QCM : La démarche philosophique (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une élève demande la date d’un événement dont la réponse est déjà connue, tandis qu’un autre cherche une démarche pour résoudre une difficulté qui bloque sa réflexion. Quelle distinction s’applique ?

La première situation est un problème, la seconde une question.
La première situation est une question, la seconde un problème.
Les deux situations sont des problèmes, car elles exigent une réflexion.
Les deux situations sont des questions, car elles appellent une réponse.

La première situation est une question, la seconde un problème.

Explication

Une question est une interrogation dont la réponse existe déjà, tandis qu’un problème est un obstacle qui demande de construire une démarche. Confondre obstacle et réponse disponible inverse la distinction ; assimiler toute réflexion à un problème néglige cette définition.

2. Une enquête intellectuelle vise à déterminer ce qui est vrai et juste, tout en réfléchissant à ce qui rend la vie heureuse. À quoi ce type de problème peut-il contribuer ?

À la recherche de réponses déjà établies, sans démarche intellectuelle.
Au progrès et à la quête du vrai, du bien et du bonheur.
À la résolution de difficultés techniques, sans enjeu de vérité ni de bien.
À l’évitement des difficultés pénibles de la vie courante.

Au progrès et à la quête du vrai, du bien et du bonheur.

Explication

Les problèmes intellectuels peuvent conduire au progrès et nourrissent la quête du vrai, du bien et du bonheur. Les difficultés pratiques à éviter relèvent des problèmes de la vie courante ; réduire le progrès à la technique ou exclure la démarche intellectuelle déforme cette fonction.

3. Après un événement pénible qu’il ne peut changer, un homme s’efforce d’accepter ce qui est arrivé et de maîtriser ses émotions. Quelle orientation philosophique met-il en pratique ?

Le stoïcisme, philosophie du courage et de la maîtrise de soi.
Le stoïcisme, recherche du plaisir par l’évaluation des peines.
L’épicurisme, philosophie de la prudence et du calcul des conséquences.
L’épicurisme, principe de retenue face au plaisir immédiat.

Le stoïcisme, philosophie du courage et de la maîtrise de soi.

Explication

Le stoïcisme enseigne à accepter les événements tels qu’ils arrivent et à maîtriser ses émotions. Le calcul des plaisirs et des peines relève de l’épicurisme ; le principe de retenue porte sur les conséquences d’un plaisir immédiat.

4. Une personne envisage un plaisir immédiat dont elle prévoit qu’il entraînera davantage de douleur par la suite. Que lui conseille le principe épicurien de retenue ?

Accueillir l’événement sans évaluer ses conséquences.
Refuser ce plaisir en raison de la douleur qu’il entraînera.
Accepter ce plaisir parce qu’il est immédiat.
Accepter une douleur immédiate en vue d’un plaisir ultérieur.

Refuser ce plaisir en raison de la douleur qu’il entraînera.

Explication

Selon le principe de retenue, un plaisir immédiat qui entraîne davantage de douleur est à refuser. Accepter une douleur présente pour un plaisir futur correspond au principe d’effort ; ignorer les conséquences ou adopter l’acceptation stoïcienne ne répond pas à ce calcul.

5. Une personne envisage de fournir un effort pénible à court terme qui lui procurera davantage de plaisir par la suite. Que recommande le principe épicurien d’effort ?

Refuser cette douleur parce qu’elle est présente.
Refuser un plaisir immédiat qui entraînerait davantage de douleur.
Accepter cette douleur en vue du plaisir supérieur qu’elle procurera.
Maîtriser ses émotions sans calculer les plaisirs et les peines.

Accepter cette douleur en vue du plaisir supérieur qu’elle procurera.

Explication

Le principe épicurien d’effort recommande d’accepter une douleur immédiate si elle entraîne davantage de plaisir. Refuser un plaisir immédiat à cause de ses conséquences relève de la retenue ; écarter toute douleur ou ne pas évaluer les conséquences méconnaît la règle.

6. Lors d’un débat, Léa affirme qu’elle a forcément raison et écarte toute objection sans l’examiner. Quelle attitude adopte-t-elle ?

L’humilité intellectuelle
La curiosité intellectuelle
Le dogmatisme
La modestie socratique

Le dogmatisme

Explication

Le dogmatisme consiste à être persuadé d’avoir raison et à refuser la critique. La curiosité désigne le questionnement, l’humilité reconnaît l’ignorance et la modestie socratique l’illustre.

7. Avant d’enquêter sur un sujet qu’il connaît mal, Hugo veut éviter de se croire savant à tort. Par quoi devrait-il commencer ?

Reconnaître ce qu’il ignore
Affirmer d’abord qu’il a raison
Adopter les opinions les plus répandues
Écarter toute question nouvelle

Reconnaître ce qu’il ignore

Explication

Reconnaître son ignorance aide à éviter le dogmatisme et permet de rechercher la vérité plus efficacement. Affirmer sa certitude risque de conduire au refus de la critique, tandis que l’adhésion aux opinions reçues ne remplace pas cet examen.

8. Quelle fonction caractérise la curiosité intellectuelle dans la recherche de la vérité ?

Accepter son ignorance sans chercher à approfondir les idées
Préserver ses convictions en écartant les questions dérangeantes
S’informer sur la vie privée d’autrui pour satisfaire son intérêt
Questionner pour sortir de l’ignorance et faire progresser la recherche

Questionner pour sortir de l’ignorance et faire progresser la recherche

Explication

La curiosité intellectuelle est un questionnement qui aide à sortir de l’ignorance et constitue un moteur du progrès. L’intérêt pour la vie privée relève d’une curiosité mal placée, tandis que préserver ses convictions ou ne pas chercher ne favorise pas ce progrès.

9. Un enquêteur suspend son jugement sur une hypothèse jusqu’à disposer d’éléments suffisants, afin de ne pas conclure trop vite. Quelle attitude décrit cette conduite ?

Le doute permanent qui mène à l’inaction
Le doute comme suspension prudente du jugement
La conclusion immédiate sur l’hypothèse
L’adhésion directe à l’hypothèse

Le doute comme suspension prudente du jugement

Explication

Le doute suspend le jugement et constitue une attitude prudente qui évite la précipitation. Une conclusion immédiate ou une adhésion directe ne suspend pas le jugement, tandis que le doute sceptique permanent est une forme particulière de doute.

10. Une chercheuse met provisoirement en doute ses croyances pour approcher la vérité, puis considère comme évident ce qui résiste à cet examen. Quelle conception du doute suit-elle ?

L’adhésion spontanée, sans mise à l’épreuve
Le doute sceptique, radical et permanent
Le doute cartésien, radical mais temporaire
Le refus de tenir pour évident ce qui résiste à l’examen

Le doute cartésien, radical mais temporaire

Explication

Le doute de Descartes est radical mais temporaire : il sert à approcher la vérité, et ce qui lui résiste est tenu pour évident. Le doute sceptique reste permanent, l’adhésion spontanée ne met pas les idées à l’épreuve et le dernier choix inverse le statut de ce qui résiste au doute.

11. Une idée est largement répandue et transmise par des proches de confiance, mais elle n’a été ni réfléchie ni étayée par des preuves ou des arguments. Comment la caractériser ?

Une preuve
Une opinion
Une critique constructive
Une méthode

Une opinion

Explication

Une opinion est admise sans réflexion ni preuve, même si sa diffusion et la confiance accordée à ceux qui la transmettent la font sembler vraie. La preuve étaye une idée, la méthode organise une démarche et la critique constructive vise à corriger pour faire progresser.

12. Pour atteindre un objectif, Lina prévoit une démarche rationnelle en étapes clairement définies afin d’éviter d’avancer au hasard. Comment qualifier cette démarche ?

Une critique méchante
Une opinion
Une méthode
Un doute sceptique

Une méthode

Explication

Une méthode est une procédure rationnelle qui permet d’atteindre un but en suivant un nombre clairement défini d’étapes, ce qui évite le tâtonnement. Une opinion est admise sans preuve, le doute sceptique mène à l’impasse et la critique méchante juge en blessant.

13. Un élève veut examiner une idée reçue avant de l’adopter. Quelle démarche suit la méthode proposée pour vaincre les préjugés ?

Suspendre son jugement, décomposer l’idée, puis la critiquer et la trier
Adopter l’idée parce qu’elle est répandue, puis chercher à la justifier
Juger celui qui défend l’idée, puis écarter toute analyse
Critiquer l’idée d’abord, puis suspendre son jugement et la décomposer

Suspendre son jugement, décomposer l’idée, puis la critiquer et la trier

Explication

La démarche consiste à suspendre le jugement, analyser en décomposant les idées, puis les critiquer et les trier. Critiquer avant l’analyse inverse les étapes, l’adhésion fondée sur la popularité reprend une opinion sans examen, et juger la personne ne remplace pas l’examen de l’idée.

14. Après avoir relevé une erreur dans le raisonnement d’une camarade, Malik lui explique comment la corriger pour améliorer son travail. De quel type de critique s’agit-il ?

Une critique constructive
Une approbation sans examen
Une critique méchante
Une suspension du jugement

Une critique constructive

Explication

La critique constructive détecte une erreur et la corrige afin de faire progresser. La critique méchante juge et blesse, l’approbation sans examen ne corrige rien, et suspendre son jugement consiste à différer sa conclusion.

15. Nora hésite entre deux idées et examine leurs arguments avant de décider par elle-même laquelle mérite son adhésion. Quelle capacité manifeste-t-elle ?

Le doute sceptique
L’autonomie intellectuelle
La soumission à un tuteur
Le caprice de l’opinion

L’autonomie intellectuelle

Explication

L’autonomie intellectuelle consiste à décider par soi-même des idées auxquelles on adhère après un examen critique. Le caprice choisit sans pensée mûrie, la soumission laisse autrui décider et le doute sceptique maintient le doute au lieu de conclure après examen.

16. Quelle formule exprime l’impératif par lequel Kant appelle chacun à penser par soi-même ?

« Supporte et abstiens-toi »
« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien »
« Aie le courage de te servir de ton propre entendement »
« Calcule les plaisirs et les peines »

« Aie le courage de te servir de ton propre entendement »

Explication

Kant appelle à penser par soi-même en exhortant chacun à avoir le courage de se servir de son propre entendement. La formule sur l’ignorance est associée à Socrate, « Supporte et abstiens-toi » au stoïcisme, et le calcul des plaisirs et des peines à l’épicurisme.

17. Que signifie le mot « philosophie » par l’association de ses racines grecques ?

La sagesse de l’amour
La recherche du bonheur
Le savoir par la vertu
L’amour de la sagesse

L’amour de la sagesse

Explication

La philosophie associe philia, qui signifie l’amour, et sophia, qui signifie la sagesse. « La sagesse de l’amour » inverse les racines, tandis que le bonheur et la vertu ne sont pas le sens de sophia.

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Qu’est-ce qui distingue une question d’un problème ?

Une question a une réponse déjà existante, tandis qu’un problème exige de construire une démarche vers sa solution.

Vers quoi les problèmes intellectuels conduisent-ils ?

Ils conduisent au progrès.

Quelle quête les problèmes intellectuels constituent-ils ?

Une quête du vrai, du bien et du bonheur.

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