QCM : Institutions et droit romains (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel événement marque le début de la République romaine en 509 av. J.-C. ?

La prise du pouvoir par Octave et son titre d’Auguste
L’obtention de tribuns par les plébéiens
L’ouverture du Sénat à l’élite plébéienne
La chute de la royauté et l’exil de Tarquin

La chute de la royauté et l’exil de Tarquin

Explication

La République commence en 509 av. J.-C., lorsque la royauté tombe et que Tarquin est exilé. Les tribuns de la plèbe apparaissent plus tard, en 494 av. J.-C.

2. Au début de la République romaine, comment le pouvoir est-il organisé au profit des patriciens ?

Les familles patriciennes gouvernent par le Sénat et écartent les plébéiens du pouvoir
Les magistrats patriciens partagent le pouvoir avec des assemblées réservées aux plébéiens
Les consuls plébéiens gouvernent avec des tribuns élus par toutes les catégories de citoyens
Les familles plébéiennes gouvernent par les assemblées et écartent les patriciens du Sénat

Les familles patriciennes gouvernent par le Sénat et écartent les plébéiens du pouvoir

Explication

À l’origine, les familles patriciennes dominent la République par l’intermédiaire du Sénat et excluent les plébéiens du pouvoir. Les tribuns propres à la plèbe sont obtenus ensuite, et non dès le début du régime.

3. Quel rôle les tribuns de la plèbe, obtenus en 494 av. J.-C., sont-ils chargés d’assumer ?

Protéger les plébéiens contre les abus de pouvoir des magistrats patriciens
Recenser les citoyens et désigner les membres du Sénat tous les cinq ans
Approuver les projets de loi avant leur présentation aux assemblées populaires
Diriger les armées romaines et conduire les campagnes dans les provinces

Protéger les plébéiens contre les abus de pouvoir des magistrats patriciens

Explication

Les tribuns sont des magistrats obtenus par les plébéiens pour les protéger contre les excès de pouvoir des magistrats patriciens. La direction militaire relève notamment des consuls, tandis que le recensement et la désignation des sénateurs reviennent aux censeurs.

4. Quelle combinaison de facteurs contribue à la crise de la République romaine ?

Des institutions inadaptées à l’empire, des élections annuelles incessantes et le déclin de la classe moyenne
Des institutions limitées à Rome, des élections réservées au Sénat et l’expansion de la classe moyenne
Des institutions adaptées à l’empire, des élections espacées et la croissance de la classe moyenne
Des institutions contrôlées par les tribuns, des élections supprimées et l’enrichissement de la classe moyenne

Des institutions inadaptées à l’empire, des élections annuelles incessantes et le déclin de la classe moyenne

Explication

La crise s’explique par l’inadaptation des institutions à un vaste empire, la répétition incessante des élections annuelles et la disparition progressive de la classe moyenne, qui intensifie les luttes sociales. L’idée d’une classe moyenne en croissance inverse donc le facteur social mentionné.

5. Quels sont les trois organes constitutionnels de la République romaine ?

Les magistrats, les prêtres et les assemblées de la plèbe
Le Sénat, les tribuns de la plèbe et les armées provinciales
Le Sénat, les assemblées populaires et les magistrats
Les comices, les légions et les gouverneurs des provinces

Le Sénat, les assemblées populaires et les magistrats

Explication

La République romaine repose sur le Sénat, les assemblées populaires et les magistrats. Les tribuns et les légions ne constituent pas, ensemble, les trois organes constitutionnels du régime.

6. Quel rôle le Sénat joue-t-il dans l’élaboration des lois républicaines ?

Il rédige les plébiscites avant leur adoption par les assemblées réservées aux patriciens
Il élit les magistrats avant que les assemblées ne rédigent et votent les lois
Il vote les projets avant leur approbation par les magistrats, qui élisent les sénateurs
Il approuve les projets avant leur présentation aux assemblées, qui votent les lois

Il approuve les projets avant leur présentation aux assemblées, qui votent les lois

Explication

Le Sénat approuve les projets de loi avant leur présentation aux assemblées, tandis que les comices votent les lois. Confondre l’approbation sénatoriale avec le vote final attribue au Sénat une fonction exercée par les comices.

7. Quelle distinction oppose les comices aux assemblées de la plèbe ?

Les comices réunissent les seuls plébéiens avec un vote égalitaire, tandis que les assemblées de la plèbe réunissent patriciens et plébéiens de façon inégalitaire
Les comices réunissent les seuls patriciens avec un vote inégalitaire, tandis que les assemblées de la plèbe réunissent toutes les catégories de citoyens
Les comices réunissent patriciens et plébéiens avec un vote inégalitaire, tandis que les assemblées de la plèbe ne réunissent que les plébéiens et sont plus égalitaires
Les comices réunissent patriciens et plébéiens avec un vote égalitaire, tandis que les assemblées de la plèbe ne réunissent que les plébéiens et sont inégalitaires

Les comices réunissent patriciens et plébéiens avec un vote inégalitaire, tandis que les assemblées de la plèbe ne réunissent que les plébéiens et sont plus égalitaires

Explication

Les comices accueillent patriciens et plébéiens, mais leur vote favorise les citoyens les plus riches ; les assemblées de la plèbe sont réservées aux plébéiens et plus égalitaires. L’affirmation selon laquelle les comices seraient égalitaires inverse la caractéristique centrale de leur vote.

8. Quelle répartition des fonctions électorales et législatives distingue les comices des assemblées de la plèbe ?

Les comices votent les lois et élisent les magistrats ; les assemblées de la plèbe élisent les tribuns et votent les plébiscites
Les comices désignent les sénateurs et votent les plébiscites ; les assemblées de la plèbe élisent les consuls et les préteurs
Les comices approuvent les projets de loi ; les assemblées de la plèbe élisent les magistrats et votent les lois
Les comices votent les plébiscites et élisent les tribuns ; les assemblées de la plèbe votent les lois et élisent les magistrats

Les comices votent les lois et élisent les magistrats ; les assemblées de la plèbe élisent les tribuns et votent les plébiscites

Explication

Les comices votent les lois et élisent les magistrats, alors que les assemblées de la plèbe élisent les tribuns et votent les plébiscites. Attribuer aux assemblées de la plèbe l’élection des magistrats et le vote des lois confond leurs compétences avec celles des comices.

9. Comment le principat évolue-t-il alors qu’il conserve en apparence les institutions républicaines ?

Il devient progressivement oligarchique à mesure que le Sénat remplace l’empereur et nomme les magistrats
Il devient progressivement monarchique à mesure que les assemblées cessent de se réunir et que l’empereur contrôle les nominations
Il devient progressivement militaire à mesure que les consuls abolissent les assemblées et désignent les empereurs
Il devient progressivement démocratique à mesure que les assemblées reprennent leurs réunions et contrôlent les choix impériaux

Il devient progressivement monarchique à mesure que les assemblées cessent de se réunir et que l’empereur contrôle les nominations

Explication

Le principat garde en apparence les institutions républicaines, mais évolue vers la monarchie lorsque les assemblées ne se réunissent plus et que l’empereur influence les élections ou nomme les magistrats. Le maintien des assemblées comme arbitres effectifs du pouvoir contredit cette évolution.

10. Quelle image de sa fonction l’empereur met-il en avant sous le principat ?

Celle du consul élu pour diriger les affaires politiques et militaires
Celle du tribun chargé de protéger la plèbe contre les magistrats
Celle du maître absolu doté d’un pouvoir de nature sacrée
Celle du premier du peuple, du Sénat et des magistrats

Celle du premier du peuple, du Sénat et des magistrats

Explication

Dans le principat, l’empereur se présente comme le premier du peuple, du Sénat et des magistrats. L’image du maître absolu et sacré caractérise plutôt le dominat.

11. Quelle autorité permet au princeps de commander dans toutes les provinces pendant son règne ?

Sa puissance tribunitienne, limitée aux provinces et renouvelée lors de chaque élection
Son imperium consulaire, exercé à Rome pour la durée d’un mandat annuel
Son auctoritas, qui confie le commandement provincial aux assemblées populaires
Son imperium proconsulaire, valable dans toutes les provinces pendant la durée de son règne

Son imperium proconsulaire, valable dans toutes les provinces pendant la durée de son règne

Explication

Le princeps détient un imperium proconsulaire dans toutes les provinces pendant toute la durée de son règne. La puissance tribunitienne est liée à son rôle de protecteur du peuple, et non au commandement provincial.

12. Quelle mesure Caracalla prend-il en 212 ?

Il réserve la citoyenneté romaine aux élites des provinces et aux membres du Sénat
Il accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants de l’Empire, y compris les esclaves
Il accorde la citoyenneté romaine aux seuls soldats engagés dans les armées impériales
Il accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’Empire

Il accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’Empire

Explication

En 212, Caracalla accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’Empire. Étendre cette mesure aux esclaves va au-delà de la catégorie concernée.

13. Quelle caractéristique définit le droit civil romain ?

Il régit les relations entre les États et repose surtout sur les traités.
Il concerne les magistrats romains et repose surtout sur les édits du préteur.
Il s’applique à tous les peuples et repose surtout sur les décisions impériales.
Il est propre à la cité romaine et à ses citoyens, et repose surtout sur la loi.

Il est propre à la cité romaine et à ses citoyens, et repose surtout sur la loi.

Explication

Le droit civil est le droit propre à la cité romaine et à ses citoyens, fondé principalement sur la loi et, dans une moindre mesure, sur la coutume. Le droit des gens, contrairement à une confusion fréquente, concerne les relations entre États.

14. À quoi correspond le mos majorum dans le droit romain ?

Aux règles votées par les comices pour organiser le droit des étrangers.
Aux décisions des magistrats qui constituaient le droit écrit de la cité.
Aux usages des ancêtres qui formaient le droit oral et coutumier romain.
Aux avis des jurisconsultes qui fixaient le droit applicable aux procès.

Aux usages des ancêtres qui formaient le droit oral et coutumier romain.

Explication

Le mos majorum désigne les usages des ancêtres, qui formaient le droit oral et coutumier romain. Les règles votées par les comices relevaient plutôt de la législation écrite.

15. Quel effet juridique principal la loi des XII Tables a-t-elle produit ?

Elle a créé un droit commun aux peuples étrangers sans concerner les citoyens.
Elle a mis par écrit des coutumes importantes sans codifier tout le droit civil.
Elle a défini les pouvoirs des magistrats sans traiter des règles successorales.
Elle a remplacé toutes les coutumes par un code complet du droit civil.

Elle a mis par écrit des coutumes importantes sans codifier tout le droit civil.

Explication

Les XII Tables ont mis par écrit les coutumes les plus importantes, notamment dans les domaines pénal, agricole et successoral, sans constituer un code complet du droit civil. L’idée qu’elles auraient codifié l’ensemble du droit civil leur attribue une portée excessive.

16. Dans quel ordre les étapes d’élaboration d’une loi ordinaire se succèdent-elles à Rome ?

Les magistrats préparent le projet, les comices l’approuvent, le Sénat le vote, puis les censeurs le publient.
Les magistrats préparent le projet, le Sénat l’approuve, les comices le votent, puis les magistrats l’exécutent et le publient.
Le Sénat prépare le projet, les magistrats l’approuvent, les comices l’exécutent, puis le peuple le publie.
Les comices préparent le projet, le Sénat le vote, les magistrats l’approuvent, puis les citoyens le publient.

Les magistrats préparent le projet, le Sénat l’approuve, les comices le votent, puis les magistrats l’exécutent et le publient.

Explication

Le processus commence par la préparation du projet par les magistrats supérieurs, suivie de l’approbation du Sénat et du vote des comices, avant l’exécution et la publication par les magistrats. La confusion la plus plausible consiste à inverser les rôles du Sénat et des comices.

17. Quel changement institutionnel met fin au vote des lois populaires sous le Haut-Empire ?

Le Sénat cesse de siéger à partir de 98 apr. J.-C.
Les assemblées populaires cessent d’être réunies à partir de 98 apr. J.-C.
Les magistrats perdent le pouvoir de publier les lois à partir de 98 apr. J.-C.
Les préteurs abandonnent leur fonction judiciaire à partir de 98 apr. J.-C.

Les assemblées populaires cessent d’être réunies à partir de 98 apr. J.-C.

Explication

Les assemblées populaires cessent d’être réunies à partir de 98 apr. J.-C., ce qui met fin au vote des lois populaires, même si les sources républicaines subsistent au début du Haut-Empire. La disparition du Sénat n’est pas le changement en cause.

18. Quel changement Hadrien apporte-t-il à l’édit du préteur en 130 ?

Il le remplace par les avis des jurisconsultes et confie sa rédaction au Sénat.
Il lui donne une rédaction définitive et met fin à son rôle créateur de droit.
Il le transforme en recueil de constitutions impériales et renforce son rôle créateur.
Il le soumet au vote des assemblées et rétablit son caractère républicain.

Il lui donne une rédaction définitive et met fin à son rôle créateur de droit.

Explication

En 130, Hadrien donne une rédaction définitive à l’édit du préteur, désormais appelé édit perpétuel, et met fin à son rôle créateur de droit. Il ne transforme pas cet édit en recueil de constitutions impériales.

19. Comment Gaius organise-t-il l’étude du droit privé ?

En édits, décrets et mandats impériaux.
En droit naturel, droit des gens et droit civil.
En droit des personnes, droit des choses et droit des actions.
En droit pénal, droit agricole et droit successoral.

En droit des personnes, droit des choses et droit des actions.

Explication

Gaius distingue le droit public du droit privé et divise ce dernier en droit des personnes, droit des choses et droit des actions. Le droit naturel, le droit des gens et le droit civil correspondent à une distinction attribuée à Ulpien.

20. Un empereur répond à une question juridique ou administrative qui lui a été soumise : de quel type de constitution impériale s’agit-il ?

D’un édit, qui établit une prescription générale pour tout l’Empire.
D’un décret, qui constitue un jugement rendu par l’empereur en conseil.
D’un mandat, qui donne une instruction administrative à un fonctionnaire.
D’un rescrit, qui répond à une question juridique ou administrative.

D’un rescrit, qui répond à une question juridique ou administrative.

Explication

Un rescrit est une réponse impériale à une question juridique ou administrative. Un mandat s’en distingue parce qu’il s’agit d’une instruction adressée aux fonctionnaires.

21. Quels ouvrages composent la compilation juridique de Justinien ?

Le Digeste, les XII Tables, les Novelles et les Mandats.
Les Institutes, les Rescrits, les Décrets et le Code Théodosien.
Le Code, l’Édit perpétuel, les Institutes et les Décrets.
Le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles.

Le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles.

Explication

La compilation juridique de Justinien réunit le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles. L’édit perpétuel appartient à l’histoire de l’édit du préteur, et non à cette compilation.

22. Que rassemble le Digeste de Justinien, promulgué en 533 ?

Des extraits des œuvres de 38 jurisconsultes, répartis en 50 livres.
Des constitutions promulguées après le Code de 534, réunies en 50 livres.
Des constitutions impériales publiées depuis le Code Théodosien, réparties en 12 livres.
Des règles d’enseignement tirées des Institutes de Gaius, réparties en 4 livres.

Des extraits des œuvres de 38 jurisconsultes, répartis en 50 livres.

Explication

Le Digeste rassemble des extraits des œuvres de 38 jurisconsultes et comprend 50 livres. Les constitutions impériales organisées en 12 livres appartiennent au Code de Justinien.

23. Quel rôle les compilations de Justinien jouent-elles dans l’histoire juridique de l’Europe occidentale ?

Diffusées dès leur publication en Occident, elles remplacent le droit byzantin.
Redécouvertes à la fin du XIe siècle, elles contribuent à une renaissance juridique.
Redécouvertes au début du VIe siècle, elles mettent fin à l’enseignement juridique.
Transmises par les assemblées romaines, elles rétablissent le vote des lois populaires.

Redécouvertes à la fin du XIe siècle, elles contribuent à une renaissance juridique.

Explication

Publiées dans l’Empire d’Orient, les compilations servent de base au droit byzantin et ne sont redécouvertes en Europe occidentale qu’à la fin du XIe siècle, où elles contribuent à une renaissance juridique. Elles ne sont donc pas diffusées en Occident dès leur publication.

24. Un étudiant utilise un manuel de Justinien organisé selon les rubriques « personnes, choses et actions » : quel ouvrage consulte-t-il ?

Le Code, conçu comme un manuel d’enseignement selon le plan de Gaius.
Le Digeste, conçu comme un manuel d’enseignement selon le plan de Gaius.
Les Novelles, conçues comme un manuel d’enseignement selon le plan de Gaius.
Les Institutes, conçues comme un manuel d’enseignement selon le plan de Gaius.

Les Institutes, conçues comme un manuel d’enseignement selon le plan de Gaius.

Explication

Les Institutes, promulguées en 533, sont un manuel d’enseignement organisé selon le plan de Gaius : personnes, choses et actions. Le Digeste rassemble plutôt des extraits d’œuvres de jurisconsultes.

25. Quelle période l’ancien droit couvre-t-il en France ?

De la fin de l’Antiquité à la Révolution française
De la chute de l’Empire romain à la Renaissance
De la Révolution française à l’instauration de la République
Du début du Moyen Âge à la fin de l’Ancien Régime

De la fin de l’Antiquité à la Révolution française

Explication

L’ancien droit regroupe les règles juridiques applicables en France depuis la fin de l’Antiquité jusqu’à la Révolution française. La période allant de la Révolution à la République commence après la fin de l’ancien droit.

26. Sous le système de la personnalité des lois, quel droit s’applique à un Gallo-Romain et à un Germain ?

Le droit germanique au Gallo-Romain et le droit romain au Germain
Le droit romain au Gallo-Romain et le droit germanique au Germain
Le droit du territoire au Gallo-Romain et celui du souverain au Germain
Le droit du juge au Gallo-Romain et celui du défendeur au Germain

Le droit romain au Gallo-Romain et le droit germanique au Germain

Explication

La personnalité des lois fait dépendre le droit applicable de l’origine de la personne : le Gallo-Romain relève du droit romain et le Germain du droit germanique. L’attribution inverse confond les droits associés aux deux populations.

27. Dans un litige portant sur un bien, quelle loi personnelle le juge applique-t-il en cas de conflit de lois ?

Celle du propriétaire du bien
Celle du demandeur au litige
Celle du défendeur au litige
Le droit romain applicable aux contrats

Celle du propriétaire du bien

Explication

Les litiges de propriété constituent une exception à la règle générale et relèvent de la loi personnelle du propriétaire. La loi du défendeur est la règle générale pour les conflits entre lois personnelles, mais elle ne gouverne pas ce litige de propriété.

28. Quelle caractéristique décrit le Bréviaire d’Alaric publié en 506 ?

Il simplifie le droit romain en reprenant notamment le Code Théodosien et la doctrine classique avec des commentaires
Il établit le droit germanique des Wisigoths en compilant principalement leurs règles de composition pécuniaire
Il unifie les lois des peuples francs en remplaçant le droit romain par des règles territoriales
Il rassemble les coutumes orales des Burgondes en une charte qui fixe les obligations des habitants

Il simplifie le droit romain en reprenant notamment le Code Théodosien et la doctrine classique avec des commentaires

Explication

Publié par Alaric II, le Bréviaire simplifie le droit romain et reprend notamment le Code Théodosien et la doctrine classique, accompagnés de commentaires. Il ne s’agit pas d’une compilation de règles germaniques wisigothes.

29. Quel projet est associé au couronnement impérial de Charlemagne par Léon III à Noël 800 ?

Partager l’Empire carolingien entre plusieurs royaumes
Établir des coutumes propres à chaque principauté
Restaurer l’Empire romain d’Occident
Remplacer les lois personnelles par des coutumes locales

Restaurer l’Empire romain d’Occident

Explication

Charlemagne est couronné empereur par le pape Léon III pendant la nuit de Noël 800 et entend restaurer l’Empire romain d’Occident. Le partage de l’Empire intervient plus tard, avec le traité de Verdun.

30. Qu’est-ce qu’un capitulaire carolingien ?

Une coutume locale transmise oralement par les habitants d’une seigneurie
Une charte accordant des libertés et fixant les impôts d’une communauté
Un accord privé entre familles nobles qui devient obligatoire par répétition
Une règle obligatoire énoncée par l’empereur et organisée en chapitres

Une règle obligatoire énoncée par l’empereur et organisée en chapitres

Explication

Les capitulaires sont des règles obligatoires énoncées par l’empereur et divisées en chapitres afin d’unifier la législation. Une charte de libertés concerne plutôt les franchises accordées aux habitants.

31. Quelle différence distingue un capitulaire complétant une loi personnelle d’un capitulaire autonome ?

Le premier règle les contrats, tandis que le second concerne les litiges de propriété
Le premier s’applique à tout l’Empire, tandis que le second concerne un peuple particulier
Le premier concerne un peuple, tandis que le second s’applique à toute la population de l’Empire
Le premier est une règle orale, tandis que le second est une loi écrite par une seigneurie

Le premier concerne un peuple, tandis que le second s’applique à toute la population de l’Empire

Explication

Un capitulaire qui complète une loi personnelle ne concerne que le peuple soumis à cette loi, alors qu’un capitulaire autonome vaut pour toute la population impériale. Inverser ces champs d’application revient à confondre les deux catégories.

32. Quels territoires le traité de Verdun a-t-il répartis en 843 ?

La Francie orientale, le royaume burgonde et la Francie méridionale
La Francie occidentale, la Francie orientale et le royaume des Wisigoths
La Francie occidentale, le royaume wisigoth et le territoire central de Lothaire
La Francie occidentale, la Francie orientale et le territoire central de Lothaire

La Francie occidentale, la Francie orientale et le territoire central de Lothaire

Explication

Le traité de Verdun partage l’Empire carolingien entre la Francie occidentale, la Francie orientale et le territoire central attribué à Lothaire. Le royaume wisigoth ne fait pas partie des trois territoires de ce partage.

33. Quels éléments caractérisent une seigneurie médiévale ?

Un territoire urbain, une corporation de métiers et un gouvernement exercé par une université
Un territoire organisé autour d’un château, une population et un gouvernement seigneurial
Une assemblée de familles nobles, une coutume orale et une administration royale
Une charte de franchises, une population sans territoire et un gouvernement communal

Un territoire organisé autour d’un château, une population et un gouvernement seigneurial

Explication

La seigneurie est une collectivité politique médiévale réunissant un territoire organisé autour d’un château, une population et un gouvernement exercé par un seigneur. Une corporation ou une université relève plutôt des corps constitués autour d’une activité ou d’une implantation.

34. Quel rôle une charte de franchises joue-t-elle pour les habitants ?

Elle établit les règles de succession des familles nobles et organise leurs accords privés
Elle répartit la population entre les ordres selon leur fonction dans la société
Elle inscrit des libertés, fixe notamment les impôts et limite corvées et incapacités
Elle transforme une coutume orale en règle valable sans preuve devant tous les tribunaux

Elle inscrit des libertés, fixe notamment les impôts et limite corvées et incapacités

Explication

Les franchises sont des libertés consignées dans une charte qui fixe notamment les impôts et limite les corvées et les incapacités imposées aux habitants. La dispense de prouver une coutume concerne les coutumes méridionales officiellement rédigées, et non la fonction générale d’une charte de franchises.

35. Comment une coutume privée peut-elle devenir obligatoire au sein d’une société ?

Un juge reprend une règle romaine, qui s’impose après sa publication dans un capitulaire
Une assemblée d’habitants rédige une règle, qui s’impose par son approbation seigneuriale
Des accords entre familles nobles diffusent leurs solutions, qui s’imposent par leur répétition
Une décision royale fixe les solutions, qui s’imposent dès leur inscription dans une charte

Des accords entre familles nobles diffusent leurs solutions, qui s’imposent par leur répétition

Explication

Les coutumes privées naissent d’accords entre familles nobles, puis leurs solutions se diffusent et deviennent obligatoires à force d’être répétées. Une règle romaine reprise dans un capitulaire ne décrit pas ce processus de formation coutumière.

36. En procès, quelle différence oppose une coutume méridionale officiellement rédigée à un coutumier du Nord ?

La coutume méridionale doit être prouvée, tandis que le coutumier privé du Nord fait foi sans preuve
Les deux dispensent de prouver la coutume, mais seul le recueil du Nord a une rédaction officielle
La coutume méridionale fait foi sans preuve, tandis que le coutumier privé du Nord doit être prouvé
Les deux exigent une preuve de la coutume, mais seul le texte méridional est un recueil privé

La coutume méridionale fait foi sans preuve, tandis que le coutumier privé du Nord doit être prouvé

Explication

La rédaction officielle d’une coutume méridionale lui permet de faire foi en justice sans preuve, contrairement aux coutumiers privés du Nord. Un recueil septentrional ne bénéficie donc pas de la même dispense de preuve.

37. Quelle distinction oppose le régime des biens des époux en droit romain classique et en droit coutumier ?

Les deux régimes séparent les biens acquis pendant le mariage, mais partagent les biens reçus par héritage.
Les deux régimes mettent en commun les biens acquis pendant le mariage, mais séparent les biens antérieurs.
Le droit romain classique met en commun les biens acquis, tandis que le droit coutumier maintient leur séparation.
Le droit romain classique sépare les biens, tandis que le droit coutumier met en commun les biens acquis depuis le mariage.

Le droit romain classique sépare les biens, tandis que le droit coutumier met en commun les biens acquis depuis le mariage.

Explication

Le droit romain classique repose sur la séparation des biens, alors que le droit coutumier prévoit une communauté pour les biens acquis depuis le mariage. Confondre les deux régimes revient à attribuer au droit romain la communauté coutumière.

38. Quel droit coutumier la veuve peut-elle exercer sur une partie de la succession de son mari défunt ?

Un usufruit portant sur la moitié des biens acquis pendant le mariage.
Un usufruit portant sur le quart de la succession de son mari défunt.
La pleine propriété portant sur le quart de la succession de son mari défunt.
La pleine propriété portant sur la moitié des biens acquis pendant le mariage.

Un usufruit portant sur le quart de la succession de son mari défunt.

Explication

Le douaire permet à la veuve de disposer d’un usufruit correspondant au quart de la succession de son mari défunt. Il s’agit d’un droit d’usufruit, et non de la pleine propriété de cette part.

39. Quelle description correspond au Coutumier de Clermont-en-Beauvaisis retranscrit en 1283 ?

Il recense les coutumes locales sans les commenter et rassemble des décisions royales sans les comparer au droit romain.
Il retranscrit la coutume locale, la commente, rassemble la jurisprudence seigneuriale et compare coutume et droit romain.
Il retranscrit le droit romain, le commente, rassemble la jurisprudence royale et compare droit canonique et droit seigneurial.
Il expose le droit canonique, rassemble des décisions ecclésiastiques et compare les coutumes de plusieurs royaumes.

Il retranscrit la coutume locale, la commente, rassemble la jurisprudence seigneuriale et compare coutume et droit romain.

Explication

En 1283, le coutumier consigne et commente la coutume locale, rassemble la jurisprudence seigneuriale et établit une comparaison avec le droit romain. Le réduire à un simple recueil de coutumes omet son commentaire, sa jurisprudence et sa comparaison juridique.

40. Pour étudier une coutume locale et la confronter aux solutions romaines, quel ouvrage, retranscrit en 1283, rassemble aussi la jurisprudence seigneuriale ?

Le Coutumier de Clermont-en-Beauvaisis.
Un recueil de droit canonique et de jurisprudence ecclésiastique.
Une compilation des coutumes royales et des décisions des cours du royaume.
Un traité de droit romain réunissant les décisions des magistrats impériaux.

Le Coutumier de Clermont-en-Beauvaisis.

Explication

Le Coutumier de Clermont-en-Beauvaisis réunit précisément la coutume locale commentée, la jurisprudence seigneuriale et une comparaison avec le droit romain. Un recueil de droit canonique traiterait d’un autre domaine et ne correspond pas à ces caractéristiques.

41. Un couple acquiert des biens après son mariage : quelle différence distingue le régime romain des coutumes médiévales ?

À Rome, ces acquisitions appartiennent aux deux époux ; les coutumes les attribuent à celui qui les a financées.
À Rome, ces acquisitions forment un patrimoine familial ; les coutumes les séparent entre les époux.
À Rome, les époux n’ont pas de biens en commun ; les coutumes font appartenir ces acquisitions aux deux époux.
À Rome, ces acquisitions reviennent au chef de famille ; les coutumes les attribuent aux héritiers.

À Rome, les époux n’ont pas de biens en commun ; les coutumes font appartenir ces acquisitions aux deux époux.

Explication

Le régime romain décrit ne comporte aucun bien commun entre époux, alors que les coutumes médiévales rendent communs les biens acquis depuis le mariage. Attribuer la communauté à Rome inverse précisément cette distinction.

42. Comment la réserve héréditaire coutumière limite-t-elle le pouvoir du chef de famille ?

Elle attribue les immeubles familiaux aux héritiers après le décès, sans limiter les décisions prises par le chef de famille.
Elle réserve les immeubles familiaux au fils aîné et laisse au chef de famille le choix d’écarter les autres enfants.
Elle garantit au chef de famille la libre disposition des immeubles et lui permet de privilégier un enfant dans son testament.
Elle garantit aux héritiers une part importante des immeubles familiaux et limite la possibilité d’écarter ou de désavantager un enfant.

Elle garantit aux héritiers une part importante des immeubles familiaux et limite la possibilité d’écarter ou de désavantager un enfant.

Explication

La réserve garantit aux héritiers une part importante des immeubles familiaux et empêche le chef de famille de déshériter ou de désavantager librement un enfant. Une liberté testamentaire étendue décrit le contraire de cette limitation.

43. Quelle différence oppose la conception coutumière médiévale de la propriété immobilière au droit romain et au droit français moderne ?

Le droit coutumier médiéval réserve chaque immeuble à un propriétaire, alors que le droit romain et le droit moderne en admettent plusieurs.
Le droit coutumier médiéval attribue chaque immeuble aux héritiers, alors que le droit romain et le droit moderne l’attribuent au seigneur.
Le droit coutumier médiéval distingue les terres agricoles des maisons, alors que le droit romain et le droit moderne appliquent une règle commune.
Le droit coutumier médiéval admet plusieurs propriétaires sur un même immeuble, alors que le droit romain et le droit moderne n’en admettent qu’un.

Le droit coutumier médiéval admet plusieurs propriétaires sur un même immeuble, alors que le droit romain et le droit moderne n’en admettent qu’un.

Explication

Le droit coutumier médiéval permet plusieurs propriétaires sur un même bien immobilier, contrairement aux conceptions romaine et moderne décrites. La règle d’un propriétaire unique correspond donc aux deux autres systèmes, pas au droit coutumier médiéval.

44. Que désigne le système médiéval des propriétés simultanées ?

Plusieurs personnes détiennent des droits différents sur une même terre, par exemple le seigneur et celui qui l’exploite.
Le seigneur détient les terres cultivées, tandis que les exploitants possèdent séparément les parcelles voisines.
Un seul propriétaire détient tous les droits sur une terre et en confie temporairement l’usage à un exploitant.
Plusieurs personnes détiennent des parts identiques d’une terre, sans distinguer le seigneur de celui qui l’exploite.

Plusieurs personnes détiennent des droits différents sur une même terre, par exemple le seigneur et celui qui l’exploite.

Explication

Les propriétés simultanées désignent des droits différents exercés par plusieurs personnes sur une même terre, comme ceux du seigneur et de l’exploitant. La détention de parts identiques ne rend pas compte de cette diversité de droits.

45. Quelle distinction oppose la méthode des glossateurs à celle des commentateurs dans l’étude du droit romain ?

Les glossateurs recherchaient l’esprit du texte, tandis que les commentateurs en établissaient une traduction littérale.
Les glossateurs expliquaient les mots du texte, tandis que les commentateurs en recherchaient l’esprit et organisaient les règles par thèmes.
Les glossateurs organisaient les règles par thèmes, tandis que les commentateurs expliquaient chaque mot par une glose.
Les glossateurs remplaçaient le texte par des coutumes, tandis que les commentateurs le limitaient aux règles de procédure.

Les glossateurs expliquaient les mots du texte, tandis que les commentateurs en recherchaient l’esprit et organisaient les règles par thèmes.

Explication

Les glossateurs rattachaient leurs explications aux mots du texte, alors que les commentateurs en interprétaient plus librement l’esprit et regroupaient les règles par thèmes. L’option qui attribue aux glossateurs l’organisation thématique inverse les deux méthodes.

46. À partir de la fin du XIIIe siècle, quelle répartition juridique caractérisait principalement le Midi et le Nord de la France ?

Le Midi était principalement un pays de droit écrit fondé sur le droit romain, tandis que le Nord était principalement un pays de coutumes.
Le Midi et le Nord étaient principalement des pays de droit écrit, mais appliquaient des compilations romaines différentes.
Le Midi était principalement un pays de coutumes, tandis que le Nord était principalement un pays de droit écrit fondé sur le droit romain.
Le Midi et le Nord étaient principalement des pays de coutumes, organisées selon des usages régionaux distincts.

Le Midi était principalement un pays de droit écrit fondé sur le droit romain, tandis que le Nord était principalement un pays de coutumes.

Explication

Le Midi relevait principalement du droit romain et était qualifié de pays de droit écrit, tandis que le Nord relevait surtout du droit coutumier. L’option qui attribue le droit écrit au Nord et les coutumes au Midi inverse cette répartition.

47. Quels types de sources contribuaient à former le droit canonique médiéval ?

Les canons conciliaires, les coutumes féodales, les chartes urbaines et les décisions des parlements royaux.
La Bible, les décisions des rois, les coutumes locales et les actes des juridictions seigneuriales.
Les écrits des juristes romains, les ordonnances impériales, les contrats privés et les décisions consulaires.
La Bible, les écrits des Pères de l’Église, les décrétales pontificales et les canons conciliaires.

La Bible, les écrits des Pères de l’Église, les décrétales pontificales et les canons conciliaires.

Explication

Le droit canonique puisait notamment dans la Bible, les Pères de l’Église, les décrétales pontificales et les canons des conciles. Les décisions royales et les coutumes locales de l’autre proposition ne figurent pas parmi les sources indiquées pour ce droit.

48. Quel objectif caractérisait le Décret de Gratien, réalisé entre 1130 et 1150 ?

Réunir les règles civiles romaines et supprimer les divergences entre les décisions des empereurs.
Rassembler des règles canoniques, notamment des canons conciliaires et des décrétales, et chercher à résoudre leurs contradictions.
Classer les coutumes féodales par province et résoudre les conflits entre seigneurs voisins.
Rassembler les décrétales publiées après Gratien en cinq livres dédiés aux matières ecclésiastiques.

Rassembler des règles canoniques, notamment des canons conciliaires et des décrétales, et chercher à résoudre leurs contradictions.

Explication

Le Décret de Gratien réunissait des règles canoniques, dont des canons conciliaires et des décrétales pontificales, afin notamment d’en résoudre les contradictions. La compilation en cinq livres des décrétales postérieures correspond aux Décrétales de Grégoire IX, non au Décret de Gratien.

49. Quelle organisation caractérisait les Décrétales de Grégoire IX promulguées en 1234 ?

Saint Raimond de Penafort les regroupa en trois livres consacrés aux conciles, aux coutumes et aux juridictions seigneuriales.
Saint Raimond de Penafort les regroupa en cinq livres couvrant notamment la justice de l’Église, la procédure, le clergé, le mariage et le droit pénal.
Gratien les regroupa en cinq livres couvrant notamment la justice de l’Église, la procédure, le clergé, le mariage et le droit pénal.
Grégoire IX les regroupa en cinq livres consacrés au droit romain, aux successions, aux contrats, aux peines et aux impôts.

Saint Raimond de Penafort les regroupa en cinq livres couvrant notamment la justice de l’Église, la procédure, le clergé, le mariage et le droit pénal.

Explication

En 1234, saint Raimond de Penafort organisa les Décrétales de Grégoire IX en cinq livres portant sur plusieurs domaines du droit ecclésiastique et pénal. L’attribution à Gratien confond cette compilation avec le Décret de Gratien, réalisé au siècle précédent.

50. Deux époux consentent à se marier sans autorisation paternelle : quelle analyse distingue les conceptions matrimoniales romaine classique et canonique ?

Le consentement des époux suffisait en droit romain classique, tandis que le droit canonique exigeait aussi l’autorisation du père de famille.
L’autorisation du père de famille suffisait en droit canonique, tandis que le droit romain classique privilégiait l’union charnelle.
L’union charnelle suffisait en droit canonique, tandis que le droit romain classique exigeait le consentement et l’autorisation paternelle.
Le consentement des époux suffisait en droit canonique, tandis que le droit romain classique exigeait aussi l’autorisation du père de famille.

Le consentement des époux suffisait en droit canonique, tandis que le droit romain classique exigeait aussi l’autorisation du père de famille.

Explication

Le droit canonique faisait dépendre la formation du mariage du consentement des époux, alors que le droit romain classique exigeait également l’autorisation du père de famille. L’option qui impose cette autorisation au droit canonique attribue à celui-ci une exigence propre au droit romain classique.

51. Quelle mesure Louis VII promulgua-t-il en 1155 ?

Une ordonnance établissant une paix de dix ans dans le royaume avec l’accord unanime des barons.
Une ordonnance imposant le français dans les jugements et instituant des registres paroissiaux.
Une ordonnance rendant applicables les coutumes locales après approbation des États provinciaux.
Une ordonnance établissant une paix de dix ans malgré l’opposition d’une partie des barons.

Une ordonnance établissant une paix de dix ans dans le royaume avec l’accord unanime des barons.

Explication

En 1155, Louis VII promulgua une ordonnance qui établissait une paix de dix ans dans le royaume et recueillit l’accord unanime des barons. L’ordonnance sur le français et les registres paroissiaux est celle de Villers-Cotterêts, promulguée bien plus tard.

52. Selon Beaumanoir, dans quelle situation le roi pouvait-il légiférer en matière privée ?

En temps de guerre, après délibération avec son conseil, dans l’intérêt général et conformément à la raison.
En temps de guerre, après consultation des barons, pour répondre aux intérêts privés des seigneurs.
En temps de paix, sans délibération, lorsque la nouvelle règle respectait les coutumes locales.
En temps de paix, après délibération avec son conseil, dans l’intérêt général et conformément à la raison.

En temps de guerre, après délibération avec son conseil, dans l’intérêt général et conformément à la raison.

Explication

Selon Beaumanoir, le roi pouvait légiférer en matière privée en temps de guerre après avoir délibéré avec son conseil, dans l’intérêt général et conformément à la raison. En temps de paix, il ne pouvait pas légiférer seul dans ce domaine, contrairement à ce que suggère l’option correspondante.

53. Quelles obligations l’ordonnance de Villers-Cotterêts imposa-t-elle en 1539 ?

Employer le latin dans les jugements et les actes juridiques, et tenir des registres de baptêmes et de mariages.
Employer le français dans les jugements et les actes juridiques, et enregistrer les mariages et les sépultures.
Employer le français dans les jugements et les actes juridiques, et tenir des registres de baptêmes et de décès.
Employer le français dans les actes royaux, et confier aux tribunaux les registres de baptêmes et de décès.

Employer le français dans les jugements et les actes juridiques, et tenir des registres de baptêmes et de décès.

Explication

Promulguée par François Ier en 1539, l’ordonnance imposait le français dans les jugements et les actes juridiques, et prescrivait aux curés les registres de baptêmes et de décès. L’option qui remplace les décès par les mariages ne restitue pas les registres spécifiquement prescrits.

54. Lors de la rédaction officielle d’une coutume, que se passait-il après la préparation du projet par une commission de juristes locaux et royaux ?

Les juristes locaux examinaient le projet, puis les barons validaient les articles acceptés et jugeaient les articles refusés.
Le parlement local examinait le projet, puis les États provinciaux promulguaient les articles acceptés et tranchaient les articles refusés.
Les États provinciaux examinaient le projet, puis les articles acceptés étaient promulgués et les articles refusés tranchés par le parlement local.
Les États provinciaux examinaient le projet, puis le roi tranchait les articles refusés et promulguait tous les articles proposés.

Les États provinciaux examinaient le projet, puis les articles acceptés étaient promulgués et les articles refusés tranchés par le parlement local.

Explication

Après la préparation du projet par la commission, les États provinciaux l’examinaient ; les articles acceptés étaient promulgués et les articles refusés étaient tranchés par le parlement local. L’option qui confie aux États provinciaux la promulgation et le règlement des refus attribue à cette assemblée des rôles qui ne lui revenaient pas.

55. Quel objectif guide la réformation des coutumes menée à la fin du XVIe siècle ?

Confier aux Parlements la rédaction de nouvelles règles coutumières
Supprimer les règles archaïques et atténuer les écarts entre coutumes voisines
Établir un droit commun qui écarte toute coutume locale
Remplacer les coutumes locales par des ordonnances royales uniformes

Supprimer les règles archaïques et atténuer les écarts entre coutumes voisines

Explication

La réformation vise à supprimer des règles archaïques et à réduire les différences les plus marquées entre coutumes voisines. Elle ne consiste pas à remplacer intégralement les coutumes par des ordonnances royales.

56. Lorsqu’une coutume locale ne prévoit aucune règle pour une situation, quel rôle joue le droit commun coutumier ?

Il autorise le juge à créer une règle sans référence aux coutumes
Il permet d’écarter les règles coutumières déjà applicables
Il fournit subsidiairement les principes communs aux coutumes
Il impose la coutume d’une région voisine comme règle principale

Il fournit subsidiairement les principes communs aux coutumes

Explication

Le droit commun coutumier est subsidiaire : il s’appuie sur les principes communs aux coutumes lorsque la coutume locale est silencieuse. Il ne remplace donc pas une règle locale existante par celle d’une région voisine.

57. Face à une coutume jugée irrationnelle ou à une ordonnance royale imprécise, de quelle prérogative les juges royaux disposent-ils sous l’Ancien Régime ?

Appliquer les textes sans interprétation et conserver toute coutume
Suspendre l’application des ordonnances et rédiger une coutume nouvelle
Demander au Parlement d’annuler toute règle jugée imprécise
Interpréter les textes et écarter la coutume jugée irrationnelle

Interpréter les textes et écarter la coutume jugée irrationnelle

Explication

Les juges royaux peuvent interpréter les coutumes et les ordonnances imprécises, ainsi qu’écarter les coutumes considérées comme irrationnelles. Leur rôle ne se limite donc pas à appliquer les textes sans les interpréter.

58. À quel moment une ordonnance royale devient-elle applicable dans le ressort d’un Parlement ?

Après sa publication dans un recueil privé d’arrêts
Après son approbation par les juges de chaque juridiction locale
Après son enregistrement par le Parlement concerné
Dès sa promulgation par le roi, avant toute formalité locale

Après son enregistrement par le Parlement concerné

Explication

L’ordonnance royale devient applicable dans le ressort d’un Parlement après son enregistrement par celui-ci. Sa promulgation par le roi ne suffit donc pas, à elle seule, à la rendre applicable dans ce ressort.

59. Dans le droit pénal de l’Ancien Régime, que désigne notamment l’« arbitraire » des juges ?

Le pouvoir de fixer une peine sans considération des circonstances
L’obligation de prononcer une peine identique pour une même infraction
La faculté de substituer une ordonnance royale à la décision pénale
La liberté d’adapter la peine en tenant compte de circonstances atténuantes

La liberté d’adapter la peine en tenant compte de circonstances atténuantes

Explication

L’arbitraire pénal désigne notamment la possibilité d’individualiser la peine en tenant compte de circonstances atténuantes. Il ne signifie pas que le juge prononce une peine sans aucune considération des circonstances.

60. Quelle différence oppose la conception classique du droit naturel à la conception moderne de la société ?

La société est créée par la loi dans la conception classique et par le souverain dans la conception moderne
La société repose sur les individus isolés dans la conception classique et sur des coutumes dans la conception moderne
La société est issue d’un pacte dans la conception classique et naturelle dans la conception moderne
La société est naturelle dans la conception classique et issue d’un pacte dans la conception moderne

La société est naturelle dans la conception classique et issue d’un pacte dans la conception moderne

Explication

La philosophie du droit naturel classique considère la société comme naturelle, tandis que la philosophie moderne la fait naître d’un pacte entre individus. La conception moderne ne présente donc pas la société comme naturelle au sens classique.

61. Quelle idée caractérise le nominalisme de Guillaume d’Occam ?

Les principes communs aux sociétés forment des réalités naturelles autonomes
Seuls les individus singuliers existent et les notions générales sont des concepts humains
Les notions générales existent indépendamment des individus qui les représentent
Les individus existent par les catégories générales fixées par le souverain

Seuls les individus singuliers existent et les notions générales sont des concepts humains

Explication

Guillaume d’Occam, fondateur du nominalisme, considère que seuls existent des individus isolés et uniques, tandis que les notions générales sont des concepts humains. Sa position ne fait donc pas des notions générales des réalités indépendantes des individus.

62. Comment la conception de la loi chez Guillaume d’Occam se distingue-t-elle de celle du droit naturel classique ?

La loi exprime la volonté des individus chez Occam, tandis que le droit classique dépend d’un pacte social
La loi peut créer le droit par l’ordre souverain, tandis que la loi positive classique traduit la loi naturelle
La loi est une coutume locale chez Occam, tandis que le droit classique repose sur l’ordre souverain
La loi positive crée le droit dans la conception classique, tandis qu’Occam la soumet à la loi naturelle

La loi peut créer le droit par l’ordre souverain, tandis que la loi positive classique traduit la loi naturelle

Explication

Dans la conception classique, la loi positive doit traduire la loi naturelle, alors que, pour Occam, l’ordre du souverain peut créer le droit. Confondre les deux revient à attribuer à Occam la subordination de la loi positive à la loi naturelle.

63. Quelle doctrine fait de la loi la source essentielle, voire exclusive, du droit et subordonne les autres sources à celle-ci ?

Le nominalisme
Le légicentrisme
Le droit naturel classique
Le pactisme politique

Le légicentrisme

Explication

Le légicentrisme place la loi au rang de source essentielle, voire exclusive, du droit et subordonne les autres sources à elle. Le nominalisme, lui, concerne le statut des individus et des notions générales, et non la hiérarchie des sources du droit.

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En quelle année la chute de la royauté et l’exil de Tarquin marquent-ils le début de la République romaine ?

En 509 av. J.-C.

Qui gouverne initialement la République romaine par le Sénat ?

Les familles patriciennes.

Quel groupe est écarté du pouvoir au début de la République romaine ?

Les plébéiens.

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