QCM : La crise économique de 1929 — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Sur quels facteurs repose principalement la croissance américaine des années 1920 ?

La baisse des salaires, le recul industriel, le crédit et l’artisanat
L’expansion coloniale, la hausse fiscale, l’agriculture et le commerce maritime
La hausse agricole, l’immigration, le tourisme et le protectionnisme
L’essor industriel, les progrès techniques, la productivité et le fordisme

L’essor industriel, les progrès techniques, la productivité et le fordisme

Explication

La croissance américaine des années 1920 s’appuie sur l’augmentation de la production industrielle, les progrès techniques, une productivité accrue et le développement du fordisme. La hausse agricole ne constitue pas le moteur principal décrit pour cette croissance.

2. Pourquoi l’achat d’actions à crédit rend-il la spéculation américaine particulièrement fragile en 1929 ?

Les actionnaires utilisent leurs dividendes pour financer les dépenses publiques
Les banques interdisent aux investisseurs de revendre leurs actions rapidement
Les entreprises garantissent les emprunts grâce à leur production industrielle
Les investisseurs comptent sur les plus-values pour rembourser leurs emprunts

Les investisseurs comptent sur les plus-values pour rembourser leurs emprunts

Explication

En 1929, quatre cinquièmes des actions sont achetés à crédit dans l’espoir de rembourser les prêts grâce aux plus-values. Cette pratique expose les acheteurs à des impayés lorsque les cours diminuent.

3. Quel mécanisme décrit le mieux la formation de la hausse spéculative à la Bourse américaine ?

La production augmente, les banques retirent leurs prêts, puis les investisseurs abandonnent progressivement les marchés
La hausse réduit les emprunts, les entreprises cessent d’investir, puis les cours rejoignent la valeur agricole
La baisse attire les vendeurs, l’épargne finance la production, puis les cours suivent les résultats industriels
La hausse attire les acheteurs, le crédit finance de nouveaux achats, puis les cours se détachent de l’économie réelle

La hausse attire les acheteurs, le crédit finance de nouveaux achats, puis les cours se détachent de l’économie réelle

Explication

La hausse des cours attire de nouveaux acheteurs, tandis que le crédit permet de poursuivre les achats, jusqu’à la déconnexion de la Bourse avec la réalité économique. Une progression fondée sur la production réelle correspondrait à un mécanisme différent.

4. Que se passe-t-il le 24 octobre 1929, lors du « jeudi noir » ?

Treize millions de titres sont proposés à la vente sans trouver d’acheteurs
L’indice Dow Jones atteint son niveau le plus bas après trois années de baisse
Les banques américaines ferment après une vague de plus de cinq mille faillites
La production industrielle américaine diminue de moitié en quelques semaines

Treize millions de titres sont proposés à la vente sans trouver d’acheteurs

Explication

Le 24 octobre 1929, 13 millions de titres sont mis en vente à Wall Street sans trouver d’acheteurs, ce qui provoque l’effondrement des cours. Les faillites bancaires et la crise économique s’étendent ensuite, mais elles ne définissent pas l’événement du jeudi noir.

5. Quelle évolution de l’indice Dow Jones illustre l’aggravation du krach entre 1929 et 1932 ?

Il passe d’environ 125 en 1929 à 26 en 1932
Il passe d’environ 95 en 1929 à 55 en 1932
Il passe d’environ 26 en 1929 à 125 en 1932
Il reste proche de 125 en 1929 avant d’atteindre 95 en 1932

Il passe d’environ 125 en 1929 à 26 en 1932

Explication

L’indice Dow Jones recule d’environ 125 en 1929 à 95 en 1930, 55 en 1931, puis 26 en 1932. La proposition qui indique une progression inverse contredit donc l’évolution observée.

6. Comment les achats d’actions à crédit contribuent-ils aux faillites bancaires américaines ?

La réduction des impôts, l’augmentation des dépôts et les prêts industriels se combinent
La hausse des salaires, les exportations et les investissements agricoles se combinent
La fermeture des usines, la baisse des récoltes et les migrations se combinent
Les impayés, les retraits massifs et les pertes boursières bancaires se combinent

Les impayés, les retraits massifs et les pertes boursières bancaires se combinent

Explication

Les achats à crédit provoquent des impayés, puis des retraits massifs et des pertes boursières pour les banques, entraînant plus de 5 000 faillites bancaires. Le krach boursier participe donc à la crise bancaire, mais il n’en constitue pas à lui seul l’ensemble du mécanisme.

7. De quelle ampleur est la chute de la production industrielle américaine entre octobre 1929 et août 1932 ?

Elle augmente de 25 %
Elle diminue de 50 %
Elle augmente de 50 %
Elle diminue de 25 %

Elle diminue de 50 %

Explication

La production industrielle américaine chute de moitié entre octobre 1929 et août 1932. Une augmentation ou une baisse limitée à un quart ne correspond pas à l’ampleur indiquée.

8. Comment évolue le nombre de chômeurs aux États-Unis entre 1929 et 1933 ?

Il passe de 12,6 millions à 1,5 million
Il passe de 1,5 million à plus de 12,6 millions
Il passe de 1,5 million à environ 5 millions
Il passe de 5 millions à plus de 12,6 millions

Il passe de 1,5 million à plus de 12,6 millions

Explication

Le nombre de chômeurs passe de 1,5 million en 1929 à plus de 12,6 millions en 1933, ce qui montre l’ampleur sociale de la crise. Les autres évolutions modifient soit le sens, soit les valeurs données.

9. Comment le rapatriement des capitaux américains investis à l’étranger contribue-t-il à la contraction du commerce mondial ?

Il renforce les investissements extérieurs, accroît la production et favorise les échanges
Il stabilise les monnaies étrangères, soutient les salaires et développe la consommation
Il prive les autres pays de liquidités, réduit leurs importations et leur consommation
Il augmente les crédits disponibles, stimule les importations et élargit les débouchés

Il prive les autres pays de liquidités, réduit leurs importations et leur consommation

Explication

Le retour des capitaux américains retire des liquidités aux autres économies, ce qui réduit leurs achats et leur consommation, puis contracte les échanges mondiaux. L’augmentation des crédits et des investissements décrirait un mouvement inverse de celui provoqué par la crise.

10. À quel moment la crise économique atteint-elle successivement l’Autriche et l’Allemagne, l’Angleterre, puis la France ?

L’Autriche et l’Allemagne en 1931, l’Angleterre en 1933, la France en 1934
L’Autriche et l’Allemagne en 1932, l’Angleterre en 1934, la France en 1935
L’Autriche et l’Allemagne en 1929, l’Angleterre en 1931, la France en 1932
L’Autriche et l’Allemagne en 1930, l’Angleterre en 1932, la France en 1933

L’Autriche et l’Allemagne en 1930, l’Angleterre en 1932, la France en 1933

Explication

La diffusion européenne suit la chronologie 1930 pour l’Autriche et l’Allemagne, 1932 pour l’Angleterre et 1933 pour la France. Les autres séquences décalent les dates d’extension de la crise.

11. Quelle situation illustre l’ampleur des conséquences sociales de la crise dans les années 1930 ?

En 1933, un actif allemand sur deux reçoit une formation professionnelle
En 1935, un cinquième des Britanniques ne mange pas à sa faim
En 1935, un cinquième des Britanniques travaille dans l’industrie lourde
En 1933, un actif allemand sur deux possède une entreprise industrielle

En 1935, un cinquième des Britanniques ne mange pas à sa faim

Explication

La crise entraîne une forte précarité alimentaire au Royaume-Uni en 1935 et un chômage massif en Allemagne en 1933. Les autres propositions transforment ces difficultés sociales en situations de travail, de formation ou de propriété.

12. Pourquoi la crise sociale favorise-t-elle la progression des partis extrêmes, notamment du parti nazi en 1933 ?

Ils privilégient une coopération économique internationale pour protéger les échanges commerciaux
Ils promettent une amélioration matérielle, comme « du pain et du travail », aux chômeurs
Ils proposent une stabilisation politique fondée sur la réduction des revendications sociales
Ils défendent une diminution des aides publiques afin de rétablir rapidement l’équilibre budgétaire

Ils promettent une amélioration matérielle, comme « du pain et du travail », aux chômeurs

Explication

Le chômage et la misère rendent les promesses sociales des partis extrêmes plus attractives, notamment la promesse nazie de « pain et de travail ». La crise ne conduit donc pas principalement à une stabilisation politique, qui constitue la confusion à éviter.

13. Quel est l’objectif économique d’une dévaluation monétaire ?

Augmenter le prix des produits nationaux afin de limiter les achats étrangers
Accroître les dépenses publiques afin de soutenir la consommation intérieure
Réduire les salaires et les dépenses afin d’assainir l’économie nationale
Rendre les produits nationaux moins chers afin de stimuler les exportations

Rendre les produits nationaux moins chers afin de stimuler les exportations

Explication

La dévaluation diminue la valeur de la monnaie, ce qui rend les produits du pays plus compétitifs à l’étranger et favorise les exportations. La réduction des salaires et des dépenses correspond plutôt à une politique de déflation.

14. Quel effet la déflation peut-elle produire sur une économie en crise ?

Elle finance les grands travaux et les aides sociales afin d’accroître la demande
Elle diminue la valeur monétaire, ce qui rend les exportations plus compétitives
Elle augmente les revenus et la consommation, ce qui accélère la reprise industrielle
Elle réduit les salaires et les dépenses, mais la baisse de consommation peut aggraver la crise

Elle réduit les salaires et les dépenses, mais la baisse de consommation peut aggraver la crise

Explication

La déflation cherche à assainir l’économie en diminuant les salaires et les dépenses, mais cette contraction peut réduire la consommation et approfondir la crise. L’augmentation de la demande et le financement des travaux relèvent plutôt d’une politique de relance.

15. Comment la relance keynésienne cherche-t-elle à favoriser la reprise économique ?

Elle diminue les salaires publics afin de réduire les charges pesant sur le budget de l’État
Elle réduit les dépenses des ménages afin de restaurer l’équilibre financier des entreprises
Elle renchérit les produits nationaux afin de limiter les importations et protéger les producteurs
Elle stimule la consommation par les grands travaux et les aides sociales, qui procurent revenus et emplois

Elle stimule la consommation par les grands travaux et les aides sociales, qui procurent revenus et emplois

Explication

Selon Keynes, les travaux publics et les aides sociales donnent des emplois et des revenus, ensuite dépensés pour acheter des produits industriels. La réduction des dépenses correspond à la logique déflationniste, qui vise l’effet inverse sur la demande.

16. Quel événement marque le lancement du New Deal aux États-Unis ?

La mise en place de l’autarcie économique par l’Allemagne en 1933
L’élection de Franklin Delano Roosevelt à la présidence en 1932
La dévaluation de la livre sterling par la Grande-Bretagne en 1931
L’élection de Herbert Hoover à la présidence américaine en 1932

L’élection de Franklin Delano Roosevelt à la présidence en 1932

Explication

Franklin Delano Roosevelt est élu président des États-Unis en 1932 et lance le New Deal, appelé aussi « nouvelle donne ». La dévaluation britannique et l’autarcie allemande sont des réponses étrangères à la crise.

17. Quel changement caractérise l’intervention des États dans l’économie américaine à la fin des années 1930 ?

L’économie repart grâce au retrait de l’État et à la suppression des règles encadrant les marchés
L’économie reste bloquée malgré le New Deal, car les États abandonnent les mesures de protection commerciale
L’économie repart avec le New Deal et l’État renforce la réglementation, les prix minimums et le protectionnisme
L’économie se redresse principalement par l’autarcie et la disparition des échanges avec l’étranger

L’économie repart avec le New Deal et l’État renforce la réglementation, les prix minimums et le protectionnisme

Explication

À la fin des années 1930, le New Deal contribue à la reprise tandis que l’intervention publique s’accroît par la réglementation, les prix minimums et le protectionnisme. L’autarcie correspond à une orientation plus poussée, notamment associée aux régimes fascistes, et non à la caractérisation générale de cette évolution américaine.

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Sur quoi repose la croissance américaine des années 1920 ?

Sur l’augmentation de la production industrielle, les progrès techniques, la productivité accrue et le fordisme.

Quel pourcentage de la population américaine détenait des actions en 1929 ?

Environ 6 % de la population américaine.

Comment ont évolué les cours des actions entre 1925 et 1929 ?

Ils ont quadruplé.

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