QCM : Introduction à l’histoire de la musique — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la musicographie avant la constitution d’une musicologie scientifique spécialisée ?

La classification technique des instruments selon leurs propriétés acoustiques
Toutes les formes d’écriture sur la musique, de la critique à la théorie
La préparation institutionnelle des futurs professeurs de musique
L’étude statistique des pratiques musicales dans les sociétés contemporaines

Toutes les formes d’écriture sur la musique, de la critique à la théorie

Explication

La musicographie regroupe diverses écritures sur la musique, notamment la critique, les biographies, l’histoire et la théorie musicales. Elle se distingue de la musicologie scientifique par l’absence initiale de formation et de spécialisation spécifiques.

2. Quelle caractéristique distingue l’histoire antiquaire de la musique d’une histoire systématique ?

Elle organise les œuvres selon une chronologie continue et des catégories stables
Elle évalue les œuvres principalement selon leur valeur esthétique et leur influence
Elle juxtapose des objets et des anecdotes sans progression chronologique cohérente
Elle étudie les institutions musicales à partir d’enquêtes sociales comparatives

Elle juxtapose des objets et des anecdotes sans progression chronologique cohérente

Explication

L’histoire antiquaire rassemble des matériaux hétérogènes à la manière d’un cabinet de curiosités, sans organisation chronologique ou systématique. Une histoire systématique cherche au contraire à construire une progression cohérente.

3. Quel est l’objectif principal de la critique musicale ?

Produire un jugement esthétique en analysant la valeur d’une œuvre
Décrire les pratiques professionnelles observées dans les institutions musicales
Rassembler des témoignages biographiques pour retracer la vie d’un compositeur
Classer les documents musicaux selon leur période et leur lieu de conservation

Produire un jugement esthétique en analysant la valeur d’une œuvre

Explication

La critique musicale vise principalement à juger la valeur esthétique d’une œuvre en la pesant, en la discutant et en l’analysant. La collecte biographique et le classement documentaire relèvent d’autres pratiques musicographiques.

4. Quel exemple correspond le mieux aux premières histoires de la musique ?

Une enquête fondée sur des entretiens standardisés auprès de musiciens professionnels
Une étude chronologique reposant sur une problématique historique explicitement formulée
Une compilation savante mêlant anecdotes, singularités et réflexions personnelles
Une édition critique établissant les variantes d’une partition à partir des manuscrits

Une compilation savante mêlant anecdotes, singularités et réflexions personnelles

Explication

Les premières histoires de la musique reposent sur la compilation savante et recherchent des singularités, des anecdotes plaisantes ainsi que des réflexions personnelles. L’édition critique et l’enquête standardisée appartiennent à des démarches plus spécialisées.

5. Comment la musicologie scientifique organise-t-elle les savoirs musicaux ?

Par des biographies élogieuses réunissant témoignages et souvenirs personnels
Par des catalogues, des inventaires et des fiches classés selon plusieurs critères
Par des jugements esthétiques formulés à partir de l’impression des auditeurs
Par une juxtaposition d’anecdotes et de curiosités provenant d’époques diverses

Par des catalogues, des inventaires et des fiches classés selon plusieurs critères

Explication

La musicologie scientifique structure les savoirs grâce aux catalogues, inventaires, bibliographies et fiches, selon des périodes, thèmes, lieux ou genres. La juxtaposition de curiosités correspond davantage à la musicographie ancienne.

6. Quelle association entre une science auxiliaire et son objet d’étude est correcte ?

La paléographie étudie les écritures anciennes et l’épigraphie les inscriptions
La paléographie étudie les inscriptions et l’épigraphie les écritures anciennes
La philologie étudie les concerts et l’épigraphie les biographies de compositeurs
La philologie étudie les instruments et la paléographie les pratiques vocales

La paléographie étudie les écritures anciennes et l’épigraphie les inscriptions

Explication

La paléographie analyse les écritures anciennes, tandis que l’épigraphie étudie les inscriptions, notamment sur des supports durables. La philologie contribue plus largement à l’étude critique et historique des documents.

7. Quelle opposition caractérise les positions de Pierre Aubry et de Jules Combarieu ?

Aubry compile des anecdotes, tandis que Combarieu applique la paléographie aux manuscrits musicaux
Aubry étudie les pratiques sociales, tandis que Combarieu classe les œuvres par périodes historiques
Aubry privilégie les documents établis scientifiquement, tandis que Combarieu défend l’évaluation esthétique
Aubry privilégie le jugement esthétique, tandis que Combarieu défend l’inventaire des fonds d’archives

Aubry privilégie les documents établis scientifiquement, tandis que Combarieu défend l’évaluation esthétique

Explication

Pierre Aubry défend une histoire fondée sur l’édition critique et l’exploitation systématique des documents. Jules Combarieu accorde davantage d’importance à l’évaluation esthétique des œuvres.

8. Quelle triple mission la musicologie remplit-elle au XXe siècle ?

Décrire les publics, publier des biographies et remplacer l’enseignement musical général
Former des interprètes, administrer les orchestres et financer les sociétés de concerts
Établir des partitions fiables, diffuser le savoir et fournir des outils à la critique d’art
Conserver les instruments, composer des œuvres nouvelles et organiser les festivals

Établir des partitions fiables, diffuser le savoir et fournir des outils à la critique d’art

Explication

Au XXe siècle, la musicologie édite des partitions scientifiquement sûres, vulgarise les connaissances pour les mélomanes et développe des outils pour la critique d’art. Les autres activités proposées ne constituent pas cette triple mission.

9. Quel changement la réforme de 1969 apporte-t-elle à la place de la musique dans l’enseignement ?

Elle remplace l’enseignement général de la musique par une formation centrée sur la recherche
Elle crée l’Institut de musicologie au sein de la Faculté des Lettres de la Sorbonne
Elle lui confère un statut disciplinaire reconnu et ouvre la voie à une spécialité universitaire
Elle transforme la musicologie en formation professionnelle destinée aux enseignants du secondaire

Elle lui confère un statut disciplinaire reconnu et ouvre la voie à une spécialité universitaire

Explication

La réforme de 1969 donne à la musique le même statut que les autres disciplines du secondaire et permet à la musicologie de devenir une spécialité de l’enseignement supérieur. La création de l’Institut de musicologie à la Sorbonne date de 1951.

10. Quelle limite caractérise la musicologie de l’après-guerre ?

Elle remplace l’analyse historique par une étude exclusivement institutionnelle des établissements musicaux
Elle abandonne le classement des documents au profit d’une approche fondée sur les seules impressions d’écoute
Elle se concentre sur les pratiques sociales sans s’intéresser aux répertoires ni aux biographies
Elle décrit les documents avec rigueur, mais développe encore peu la problématisation et la réflexivité

Elle décrit les documents avec rigueur, mais développe encore peu la problématisation et la réflexivité

Explication

La musicologie de l’après-guerre fait preuve de rigueur dans le classement et la description des documents, mais reste insuffisamment problématisée, théorisée et réflexive. Elle ne se réduit donc ni à l’impression d’écoute ni à l’étude institutionnelle.

11. Que se passe-t-il pour l’analyse musicale et l’ethnomusicologie à partir des années 1970-1980 ?

Elles abandonnent les méthodes scientifiques au profit de récits biographiques et anecdotiques
Elles se structurent comme des champs autonomes avec sociétés savantes, revues et congrès spécialisés
Elles sont intégrées à une discipline unique centrée sur l’édition des partitions anciennes
Elles deviennent des enseignements secondaires sans organisations ni publications spécialisées

Elles se structurent comme des champs autonomes avec sociétés savantes, revues et congrès spécialisés

Explication

À partir des années 1970-1980, l’analyse musicale et l’ethnomusicologie acquièrent une autonomie scientifique et se dotent d’organisations, de revues et de congrès spécialisés. Cette structuration ne signifie pas l’abandon des méthodes scientifiques.

12. Comment la nouvelle histoire sociale de la musique renouvelle-t-elle les objets étudiés ?

Elle recentre l’étude sur les biographies de compositeurs et les répertoires consacrés
Elle limite les recherches aux partitions éditées et aux formes musicales savantes
Elle s’intéresse aux pratiques, aux professions et aux institutions en plus des œuvres
Elle remplace les documents historiques par l’analyse acoustique des instruments anciens

Elle s’intéresse aux pratiques, aux professions et aux institutions en plus des œuvres

Explication

La nouvelle histoire sociale élargit les objets de la musicologie vers les pratiques, les professions et les institutions. Elle dépasse ainsi une approche centrée sur les seules œuvres et biographies de compositeurs.

13. Comment un fait historique se distingue-t-il du passé lui-même ?

Il résulte d’un récit transmis sans examen critique
Il est construit par l’historien à partir de sources interprétées
Il existe indépendamment de toute sélection documentaire
Il correspond à une réalité brute conservée sans transformation

Il est construit par l’historien à partir de sources interprétées

Explication

Le fait historique est constitué par le travail de l’historien, qui sélectionne et interprète des sources. Le passé, en revanche, existe indépendamment du récit élaboré par l’historien.

14. Lequel de ces éléments peut constituer un fait historique en histoire de la musique ?

La présence matérielle d’un instrument ancien
La réception d’une œuvre par différents publics
La seule date de composition d’une partition
La reproduction exacte d’un catalogue musical

La réception d’une œuvre par différents publics

Explication

L’histoire de la musique peut étudier la réception des œuvres, parmi d’autres objets comme les compositeurs, les institutions ou les paysages sonores. Une date, un instrument ou un catalogue ne résume donc pas à lui seul la diversité des faits historiques possibles.

15. Quelle démarche permet d’établir solidement un fait historique ?

Le présenter à partir d’un récit cohérent sans appareil documentaire
Le retenir lorsqu’il correspond à une interprétation déjà connue
Le confronter à des preuves, des exemples et des références précises
Le déduire d’une impression générale produite par les sources

Le confronter à des preuves, des exemples et des références précises

Explication

Un fait historique doit être objectivé, authentifié et vérifié grâce à des preuves, des exemples, des citations et des références précises. La cohérence d’un récit ou sa conformité à une interprétation existante ne suffit pas à l’établir.

16. Quelle analyse suit l’évolution d’un phénomène musical à travers plusieurs périodes ?

Une analyse exclusivement descriptive
Une analyse diachronique
Une analyse synchronique
Une analyse indépendante de toute temporalité

Une analyse diachronique

Explication

L’analyse diachronique étudie un fait dans son évolution à travers le temps. L’analyse synchronique l’examine plutôt à un moment donné, sans suivre son développement historique.

17. Quel est l’objectif principal de la critique de provenance ?

Reconstituer la version primitive après comparaison de ses variantes
Restaurer les passages manquants d’un texte transmis
Authentifier l’origine, la date et l’auteur éventuel d’un document
Éliminer les ajouts éditoriaux introduits dans une partition

Authentifier l’origine, la date et l’auteur éventuel d’un document

Explication

La critique de provenance cherche à établir l’origine, la date et, si nécessaire, l’auteur ou les auteurs d’un document. La reconstitution de sa version primitive relève de la critique de restitution.

18. Que cherche à accomplir la critique de restitution ?

Classer les documents selon leur date et leur provenance
Déterminer le lieu d’origine d’un document grâce à son matériau
Rétablir la version primitive d’un document à partir de ses variantes
Identifier l’auteur d’une œuvre à partir de ses traits stylistiques

Rétablir la version primitive d’un document à partir de ses variantes

Explication

La critique de restitution compare les variantes, établit leurs filiations, élimine les adjonctions et restaure les parties manquantes afin de retrouver la version primitive. L’origine, la datation et l’attribution relèvent principalement de la provenance.

19. Quelle étape ouvre une édition critique de partition ?

Restaurer les passages absents avant d’examiner les variantes
Choisir la source jugée la plus lisible par l’éditeur
Réunir toutes les sources connues de l’œuvre
Ajouter les indications nécessaires à l’interprétation moderne

Réunir toutes les sources connues de l’œuvre

Explication

L’édition critique commence par le rassemblement de toutes les sources connues, avant le répertoire des variantes et l’étude de leur filiation. Les ajouts éditoriaux éventuels interviennent après cette analyse critique.

20. Quelle distinction oppose correctement la critique de provenance et la critique de restitution ?

La première authentifie les sources, la seconde reconstitue la version primitive
La première restaure les passages manquants, la seconde attribue les auteurs
La première reconstitue les variantes, la seconde identifie l’origine des sources
La première explique les choix éditoriaux, la seconde date les documents

La première authentifie les sources, la seconde reconstitue la version primitive

Explication

La critique de provenance authentifie les documents et les sources utilisées, tandis que la critique de restitution s’appuie sur les variantes et leurs filiations pour retrouver la version primitive. Les autres associations confondent ces opérations avec des tâches particulières de l’édition.

21. Que doit expliciter une édition critique de partition après l’étude des sources et de leurs variantes ?

Les choix éditoriaux présentés au lecteur dans un paratexte
Les conditions matérielles de conservation de chaque document
Les préférences personnelles du compositeur pour chaque interprétation
La réception publique de l’œuvre à toutes les périodes

Les choix éditoriaux présentés au lecteur dans un paratexte

Explication

L’édition critique réunit les sources, étudie leurs variantes et leurs filiations, puis rend explicites les choix éditoriaux dans un paratexte. Cette présentation permet au lecteur de comprendre comment le texte musical a été établi.

22. Quelle exigence traduit la scientificité d’une édition critique ?

Privilégier une version moderne sans détailler les décisions prises
Présenter les compléments comme s’ils appartenaient au texte original
Compléter l’œuvre en signalant clairement les ajouts éditoriaux
Éviter toute intervention éditoriale pour préserver la source principale

Compléter l’œuvre en signalant clairement les ajouts éditoriaux

Explication

Une édition critique peut compléter l’œuvre, mais elle doit informer clairement le lecteur des ajouts effectués par l’éditeur. Disssimuler ces interventions ou refuser toute restitution ne respecte pas cette exigence scientifique.

23. Quelle démarche caractérise la critique d’interprétation d’un document historique ?

Comparer les styles artistiques sans tenir compte du contexte historique
Classer les événements selon leur ordre chronologique d’apparition
Reconstituer le sens des mots et des concepts dans leur contexte d’époque
Vérifier la quantité d’informations présentes dans le témoignage

Reconstituer le sens des mots et des concepts dans leur contexte d’époque

Explication

La critique d’interprétation cherche à comprendre un document en replaçant son vocabulaire et ses catégories mentales dans l’époque de production. L’anachronisme, au contraire, applique au passé des catégories contemporaines.

24. Dans quelle situation l’anachronisme peut-il constituer un usage méthodologique acceptable pour l’historien ?

Lorsqu’il juge les acteurs passés avec les normes morales du présent
Lorsqu’il décrit les sociétés anciennes avec un vocabulaire contemporain
Lorsqu’il formule une hypothèse explicitement contrôlée sur le passé
Lorsqu’il remplace les catégories historiques par des concepts actuels

Lorsqu’il formule une hypothèse explicitement contrôlée sur le passé

Explication

L’anachronisme peut aider la recherche lorsqu’il est présenté clairement comme une hypothèse contrôlée. Il devient fautif lorsqu’il sert à porter un jugement contemporain sur les acteurs du passé.

25. Que cherche à évaluer la critique de sincérité et d’exactitude d’un témoignage ?

La place du témoignage dans l’ordre chronologique des événements
La conformité du témoignage aux catégories musicales de son époque
La fiabilité du témoignage à partir de la situation et des intentions de l’auteur
La longueur du témoignage et le nombre d’informations qu’il contient

La fiabilité du témoignage à partir de la situation et des intentions de l’auteur

Explication

Cette critique examine la situation objective de l’auteur et ses intentions afin d’estimer la fiabilité de ce qu’il rapporte. La simple présence d’informations ne suffit pas à établir cette fiabilité.

26. Comment un historien doit-il aborder une interview réalisée dans le cadre d’une opération de communication contrôlée ?

Avec une analyse centrée sur la chronologie des événements mentionnés
Avec un doute méthodique sur les informations et les objectifs poursuivis
Avec une confiance immédiate dans les déclarations publiques du témoin
Avec une interprétation fondée sur la seule réputation professionnelle de l’auteur

Avec un doute méthodique sur les informations et les objectifs poursuivis

Explication

Une communication contrôlée peut sélectionner les informations et chercher à orienter les opinions, ce qui exige un doute méthodique. La réputation du témoin ne permet pas, à elle seule, d’évaluer la fiabilité de chaque déclaration.

27. Qu’est-ce qui distingue la périodisation de la simple chronologie ?

La périodisation mesure la quantité d’œuvres produites à chaque époque
La périodisation attribue une valeur esthétique aux styles de chaque siècle
La périodisation repère des continuités et des ruptures entre des périodes
La périodisation range les événements dans leur ordre temporel précis

La périodisation repère des continuités et des ruptures entre des périodes

Explication

La périodisation construit des ensembles temporels en identifiant des continuités internes et des ruptures entre périodes. Le classement des événements selon leur succession relève plutôt de la chronologie.

28. Quelle affirmation décrit correctement l’origine de plusieurs grandes périodes de l’histoire de la musique ?

Le baroque, le romantisme et le classicisme viennent de l’histoire générale, tandis que le moderne vient de l’histoire littéraire
L’Antiquité, le Moyen Âge et la Renaissance viennent de l’histoire de l’art, tandis que le baroque et le romantisme viennent de l’architecture
Le classique, le moderne et le contemporain viennent de l’histoire de l’art, tandis que la Renaissance vient de l’histoire de la musique
L’Antiquité, le Moyen Âge et la Renaissance viennent de l’histoire, tandis que le baroque et le romantisme viennent de l’histoire de l’art

L’Antiquité, le Moyen Âge et la Renaissance viennent de l’histoire, tandis que le baroque et le romantisme viennent de l’histoire de l’art

Explication

Les périodes antiques, médiévales et renaissantes sont empruntées à l’histoire, tandis que les périodes baroque et romantique proviennent de l’histoire de l’art. Les périodes classique, moderne et contemporaine sont issues de l’histoire de la musique.

29. Pourquoi un historien peut-il devoir construire une périodisation propre à chaque objet étudié ?

Parce que la périodisation vise à attribuer une date unique à chaque œuvre étudiée
Parce que les périodes musicales sont définies par la succession exacte des événements politiques
Parce que l’élargissement de l’objet peut dépasser les seuls critères stylistiques, formels ou harmoniques
Parce que chaque objet historique doit être replacé dans les mêmes périodes que l’architecture

Parce que l’élargissement de l’objet peut dépasser les seuls critères stylistiques, formels ou harmoniques

Explication

Chaque objet historique peut nécessiter une périodisation adaptée, notamment lorsque son étude mobilise des dimensions qui dépassent le style, la forme ou l’harmonie. Appliquer les mêmes découpages à tous les objets négligerait leurs caractéristiques propres.

30. Quelle borne chronologique est associée à la reconnaissance du christianisme par Constantin dans la transition entre l’Antiquité et le Moyen Âge ?

L’année 1054, avec le schisme des Églises
L’année 800, avec le couronnement impérial
L’année 313, avec l’édit de Milan
L’année 476, avec la chute de Rome

L’année 313, avec l’édit de Milan

Explication

L’année 313 renvoie à l’édit de Milan, par lequel Constantin reconnaît le christianisme. L’année 476 correspond à une autre borne proposée, celle de la chute de l’Empire romain d’Occident.

31. Pourquoi certains musicologues proposent-ils une période classico-romantique allant du milieu du XVIIIe siècle à 1914 ?

Parce que la musique classique disparaît dès le début du XVIIIe siècle
Parce que les styles classique et romantique présentent des continuités importantes
Parce que le romantisme musical commence avec l’Antiquité tardive
Parce que les deux styles reposent sur des formes totalement opposées

Parce que les styles classique et romantique présentent des continuités importantes

Explication

La notion de période classico-romantique souligne les continuités importantes entre les styles classique et romantique sur une longue durée. L’idée ne repose donc pas sur une opposition totale entre ces deux styles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 70 flashcards sur Introduction à l’histoire de la musique.

Qu'est-ce que la musicographie désigne ?

Toutes les formes d’écriture sur la musique.

Que rassemble l’histoire antiquaire de la musique selon Rémy Campos ?

Des objets, anecdotes et informations hétérogènes sans organisation systématique.

Que compilent les Curiosités historiques de la musique de Fétis (1830) ?

Biographies, commentaires, ouvrage sur théâtre, réflexions et lettres musicales.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à l’histoire de la musique.

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