thon à Rufisque, créant 650 emplois temporaires.

  • La cimenterie SOCOCIM, dont le gisement de calcaire de Bargny est prospecté en 1942, est mise en route en 1948 après des travaux réalisés entre 1945 et 1948.

  • Les petites activités qui ne survivent pas à la concurrence après 1950 sont :

    • la tannerie
    • la chocolaterie
    • les briqueteries

Astuce mémo

Rupture des approvisionnements → essor des huileries et des industries de substitution

12. La politique coloniale et l’industrialisation

★ À maîtriser

  • En 1946, le Fonds d’investissement et de développement économique et social des territoires d’outre-mer (FIDES) est créé pour financer les plans quadriennaux lancés en 1947-1948.

  • Les deux plans FIDES de 1948 à 1957 mobilisent 38,3 milliards de francs CFA d’investissements publics au Sénégal.

  • Les mesures fiscales prises à partir de 1955 comprennent : la suppression du droit fiscal de sortie pour les produits exportés, la suppression de la taxe de transaction pour les produits exportés, la suppression de la taxe locale sur le chiffre d’affaires pour les produits exportés, la diminution des taxes de consommation pour les produits vendus sur le marché

📌 La route bitumée Dakar-Rufisque constitue un facteur de localisation de l’axe industriel : élargie à 9 mètres dès 1951 et reliée en 1953 à la prolongation est de l’autoroute, elle donne accès à des terrains proches de Dakar mais moins chers que ceux de la zone portuaire.

Compléments

  • La Constitution française d’octobre 1946 transforme le cadre des relations entre la métropole et les colonies, tandis que de nouveaux cadres institutionnels favorisent l’émergence d’élites politiques africaines.

  • La loi du 30 avril 1946 met en place un plan de développement économique et social pour les territoires d’outre-mer.

  • Durant les deux plans FIDES, l’infrastructure des transports reçoit environ un tiers des investissements publics réalisés au Sénégal.

  • En 1948, la SOCOCIM inaugure une cimenterie dont la capacité de production initiale est d’environ 60 000 tonnes par an.

  • La production d’électricité au Sénégal passe de 16 millions de kWh en 1947 à plus de 76 millions en 1955, et le prix du kWh baisse à 6,9 francs CFA en 1957.

  • La loi-cadre de 1956 favorise les investissements privés par des garanties au capital, l’organisation du crédit pour les petites et moyennes industries et l’incitation des gouvernements locaux à valoriser leurs ressources.

  • Dès 1954, G. HAUSER signale une zone de concentration industrielle entre les kilomètres 10 et 13 de la route de Rufisque. - HAUSER G., Les industries de transformation de la région de Dakar

  • En 1953, la Cotonnière du Cap Vert, l’ICOTAF et la première unité de la SOTIBA constituent les premiers éléments du groupe textile implanté le long de l’axe Thiaroye-Mbao.

📌 Les industries textiles de l’axe Thiaroye-Mbao sont relativement peu dépendantes du port, car elles utilisent des matières premières venant de l’intérieur et desservent surtout le marché de l’AOF par la route et le rail.

  • La deuxième unité de la SOTIBA, consacrée aux impressions fancy prints, et la Société Cotonnière Transocéanique, qui fabrique des couvertures, s’ajoutent au groupe textile en 1957.

13. Localisation et ressources de l’axe industriel

★ À maîtriser

  • Les terrains traversés par la route de Rufisque sont peu spéculatifs, majoritairement constitués de sols dior et rarement immatriculés, ce qui facilite leur achat à moins de 500 francs CFA le m².

  • Les unités textiles sont regroupées autour de Thiaroye, où la route surmonte une réserve importante d’eau de la presqu’île.

  • L’exploitation intensive de la nappe douce commence en 1950 et élargit progressivement le bassin versant : 9,5 km² et 13 500 m³/j en juillet 1953, 16,4 km² et 17 000 m³/j en juin 1955, puis 19,4 km² et 17 500 m³/j en juillet 1957.

  • Le plan directeur d’urbanisme adopté en 1951 donne à la route de Rufisque un rôle de support à l’extension industrielle vers l’est de Dakar.

  • En 1960, l’axe Thiaroye-Mbao compte plus de 2 200 salariés, soit 15 % des emplois industriels recensés au Sénégal.

  • En 1959, l’industrie sénégalaise hors artisanat et BTP contribue pour 11 % à la production intérieure brute au coût des facteurs et emploie entre 14 000 et 15 000 salariés dans les industries extractives et manufacturières.

  • La branche alimentation représente plus de 83 % du chiffre d’affaires des industries manufacturières, mais sa valeur ajoutée ne correspond qu’à 26,2 % de son chiffre d’affaires, contre 30,6 % en moyenne nationale.

  • Les huileries représentent plus de 60 % du chiffre d’affaires total des industries manufacturières et rendent l’industrie dépendante de la production arachidière.

  • Les échanges interindustriels sénégalais sont faibles : les achats et ventes en amont comme en aval se font surtout avec le monde agricole ou la métropole.

  • Le nouvel espace industriel ne compte aucune huilerie et une seule entreprise alimentaire, mais regroupe 70 % des emplois du textile.

Compléments

  • Les sols dior sont partiellement cultivés en céréales pendant l’hivernage et servent au transit des bovins destinés au marché dakarois en saison sèche.

  • La Cotonnière du Cap Vert a acquis un terrain de 3 ha appartenant à une ancienne pêcherie de thon, près du wharf de Thiaroye.

  • Le fossé monoclinal sous Thiaroye, orienté sud-est–nord-ouest, s’enfonce du sud vers le nord, avec un fond à −30 m sur le littoral sud et à −70 m sur le littoral nord.

  • Les formations aquifères comprennent, de bas en haut, des sables argileux discontinus, des sables grossiers de 2 à 10 mm et des sables éoliens de l’Ogolien.

  • Une ligne aérienne de 30 kV longe la route jusqu’à Thiès et distribue l’énergie de la centrale thermique de Dakar.

  • En 1959, les industries alimentaires et du tabac réalisent 35 443 millions de francs CFA de chiffre d’affaires sur un total industriel de 67 532 millions.

Astuce mémo

Terrains peu chers et ressources en eau et énergie → implantation industrielle le long de la route.

14. Crise industrielle et politiques de relance

★ À maîtriser

  • Entre 1956 et 1959, la production industrielle nette augmente de 78 %, puis une période de stagnation coïncide avec la fragmentation politique de l’ex-AOF et la perte de marchés extérieurs.

  • Le marché absorbait les parts suivantes de la production sénégalaise :

    • 70 % des confiseries
    • 50 % du sucre
    • 35 % des allumettes
    • 27 % des produits textiles
    • 30 % du tabac
    • 25 % du savon
    • 15 % du ciment et des chaussures
  • Le 9 mai 1961 entrent en vigueur des mesures de protection prohibant l’importation des marchandises que le Sénégal peut fournir, notamment les allumettes, le sucre en morceaux et les huiles.

  • Le régime des entreprises prioritaires exige au minimum 40 millions de francs CFA d’investissement sur trois ans et la création directe d’au moins 40 emplois permanents de cadres et ouvriers sénégalais.

  • Le régime des entreprises conventionnées exige un programme d’investissement d’au moins 500 millions de francs CFA sur trois ans et un engagement de production envers l’État.

  • Le premier plan quadriennal (1961-1964) vise à développer les industries légères de consommation, à créer des industries de base et à accroître la production de 13 % par an pour créer 8 000 emplois avec 17 milliards de francs CFA d’investissements.

  • Entre 1965 et 1969, 37,5 % des investissements industriels, soit près de 6 milliards de francs CFA, sont réalisés le long de la route de Rufisque entre Thiaroye et le Cap des Biches.

  • Après la crise de 1962-1965, le textile se reconvertit vers de nouveaux produits destinés prioritairement au marché national, en substituant des produits locaux aux importations.

Compléments

  • En septembre 1958, le Sénégal perd le marché guinéen, où s’écoulaient pour plus d’un milliard de francs CFA de produits.

  • Les conséquences de la fermeture des marchés extérieurs se font sentir à partir de 1962, sauf notamment dans le ciment, où le Sénégal dispose d’une situation de monopole, et dans les conserveries et huileries, qui exportent peu vers l’Afrique.

  • Révisés en 1963, les objectifs du premier plan ne sont pas atteints : environ 7 milliards de francs CFA sont investis et la croissance moyenne est évaluée à 5,6 % par an.

  • Le deuxième plan quadriennal (1966-1969) accompagne une reprise industrielle ; en 1969, le chiffre d’affaires industriel hors BTP est estimé à 67 milliards de francs CFA et le secteur secondaire dépasse 18 % de la production intérieure brute.

  • En 1969, les exportations représentent 44 % du chiffre d’affaires industriel sénégalais.

  • La centrale thermique du Cap des Biches, achevée dans sa première tranche en janvier 1967, a une puissance installée de 27 500 kW et est alimentée par un oléoduc venant de la raffinerie de Mbao.

  • En 1963, la raffinerie de pétrole de la Société Africaine de Raffinage est construite sur le littoral de Mbao.

Astuce mémo

Perte des marchés extérieurs → stagnation → protection et planification.

15. Emploi, capital et typologie industrielle

★ À maîtriser

  • En 1972, la chimie et le textile représentent ensemble 63 % des unités industrielles de l’axe Thiaroye-Mbao.

  • En 1974, la chimie et le textile réalisent ensemble plus de 90 % du chiffre d’affaires industriel de l’axe Thiaroye-Mbao.

  • En 1974, quatre entreprises réalisent 81,7 % du chiffre d’affaires total de l’axe Thiaroye-Mbao.

  • En 1974, les entreprises de l’axe comprennent 16,7 % de petites entreprises, 29,2 % de moyennes entreprises et 54,1 % de grandes entreprises, contre respectivement 43,1 %, 37,4 % et 19 % au Sénégal.

📌 En 1972, la chimie réalise plus de la moitié du chiffre d’affaires de l’axe mais emploie 24,4 % des salariés, tandis que le textile regroupe 66,5 % des emplois.

  • La typologie distingue :
    • les oligopoles
    • les petites entreprises
    • les moyennes entreprises

📌 Les cars rapides sont plus souples, plus nombreux et moins chers que les autobus sur le trajet Dakar-Thiaroye, tandis que les autobus offrent un service organisé mais à parcours fixes et à tarifs supérieurs.

  • Le trafic interurbain à Dakar est estimé à 10 700 voyageurs par jour sur la route contre 3 000 sur le chemin de fer, et 75 % des plus de 15 000 voyageurs quotidiens sur l’axe Dakar-Mbao-Rufisque-Thiès empruntent la route.

  • L’ensemble Pikine-Thiaroye Gare-Thiaroye-sur-Mer fournit environ 50 % de la main-d’œuvre de l’axe, tandis que Dakar représente entre 25 % et 36,4 % des arrivées de travailleurs.

Compléments

  • Sur l’axe Thiaroye-Mbao, 55 % des unités industrielles sont postérieures à l’Indépendance, contre plus de 52 % des 100 premières unités sénégalaises créées après 1960.

  • À l’exception de SOTIBA-SIMPAFRIC, les principales unités textiles de l’axe ont été implantées entre 1945 et 1960, tandis que les usines chimiques se distinguent par leur implantation récente.

  • En 1974, la SAR et la SIES réalisent ensemble 20 235 millions de CFA, soit 89,5 % du chiffre d’affaires de la chimie de l’axe.

  • En 1974, SOTIBA-SIMPAFRIC et ICOTAF contribuent à 91,5 % du chiffre d’affaires textile de l’axe, SOTIBA-SIMPAFRIC en réalisant seule 72,8 %.

  • En 1974, 15,1 % des entreprises de l’axe ont un chiffre d’affaires inférieur à 25 millions de CFA, contre plus de 43 % des entreprises sénégalaises.

  • En 1973, l’axe compte 3 418 emplois industriels permanents, soit 15,1 % des emplois manufacturiers nationaux, 12,8 % des emplois industriels du pays et un peu plus de 16 % de ceux de la région du Cap-Vert.

  • Entre 1960 et 1973, les emplois industriels permanents de l’axe progressent de 52 %, tandis que les investissements augmentent de 60 %.

Astuce mémo

Chimie capitalistique, textile employeur

16. Diversification des industries manufacturières

★ À maîtriser

  • Depuis 1970, la Casamance et le Sénégal oriental sont devenus les principaux fournisseurs de coton des industries textiles du Cap-Vert, devant le Mali, la Haute-Volta et l’Égypte.

  • La production sénégalaise de coton-graine est passée de 9 755 tonnes en 1969 à 32 854 tonnes en 1974, tandis que les usines d’égrenage avaient une capacité de 54 000 tonnes en 1974.

📌 L’approvisionnement direct par conduite sous-marine concerne le pétrole brut de la SAR et l’ammoniac de la SIES, tandis que la plupart des autres produits importés transitent par le port de Dakar puis par la route.

  • La gestion, les services bancaires et les télécommunications des usines de l’axe dépendent principalement de Dakar, alors que certaines grandes installations disposent de ressources autonomes en eau de mer et en électricité.

  • Les industries de l’axe vendent principalement sur le marché national, contrairement aux industries sénégalaises en général, dont les exportations représentent 47,5 % du chiffre d’affaires en 1974.

📌 Les héritages industriels de 1945-1960, tels qu’ICOTAF, CAFAL et La Rochette, ont subi la perte de leur ancien marché fédéral, tandis que des créations postérieures à 1960 comme la SAR et la SIES sont mieux adaptées au marché sénégalais mais limitées par sa taille.

  • ICOTAF a installé à Pikine quatre unités nouvelles :

    • une filterie
    • un atelier de tissage Jacquard
    • une unité de tissage de pagnes
    • une unité de tissage de fibres synthétiques polyester-coton et polyester-viscose
  • En 1972, le potentiel textile décrit atteint 12,7 millions de mètres de tissus par an et 250 000 couvertures, avec 11 700 broches à filer, 4 600 broches à retordre et 220 métiers à tisser SACM en grande largeur.

  • Depuis 1965, SOTIBA investit 850 millions de francs CFA pour se moderniser et améliorer ses productions face aux tissus teints et imprimés importés à bas prix.

Compléments

  • La SODEFITEX, société d’économie mixte créée le 29 avril 1974 avec 80 % de participation sénégalaise et 20 % de la CFDT, avait pour objectifs en 1978-1979 d’atteindre 55 000 hectares et 75 000 tonnes de coton-graine.

  • La STS, créée à Thiès en 1969 et détenue conjointement par ICOTAF, SOTIBA et la Cotonnière du Cap-Vert, fournit des tissus écrus à l’usine de teinture de SOTIBA-SIMPAFRIC.

  • La SIES a consommé 60 000 tonnes de phosphate tricalcique en 1972, livré à l’usine au prix de 3 100 francs CFA la tonne.

  • Après la crise de 1965, ICOTAF a adapté sa production au marché sénégalais, réduit par l’éclatement de l’AOF et le départ des troupes françaises.

  • Les quatre unités nouvelles d’ICOTAF ont représenté 280 millions de francs CFA d’investissements et se sont accompagnées de la création de la SODATIS, constituée à parts égales entre ICOTAF et DOLLFUS-MIEG.

  • En 1972, la capacité textile est utilisée à plein, avec 48 heures de travail hebdomadaire à Pikine en équipes de trois-huit et une activité dominicale à Rufisque.

  • En 1972, le Sénégal absorbe 95 % des ventes textiles considérées.

17. Blocages des oligopoles chimiques

★ À maîtriser

  • La capacité de la raffinerie SAR reste constante pendant dix ans, jusqu’à son augmentation de 600 000 à 700 000 tonnes en 1973.

  • En 1971, la consommation sénégalaise de produits pétroliers blancs et noirs est égale, tandis que le port de Dakar importe plus de 990 000 tonnes d’hydrocarbures, dont 667 000 tonnes de fuel et 175 000 tonnes de diesel.

📌 La SAR ne peut augmenter sa production de produits noirs sans produire aussi des produits blancs, car le marché sénégalais ne pourrait absorber les volumes supplémentaires de produits blancs.

📌 La production d’éthylène à Mbao est bloquée par la difficulté de valoriser les sous-produits obtenus à partir du propane ou du naphta et par une taille minimale d’unité rentable de 60 000 tonnes, alors que le marché sénégalais ne justifie que 10 000 tonnes de PVC.

  • La SIES dispose d’une capacité annuelle de 120 000 tonnes d’engrais locaux et de 60 000 tonnes d’engrais exportables à forte teneur, mais n’a jamais utilisé pleinement cette capacité depuis la mise en route de l’usine en 1968.

  • Le seuil de rentabilité de la SIES est fixé à 60 000 tonnes par an et l’État garantit ce seuil en versant une indemnité compensatrice si la production est inférieure.

Compléments

  • En 1972, les marchés estimés sont de 450 000 tonnes au Sénégal, 100 000 tonnes en Mauritanie et environ 60 000 tonnes dans l’ouest du Mali autour de Bamako.

  • La fiscalité prélève plus de 50 % du prix de l’essence ordinaire et du super, ce qui freine la croissance de la demande.

  • En 1973, la SAR produit 672 393 tonnes au total, dont 298 320 tonnes de fuel oil et 97 996 tonnes de gas oil.

  • Au Sénégal, les produits finis de la SAR sont acheminés vers les dépôts par cinq pipes, puis des camions prennent le relais pour ravitailler les stations-service.

  • La production d’acétylène est limitée par des unités rentables de plus de 10 000 tonnes par an et par des gaz associés inutilisables sur le marché sénégalais.

  • La fabrication de benzène est écartée parce qu’elle produit aussi du xylène et du toluène peu valorisables au Sénégal et que les unités rentables produisent au moins 20 000 tonnes par an, alors que les besoins sénégalais sont estimés à 1 500 tonnes.

  • L’irrégularité des précipitations et la priorité donnée à la sécurité alimentaire ont freiné le marché des engrais ternaires pour l’arachide.

  • En 1972, la SIES exporte 40 000 tonnes d’engrais vers la France, l’Afrique francophone et le Kenya, ce qui contribue à maintenir une production normale de 85 000 tonnes.

Astuce mémo

La SAR bute sur la structure du marché pétrolier ; la SIES compense par les exportations.

18. Un axe industriel peu intégré

★ À maîtriser

  • Plus de la moitié des établissements industriels de l’axe n’entretiennent de relations ni entre eux ni avec les autres établissements.

📌 L’axe Thiaroye-Mbao est un assemblage d’unités industrielles aux échanges internes faibles, et non un espace industrialisé organisé en zone ou en pôle.

  • Les effets directs de l’industrie sur l’urbanisation se limitent à de petits îlots de villas destinés principalement aux cadres, tandis qu’aucun lotissement de travailleurs manuels n’a été construit par les employeurs.

📌 Les plus déshérités, les chômeurs et les hébergés de passage cherchent à rester en ville ou à gagner Pikine, tandis que des salariés et artisans se regroupent en associations ou coopératives pour acheter des terrains hors de Dakar.

  • Les terrains des km 13 et 15 sont retenus parce que des sols dior privés y sont accessibles, proches des lieux de travail et bien desservis par la route, malgré les contraintes des emprises publiques, de l’aéroport, des industries, des niayes et du périmètre de reboisement de Mbao.

📌 À Wakhinane, la coopérative achète à crédit 13 hectares pour près de 9 millions CFA et revend les parcelles à ses 262 adhérents au prix coûtant, soit environ 12 000 CFA, tandis que les promoteurs de Diamaguène réalisent un gain net d’environ 18 000 CFA par parcelle.

  • En juillet 1974, la part des parcelles habitées atteint 65 % à Diak Sao 1, 46,9 % à Diak Sao 2, 77,1 % à Wakhinane, 64 % à Lamsar et 89,2 % à Diamaguène.

  • En juillet 1974, les lotissements sont très peu équipés : l’eau provient surtout de puits irréguliers, les marchés équipés manquent et seules quelques classes fonctionnent dans des baraques.

  • Les eaux de la nappe de Thiaroye contiennent 0,4 à 1 mg par litre d’oxyde ferreux, au-dessus de la norme OMS de 0,1 mg/l.

  • Parmi les actifs des lotissements, 68,7 % travaillent à Dakar, 11,6 % à Pikine-Thiaroye-Gare, 6,8 % sur l’axe Thiaroye-Mbao et 12,9 % sur place.

📌 Le texte présente Rufisque, décrit en 1963 par J.C. PINSON comme un « pôle secondaire » doté d’une certaine autonomie, comme une ville satellite dont les fonctions sont désormais celles d’une banlieue de Dakar.

  • La population de Rufisque, avec un taux de croissance annuel moyen de 6 à 6,5 %, doit doubler entre 1973 et 1985.

  • Le projet d’aménagement du Cap Vert prévoit de canaliser la croissance urbaine et industrielle le long d’un axe Dakar-Rufisque-Thiès, structuré par l’autoroute Dakar-Thiès.

Compléments

  • Les principaux effets amont impliquent SOTIBA et SOBOCO ; seule SOBOCO achète des filés sur l’axe à ICOTAF et à la Cotonnière du Cap Vert.

  • Les autres achats amont mentionnés sont les sacs en polyéthylène de SIMPA achetés par la SIES et la SSEPC, ainsi que le gaz carbonique de la CTPIK utilisé par TONIC AFRIC.

  • La première tranche de la zone franche industrielle est inaugurée en mars 1976 et s’inscrit dans un ensemble prévu sur environ 650 hectares.

Astuce mémo

Des unités proches dans l’espace, mais peu liées par leurs échanges.

Tableaux de synthèse

Régimes du Code des investissements

RégimeInvestissementEmplois ou engagement
Prioritaire (1962)40 millions CFA sur trois ans40 emplois permanents sénégalais
Conventionné (1962)500 millions CFA sur trois ansEngagement de production envers l’État
Prioritaire (1972)100 millions CFA ou seuil d’emploi50 emplois permanents
Conventionné (1972)500 millions CFAProgramme d’investissement

Chiffre d’affaires et emplois par branche

BranchePart du CAPart des emplois
ChimiePlus de 50 % en 197224,4 %
Textile40,35 % en 197266,5 %
Alimentaire3,05 % en 19723,8 %

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1. Quelle population et quelle densité moyenne sont attribuées au Cap-Vert en avril 1976 ?

2. Une étude cartographique veut distinguer les trois principaux ensembles autour desquels s’organise le semis urbain du Cap-Vert. Quels noms doit-elle retenir ?

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Combien d’habitants comptait le Cap-Vert en avril 1976 ?

Environ 950 000 habitants, avec une densité moyenne de 1 727 habitants par km².

Autour de quels ensembles s’organise le semis urbain du Cap-Vert ?

Dakar, Pikine et Rufisque.

Quels phénomènes périurbains l’étude examine-t-elle à l’est du Cap-Vert ?

Les lotissements, les unités industrielles et les changements de productions agricoles.

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