Savoir : Ensemble des connaissances d'une personne ou d'une collectivité acquises par l'étude, l'observation, l'apprentissage ou l'expérience (source : CNRTL).
Savoirs comme des êtres culturels : Les savoirs sont considérés comme des produits culturels, notamment scientifiques, professionnels ou expérientiels, qui reflètent des contextes sociaux, historiques et culturels (source : G. Molinatti).
Circulation sociale des savoirs : Processus de traduction, médiation et transmission des savoirs au sein de la société, impliquant des transformations dans leur sens et leur statut (source : G. Molinatti).
Le savoir est un ensemble de connaissances culturelles, scientifiques, professionnelles ou expérientielles, dont la circulation sociale par médiations et transmissions façonne leur sens et leur statut dans la société.
Pluralité des savoirs : Diversité des formes et des contextes dans lesquels les savoirs se manifestent, notamment scientifiques, professionnels et expérientiels. Selon G. Molinatti, cette pluralité permet d’interroger la diversité des formes et des contextes (scientifiques, professionnels, expérientiels) dans lesquels les savoirs existent et se développent.
Savoirs comme des êtres culturels : Leur nature est celle de produits culturels, c’est-à-dire qu’ils sont façonnés, transmis et transformés dans des contextes sociaux, historiques et culturels. Yves Jeanneret (2009) souligne que les savoirs sont des produits culturels en constante transformation, liés à leur trivialité et à leurs médiations.
Spécificités des savoirs : Leur contexte social, historique et culturel influe sur leur production, leur circulation et leur statut. Ces spécificités déterminent la manière dont les savoirs sont perçus, légitimés et utilisés dans différentes sociétés et périodes historiques.
Les savoirs sont multiples et façonnés par leur contexte social, historique et culturel, ce qui en fait des produits culturels variés, dont la circulation et la légitimité dépendent de leur environnement spécifique.
Épistémologie : discipline qui étudie la connaissance, ses origines, sa valeur et sa portée. Elle analyse les principes, hypothèses et résultats des sciences, en s’interrogeant sur leur genèse et leur validité (absence de définition explicite dans la source, mais contexte général fourni).
Origine des connaissances : question sur la logique ou les processus par lesquels les savoirs scientifiques et autres connaissances se produisent, notamment leur genèse dans les groupes ou chez les individus (approche génétique, historique, internaliste, externaliste).
Vérité des connaissances : question sur la valeur de vérité des savoirs, leur correspondance avec la réalité ou leur validité objective (question centrale en épistémologie, sans définition précise dans la source).
Portée des connaissances : question sur l’étendue, la généralité ou l’impact des savoirs, leur capacité à expliquer ou à prédire (question fondamentale en épistémologie).
Relations entre épistémologie et autres disciplines :
L’épistémologie s’interroge sur la genèse, la nature, la valeur et la portée des savoirs, notamment scientifiques, en utilisant diverses approches : a priori (internaliste), historique, sociologique (externaliste).
La théorie de la connaissance vise à préciser comment les êtres humains pensent, réfléchissent, observent, prouvent, et acquièrent des connaissances, en insistant sur le dualisme sujet/objet.
La science moderne trouve ses origines dans la recherche de la vérité dans le réel, avec des méthodes empiriques, rationalistes ou critiques, selon les approches (Bacon, Locke, Kant, Kuhn).
La relation entre savoirs scientifiques et valeurs ou opinions est complexe, avec des interactions constitutives, notamment dans le cadre des normes sociales et scientifiques, remettant en question la neutralité prétendue de la science.
La sociologie des connaissances et la sociologie des sciences montrent que les savoirs sont des produits humains, sociaux, et que leur légitimité dépend de leur contexte social, historique et culturel.
La notion de paradigme, selon Kuhn, structure la manière dont la science se pratique à un moment donné, influençant la définition des problèmes, méthodes, et la cohésion du groupe scientifique.
L’épistémologie analyse la genèse, la nature, la valeur et la portée des savoirs en s’appuyant sur diverses approches, tout en soulignant que la production de connaissances est profondément influencée par des facteurs sociaux, historiques et culturels.
A priori (internaliste) : Approche qui définit ce que devrait être la science en pureté et en rigueur, en se basant sur des principes internes à la science elle-même, sans référence à l’histoire ou à la société (approche internaliste).
Historique : Approche qui s’appuie sur la science du passé pour découvrir les tâtonnements, erreurs, et conditions d’émergence de nouveaux concepts scientifiques, en étudiant l’évolution des sciences dans leur contexte historique.
Sociologique (externaliste) : Approche qui considère la science comme une activité inscrite socialement, analysant ses liens avec la société, ses normes, ses rivalités, ses institutions, et ses enjeux sociaux, en insistant sur le contexte social des savoirs.
Théorie de la connaissance : Étude de la genèse et des caractéristiques des savoirs, visant à comprendre comment ils se produisent, leur valeur, leur portée, et leur évolution dans différents contextes.
Méthodes en épistémologie :
L’épistémologie explore la genèse et la nature des savoirs à travers différentes approches, internes ou externes, en s’appuyant sur des méthodes variées comme l’empirisme, la rationalité ou la critique kantienne.
Savoirs et société : Interaction où les savoirs influencent la société et vice versa, en étant façonnés par leur contexte social. Les savoirs sont des « êtres culturels » qui circulent, se transforment et sont médiatisés dans des processus sociaux (Molinatti).
Sociologie des connaissances : Étude des savoirs comme produits sociaux, croyances partagées, et processus de légitimation. Elle analyse comment les savoirs sont construits, validés et intégrés dans des groupes sociaux (voir section 8).
Controverses sociotechniques : Conflits et négociations liés aux savoirs et technologies, où différents acteurs sociaux débattent de leur utilisation, de leur légitimité ou de leur impact. Ces controverses révèlent la dimension sociale et politique des savoirs et des innovations (voir section 8).
Les savoirs sont considérés comme des « êtres culturels » avec des formes variées (scientifiques, professionnels, expérientielles) et leur circulation sociale implique des processus de médiation (transmissions, traductions, transformations) qui en modifient le sens et le statut (Molinatti).
La sociologie des connaissances étudie la production, la légitimation et la diffusion des savoirs comme des phénomènes sociaux, en insistant sur leur dimension collective et contextuelle (section 8).
Les controverses sociotechniques mettent en lumière les conflits et négociations autour des savoirs et technologies, illustrant leur dimension sociale, politique et économique. Elles montrent que la construction des savoirs n’est pas neutre mais imbriquée dans des enjeux de pouvoir et de valeurs (section 8).
La relation entre savoirs et société est dynamique : les savoirs influencent la société par leur application et leur légitimation, tandis que la société façonne la production et la reconnaissance des savoirs (approche socio-épistémologique).
La circulation sociale des savoirs implique des médiations variées qui répondent à des enjeux sociaux spécifiques, transformant leur sens et leur statut dans différents contextes.
Les savoirs sont des produits sociaux façonnés par leur contexte et leur circulation, et leur légitimité ainsi que leur impact sont déterminés par des négociations sociales et des controverses sociotechniques.
Régimes de production des savoirs : différentes périodes et modes selon lesquels les connaissances scientifiques sont créées, structurées et valorisées. Ces régimes varient en fonction des contextes historiques, sociaux et institutionnels, et déterminent la manière dont les savoirs sont élaborés et légitimés.
Régimes de régulation : normes, valeurs et institutions qui encadrent la production de savoirs. Ils définissent ce qui est considéré comme légitime, crédible ou acceptable dans la création et la validation des connaissances scientifiques. Selon Pestre (2003, 2006, 2010), ces régimes évoluent avec le temps, influençant la morale, la politique et la pratique scientifique.
Régimes d’appropriation : modes d’accès, de diffusion et d’utilisation des savoirs. Ils concernent la manière dont les connaissances sont partagées, transmises et intégrées dans la société ou dans des groupes spécifiques. Ces régimes déterminent aussi la circulation sociale des savoirs, leur médiation symbolique et matérielle, ainsi que leur transformation lors des processus de diffusion.
Les régimes de production, de régulation et d’appropriation des savoirs évoluent selon les contextes historiques et sociaux, façonnant la manière dont les connaissances sont créées, encadrées et diffusées dans la société.
Les savoirs sont socialement construits et leur légitimité repose sur leur reconnaissance par des valeurs et institutions, ce qui influence leur production, leur validation et leur statut dans la société.
La sociologie des connaissances considère les savoirs comme des constructions sociales, façonnées par des croyances partagées, des processus de légitimation et des enjeux sociaux, où le social et le scientifique sont en interaction constante.
Histoire et contexte social : Influence des événements historiques sur la production des savoirs, en montrant comment les transformations sociales, politiques, économiques et culturelles façonnent la manière dont les savoirs sont produits, légitimés et diffusés.
Contexte social des sciences : Enjeux politiques, économiques, culturels qui entourent la production et la légitimité des savoirs scientifiques, influençant leur développement et leur réception dans la société.
Évolution des savoirs : Transformation des connaissances à travers l’histoire et selon les sociétés, notamment par des changements de statuts, de sens et de modes de médiation des savoirs, sous l’effet de contextes sociaux variés.
L’histoire et le contexte social façonnent la production, la légitimité et la circulation des savoirs, en soulignant leur nature profondément sociale et leur évolution à travers les événements, enjeux et transformations des sociétés.
| Thème | Concepts clés | Approches | Auteurs / Références | Particularités |
|---|---|---|---|---|
| Définition des savoirs | Savoir : connaissances acquises par étude, observation, expérience | Savoirs comme produits culturels, circulation sociale | CNRTL, G. Molinatti | Savoirs comme produits culturels, médiation et transmission |
| Pluralité des savoirs | Diversité des formes (scientifiques, expérientielles, professionnels) | Contextes social, historique, culturel | Yves Jeanneret (2009) | Savoirs façonnés par leur environnement, légitimité dépend de contexte |
| Épistémologie des sciences | Étude de la connaissance, origine, valeur, portée | Approches internaliste, externaliste, historique | - | Analyse des processus de production, validation, influence sociale |
| Approches en épistémologie | A priori/internaliste, historique, sociologique/externaliste | Méthodes empiriques, historiques, sociologiques | - | Approches complémentaires pour comprendre la science |
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1. Quelle est la conséquence de considérer les savoirs comme des produits culturels dans leur circulation sociale ?
2. Comment peut-on mettre en pratique la reconnaissance de la diversité des savoirs dans la gestion d’un projet éducatif interculturel ?
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Savoir — définition ?
Ensemble des connaissances acquises par une personne ou une collectivité.
Pluralité des savoirs — rôle ?
Reflète la diversité des formes et contextes de production.
Épistémologie — étude ?
Étudie la connaissance, ses origines, sa valeur et sa portée.
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