QCM : Institutions du haut Moyen Âge (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle région se sont succédé les droits cunéiformes, et par quel type de traces sont-ils connus ?

En Grèce, grâce à des inscriptions alphabétiques
En Égypte, grâce à des inscriptions hiéroglyphiques
En Anatolie, grâce à des récits transmis oralement
En Mésopotamie, grâce à des écrits cunéiformes

En Mésopotamie, grâce à des écrits cunéiformes

Explication

Les droits cunéiformes se sont succédé en Mésopotamie, sur le territoire de l’actuel Irak, et sont connus par des écrits cunéiformes. Les inscriptions hiéroglyphiques renvoient plutôt à l’Égypte.

2. Quel code apparaît vers 2050 av. J.-C. comme le plus ancien code législatif connu ?

Le code d’Hammurabi
Le code de Lipit-Ishtar
Les lois d’Esnunna
Le code d’Ur Namu

Le code d’Ur Namu

Explication

Le code d’Ur Namu apparaît vers 2050 av. J.-C. et est présenté comme le plus ancien code législatif connu. Les lois d’Esnunna sont plus tardives, puisqu’elles sont rédigées vers 1930 av. J.-C.

3. Quel élément caractérise les lois d’Esnunna rédigées vers 1930 av. J.-C. ?

Un recueil d’environ 60 articles consacré aux rites religieux et au culte royal
Des tablettes d’environ 282 articles consacrées aux compositions pécuniaires
Une stèle d’environ 282 articles proposant des solutions à des cas concrets
Des tablettes d’environ 60 articles, dont certains portent sur le droit du travail

Des tablettes d’environ 60 articles, dont certains portent sur le droit du travail

Explication

Les lois d’Esnunna sont rédigées sur des tablettes comprenant environ 60 articles, dont certains concernent le droit du travail. La stèle réunissant environ 282 articles correspond au code d’Hammurabi.

4. Quelle description correspond au code d’Hammurabi ?

Un code babylonien découvert à Suse, composé d’environ 60 articles consacrés aux tarifs de compositions pécuniaires
Un code mésopotamien découvert à Ur, gravé sur des tablettes et composé d’environ 60 articles de droit du travail
Un code babylonien découvert à Suse, gravé sur une stèle et composé d’environ 282 articles de cas concrets
Un code égyptien gravé sur une stèle, regroupant environ 282 règles générales sans solutions à des cas concrets

Un code babylonien découvert à Suse, gravé sur une stèle et composé d’environ 282 articles de cas concrets

Explication

Le code d’Hammurabi est babylonien, a été découvert à Suse et gravé sur une stèle ; ses quelque 282 articles proposent des solutions jurisprudentielles à des cas concrets. Les tablettes d’environ 60 articles portant notamment sur le droit du travail caractérisent les lois d’Esnunna.

5. Quelle conception religieuse du pouvoir caractérise l’organisation politique égyptienne ?

Le pharaon est considéré comme grand prêtre soumis à l’autorité des provinces
Le pharaon est divinisé comme fils du dieu Râ
Le pharaon est élu par les nomarques comme représentant du dieu Amon
Le pharaon gouverne sans association entre pouvoir politique et religion

Le pharaon est divinisé comme fils du dieu Râ

Explication

L’organisation politique égyptienne est constamment marquée par la religion, et le pharaon est divinisé comme fils du dieu Râ. L’idée d’un pouvoir politique détaché du religieux contredit cette caractéristique centrale.

6. Quelles sont les quatre périodes de l’histoire politique et juridique égyptienne ?

L’Ancien Empire, le Moyen Empire, le Nouvel Empire et la période féodale
L’Ancien Empire, le Moyen Empire, la période féodale et la période ptolémaïque
L’Ancien Empire, le Nouvel Empire, la période hellénistique et la période romaine
Le Moyen Empire, la période féodale, la période perse et la période romaine

L’Ancien Empire, le Moyen Empire, le Nouvel Empire et la période féodale

Explication

La périodisation comprend l’Ancien Empire, le Moyen Empire, le Nouvel Empire et la période féodale. Les périodes hellénistique et romaine ne font pas partie des quatre périodes indiquées.

7. Comment l’administration égyptienne articule-t-elle le pouvoir central et la gouvernance des provinces ?

Le pharaon est assisté par le premier ministre et les dignitaires, et nomme les nomarques qui gouvernent les nomes
Le pharaon délègue l’administration religieuse aux provinces, tandis que le premier ministre gouverne les nomes
Le grand prêtre dirige l’administration centrale, tandis que des gouverneurs élus administrent les nomes
Les nomarques nomment le premier ministre, qui dirige les provinces au nom des dignitaires

Le pharaon est assisté par le premier ministre et les dignitaires, et nomme les nomarques qui gouvernent les nomes

Explication

L’administration est centralisée sur les plans laïque et religieux : le premier ministre et les dignitaires assistent le pharaon, qui nomme les gouvernants des nomes. L’idée que les nomarques choisissent le premier ministre inverse le sens de cette autorité.

8. Quelle comparaison décrit correctement la capacité juridique de la femme mariée en Égypte ancienne et le statut féminin hébraïque présenté ?

La femme mariée égyptienne et la femme hébraïque disposent toutes deux d’une capacité juridique égale à celle de l’homme
La femme mariée égyptienne conserve sa pleine capacité juridique, tandis que le statut féminin hébraïque est inférieur à celui de l’homme
La femme mariée égyptienne dépend de son père, tandis que la femme hébraïque conserve sa pleine capacité juridique
La femme mariée égyptienne perd sa capacité juridique au profit de son mari, tandis que la femme hébraïque conserve la sienne

La femme mariée égyptienne conserve sa pleine capacité juridique, tandis que le statut féminin hébraïque est inférieur à celui de l’homme

Explication

La femme mariée égyptienne conserve sa pleine capacité juridique, contrairement au statut féminin hébraïque décrit comme inférieur à celui de l’homme. La proposition selon laquelle les deux femmes disposent d’une capacité égale efface précisément cette distinction.

9. Quel énoncé caractérise le droit hébraïque et situe le Décalogue ?

C’est un droit laïque connu principalement par les lois d’Esnunna, et le Décalogue figure dans la Torah
C’est un droit coutumier connu par le Pentateuque, et le Décalogue figure dans les récits de la sédentarisation
C’est un droit religieux connu notamment par la Torah et le Pentateuque, et le Décalogue figure dans l’Exode
C’est un droit royal transmis par les prophètes, et le Décalogue figure dans les livres des Rois

C’est un droit religieux connu notamment par la Torah et le Pentateuque, et le Décalogue figure dans l’Exode

Explication

Le droit hébraïque est un droit religieux connu notamment par la Torah et le Pentateuque ; le Décalogue figure aux chapitres 20 et 23 de l’Exode. Les lois d’Esnunna appartiennent aux droits mésopotamiens, et non aux sources du droit hébraïque.

10. Quel changement est associé à la sédentarisation des Hébreux en Canaan vers 1200 av. J.-C. ?

Elle entraîne l’abandon des villes au profit d’une économie pastorale itinérante
Elle permet l’établissement d’une satrapie gouvernée par un grand prêtre
Elle conduit à la désignation de Saül comme premier roi par le prophète Samuel
Elle favorise l’agriculture, le commerce et le développement des villes

Elle favorise l’agriculture, le commerce et le développement des villes

Explication

La sédentarisation en Canaan vers 1200 av. J.-C. favorise l’agriculture, le commerce et le développement des villes. La désignation de Saül comme roi est un événement distinct, situé vers 1025 av. J.-C.

11. Comment Saül accède-t-il au rang de premier roi des Juifs vers 1025 av. J.-C. ?

Il est désigné et oint par le prophète Samuel
Il est élu par les habitants des villes de Canaan
Il reçoit son autorité du grand prêtre après le retour de 538
Il succède à David après avoir été oint par un nomarque

Il est désigné et oint par le prophète Samuel

Explication

Vers 1025 av. J.-C., Saül devient le premier roi des Juifs après avoir été désigné et oint par le prophète Samuel. Le retour de 538 et le rôle du grand prêtre appartiennent à une période ultérieure.

12. Quelle règle distingue les possibilités de répudiation et de divorce dans le statut féminin hébraïque décrit ?

L’épouse peut répudier son mari, tandis que celui-ci ne peut pas demander le divorce
Le mari peut divorcer, tandis que l’épouse peut le répudier avec l’accord de son père
Le mari peut répudier son épouse, tandis que celle-ci ne peut ni le répudier ni divorcer
Les deux époux peuvent se répudier, mais le divorce relève de l’autorité du grand prêtre

Le mari peut répudier son épouse, tandis que celle-ci ne peut ni le répudier ni divorcer

Explication

Dans le statut décrit, la femme est soumise à son père puis à son mari, qui peut la répudier, alors qu’elle ne peut ni le répudier ni divorcer. L’idée que l’épouse puisse répudier son mari inverse cette asymétrie.

13. Quelles sont les quatre périodes généralement distinguées dans l’évolution du droit grec ancien ?

L’époque héroïque ou homérique, celle des tyrans et législateurs, la période classique et l’époque hellénistique
L’époque homérique, celle des conquêtes romaines, la période classique et l’époque impériale
L’époque archaïque, celle des guerres du Péloponnèse, la période romaine et l’époque hellénistique
L’époque monarchique, celle des guerres médiques, la période impériale et l’époque byzantine

L’époque héroïque ou homérique, celle des tyrans et législateurs, la période classique et l’époque hellénistique

Explication

Cette évolution est divisée en quatre périodes, de l’époque héroïque ou homérique jusqu’à l’époque hellénistique. La période impériale appartient à une autre périodisation et ne remplace pas l’une de ces étapes.

14. Quelle transformation Dracon introduit-il à Athènes au VIIe siècle av. J.-C. ?

Il codifie les premières lois, interdit la vengeance privée et confie la justice à l’État
Il réserve le vote des lois au conseil et retire à l’assemblée le pouvoir de juger
Il rétablit la justice coutumière et autorise les familles à poursuivre leurs représailles
Il interdit l’asservissement pour dettes et atténue les peines fixées par les lois antérieures

Il codifie les premières lois, interdit la vengeance privée et confie la justice à l’État

Explication

Dracon donne à Athènes ses premières lois et substitue une justice étatique à la vengeance privée. L’interdiction de l’asservissement pour dettes et l’adoucissement des lois sont associés à Solon.

15. Quel rôle politique revient à l’ecclésia dans la démocratie athénienne ?

Elle rassemble les métèques, élit les magistrats et conduit les affaires militaires
Elle juge les crimes, nomme les tyrans et remplace le conseil dans l’administration
Elle réunit les magistrats, prépare les lois et contrôle les finances de la cité
Elle rassemble les citoyens, vote les lois et peut décider l’ostracisme

Elle rassemble les citoyens, vote les lois et peut décider l’ostracisme

Explication

L’ecclésia est l’assemblée des citoyens et détient la souveraineté, notamment par le vote des lois et la possibilité d’instaurer l’ostracisme. La préparation des projets soumis à l’assemblée relève plutôt du conseil.

16. Quelle distinction caractérise la participation politique des citoyens et des métèques à Athènes ?

Les métèques participent aux décisions, tandis que les citoyens se limitent aux affaires militaires
Les citoyens résident hors de la cité, tandis que les métèques constituent l’assemblée souveraine
Les citoyens participent à la démocratie, tandis que les métèques résident dans la cité sans être citoyens
Les citoyens et les métèques votent ensemble, mais seuls les métèques peuvent exercer une magistrature

Les citoyens participent à la démocratie, tandis que les métèques résident dans la cité sans être citoyens

Explication

La démocratie athénienne concerne les citoyens, alors que les métèques sont des étrangers résidant dans la cité sans bénéficier de cette participation politique. La résidence à Athènes ne confère donc pas aux métèques le statut de citoyen.

17. Quel changement politique se produit à Rome en 509 av. J.-C. ?

La République prend fin et Rome devient un empire
La royauté prend fin et Rome devient une république
Le Sénat est supprimé et Rome devient une monarchie
Les assemblées populaires remplacent les magistrats et fondent une royauté

La royauté prend fin et Rome devient une république

Explication

En 509 av. J.-C., la royauté romaine prend fin et laisse place à la République. Cette date ne correspond pas à la fin de la République ni à l’établissement de l’Empire.

18. Que désigne l’imperium dans les institutions romaines ?

Le pouvoir de proposer des mesures au Sénat sans pouvoir commander ni contraindre
La compétence de percevoir les impôts et de gérer les finances publiques
Le droit de rendre des décisions judiciaires sans exercer d’autorité de commandement
Le pouvoir de donner des ordres et d’en assurer l’exécution, au besoin par la force

Le pouvoir de donner des ordres et d’en assurer l’exécution, au besoin par la force

Explication

L’imperium est un pouvoir de commandement qui permet d’ordonner et de se faire obéir, y compris en recourant à la force. La gestion financière constitue une compétence institutionnelle distincte.

19. Comment le pouvoir est-il réparti entre les institutions de la République romaine ?

Il est confié au Sénat et aux magistrats, sans participation des assemblées populaires
Il est concentré entre les mains des consuls, sous le contrôle des légions
Il est partagé entre le roi, les prêtres et les assemblées des citoyens
Il est partagé entre le Sénat, les magistrats et les assemblées populaires

Il est partagé entre le Sénat, les magistrats et les assemblées populaires

Explication

Les institutions républicaines répartissent le pouvoir entre trois ensembles : le Sénat, les magistrats et les assemblées populaires. Réduire cette organisation au Sénat et aux magistrats omet le rôle des assemblées.

20. Quelle combinaison de responsabilités décrit le mieux le rôle du Sénat romain ?

Il rédige les lois avec les tribuns, dirige les tribunaux civils et remplace les consuls
Il administre les marchés, garde le Trésor public et assure la police des rues de Rome
Il intervient dans les domaines religieux, financiers, militaires et diplomatiques, contrôle les magistrats et propose des mesures
Il élit directement tous les magistrats, rend seul la justice et commande les assemblées populaires

Il intervient dans les domaines religieux, financiers, militaires et diplomatiques, contrôle les magistrats et propose des mesures

Explication

Le Sénat exerce des compétences variées, contrôle les magistrats et peut proposer des mesures par sénatus-consulte. La garde du Trésor public et la police urbaine correspondent plutôt à des fonctions de magistrats spécifiques.

21. Quelle description correspond aux questeurs romains ?

Élus par la plèbe, ils surveillent les marchés et peuvent annuler les décisions des consuls
Désignés par le Sénat, ils dirigent les armées et détiennent l’imperium dans les provinces
Nommés par les consuls, ils organisent les jeux publics et gardent les archives de la cité
Élus par les comices tributes, ils gèrent le Trésor et les impôts, assistent les consuls et n’ont pas d’imperium

Élus par les comices tributes, ils gèrent le Trésor et les impôts, assistent les consuls et n’ont pas d’imperium

Explication

Les questeurs, élus par les comices tributes et dépourvus d’imperium, ont notamment des responsabilités financières et assistent les consuls. La surveillance des marchés et la garde des archives sont des fonctions associées aux édiles.

22. Une magistrature doit surveiller les marchés, assurer l’approvisionnement de Rome et réprimer la spéculation : de quelle magistrature s’agit-il ?

Du tribunat, qui défend la plèbe par le veto et la convocation d’assemblées
De la questure, chargée principalement du Trésor et de la perception des impôts
De l’édilité, qui comprend des responsabilités municipales et judiciaires
De la promagistrature, qui prolonge une mission après un mandat initial

De l’édilité, qui comprend des responsabilités municipales et judiciaires

Explication

Les édiles exercent des fonctions municipales, notamment la surveillance des rues et des marchés, l’approvisionnement et la répression de la spéculation. La gestion du Trésor et la perception des impôts renvoient plutôt aux questeurs.

23. Quelle caractéristique distingue les tribuns de la plèbe dès leur création au début du Ve siècle av. J.-C. ?

Institués pour administrer le Trésor, ils passent de dix à deux et leur personne est protégée par les consuls
Institués pour gouverner les marchés, ils passent de dix à deux et leur personne est consacrée par l’assemblée
Institués pour commander les armées, ils passent de deux à dix et leur mandat est prorogé par le Sénat
Institués pour défendre la plèbe, ils passent de deux à dix et leur personne est sacrée et inviolable

Institués pour défendre la plèbe, ils passent de deux à dix et leur personne est sacrée et inviolable

Explication

Les tribuns sont créés pour défendre la plèbe, leur nombre passe de deux à dix et leur personne est sacrée et inviolable. Le commandement militaire et la gestion financière ne définissent pas leur fonction.

24. Un magistrat prend une décision contestée par un tribun de la plèbe : quel pouvoir ce dernier peut-il exercer ?

Il peut opposer un veto qui annule la décision du dictateur, mais pas celle des autres magistrats
Il peut convoquer les comices tributes, mais ne peut pas intervenir contre une décision magistrale
Il peut opposer un veto qui annule la décision, sauf si elle a été prise par le dictateur
Il peut suspendre la décision jusqu’à son approbation par le Sénat, sans l’annuler

Il peut opposer un veto qui annule la décision, sauf si elle a été prise par le dictateur

Explication

Le veto tribunicien peut annuler une décision d’un magistrat, mais il ne s’applique pas aux décisions du dictateur. Confondre cette exception avec un pouvoir de veto contre le dictateur inverse la règle.

25. Qu’est-ce qui caractérise les mores majorum dans le droit romain ?

Des décisions judiciaires rendues par des magistrats et appliquées comme des précédents
Des édits publiés par les préteurs afin de régler les litiges nouveaux
Des lois votées par les citoyens pour remplacer les règles coutumières
Des coutumes anciennes issues d’usages répétés, respectées en raison de l’autorité des ancêtres

Des coutumes anciennes issues d’usages répétés, respectées en raison de l’autorité des ancêtres

Explication

Les mores majorum sont des coutumes formées par des usages répétés et consensuels, dont l’autorité repose sur les ancêtres. Les édits prétoriens répondent aux situations nouvelles et ne désignent pas ces coutumes anciennes.

26. Pourquoi la loi des XII Tables a-t-elle été élaborée ?

Pour remplacer les assemblées citoyennes par un texte rédigé par le Sénat
Pour confier aux préteurs la création de règles applicables aux relations avec les pérégrins
Pour réserver aux patriciens un texte juridique distinct de celui des plébéiens
Pour répondre aux revendications plébéiennes contre le contrôle patricien des règles et de la procédure

Pour répondre aux revendications plébéiennes contre le contrôle patricien des règles et de la procédure

Explication

L’élaboration de la loi des XII Tables répond aux revendications plébéiennes contre le contrôle patricien des règles et de la procédure, et aboutit à un texte commun aux deux ordres. Elle ne crée pas des règles distinctes réservées aux patriciens.

27. Comment se déroule un procès selon la procédure des actions de la loi ?

Il se déroule en deux phases écrites, d’abord devant un juge professionnel, puis devant le magistrat
Il se déroule en deux phases orales, d’abord devant le magistrat, puis devant un juge citoyen non professionnel
Il se déroule en deux phases orales, d’abord devant un juge professionnel, puis devant le préteur
Il se déroule en une phase devant le Sénat, qui désigne ensuite un juge citoyen

Il se déroule en deux phases orales, d’abord devant le magistrat, puis devant un juge citoyen non professionnel

Explication

Les actions de la loi sont réservées aux citoyens et suivent deux phases exclusivement orales : in jure devant le magistrat, puis in judicio devant un juge citoyen non professionnel. La procédure ne confie pas la seconde phase à un juge professionnel.

28. À quoi sert le droit prétorien ?

À exposer la doctrine juridique élaborée dans les consultations des jurisconsultes
À adapter le droit aux situations nouvelles au moyen des règles publiées par le préteur à son entrée en charge
À fixer des coutumes anciennes en s’appuyant sur l’autorité des ancêtres
À régler les rapports entre citoyens romains et pérégrins par des règles commerciales

À adapter le droit aux situations nouvelles au moyen des règles publiées par le préteur à son entrée en charge

Explication

Le droit prétorien est constitué par les règles de l’édit publié par le préteur à son entrée en charge, afin d’adapter le droit aux situations nouvelles. Les règles concernant notamment les rapports avec les pérégrins relèvent du jus gentium.

29. Un litige concerne une relation commerciale entre un citoyen romain et un pérégrin ; quel droit est particulièrement adapté à ce contexte ?

Le droit prétorien, constitué par l’édit publié par le préteur à son entrée en charge
Les mores majorum, formés par des usages anciens reconnus en raison de l’autorité des ancêtres
Le jus gentium, développé pour régir les rapports avec les pérégrins et les relations commerciales
Le jus naturale, conçu comme un droit idéal commun aux êtres vivants

Le jus gentium, développé pour régir les rapports avec les pérégrins et les relations commerciales

Explication

Le jus gentium s’est développé pour régir les rapports entre citoyens romains et pérégrins, ainsi que les relations commerciales. Le jus naturale désigne plutôt un droit idéal commun aux êtres vivants, et non le droit adapté à ce contexte juridique.

30. Que désigne la jurisprudence romaine ?

Les décisions rendues par les tribunaux dans les litiges entre citoyens romains
La science et la doctrine du droit nourries par les consultations et les travaux des jurisconsultes
Les règles coutumières transmises par les ancêtres et appliquées en droit privé
Les édits des préteurs qui adaptent le droit aux situations nouvelles

La science et la doctrine du droit nourries par les consultations et les travaux des jurisconsultes

Explication

La jurisprudence romaine désigne la science et la doctrine du droit, alimentées par les consultations et les travaux des jurisconsultes. Elle ne correspond pas aux décisions rendues par les tribunaux.

31. Dans la procédure formulaire, quel rôle joue la formule rédigée par le préteur ?

Elle fixe les coutumes anciennes que le demandeur doit invoquer devant le magistrat
Elle tranche définitivement le litige à la place du juge citoyen
Elle confie au Sénat la rédaction d’une décision applicable aux deux parties
Elle définit le litige et guide le juge dans la seconde phase du procès

Elle définit le litige et guide le juge dans la seconde phase du procès

Explication

Dans la procédure formulaire, le préteur rédige une formule écrite qui définit le litige et guide le juge. Contrairement à une décision judiciaire, cette formule ne tranche pas elle-même définitivement le différend.

32. Quelle caractéristique décrit le mieux les pouvoirs du prince sous le Haut Empire ?

Il exerce l’imperium proconsulaire, mais les fonctions religieuses et législatives restent réservées aux comices
Il possède des pouvoirs judiciaires et religieux, tandis que le gouvernement militaire appartient aux consuls
Il cumule notamment l’imperium proconsulaire, la puissance tribunicienne et des pouvoirs religieux, militaires, judiciaires et législatifs
Il détient la puissance tribunicienne, tandis que les pouvoirs militaires et judiciaires relèvent du Sénat

Il cumule notamment l’imperium proconsulaire, la puissance tribunicienne et des pouvoirs religieux, militaires, judiciaires et législatifs

Explication

Sous le Haut Empire, le prince cumule plusieurs pouvoirs et fonctions, dont l’imperium proconsulaire, la puissance tribunicienne et des pouvoirs religieux, militaires, judiciaires et législatifs. Le Sénat conserve certaines compétences, mais cela ne signifie pas qu’il détient les pouvoirs militaires et judiciaires à la place du prince.

33. Quelle évolution touche les comices et le Sénat sous le Haut Empire ?

Les comices et le Sénat conservent leurs pouvoirs, mais l’empereur se limite aux fonctions militaires
Les comices cessent d’être réunies dès le Ier siècle, tandis que le Sénat conserve certaines compétences sous l’autorité de l’empereur
Les comices conservent leurs réunions, tandis que le Sénat perd ses compétences judiciaires et administratives
Les comices cessent d’être réunies dès le IIe siècle, tandis que le Sénat devient indépendant de l’empereur

Les comices cessent d’être réunies dès le Ier siècle, tandis que le Sénat conserve certaines compétences sous l’autorité de l’empereur

Explication

Dès le Ier siècle, les comices cessent d’être réunies ; le Sénat conserve certaines compétences judiciaires, administratives et financières, mais devient subordonné à l’empereur. Il ne devient donc pas une institution indépendante de celui-ci.

34. Comment évolue le pouvoir législatif impérial entre le début de l’Empire et le IIe siècle ?

Les édits des préteurs deviennent d’abord des lois, puis le Sénat adopte seul les constitutions impériales.
Les sénatus-consultes approuvent d’abord les propositions impériales, puis l’empereur légifère directement par constitutions.
Les jurisconsultes rédigent d’abord les lois, puis les magistrats les ratifient sous forme de sénatus-consultes.
Les gouverneurs proposent d’abord les lois, puis les assemblées provinciales les promulguent au nom de l’empereur.

Les sénatus-consultes approuvent d’abord les propositions impériales, puis l’empereur légifère directement par constitutions.

Explication

Au début de l’Empire, les sénatus-consultes prennent la forme de textes qui approuvent une proposition impériale ; au IIe siècle, l’empereur légifère directement par constitutions. Cette évolution ne confie pas la promulgation aux gouverneurs ou aux assemblées provinciales.

35. Une personne adresse une demande à l’empereur et reçoit une réponse impériale : de quelle catégorie de constitution s’agit-il ?

Un édit, qui fixe une règle de portée générale.
Un décret, qui tranche une affaire en matière judiciaire.
Un mandat, qui donne des instructions aux gouverneurs.
Un rescrit, qui répond à une demande adressée à l’empereur.

Un rescrit, qui répond à une demande adressée à l’empereur.

Explication

Le rescrit est la constitution impériale qui répond à une demande. Le décret concerne une décision rendue en matière judiciaire, tandis que l’édit a une portée générale.

36. Dans une procédure écrite où un gouverneur examine les preuves, rend la sentence et peut relever d’une hiérarchie d’appel, de quel type de procédure s’agit-il ?

D’une procédure ordinaire, répartie entre une phase devant le magistrat et une phase devant le juge.
D’une procédure arbitrale, dans laquelle les parties choisissent un arbitre qui ne rend pas de sentence.
D’une procédure législative, dans laquelle le gouverneur demande au Sénat de trancher le litige.
D’une procédure extraordinaire, conduite de manière unitaire par un juge.

D’une procédure extraordinaire, conduite de manière unitaire par un juge.

Explication

La procédure extraordinaire est écrite et inquisitoire : un magistrat ou un gouverneur examine l’affaire et les preuves, puis prononce la sentence, avec une hiérarchie d’appel possible. La procédure ordinaire se distingue par son déroulement en deux phases.

37. Quel changement caractérise le statut de l’empereur au Bas Empire ?

Il devient un chef militaire sans autorité politique ni dimension religieuse.
Il devient un dominus dans une monarchie absolue à dimension théocratique.
Il devient un gouverneur provincial dans un Empire administré par les cités.
Il devient un magistrat élu dans un régime républicain dirigé par le Sénat.

Il devient un dominus dans une monarchie absolue à dimension théocratique.

Explication

Au Bas Empire, l’empereur évolue vers le statut de dominus et le régime prend le caractère d’une monarchie absolue à dimension théocratique. Il ne s’agit donc pas d’un retour à une direction républicaine par le Sénat.

38. Quelle structure Dioclétien instaure-t-il en 293 pour organiser la direction de l’Empire ?

Une hiérarchie composée d’un Auguste, de deux Césars et d’un préfet chargé de leur succession.
Une tétrarchie composée de deux Augustes et de deux Césars, ces derniers étant leurs successeurs désignés.
Une dyarchie composée de deux Augustes, chacun choisissant un gouverneur provincial comme successeur.
Une tétrarchie composée de quatre Augustes, sans distinction entre dirigeants et successeurs.

Une tétrarchie composée de deux Augustes et de deux Césars, ces derniers étant leurs successeurs désignés.

Explication

La tétrarchie mise en place en 293 réunit deux Augustes et deux Césars, désignés comme successeurs des Augustes. Elle ne comprend pas quatre Augustes de rang identique.

39. Quelle évolution touche les provinces sous le Bas Empire ?

Leur nombre passe de 47 à 96 et leur territoire devient plus restreint.
Leur nombre passe de 96 à 47 et leur territoire s’étend.
Leur nombre reste stable à 47, tandis que les diocèses sont supprimés.
Leur nombre passe de 47 à 96, mais chacune couvre un territoire plus vaste.

Leur nombre passe de 47 à 96 et leur territoire devient plus restreint.

Explication

Les provinces passent de 47 à 96 et deviennent plus petites, au sein d’une administration territoriale à quatre niveaux. L’augmentation du nombre de provinces ne signifie donc pas que chacune couvre un territoire plus vaste.

40. Quelle description correspond au Code théodosien promulgué en 438 ?

Il rassemble en 16 livres thématiques les constitutions impériales depuis Constantin, ordonnées chronologiquement à l’intérieur des titres.
Il codifie les coutumes locales en 16 livres, répartis selon les provinces et ordonnés par date d’application.
Il regroupe les décisions des préteurs depuis la République en 12 livres consacrés aux magistrats.
Il réunit en 50 livres des extraits de jurisconsultes classiques, classés par ordre chronologique et sans organisation thématique.

Il rassemble en 16 livres thématiques les constitutions impériales depuis Constantin, ordonnées chronologiquement à l’intérieur des titres.

Explication

Le Code théodosien est promulgué en 438 par Théodose II et Valentinien III ; il rassemble les constitutions impériales depuis Constantin en 16 livres thématiques, subdivisés en titres et ordonnés chronologiquement. Les extraits de jurisconsultes en 50 livres caractérisent plutôt le Digeste.

41. Quelle mission est confiée aux défenseurs de la cité créés en 364 ?

Protéger les citoyens modestes contre les abus des puissants et les exactions des gouverneurs.
Administrer les provinces et répartir les impôts entre les gouverneurs et les cités.
Désigner les successeurs des Augustes et veiller à l’application de la tétrarchie.
Réunir les constitutions impériales et les classer selon leur matière et leur date.

Protéger les citoyens modestes contre les abus des puissants et les exactions des gouverneurs.

Explication

Les défenseurs de la cité sont chargés de protéger les citoyens modestes contre les abus des puissants et les exactions des gouverneurs. Leur fonction n’est pas d’administrer les provinces ni de codifier les constitutions.

42. Au Bas Empire, quelle source du droit conserve un rôle dynamique alors que la jurisprudence décline ?

Les édits des préteurs, tandis que les constitutions impériales perdent leur rôle.
Les constitutions impériales, tandis que les coutumes locales se maintiennent.
Les coutumes locales, tandis que les constitutions impériales cessent d’évoluer.
La jurisprudence classique, tandis que les coutumes locales disparaissent.

Les constitutions impériales, tandis que les coutumes locales se maintiennent.

Explication

Les constitutions impériales restent les seules sources du droit qui demeurent dynamiques ; la jurisprudence décline et les coutumes locales se maintiennent. Les coutumes persistent, mais elles ne sont pas la source dynamique décrite ici.

43. Quel est l’effet juridique de la loi des citations promulguée en 426 ?

Elle donne force de loi aux œuvres de cinq grands jurisconsultes classiques.
Elle donne force de loi aux coutumes locales recueillies par cinq magistrats.
Elle rassemble les édits des préteurs dans un recueil ayant force de loi.
Elle remplace les constitutions impériales par les décisions de cinq gouverneurs.

Elle donne force de loi aux œuvres de cinq grands jurisconsultes classiques.

Explication

La loi des citations de 426, promulguée par Théodose II et Valentinien III, donne force de loi aux œuvres de cinq grands jurisconsultes classiques. Elle ne confère pas ce statut aux édits des préteurs ou aux coutumes locales.

44. Quel ordre présente correctement les principales étapes de l’œuvre de Justinien ?

Premier code, recueil de 50 décisions, Digeste, Institutes, second code, Novelles.
Premier code, Digeste, recueil de 50 décisions, Institutes, Novelles, second code.
Recueil de 50 décisions, premier code, Institutes, Digeste, second code, Novelles.
Premier code, recueil de 50 décisions, Institutes, Digeste, Novelles, second code.

Premier code, recueil de 50 décisions, Digeste, Institutes, second code, Novelles.

Explication

L’œuvre de Justinien suit l’ordre du premier code, du recueil de 50 décisions, du Digeste, des Institutes, du second code et des Novelles. Dans cet enchaînement, les Institutes précèdent le second code, tandis que les Novelles le suivent.

45. Quelle caractéristique décrit la composition du Digeste de Justinien ?

Une commission de 16 membres présidée par Théodose rassemble les extraits de 50 jurisconsultes en 40 livres.
Une commission de 50 membres présidée par Tribonien rassemble les constitutions de 16 empereurs en 40 livres.
Une commission de 40 membres présidée par Justinien rassemble les décisions de 16 préteurs en 50 livres.
Une commission de 16 membres présidée par Tribonien rassemble des extraits de quelque 40 jurisconsultes en 50 livres.

Une commission de 16 membres présidée par Tribonien rassemble des extraits de quelque 40 jurisconsultes en 50 livres.

Explication

Le Digeste est préparé par une commission de 16 membres présidée par Tribonien ; il rassemble des extraits d’œuvres d’une quarantaine de jurisconsultes classiques en 50 livres. Les nombres 16 et 50 désignent donc respectivement la commission et les livres, non l’inverse.

46. Quelle fonction distingue le pouvoir temporel de l’évêque de son pouvoir spirituel ?

Confirmer l’élection du pape, en plus de recevoir les appels des évêques
Établir les canons conciliaires, en plus de fixer la doctrine patristique
Diriger les évêques d’une province, en plus de présider les synodes provinciaux
Administrer la circonscription diocésaine, en plus de guider la communauté religieuse

Administrer la circonscription diocésaine, en plus de guider la communauté religieuse

Explication

L’évêque exerce un pouvoir spirituel sur la communauté religieuse et un pouvoir temporel lié à l’administration du diocèse. La juridiction sur plusieurs évêques relève plutôt du métropolitain, et non de la fonction diocésaine ordinaire.

47. Comment la primauté de l’évêque de Rome évolue-t-elle entre le IVe et le Ve siècle ?

Elle se renforce au IVe siècle puis s’atténue au Ve siècle, les évêques cessant de lui adresser leurs appels
Elle s’affirme au IVe siècle par la direction des diocèses et par la nomination des comtes impériaux
Elle apparaît au Ve siècle lorsque les conciles lui confient l’élection des évêques de toutes les provinces
Elle commence à s’affirmer au IVe siècle et se renforce au Ve siècle, notamment par les décrétales et les appels reçus

Elle commence à s’affirmer au IVe siècle et se renforce au Ve siècle, notamment par les décrétales et les appels reçus

Explication

La primauté romaine commence à s’affirmer au IVe siècle et gagne en force au Ve siècle, tandis que le pape adresse des décrétales aux évêques et reçoit leurs appels. La proposition qui situe son apparition au Ve siècle néglige cette affirmation antérieure.

48. Quelle distinction Augustin établit-il entre les deux cités dans La cité de Dieu ?

La cité de Dieu rassemble les évêques et la cité terrestre rassemble les fidèles, selon leur rang dans l’Église
La cité de Dieu correspond aux sujets de l’Empire et la cité terrestre aux peuples vivant hors de ses frontières
La cité de Dieu désigne l’Église et la cité terrestre désigne l’Empire, deux institutions qui se confondent avec les cités
La cité de Dieu rassemble les justes et la cité terrestre leur est distinguée, sans les assimiler à l’Église et à l’Empire

La cité de Dieu rassemble les justes et la cité terrestre leur est distinguée, sans les assimiler à l’Église et à l’Empire

Explication

Augustin distingue la cité de Dieu, composée des justes, de la cité terrestre sans identifier ces deux notions respectivement à l’Église et à l’Empire. L’assimilation directe à ces institutions est précisément une lecture erronée de sa distinction.

49. Que soutient l’augustinisme politique à propos des rapports entre l’Église et l’Empire ?

Il affirme la supériorité de l’Empire et la soumission des pouvoirs spirituels aux pouvoirs temporels
Il confie à l’Empire la direction des évêques et réserve à l’Église l’administration des circonscriptions
Il sépare l’Église et l’Empire en leur attribuant des domaines sans hiérarchie entre leurs pouvoirs
Il affirme la supériorité de l’Église et la soumission des pouvoirs temporels aux pouvoirs spirituels

Il affirme la supériorité de l’Église et la soumission des pouvoirs temporels aux pouvoirs spirituels

Explication

L’augustinisme politique est une interprétation simplifiée qui place l’Église au-dessus de l’Empire et subordonne le pouvoir temporel au pouvoir spirituel. La thèse d’une supériorité impériale inverse cette hiérarchie.

50. Quelle différence oppose la conception franque du pouvoir monarchique à la conception romaine ?

La conception franque repose sur l’administration des diocèses, tandis que la romaine confie le pouvoir aux assemblées de fidèles
La conception franque rattache le pouvoir à la res publica et au bien commun, tandis que la romaine traite le royaume comme un patrimoine
La conception franque traite le pouvoir de façon patrimoniale et patronale, tandis que la romaine le rattache à la res publica et au bien commun
La conception franque réserve le pouvoir aux décisions des comtes, tandis que la romaine le fonde sur la fidélité personnelle au roi

La conception franque traite le pouvoir de façon patrimoniale et patronale, tandis que la romaine le rattache à la res publica et au bien commun

Explication

La monarchie franque est notamment patrimoniale et patronale, alors que la conception romaine associe le pouvoir à la res publica et au bien commun. L’option qui attribue la res publica aux Francs inverse les deux conceptions.

51. Dans la monarchie franque, que désigne le mundium exercé par le roi ?

La protection royale accordée aux sujets, qui lui doivent fidélité et obéissance
Le partage du royaume entre les fils du roi selon les règles successorales
Le tribunal de droit commun présidé par le comte dans le pagus
La juridiction d’un métropolitain sur les évêques suffragants de sa province

La protection royale accordée aux sujets, qui lui doivent fidélité et obéissance

Explication

Le roi franc est considéré comme le patron et le protecteur de ses sujets, et cette protection est appelée mundium. Le tribunal du comte est le mallus ou malberg, non le mundium.

52. Pourquoi le royaume franc pouvait-il être partagé entre les fils du roi ?

Parce que les évêques attribuaient les territoires royaux aux héritiers lors de synodes provinciaux
Parce que les comtes répartissaient le royaume en pagus selon les décisions des plaids généraux
Parce qu’il était considéré comme le patrimoine privé du roi, transmissible selon les règles successorales
Parce qu’il était considéré comme une res publica indivisible, dont les fils élisaient les gouvernants

Parce qu’il était considéré comme le patrimoine privé du roi, transmissible selon les règles successorales

Explication

Le royaume franc étant conçu comme le patrimoine privé du roi, il pouvait être partagé entre ses fils selon les règles de succession, comme en 843. La conception romaine de la res publica ne justifie pas ce partage patrimonial.

53. Un comte chargé d’un pagus doit juger une affaire et réunir le tribunal de droit commun ; quelle institution préside-t-il ?

Le plaid général, dans le cadre de l’approbation des grandes décisions royales
Le tribunal royal, dans le cadre de la tutelle exercée sur le roi mineur
Le mallus ou malberg, dans le cadre de ses fonctions d’administration du pagus
Le synode provincial, dans le cadre de sa juridiction sur les évêques suffragants

Le mallus ou malberg, dans le cadre de ses fonctions d’administration du pagus

Explication

Le comte administre le pagus et préside le tribunal de droit commun appelé mallus ou malberg. Les plaids généraux traitent de décisions royales et ne sont pas le tribunal ordinaire du comte.

54. Quelle évolution caractérise la charge de maire du palais sous les Mérovingiens ?

Elle réunit la levée des impôts, la justice du pagus et le commandement des guerriers, puis passe sous le contrôle du métropolitain
Elle réunit le commandement de la garde, la tutelle du roi mineur et la justice royale, puis devient héréditaire et éclipse le roi
Elle approuve les décisions des plaids généraux, puis devient une charge élective exercée par l’assemblée des fidèles
Elle surveille les comtes et les immunistes, puis disparaît au profit des missi dominici et des évêques

Elle réunit le commandement de la garde, la tutelle du roi mineur et la justice royale, puis devient héréditaire et éclipse le roi

Explication

Le maire du palais commande la garde royale, assure la tutelle du roi mineur et tient le tribunal royal ; sa charge devient héréditaire et finit par éclipser le roi. Les fonctions de justice du pagus et de levée des impôts sont plutôt celles du comte.

55. Quel rôle les plaids généraux de mars ou de mai peuvent-ils jouer lors d’un changement de roi ?

Ils peuvent approuver ou refuser l’avènement du nouveau roi, après avoir examiné de grandes décisions préparées ailleurs
Ils choisissent les comtes de chaque pagus et leur confient la présidence du mallus
Ils désignent le maire du palais et lui transfèrent la garde royale ainsi que la tutelle du roi mineur
Ils réunissent les évêques suffragants et confirment l’élection du nouvel évêque de Rome

Ils peuvent approuver ou refuser l’avènement du nouveau roi, après avoir examiné de grandes décisions préparées ailleurs

Explication

Les plaids généraux approuvent de grandes décisions préparées lors d’autres sessions et peuvent accepter ou refuser l’avènement d’un nouveau roi. La présidence du mallus relève du comte, pas de ces assemblées.

56. À partir de 877, quelle évolution touche la fonction du comte ?

Elle devient élective par les plaids généraux, après avoir été limitée à la présidence du tribunal du palais
Elle devient héréditaire, après avoir associé administration du pagus, justice, commandement militaire et levée des impôts
Elle devient une charge ecclésiastique, après avoir été placée sous la juridiction des évêques suffragants
Elle est supprimée au profit du sénéchal, après avoir été partagée entre le maire du palais et les missi dominici

Elle devient héréditaire, après avoir associé administration du pagus, justice, commandement militaire et levée des impôts

Explication

Le comte exerce plusieurs fonctions locales, dont l’administration du pagus, la justice et la levée des impôts, et sa charge devient héréditaire à partir de 877. La disparition et le partage de fonctions concernent le maire du palais après l’avènement de Pépin le Bref.

57. Dans le système de personnalité des lois, quel élément détermine la loi applicable en droit privé et pénal ?

La nature publique ou privée de l’autorité judiciaire
La fonction exercée par la personne dans le royaume
Le lieu où le litige a été porté devant le juge
L’appartenance ethnique de la personne concernée

L’appartenance ethnique de la personne concernée

Explication

La personnalité des lois rattache l’application du droit privé et pénal à l’appartenance ethnique, alors que le droit public est commun aux sujets du royaume. La localisation du litige relève plutôt de la logique territoriale des coutumes.

58. Quelle combinaison décrit correctement les lois nationales applicables aux populations du royaume franc ?

Des lois romaines pour tous les peuples et des lois germaniques pour les affaires publiques
Des lois royales communes aux peuples germaniques et des lois ecclésiastiques aux Gallo-Romains
Des lois germaniques pour certains peuples et des lois romaines pour les sujets gallo-romains
Des coutumes locales pour les Germains et des capitulaires pour les sujets gallo-romains

Des lois germaniques pour certains peuples et des lois romaines pour les sujets gallo-romains

Explication

Les lois nationales comprennent plusieurs lois germaniques, dont les lois salique et ripuaire, ainsi que les lois romaines appliquées aux sujets gallo-romains. Les capitulaires sont des textes royaux et ne constituent pas la loi nationale propre aux Gallo-Romains.

59. Pourquoi la personnalité des lois tombe-t-elle en désuétude au IXe siècle ?

Les assemblées cessent de reconnaître les coutumes comme sources de droit
Les unions et les influences réciproques rendent l’appartenance ethnique difficile à établir
Les lois germaniques sont remplacées par les canons conciliaires dans les affaires privées
Les tribunaux royaux imposent une procédure écrite identique à toutes les populations

Les unions et les influences réciproques rendent l’appartenance ethnique difficile à établir

Explication

Les unions entre peuples et les influences juridiques réciproques brouillent les appartenances ethniques sur lesquelles repose ce système. Le remplacement général des lois germaniques par les canons conciliaires n’explique pas ce déclin.

60. Quel rôle les capitulaires jouent-ils dans le droit royal carolingien ?

Ce sont des lois nationales germaniques, organisées en titres et adoptées par les peuples concernés
Ce sont des décisions judiciaires du mallus, prononcées par les échevins après chaque procès
Ce sont des textes royaux divisés en chapitres, préparés par des dignitaires et présentés aux assemblées
Ce sont des recueils de coutumes locales, rédigés par les comtes et appliqués aux seuls sujets gallo-romains

Ce sont des textes royaux divisés en chapitres, préparés par des dignitaires et présentés aux assemblées

Explication

Les capitulaires sont des textes royaux organisés en chapitres, préparés par des dignitaires puis présentés aux assemblées; ils peuvent traiter de matières religieuses ou laïques. Les lois nationales germaniques, contrairement aux capitulaires, sont des corpus propres à certains peuples.

61. Quelle distinction oppose le mallus au tribunal du palais ?

Le mallus juge les affaires réservées au roi, tandis que le tribunal du palais traite les litiges ordinaires sous la présidence du comte
Le mallus est une juridiction ecclésiastique, tandis que le tribunal du palais tranche les conflits entre clercs
Le mallus statue sur les recours contre les jugements royaux, tandis que le tribunal du palais rend les sentences ordinaires
Le mallus est le tribunal de droit commun présidé par le comte, tandis que le tribunal du palais connaît de certaines affaires royales ou de recours

Le mallus est le tribunal de droit commun présidé par le comte, tandis que le tribunal du palais connaît de certaines affaires royales ou de recours

Explication

Le mallus constitue le tribunal de droit commun sous la présidence du comte, tandis que le tribunal du palais est une juridiction royale compétente pour certaines affaires et certains recours. L’idée que le mallus traite les affaires réservées au roi inverse les compétences.

62. Quelle différence caractérise le déclenchement des procédures publique et privée ?

Une partie engage la procédure publique contre l’autorité, tandis que le juge ouvre d’office la procédure privée
Le comte engage les deux procédures d’office, mais seule la procédure privée est orale
L’autorité publique engage la procédure publique d’office, tandis qu’une partie engage la procédure privée par accusation
Les co-jureurs ouvrent la procédure publique, tandis que les assemblées déclenchent la procédure privée

L’autorité publique engage la procédure publique d’office, tandis qu’une partie engage la procédure privée par accusation

Explication

La procédure publique est engagée d’office par l’autorité publique, alors que la procédure privée commence par l’accusation d’une partie contre l’autre. L’intervention d’une partie ne suffit donc pas à définir la procédure publique.

63. Un accusé cherche à se disculper en jurant sur un objet sacré et en s’entourant de personnes qui appuient son serment. De quel procédé s’agit-il ?

De l’ordalie, où une épreuve physique révèle le jugement divin par son résultat
De la composition pécuniaire, qui permet à l’accusé de réparer le dommage envers la victime
Du serment purgatoire, avec des co-jureurs dont le nombre est fixé par la loi nationale
Du duel judiciaire, où la victoire de l’accusé établit son innocence

Du serment purgatoire, avec des co-jureurs dont le nombre est fixé par la loi nationale

Explication

Le serment purgatoire permet à l’accusé de se disculper en jurant sur une chose sacrée avec l’appui de co-jureurs en nombre fixé par la loi nationale. L’ordalie repose plutôt sur une épreuve physique censée manifester le jugement divin.

64. Après un délit public, un tribunal envisage une peine corporelle, tandis qu’une affaire privée appelle un versement à la famille de la victime. Quelle distinction s’applique ?

Les peines publiques sont fixées par les co-jureurs, tandis que les peines privées sont prononcées par le tribunal du palais
Les peines publiques sanctionnent les délits publics, tandis que les peines privées prennent surtout la forme de compositions pécuniaires
Les peines publiques consistent en des serments, tandis que les peines privées sont des épreuves physiques
Les peines publiques réparent les dommages à la famille, tandis que les peines privées prennent la forme de mutilations

Les peines publiques sanctionnent les délits publics, tandis que les peines privées prennent surtout la forme de compositions pécuniaires

Explication

Les peines publiques peuvent comprendre la mort, une mutilation ou une peine corporelle, tandis que les peines privées sont principalement des compositions versées à la famille de la victime. Le versement à la famille ne correspond donc pas à la catégorie des peines publiques.

65. Quelle classification distingue les sources figées des sources actives du droit canonique ?

Les Écritures, les Pères de l’Église et le droit romain sont figés; la coutume, les canons conciliaires et les décrétales sont actifs
Les Écritures, la coutume et les décrétales sont figées; le droit romain, les Pères et les canons sont actifs
Les canons conciliaires, les Écritures et le droit romain sont actifs; la coutume et les décrétales sont figées
Les Pères de l’Église, les canons et la coutume sont figés; les Écritures, le droit romain et les décrétales sont actifs

Les Écritures, les Pères de l’Église et le droit romain sont figés; la coutume, les canons conciliaires et les décrétales sont actifs

Explication

Les sources figées comprennent les Écritures, la doctrine des Pères de l’Église et le droit romain; les sources actives comprennent la coutume, les canons conciliaires et les décrétales pontificales. La coutume appartient donc aux sources actives, et non aux sources figées.

66. Un clerc est poursuivi pour une affaire qui le concerne : quel effet le privilège du for produit-il ?

Il le soumet progressivement aux tribunaux ecclésiastiques et écarte les tribunaux laïques de son jugement
Il autorise l’Église à arbitrer les litiges des laïques sans concerner la juridiction des clercs
Il permet à un tribunal laïque de juger le clerc dès que l’affaire implique un laïque
Il confie au tribunal du palais les causes cléricales et aux évêques les recours royaux

Il le soumet progressivement aux tribunaux ecclésiastiques et écarte les tribunaux laïques de son jugement

Explication

Le privilège du for soumet progressivement les clercs aux tribunaux ecclésiastiques et interdit aux tribunaux laïques de juger leurs affaires. La possibilité d’une juridiction arbitrale de l’Église concernant des laïques est une notion distincte.

67. Comment les compétences judiciaires sont-elles réparties entre l’évêque et l’archidiacre ?

L’archidiacre détient la juridiction et délègue à l’évêque les causes mineures, tandis qu’il juge les causes majeures
L’évêque confie les causes majeures à l’archidiacre, tout en réservant les causes mineures à son tribunal
L’évêque détient la juridiction et délègue à l’archidiacre les causes mineures, tandis qu’il traite les causes majeures
L’archidiacre et l’évêque jugent les mêmes causes, selon que les parties sont clercs ou laïques

L’évêque détient la juridiction et délègue à l’archidiacre les causes mineures, tandis qu’il traite les causes majeures

Explication

L’évêque détient le pouvoir de juridiction ecclésiastique et le délègue à l’archidiacre pour les causes mineures, tandis qu’il traite les causes majeures. L’attribution des causes majeures à l’archidiacre inverse cette répartition.

68. Dans le régime mérovingien des quatre quarts, à quoi sert une part des revenus ecclésiastiques ?

À la rémunération des juges laïques, parmi les quatre affectations des revenus
À l’assistance aux pauvres et aux hôpitaux, parmi les quatre affectations des revenus
À la perception des taxes commerciales, parmi les quatre affectations des revenus
Au financement des armées royales, parmi les quatre affectations des revenus

À l’assistance aux pauvres et aux hôpitaux, parmi les quatre affectations des revenus

Explication

L’un des quatre quarts est affecté à l’assistance aux pauvres et aux hôpitaux; les autres concernent l’évêque, le clergé et les édifices religieux. Le financement des juges laïques ne figure pas parmi ces affectations.

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Où se sont succédé les droits cunéiformes ?

En Mésopotamie, dans l’actuel Irak.

Vers quelle date apparaît le code d’Ur Namu ?

Vers 2050 av. J.-C.

Vers quelle date les lois d’Esnunna sont-elles rédigées ?

Vers 1930 av. J.-C.

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