QCM : Introduction à la géographie humaine — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif correspond à l’enseignement de la géographie humaine, sociale et politique ?

Comprendre comment les sociétés organisent les espaces et transforment leurs milieux
Comparer les langues parlées dans différents territoires sans analyser leurs dynamiques
Décrire les institutions politiques sans étudier leur inscription spatiale
Mémoriser les caractéristiques physiques des continents et des océans

Comprendre comment les sociétés organisent les espaces et transforment leurs milieux

Explication

L’enseignement cherche à comprendre les espaces organisés par les sociétés, leurs relations avec les milieux et les dynamiques spatiales. La mémorisation des caractéristiques physiques ne rend pas compte de cet objectif centré sur les sociétés et l’organisation de l’espace.

2. Quelle compétence est attendue dans l’apprentissage de la géographie ?

Décrire des paysages en privilégiant les impressions personnelles du moment
Classer les territoires selon leur superficie sans construire d’explication spatiale
Structurer et argumenter un raisonnement géographique à partir de concepts fondamentaux
Reproduire des cartes sans mobiliser de notions géographiques explicites

Structurer et argumenter un raisonnement géographique à partir de concepts fondamentaux

Explication

La compétence attendue consiste à construire et défendre un raisonnement géographique en s’appuyant sur des concepts et des notions fondamentaux. Reproduire des cartes ne suffit pas, car cette activité ne garantit ni structuration ni argumentation du raisonnement.

3. Quel est l’objet principal de la géographie ?

L’inventaire des frontières politiques sans analyse des systèmes spatiaux qui les structurent
L’organisation de la surface terrestre par les sociétés humaines et les processus qui produisent sa diversité
La description des reliefs et des climats en laissant de côté les différences entre les territoires
L’étude des phénomènes physiques et biologiques indépendamment des actions des sociétés humaines

L’organisation de la surface terrestre par les sociétés humaines et les processus qui produisent sa diversité

Explication

La géographie étudie l’organisation de la surface terrestre par les sociétés et cherche à expliquer la diversité des systèmes géographiques. L’étude des phénomènes physiques et biologiques relève principalement des sciences naturelles lorsqu’elle ne prend pas en compte l’organisation sociale de l’espace.

4. Comment définir l’espace géographique ?

Un espace naturel neutre dont les caractéristiques restent indépendantes des pratiques sociales
Un ensemble de lieux déterminés par leur position physique sans intervention des sociétés
Un espace social produit, organisé et mis en valeur par des groupes humains selon leurs usages
Une étendue administrative organisée par les autorités sans autres formes d’appropriation

Un espace social produit, organisé et mis en valeur par des groupes humains selon leurs usages

Explication

L’espace géographique est produit par les groupes humains, qui l’organisent et le mettent en valeur pour habiter, échanger, produire, communiquer ou se récréer. Le considérer comme un espace naturel neutre néglige précisément cette organisation sociale.

5. Laquelle de ces questions relève d’une interrogation géographique fondamentale ?

Quelle opinion personnelle un observateur peut-il formuler sur la beauté d’un territoire donné ?
Pourquoi un phénomène est-il présent ici plutôt qu’ailleurs et quelles conséquences spatiales entraîne-t-il ?
Quel événement historique est le plus célèbre dans une région sans examiner ses effets territoriaux ?
Quelle population possède les traditions les plus anciennes sans comparer leur inscription dans l’espace ?

Pourquoi un phénomène est-il présent ici plutôt qu’ailleurs et quelles conséquences spatiales entraîne-t-il ?

Explication

Les questions géographiques portent notamment sur le lieu d’un phénomène, sa présence ici plutôt qu’ailleurs, sa durée, ses modalités, ses conséquences spatiales et les acteurs concernés. Une opinion esthétique ne permet pas d’analyser la localisation ni les effets spatiaux d’un phénomène.

6. Quelle distinction décrit correctement les deux approches complémentaires de l’analyse géographique ?

L’approche verticale analyse les acteurs sociaux, tandis que l’approche horizontale mesure les caractéristiques physiques d’un territoire
L’approche verticale étudie les relations dans un lieu, tandis que l’approche horizontale étudie les relations entre espaces
L’approche verticale observe les changements historiques, tandis que l’approche horizontale explique les pratiques culturelles locales
L’approche verticale compare des territoires éloignés, tandis que l’approche horizontale décrit les composantes d’un seul lieu

L’approche verticale étudie les relations dans un lieu, tandis que l’approche horizontale étudie les relations entre espaces

Explication

L’approche verticale examine les relations entre les composantes d’un même lieu, alors que l’approche horizontale s’intéresse aux relations entre espaces. Les autres propositions attribuent à ces deux approches des objets qui ne correspondent pas à cette distinction spatiale.

7. Que place la géographie sociale au premier plan de son analyse ?

Le groupe humain et son rapport avec l’espace
Les techniques cartographiques utilisées pour représenter les reliefs
Les frontières administratives considérées sans les pratiques des populations
Les caractéristiques physiques d’un milieu indépendamment de ses habitants

Le groupe humain et son rapport avec l’espace

Explication

La géographie sociale place le groupe humain au centre et analyse sa relation avec l’espace. L’étude indépendante des caractéristiques physiques appartient à une autre démarche et ne définit pas la priorité accordée par la géographie sociale aux groupes humains.

8. Dans l’analyse d’un lieu, que distingue le site de la situation ?

Le site désigne la perception d’un paysage, tandis que la situation désigne le type de paysage observé
Le site concerne les caractéristiques immédiates du lieu, tandis que la situation concerne ses relations avec un environnement plus large
Le site mesure l’évolution temporelle d’un territoire, tandis que la situation identifie les acteurs qui l’aménagent
Le site concerne les échanges avec les régions voisines, tandis que la situation concerne les caractéristiques physiques locales

Le site concerne les caractéristiques immédiates du lieu, tandis que la situation concerne ses relations avec un environnement plus large

Explication

Le site renvoie aux caractéristiques locales et immédiates d’un lieu, tandis que la situation désigne sa position et ses relations avec un environnement plus vaste. Les échanges avec les espaces voisins relèvent donc de la situation plutôt que du site.

9. Quelle démarche permet d’analyser un paysage géographique ?

Le regarder, l’analyser et le référencer en identifiant son type, son ancrage spatial et le regard porté sur lui
Le classer d’après son apparence puis en déduire directement les pratiques des populations
Le mesurer à partir de ses seules caractéristiques naturelles sans examiner ce qu’il représente
Le décrire selon une impression personnelle sans distinguer observation, interprétation et évaluation

Le regarder, l’analyser et le référencer en identifiant son type, son ancrage spatial et le regard porté sur lui

Explication

L’analyse d’un paysage consiste à l’observer, l’analyser et le référencer en précisant son type, ce qu’il représente, son ancrage spatial et le regard porté sur lui. Une simple impression personnelle ne remplace pas cette démarche structurée et ne permet pas de distinguer description, interprétation et évaluation.

10. Quel ouvrage figure parmi les références bibliographiques consacrées aux mots et notions de la géographie ?

Géohistoire, de Christian Grataloup
Voyage autour du territoire, de Joël Bonnemaison
Les Mots de la géographie, de Brunet, Ferras et Théry
La légende de la Terre, d’Yves Lacoste

Les Mots de la géographie, de Brunet, Ferras et Théry

Explication

Les Mots de la géographie, écrit par Brunet, Ferras et Théry, fait partie des références bibliographiques conseillées. Les autres ouvrages cités relèvent de l’histoire de la discipline, de la géohistoire ou de l’étude du territoire.

11. Quelle distinction caractérise les ouvrages consacrés à l’épistémologie et ceux consacrés aux méthodes en géographie ?

L’épistémologie mesure les distances, tandis que les méthodes expliquent les changements politiques des États.
L’épistémologie décrit les territoires, tandis que les méthodes classent les populations qui les habitent.
L’épistémologie retrace les explorations, tandis que les méthodes recensent les reliefs et les cours d’eau.
L’épistémologie étudie la construction des savoirs, tandis que les méthodes désignent les moyens de les produire.

L’épistémologie étudie la construction des savoirs, tandis que les méthodes désignent les moyens de les produire.

Explication

L’épistémologie porte sur la construction des savoirs, alors que les méthodes concernent les moyens pratiques de production de ces savoirs. Les autres propositions confondent ces domaines avec des objets ou des opérations géographiques particuliers.

12. Dans quel cas un lieu peut-il être qualifié de géosymbole ?

Lorsqu’un lieu présente une forte densité de population mesurée par des données statistiques.
Lorsqu’un lieu revêt une signification religieuse, politique ou culturelle qui renforce l’identité d’un groupe.
Lorsqu’un lieu sert de support à une description physique de son relief et de son climat.
Lorsqu’un lieu est précisément localisé sur une carte sans recevoir de signification collective particulière.

Lorsqu’un lieu revêt une signification religieuse, politique ou culturelle qui renforce l’identité d’un groupe.

Explication

Un géosymbole acquiert une dimension symbolique et identitaire pour un peuple ou un groupe grâce à des significations religieuses, politiques ou culturelles. Une simple localisation cartographique ou une description physique ne suffit pas à produire cette dimension identitaire.

13. Quelle opposition méthodologique distingue l’analyse spatiale de l’approche sociologique en géographie ?

L’analyse spatiale décrit les événements historiques, tandis que l’approche sociologique calcule les périodicités territoriales.
L’analyse spatiale étudie les croyances religieuses, tandis que l’approche sociologique cartographie les phénomènes physiques.
L’analyse spatiale privilégie les récits individuels, tandis que l’approche sociologique mesure les distances entre les lieux.
L’analyse spatiale vise davantage l’explication, tandis que l’approche sociologique privilégie la compréhension subjective des pratiques.

L’analyse spatiale vise davantage l’explication, tandis que l’approche sociologique privilégie la compréhension subjective des pratiques.

Explication

L’analyse spatiale cherche davantage à expliquer les organisations et les différenciations spatiales, tandis que l’approche sociologique s’intéresse à la compréhension des pratiques et de leur subjectivité. Les autres associations attribuent à chaque approche des objets qui ne définissent pas cette distinction.

14. Avec quelles disciplines la géographie partage-t-elle des objets d’étude communs ?

La botanique, l’archéologie, la physique nucléaire, la pédagogie, la biologie et la logique.
La littérature, la zoologie, l’astronomie, la théologie, la psychologie et la mécanique.
La sociologie, l’anthropologie, la philosophie, les mathématiques, l’économie et l’histoire.
La linguistique, la médecine, la chimie, la musicologie, le droit et la génétique.

La sociologie, l’anthropologie, la philosophie, les mathématiques, l’économie et l’histoire.

Explication

La géographie partage des objets communs avec la sociologie et l’anthropologie, la philosophie, les mathématiques, l’économie, l’histoire et la géohistoire. Les autres listes réunissent des disciplines qui ne correspondent pas à l’énumération établie ici.

15. Comment la géohistoire explique-t-elle les événements et les périodicités ?

Elle mobilise les outils du géographe en considérant que la localisation des phénomènes sociaux participe à leur logique.
Elle utilise les outils de l’historien pour classer les événements selon leur date sans examiner leur inscription spatiale.
Elle décrit les paysages contemporains en séparant les phénomènes sociaux de leur contexte territorial.
Elle compare les régimes politiques en étudiant leurs institutions sans relier celles-ci à leur localisation.

Elle mobilise les outils du géographe en considérant que la localisation des phénomènes sociaux participe à leur logique.

Explication

La géohistoire mobilise les outils géographiques et considère que la localisation des phénomènes sociaux contribue à expliquer leur logique. La proposition fondée sur un classement temporel détaché de l’espace contredit précisément cette démarche.

16. Quelle évolution caractérise la géographie occidentale entre environ 300 et 1300 ?

Un renouvellement rapide des savoirs fondé sur l’essor des explorations et des cartographies scientifiques.
Une longue régression liée à la disparition et à la proscription d’une partie des connaissances géographiques.
Une institutionnalisation de la géographie sociale dans les universités européennes.
Une spécialisation de la discipline autour de la géophysique et de la physique du globe.

Une longue régression liée à la disparition et à la proscription d’une partie des connaissances géographiques.

Explication

Entre environ 300 et 1300, une partie des connaissances géographiques disparaît ou est proscrite, ce qui entraîne une longue régression. Le renouvellement des savoirs correspond plutôt à des périodes ultérieures, notamment à l’époque moderne.

17. Quels domaines sont notamment développés par l’école française de géographie ?

La géologie marine, la climatologie satellitaire, l’écologie comportementale, la médecine tropicale et la biologie moléculaire.
La philosophie morale, l’histoire de l’art, la littérature comparée, la musicologie et l’anthropologie religieuse.
La sociologie électorale, la psychologie cognitive, la linguistique, la démographie urbaine et l’économie industrielle.
La topographie, la cartographie, la géophysique, la géographie historique et politique, ainsi que la géographie descriptive.

La topographie, la cartographie, la géophysique, la géographie historique et politique, ainsi que la géographie descriptive.

Explication

L’école française de géographie développe notamment la topographie et la cartographie, la géophysique, la géographie historique et politique, ainsi que la géographie descriptive. Les autres ensembles regroupent des domaines extérieurs ou trop éloignés de cette caractérisation.

18. Quelle conception de la relation entre la nature et l’action humaine Paul Vidal de La Blache résume-t-il par sa formule célèbre ?

La nature produit les frontières, tandis que l’homme les conserve grâce à des institutions politiques.
La nature détermine les sociétés, tandis que l’homme adapte ses pratiques sans transformer les milieux.
La nature disparaît derrière les techniques, tandis que l’homme organise les territoires selon des lois économiques.
La nature propose des possibilités, tandis que l’homme dispose en les mettant en œuvre dans les territoires.

La nature propose des possibilités, tandis que l’homme dispose en les mettant en œuvre dans les territoires.

Explication

La formule de Vidal de La Blache, « la nature propose, l’homme dispose », souligne que les conditions naturelles offrent des possibilités que les sociétés utilisent et organisent. Elle ne réduit donc pas l’action humaine à une simple adaptation passive aux milieux.

19. Quel enchaînement correspond à la démarche géographique décrite par Paul Claval ?

Observer, mesurer, expérimenter, généraliser, puis classer et archiver.
Définir, représenter, raconter, hiérarchiser, puis prévoir et administrer.
Décrire, comparer, cartographier, dater, puis extrapoler et légiférer.
Localiser, décrire, analyser, définir, puis déchiffrer et interpréter.

Localiser, décrire, analyser, définir, puis déchiffrer et interpréter.

Explication

Pour Paul Claval, la démarche géographique progresse de la localisation et de la description vers l’analyse, la définition, puis le déchiffrement et l’interprétation. Les autres enchaînements introduisent des opérations qui ne correspondent pas à cette séquence.

20. Quelle distinction caractérise les approches quantitatives et qualitatives en géographie ?

Les approches quantitatives étudient les paysages, tandis que les approches qualitatives mesurent principalement les distances entre les lieux.
Les approches quantitatives décrivent les représentations, tandis que les approches qualitatives calculent la répartition des phénomènes spatiaux.
Les approches quantitatives reposent sur des cartes mentales, tandis que les approches qualitatives utilisent des modèles numériques de terrain.
Les approches quantitatives utilisent des données mesurées, tandis que les approches qualitatives mobilisent notamment discours, observations et représentations.

Les approches quantitatives utilisent des données mesurées, tandis que les approches qualitatives mobilisent notamment discours, observations et représentations.

Explication

Les méthodes quantitatives analysent des données mesurées, alors que les méthodes qualitatives s’appuient notamment sur les discours, les observations et les représentations. Confondre cartes mentales et approches quantitatives est erroné, car les cartes mentales constituent un outil pouvant soutenir diverses analyses.

21. Lequel de ces ensembles réunit des outils géographiques majeurs ?

Le croquis artistique, le récit littéraire, l’archive et le relevé architectural
Le recensement, la photographie, le sondage et le tableau statistique
Le questionnaire, le satellite, le graphique et le dictionnaire géographique
La carte, le système d’information géographique, l’enquête et la carte mentale

La carte, le système d’information géographique, l’enquête et la carte mentale

Explication

La carte, les systèmes d’information géographique, l’enquête et les cartes mentales font partie des principaux outils de la géographie. Le recensement et le sondage peuvent fournir des données, mais cet ensemble ne correspond pas à la liste des outils géographiques principaux donnée ici.

22. Quelle relation distingue correctement un objet géographique d’un concept géographique ?

L’objet est une notion abstraite, tandis que le concept correspond à un lieu observé sur le terrain.
L’objet organise une méthode, tandis que le concept désigne les données recueillies pendant l’enquête.
L’objet fournit une théorie, tandis que le concept représente un paysage décrit par une carte.
L’objet est étudié par le géographe, tandis que le concept sert à construire une analyse de cet objet.

L’objet est étudié par le géographe, tandis que le concept sert à construire une analyse de cet objet.

Explication

L’objet géographique désigne ce qui est placé devant l’analyse, tandis que le concept est une construction intellectuelle permettant de penser cet objet. La proposition qui inverse ces rôles confond précisément ce qui est étudié avec l’outil intellectuel de l’analyse.

23. Pourquoi la géographie peut-elle être considérée comme une discipline évolutive ?

Parce que ses approches, ses méthodes, ses outils et ses objets sont variés, partagés avec d’autres sciences et continuellement transformés.
Parce qu’elle se concentre sur les paysages et écarte les phénomènes étudiés par les autres sciences sociales.
Parce qu’elle remplace l’étude des lieux par celle des représentations produites par les sociétés.
Parce qu’elle conserve des méthodes et des objets stables afin de maintenir une définition identique dans toutes les périodes.

Parce que ses approches, ses méthodes, ses outils et ses objets sont variés, partagés avec d’autres sciences et continuellement transformés.

Explication

La géographie est évolutive parce que ses approches, ses méthodes, ses outils et ses objets sont divers, partagés avec d’autres sciences et continuellement transformés. La stabilité immuable des méthodes et des objets correspond à une conception opposée à cette caractéristique.

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Combien de séances de cours magistral comprend l’unité d’enseignement ?

Elle comprend douze séances de cours magistral.

Quels types d’évaluations sont prévus dans l’unité d’enseignement ?

Deux examens de contrôle continu et une autre évaluation en contrôle continu.

Quel est l’objectif principal de l’enseignement ?

Comprendre les espaces organisés par les sociétés et leurs relations.

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