QCM : La conscience morale — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les deux fonctions de la conscience morale ?

La dimension axiologique décrit les émotions, tandis que la fonction prescriptive explique les états mentaux.
La dimension axiologique ordonne, tandis que la fonction prescriptive mesure la valeur d’une personne.
La dimension axiologique évalue, tandis que la fonction prescriptive indique la conduite à adopter.
La dimension axiologique constate les faits, tandis que la fonction prescriptive recherche leurs causes sociales.

La dimension axiologique évalue, tandis que la fonction prescriptive indique la conduite à adopter.

Explication

La dimension axiologique juge la valeur morale d’une personne ou d’une action, alors que la fonction prescriptive indique ce qu’il faut faire ou éviter. Confondre ces fonctions revient à attribuer l’évaluation à la prescription ou inversement.

2. Que cherche à étudier expérimentalement la psychologie génétique créée par Piaget ?

Les structures inconscientes qui organisent les pulsions et les interdits de l’adulte.
Les processus de formation psychique à partir d’observations et de situations proposées aux enfants.
Les mécanismes institutionnels qui conduisent les individus à se surveiller eux-mêmes.
Les principes universels qui déterminent les décisions morales dans toutes les sociétés.

Les processus de formation psychique à partir d’observations et de situations proposées aux enfants.

Explication

La psychologie génétique de Piaget étudie la formation psychique au moyen d’observations et de situations expérimentales proposées aux enfants. Les autres réponses renvoient respectivement à la psychanalyse, au pouvoir disciplinaire ou à une conception abstraite de la morale.

3. Quelle instance psychique freudienne régule les pulsions en intériorisant les interdits et les exigences de la civilisation ?

Le Ça
Le Moi
Le Surmoi
La conscience perceptive

Le Surmoi

Explication

Le Surmoi régule les pulsions en intégrant les interdits et les exigences civilisatrices. Le Ça exprime les pulsions, tandis que le Moi sert d’intermédiaire avec la réalité.

4. Comment Thomas d’Aquin distingue-t-il la loi naturelle des lois positives ou révélées ?

La loi naturelle est une participation rationnelle à la loi divine éternelle
La loi naturelle désigne les coutumes sociales, tandis que les autres lois sont rationnelles
La loi naturelle est une prescription particulière révélée à une communauté donnée
La loi naturelle dépend des décisions politiques, contrairement aux lois divines

La loi naturelle est une participation rationnelle à la loi divine éternelle

Explication

Pour Thomas d’Aquin, l’être humain participe rationnellement à la loi divine éternelle par la loi naturelle. Les lois positives ou révélées sont, elles, des prescriptions particulières plutôt que cette participation rationnelle.

5. Quelle évolution décrit le développement du jugement moral selon Piaget ?

L’enfant passe du décentrement à l’égocentrisme, puis de l’autonomie morale à la dépendance envers les règles sociales.
L’enfant passe directement de l’égocentrisme à l’autonomie morale sans étape de décentrement ni de morale hétéronome.
L’enfant passe de l’égocentrisme au décentrement, puis de l’hétéronomie à l’autonomie morale.
L’enfant passe de l’autonomie morale à l’égocentrisme, puis adopte progressivement les règles d’une autorité extérieure.

L’enfant passe de l’égocentrisme au décentrement, puis de l’hétéronomie à l’autonomie morale.

Explication

Piaget décrit un passage de l’égocentrisme initial au décentrement, suivi par la morale hétéronome et l’autonomie morale. La morale hétéronome dépend d’une autorité extérieure, tandis que l’autonomie repose sur un jugement progressivement propre.

6. Qu’est-ce qu’un dispositif de pouvoir chez Foucault ?

Un mécanisme par lequel le pouvoir s’exerce sur une société, notamment dans une institution.
Une règle juridique qui définit les droits et les devoirs de chaque citoyen.
Une pratique personnelle par laquelle un individu transforme volontairement ses habitudes de vie.
Une autorité centralisée qui concentre toutes les décisions politiques au sein de l’État.

Un mécanisme par lequel le pouvoir s’exerce sur une société, notamment dans une institution.

Explication

Un dispositif de pouvoir est un mécanisme d’exercice du pouvoir qui peut être présent dans des institutions comme l’hôpital psychiatrique ou l’école. Il ne se réduit donc pas à une autorité politique centralisée dans l’État.

7. Quelle thèse correspond au relativisme moral ?

Le bien et le mal résultent principalement de la faiblesse individuelle de la volonté.
Le bien et le mal sont déterminés par les sanctions prévues pour chaque transgression.
Le bien et le mal dépendent des sociétés et des contextes culturels.
Le bien et le mal reposent sur une règle identique valable pour toutes les cultures.

Le bien et le mal dépendent des sociétés et des contextes culturels.

Explication

Le relativisme moral soutient que les jugements de bien et de mal varient selon les sociétés et les contextes. Il s’oppose donc à l’idée d’une définition morale objectivement valable pour toutes les cultures.

8. Quelle distinction oppose correctement l’ontogenèse et la phylogenèse ?

L’ontogenèse décrit la société, tandis que la phylogenèse décrit les décisions personnelles
L’ontogenèse étudie les valeurs, tandis que la phylogenèse étudie les lois morales
L’ontogenèse forme l’individu, tandis que la phylogenèse forme historiquement l’espèce
L’ontogenèse forme l’espèce, tandis que la phylogenèse forme psychologiquement l’individu

L’ontogenèse forme l’individu, tandis que la phylogenèse forme historiquement l’espèce

Explication

L’ontogenèse désigne la formation de l’individu, alors que la phylogenèse désigne la formation historique de l’espèce humaine. Les inverser constitue précisément la confusion à éviter.

9. Comment Adam Smith décrit-il le fonctionnement de la sympathie morale ?

Elle repose sur l’observation extérieure qui permet de connaître une émotion sans la représenter
Elle repose sur une règle rationnelle qui évalue séparément les intentions et les conséquences
Elle repose sur l’imagination qui nous place à la place d’autrui et permet de nous juger comme spectateur
Elle repose sur l’identification directe qui fait éprouver exactement la même émotion qu’autrui

Elle repose sur l’imagination qui nous place à la place d’autrui et permet de nous juger comme spectateur

Explication

Pour Adam Smith, l’imagination permet de se représenter ce que l’on ressentirait à la place d’autrui, puis de se juger comme un spectateur extérieur. La sympathie n’exige donc pas une reproduction exacte de l’émotion vécue par l’autre.

10. Quel est l’effet recherché par le pouvoir disciplinaire selon Foucault ?

Une obéissance obtenue par la satisfaction immédiate des désirs individuels.
Une surveillance continue qui amène les individus à se surveiller eux-mêmes.
Une liberté accrue grâce à la disparition des règles et des mécanismes de contrôle.
Une intervention ponctuelle de l’État destinée à sanctionner les infractions publiques.

Une surveillance continue qui amène les individus à se surveiller eux-mêmes.

Explication

Le pouvoir disciplinaire surveille continuellement les individus afin de produire une auto-surveillance. Il se distingue ainsi d’une intervention ponctuelle de l’État, qui ne correspond pas à ce mécanisme disciplinaire.

11. Quelle caractéristique définit un fait social chez Durkheim ?

Il est extérieur aux individus et exerce sur eux une contrainte.
Il désigne une préférence individuelle dépourvue de force normative.
Il naît d’une décision personnelle et reste indépendant des règles collectives.
Il correspond à un sentiment privé sans influence sur les comportements sociaux.

Il est extérieur aux individus et exerce sur eux une contrainte.

Explication

Pour Durkheim, un fait social est objectif, extérieur aux individus et doté d’un caractère contraignant ou coercitif. Une préférence privée ne possède pas, en elle-même, cette force collective exercée sur les conduites.

12. Dans le complexe d’Œdipe, quel processus contribue à la formation du Surmoi ?

L’enfant remplace les interdits parentaux par des règles produites par son environnement social.
L’enfant refoule ses pulsions sous l’effet de l’interdit parental et l’intériorise.
L’enfant satisfait ses pulsions en rejetant les interdits transmis par ses parents.
L’enfant dissocie ses désirs de la réalité sans intégrer les exigences de la civilisation.

L’enfant refoule ses pulsions sous l’effet de l’interdit parental et l’intériorise.

Explication

L’interdit parental conduit l’enfant à refouler certaines pulsions puis à intérioriser cet interdit, ce qui participe à la constitution du Surmoi. Le rejet ou la mise à distance des interdits ne décrit pas ce mécanisme freudien.

13. Chez les stoïciens, comment la raison humaine permet-elle de vivre moralement ?

Elle remplace les devoirs rationnels par l’expression spontanée des passions
Elle libère l’individu de tout ordre cosmique et de toute obligation
Elle permet de comprendre l’ordre du cosmos et les devoirs conformes au bien
Elle adapte les valeurs morales aux usages propres à chaque société

Elle permet de comprendre l’ordre du cosmos et les devoirs conformes au bien

Explication

Les stoïciens pensent que l’homme appartient à un cosmos ordonné et que le logos lui permet de connaître la loi naturelle et les devoirs qui conduisent au bien. Cette conception s’oppose au relativisme moral fondé sur la diversité des sociétés.

14. Quelle faculté permet de distinguer le bien du mal ?

La mémoire personnelle
La perception sensorielle
La conscience psychologique
La conscience morale

La conscience morale

Explication

La conscience morale permet d’évaluer une action selon la distinction entre le bien et le mal. La conscience psychologique concerne plutôt la connaissance des états mentaux d’une personne, sans jugement moral nécessaire.

15. Comment Nietzsche explique-t-il l’apparition de la mauvaise conscience ?

Comme l’expression naturelle d’une compassion ressentie envers les autres
Comme l’ignorance progressive des règles morales imposées par la société
Comme le retournement contre soi d’une violence auparavant exercée extérieurement
Comme le résultat d’un jugement rationnel porté sur les désirs personnels

Comme le retournement contre soi d’une violence auparavant exercée extérieurement

Explication

La mauvaise conscience apparaît lorsque la violence qui s’exerçait vers l’extérieur se retourne contre l’individu lui-même. Elle ne résulte donc pas principalement de l’ignorance des règles ni d’un jugement rationnel sur les désirs.

16. Après avoir menti, une personne ressent de la culpabilité, du remords et de la honte : comment caractériser cet état ?

Comme une acrasie
Comme une conscience psychologique
Comme une mauvaise conscience
Comme une anomie

Comme une mauvaise conscience

Explication

La mauvaise conscience est une souffrance intérieure associée à la culpabilité, au remords et à la honte après une mauvaise action. L’acrasie concerne plutôt l’action contraire à ce que l’on sait être bien, tandis que l’anomie désigne un affaiblissement du lien social.

17. Que soutient l’émotivisme à propos du jugement moral ?

Il exprime une approbation ou une désapprobation affective
Il décrit les conséquences sociales d’une action considérée comme juste
Il applique une loi naturelle connue par le raisonnement humain
Il énonce une connaissance rationnelle du bien et du mal

Il exprime une approbation ou une désapprobation affective

Explication

L’émotivisme considère que le jugement moral exprime un sentiment d’approbation ou de désapprobation. Le cognitivisme lui attribue au contraire le statut d’une connaissance rationnelle du bien et du mal.

18. Pourquoi la conscience morale ne suffit-elle pas à justifier une norme morale ?

Parce que les normes morales sont déterminées par les seuls instincts biologiques
Parce que la conscience morale ne possède aucune dimension universelle
Parce qu’une justification complète exige aussi le recours à la raison
Parce qu’une norme morale dépend nécessairement de la sélection naturelle

Parce qu’une justification complète exige aussi le recours à la raison

Explication

Une conscience morale peut orienter le jugement, mais elle ne constitue pas à elle seule une justification complète : celle-ci requiert également la raison. Réduire la norme aux instincts biologiques contredit la nécessité d’une justification rationnelle.

19. Selon Hume, comment la perception de la souffrance d’autrui conduit-elle à la désapprobation morale ?

Elle nous conduit à ignorer la souffrance afin de préserver notre équilibre affectif
Elle produit par association une souffrance en nous qui vise la cause du mal
Elle nous fournit une preuve rationnelle permettant de démontrer l’immoralité de l’acte
Elle transforme la souffrance observée en règle juridique applicable à toute société

Elle produit par association une souffrance en nous qui vise la cause du mal

Explication

Chez Hume, la perception de la souffrance d’autrui fait naître par association une souffrance en nous, ce qui nous conduit à désapprouver sa cause. Cette explication relève d’un mécanisme affectif plutôt que d’une démonstration rationnelle ou d’une règle juridique.

20. Une personne sait qu’une action est mauvaise, mais l’accomplit malgré tout par faiblesse de volonté : comment nommer cette situation ?

L’acrasie
La mauvaise conscience
L’erreur morale
Le relativisme moral

L’acrasie

Explication

L’acrasie consiste à agir contre sa conscience tout en sachant que l’action est mauvaise, ce qui révèle une faiblesse de la volonté. L’erreur morale repose au contraire sur une ignorance du caractère mauvais de l’action.

21. Quel critère distingue les trois stades du développement moral selon Kohlberg ?

Le stade préconventionnel privilégie les conséquences personnelles, le conventionnel les normes sociales et le postconventionnel les principes universels.
Le stade préconventionnel privilégie les normes sociales, le conventionnel les principes universels et le postconventionnel les conséquences personnelles.
Le stade préconventionnel privilégie les principes universels, le conventionnel les conséquences personnelles et le postconventionnel les normes sociales.
Le stade préconventionnel privilégie l’empathie, le conventionnel l’intuition personnelle et le postconventionnel l’obéissance à l’autorité.

Le stade préconventionnel privilégie les conséquences personnelles, le conventionnel les normes sociales et le postconventionnel les principes universels.

Explication

Kohlberg distingue les stades selon le fondement du raisonnement moral : conséquences personnelles, normes sociales, puis principes universels. Les autres associations inversent ces niveaux ou introduisent des critères qui ne correspondent pas à cette classification.

22. Par quel processus Nietzsche explique-t-il la formation de la mémoire morale ?

Par l’imitation libre des coutumes transmises entre générations
Par la contrainte, la violence et la répression des comportements
Par l’oubli spontané des promesses et des engagements pris
Par la réflexion rationnelle sur les conséquences des actions

Par la contrainte, la violence et la répression des comportements

Explication

Pour Nietzsche, la mémoire morale est imposée par la contrainte, la violence et la répression afin de rendre les hommes capables de tenir leurs promesses. L’oubli est au contraire présenté comme une dimension naturelle et nécessaire de la vie.

23. Que permet principalement la généalogie nietzschéenne des valeurs morales ?

Confirmer leur évidence en les rapportant aux coutumes établies
Décrire leur transmission biologique au sein de l’espèce humaine
Établir leur validité universelle à partir de principes rationnels
Retracer leur origine historique afin d’évaluer leur sens et leur valeur

Retracer leur origine historique afin d’évaluer leur sens et leur valeur

Explication

La généalogie examine historiquement l’origine des valeurs pour interroger leur sens et leur valeur, au lieu de les considérer comme évidentes. Elle ne vise donc pas à confirmer leur évidence ni à fonder leur validité sur la seule raison.

24. Quelle caractéristique définit le darwinisme social ?

Il défend une intervention publique destinée à protéger les personnes considérées comme inaptes.
Il étudie la diversité culturelle des sociétés sans établir de hiérarchie entre les individus.
Il distingue la conscience morale biologique des normes sociales propres à chaque culture.
Il transpose abusivement la sélection naturelle aux sociétés humaines pour justifier la non-intervention de l’État.

Il transpose abusivement la sélection naturelle aux sociétés humaines pour justifier la non-intervention de l’État.

Explication

Le darwinisme social applique abusivement la sélection naturelle aux sociétés humaines afin de justifier la faible intervention de l’État et l’élimination reproductive des personnes jugées inaptes. L’étude des normes culturelles et sociales relève d’une distinction sur la conscience morale, pas du darwinisme social.

25. Qu’est-ce que la sympathie dans l’analyse des sentiments moraux ?

La disposition à préférer les intérêts personnels aux sentiments des autres
La capacité de reconnaître une émotion sans éprouver ce que ressent une autre personne
La faculté de partager les émotions d’autrui et de communiquer affectivement avec lui
La tendance à juger rationnellement les émotions selon des principes universels

La faculté de partager les émotions d’autrui et de communiquer affectivement avec lui

Explication

La sympathie est une faculté naturelle de partage émotionnel et de communication affective avec autrui. La simple connaissance d’une émotion ne suffit pas, car elle peut rester extérieure à l’expérience affective de l’autre.

26. Comment Durkheim explique-t-il le rapport entre morale collective et conscience morale ?

La conscience morale intériorise une morale collective d’abord extérieure et accompagnée de sanctions.
La conscience morale apparaît lorsque les sanctions sociales disparaissent et que les normes perdent leur force.
La conscience morale rejette les normes collectives afin de préserver l’autonomie complète de l’individu.
La morale collective provient des états mentaux privés et devient ensuite une règle imposée par l’individu.

La conscience morale intériorise une morale collective d’abord extérieure et accompagnée de sanctions.

Explication

Selon Durkheim, les normes morales viennent d’abord de l’extérieur, puis sont intériorisées par les individus et vécues comme une contrainte intérieure. Les sanctions pénales ou sociales contribuent à faire respecter ces normes lorsqu’elles sont transgressées.

27. Quelle association décrit correctement les fonctions respectives du Ça, du Moi et du Surmoi chez Freud ?

Le Ça compose avec la réalité, le Moi exprime les pulsions et le Surmoi recherche la satisfaction immédiate.
Le Ça exprime les pulsions, le Moi compose avec la réalité et le Surmoi impose les interdits.
Le Ça impose les interdits, le Moi recherche la satisfaction immédiate et le Surmoi s’adapte à la réalité.
Le Ça observe les normes sociales, le Moi contrôle les pulsions et le Surmoi satisfait les désirs immédiats.

Le Ça exprime les pulsions, le Moi compose avec la réalité et le Surmoi impose les interdits.

Explication

Chez Freud, le Ça est le siège des pulsions, le Moi négocie avec la réalité et le Surmoi fonctionne comme un gendarme intérieur. L’association proposée dans les autres réponses attribue ces fonctions à des instances différentes.

28. Quelle fonction Darwin attribue-t-il à la conscience morale dans La filiation de l’Homme, publiée en 1877 ?

Une fonction religieuse indépendante de l’évolution des êtres humains
Une fonction économique favorisant la concurrence entre les groupes
Une fonction juridique destinée à imposer les lois de l’État
Une fonction adaptative contribuant à la survie de l’espèce humaine

Une fonction adaptative contribuant à la survie de l’espèce humaine

Explication

Darwin présente la conscience morale comme un produit de l’évolution dont la fonction adaptative peut favoriser la survie de l’espèce humaine. L’idée d’une sélection sociale prescrite par l’État appartient plutôt au détournement darwiniste social de la théorie.

29. Dans une population confrontée à des ressources limitées, que décrit la sélection naturelle ?

La transmission uniforme des caractères acquis à toute la population
La décision collective d’écarter les individus jugés moins performants
L’organisation volontaire des unions humaines selon des critères génétiques
La reproduction différentielle des individus selon leur avantage adaptatif

La reproduction différentielle des individus selon leur avantage adaptatif

Explication

La sélection naturelle correspond au fait que les individus avantagés dans un milieu survivent davantage et laissent plus de descendants. L’organisation volontaire de la reproduction humaine relève de l’eugénisme, et non d’un processus naturel de reproduction différentielle.

30. Quelle définition correspond à la loi naturelle ?

Un ensemble de règles fixé par une autorité politique propre à chaque société
Un ordre moral fondé sur la raison humaine et indépendant des lois particulières
Une tradition religieuse dont les prescriptions varient selon les coutumes locales
Une convention sociale destinée à organiser les rapports entre citoyens

Un ordre moral fondé sur la raison humaine et indépendant des lois particulières

Explication

La loi naturelle est conçue comme un ordre moral accessible à la raison humaine et valable indépendamment des lois particulières. Les lois positives, au contraire, dépendent d’une société et d’une autorité déterminées.

31. Quelle opposition entre Platon et Aristote rend compte de l’acrasie ?

Platon et Aristote soutiennent tous deux que connaître le bien suffit à garantir une action conforme.
Platon affirme que chacun choisit volontairement le mal, tandis qu’Aristote considère toute faute comme involontaire.
Platon explique le mal par l’ignorance, tandis qu’Aristote admet qu’on puisse connaître le bien et ne pas le faire.
Platon explique le mal par la faiblesse de la volonté, tandis qu’Aristote le rapporte à l’absence de règles sociales.

Platon explique le mal par l’ignorance, tandis qu’Aristote admet qu’on puisse connaître le bien et ne pas le faire.

Explication

Pour Platon, nul n’est méchant volontairement, car l’ignorance explique le mal. Aristote reconnaît au contraire l’acrasie, dans laquelle une personne connaît le bien mais agit volontairement contre lui.

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Qu'est-ce que la conscience morale ?

La faculté qui permet de distinguer le bien et le mal.

Quelle dimension de la conscience morale juge la valeur morale ?

La dimension axiologique.

Quelle fonction de la conscience morale indique ce qu'il faut faire ?

La fonction prescriptive.

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