La notion de banalité du mal a suscité une violente controverse, certains lecteurs reprochant à Arendt de minimiser la gravité des crimes nazis et les actes commis par Eichmann contre la population juive. - Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem
Arendt a précisé sa pensée sur la banalité du mal dans un post-scriptum. - Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem
Système totalitaire qui rend les individus superflus / individu ordinaire qui ne pense pas ses actes
★ À maîtriser
📌 Chez Kant, le mal radical désigne le choix libre de placer ses intérêts ou ses inclinations au-dessus de la loi morale, tandis que chez Arendt la banalité du mal met l’accent sur des crimes commis par des individus ordinaires sans réflexion suffisante sur leurs actes.
Pour Arendt, le manque de pensée ne signifie pas être stupide : une personne intelligente et compétente peut ne pas examiner le sens et les conséquences de ses actes.
La banalité du mal ne signifie pas que le mal est sans gravité, mais que son auteur peut être banal ou ordinaire et agir sans réfléchir profondément à ses actes. - Arendt
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
Eichmann se présente comme un fonctionnaire accomplissant correctement son travail et suivant les ordres de ses supérieurs, sans nécessairement se penser comme quelqu’un qui fait le mal. - Arendt, Eichmann à Jérusalem
La participation d’un individu ordinaire à un crime peut s’installer progressivement sous l’influence du groupe, de l’idéologie, de l’obéissance et de la répétition des actes, sans moment précis où il se dit qu’il devient un tueur.
★ À maîtriser
Les participants peuvent être protégés par :
Selon l’article, les tueurs de Tutsis et de Juifs ont en commun l’alignement sur un comportement de groupe et la déshumanisation des groupes visés. - M. Revault d’Allones, L’impensable banalité du mal, 2008
Compléments
Les hommes ordinaires du 101e bataillon de réserve de la police allemande ont été chargés d’exterminer les Juifs du district de Lublin entre l’été 1942 et l’automne 1943.
Le 101e bataillon de réserve de la police allemande a massacré 80 000 Juifs dans le district de Lublin.
Après les événements, certains expriment (M. Revault d’Allones, 2008) :
Certains tueurs peuvent parler de leur participation au génocide de manière banale ou détachée, comme s’ils avaient accompli ce que leur groupe ou leur environnement leur demandait.
La participation répétée aux massacres peut entraîner une fatigue physique et psychique ou morale, sans que cette fatigue implique nécessairement une remise en question du génocide.
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1. Que désigne Hannah Arendt par le « mal radical » dans son analyse du totalitarisme ?
2. Comment comprendre la « banalité du mal » lorsqu’une personne ordinaire participe à un crime extrême sans être animée par une volonté personnelle de faire le mal ?
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Dans quel ouvrage Hannah Arendt définit-elle le mal radical ?
Dans *Le système totalitaire*.
Dans quel ouvrage Hannah Arendt formule-t-elle la banalité du mal ?
Dans *Eichmann à Jérusalem*.
Chez Kant, que désigne le mal radical ?
Le choix libre de placer ses inclinations au-dessus de la loi morale.
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