★ À maîtriser
Les dépenses de la monarchie passent de 200 millions en 1740 à 630 millions en 1788.
Les recettes ne suivent pas les dépenses, les Parlements s’opposent aux hausses d’impôts et le poids des intérêts des emprunts contribue principalement au déficit royal.
La crise des campagnes réduit les débouchés de l’industrie textile et de l’artisanat urbain, entraînant des baisses de salaires, des licenciements, des faillites et une hausse du prix du pain à Paris.
Compléments
Le financement de la guerre américaine coûte environ 2 milliards à la Couronne de France, soit quatre fois le budget annuel.
Le nuage volcanique de Laki recouvre les deux tiers de la France, provoque des morts, des orages et des chutes de grêle qui tuent du bétail, puis contribue à un refroidissement de l’hémisphère nord et à un hiver exceptionnellement froid.
Dette et mauvaises récoltes → hausse du prix du pain et tensions sociales
★ À maîtriser
En août 1788, la France est au bord de la faillite et Louis XVI nomme Jacques Necker à la tête des finances; il convoque ensuite les États généraux pour le 1er mai 1789.
Les États généraux réunissent les trois ordres du royaume :
Le Tiers-État représente près de 96 % de la population et rassemble tous ceux qui ne sont ni nobles ni membres du clergé.
Les cahiers du Tiers-État réclament notamment :
Les élections de mars 1789 désignent 291 députés pour le clergé, 285 pour la noblesse et 578 pour le Tiers-État.
📌 Aux États généraux, le vote par ordre accorde une voix à chacun des trois ordres, tandis que le vote par tête donne une voix à chaque député.
Compléments
Les États généraux n’avaient pas été convoqués depuis 1614, soit depuis plus de 150 ans.
Dans Qu’est-ce que le Tiers-État, Sieyès écrit : « Qu’est-ce que le Tiers-État ? Tout. Qu’a-t-il eu jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À devenir quelque chose. »
Vote par ordre : deux ordres privilégiés contre le Tiers-État
★ À maîtriser
Compléments
Le 11 juillet 1789, Louis XVI rappelle des troupes suisses et allemandes autour de Paris et renvoie Necker, ce que beaucoup interprètent comme un coup d’État.
Lors des affrontements des 27 et 28 avril 1789 au faubourg Saint-Antoine, les bilans avancés sont de 12 soldats tués et 80 blessés, contre 200 insurgés tués et 300 blessés, mais le bilan réel demeure inconnu.
En 1789, la population de Paris est estimée entre 600 000 et 700 000 habitants, tandis que la ville manque d’emplois et que le prix du pain augmente.
États généraux → Assemblée nationale → serment → Assemblée constituante
★ À maîtriser
Le 13 juillet 1789, les Parisiens pillent et incendient 40 des 54 barrières de l’enceinte fiscale, contestant les taxes jugées injustes et inégales ainsi que les entraves au commerce.
Le 13 juillet 1789, les Parisiens forment un comité permanent et une garde bourgeoise pour protéger les propriétés et défendre les réformes, tandis que l’Assemblée nationale décide de siéger en permanence.
Le 14 juillet 1789, le prix du pain atteint 14 sous et les Parisiens consacrent 80 % de leur salaire à son achat.
Le 14 juillet 1789, la foule s’empare de près de 40 000 fusils aux Invalides, mais manque de poudre et se dirige vers la Bastille.
Le 14 juillet 1789, après le début de l’assaut vers 13 h 30, De Launay fait tirer sur la foule, puis ordonne le cessez-le-feu vers 17 h et se rend après l’arrivée de gardes françaises et de canons venus soutenir les assaillants.
Compléments
Le 12 juillet 1789, Camille Desmoulins appelle les Parisiens à prendre les armes et à porter une cocarde verte faite de feuilles du Palais-Royal, symbole d’espérance.
Le 12 juillet 1789, le prince de Lambesc fait charger par ses dragons les manifestants réunis aux Tuileries, et la rumeur affirme qu’il a sabré des promeneurs inoffensifs.
Le mur d’enceinte construit autour de Paris à partir de 1784 mesure 24 km de long et 3,30 m de haut et comprend 54 pavillons-barrières dessinés par Claude Nicolas Ledoux.
Le 14 juillet 1789, la Bastille ne compte que sept prisonniers : quatre faux-monnayeurs, deux fous et un aristocrate emprisonné à la demande de sa famille.
Après la prise de la Bastille, le gouverneur De Launay et le prévôt des marchands Jacques de Flesselles sont tués et leurs têtes sont promenées dans Paris.
La poudre manquante aux Invalides → la foule se dirige vers la Bastille.
★ À maîtriser
Le 15 juillet 1789, Louis XVI confirme le retrait des troupes massées autour de Paris.
Le 17 juillet 1789, Louis XVI se rend à Paris et reconnaît la nouvelle autorité constituée.
Dans la nuit du 4 août 1789, l’Assemblée décide l’abolition des privilèges et de plusieurs droits et institutions de l’Ancien Régime.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme dans son premier article : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».
📌 Après l’abolition des privilèges, l’égalité civile et fiscale est proclamée, mais les trois ordres sont conservés et la société reste hiérarchique.
📌 La distinction entre citoyens actifs et citoyens passifs signifie que tout Français est citoyen, mais que la citoyenneté ne donne pas à elle seule le droit de vote.
Compléments
Après la prise de la Bastille, une commune de Paris est mise en place à l’Hôtel de ville, avec Bailly comme maire.
À Paris, Lafayette commande une Garde nationale formée de milices bourgeoises réunissant 48 000 citoyens et offre à Louis XVI une cocarde tricolore associant le bleu et le rouge de Paris au blanc de la monarchie.
Les mesures du 4 août visent notamment : le monopole seigneurial de la chasse, la dîme, les privilèges des provinces et des villes, les justices seigneuriales, la vénalité des charges, les corporations, les compagnonnages
★ À maîtriser
Le 11 Septembre 1789, l’Assemblée constituante est divisée entre la droite, située du côté de la reine et favorable à l’Ancien Régime, et la gauche, située du côté du Palais-Royal et favorable à la réforme.
Le 5 Octobre 1789, plus de 700 femmes venues des Halles se rassemblent à l’Hôtel de ville, où elles prennent 1700 fusils et 4 canons, puis marchent vers Versailles avec des ouvriers et d’autres hommes.
Les citoyens passifs comprennent :
À Paris, le pain reste cher, les salaires demeurent faibles et la situation économique continue de se dégrader.
Pour être citoyen actif, il faut remplir les conditions suivantes : avoir au moins 25 ans, résider dans la ville ou le canton depuis au moins un an, être inscrit au rôle de la garde nationale de sa municipalité, avoir prêté le serment civique, payer une contribution directe égale à trois jours de travail
📌 Tout Français est citoyen, mais seuls les citoyens actifs disposent du droit de vote.
Compléments
Robespierre avertit que diviser la nation entre citoyens actifs et passifs revient à armer une classe pour en contenir une autre.
La séparation entre droite et gauche dans l’Assemblée est mise en place pour faciliter le vote à main levée et rendre la comptabilité des votes plus claire.
Le bruit se répand à Paris qu’au cours d’un banquet à Versailles, des soldats du régiment des Flandres auraient piétiné la cocarde tricolore et acclamé la reine et son fils.
À Versailles, Louis XVI promet du pain à la foule et accepte de signer la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Citoyen actif : droits politiques ; citoyen passif : citoyenneté sans droit de vote.
★ À maîtriser
Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, la famille royale quitte les Tuileries avec Madame Élisabeth, Madame de Tourzel et trois gardes du corps, sous l’organisation de Fersen.
À Sainte-Menehould, le maître de poste Jean-Baptiste Drouet reconnaît Louis XVI sur un assignat, puis emprunte un chemin de traverse pour devancer la berline à Varennes.
À Varennes, les voitures royales sont immobilisées après que Drouet a devancé la berline et reconnu le roi.
Compléments
Le 18 avril 1791, Louis XVI envisage de plus en plus de quitter Paris, notamment après avoir été empêché de se rendre à Saint-Cloud pour communier auprès d’un prêtre réfractaire.
Louis XVI voyage sous le nom de M. Durand, intendant d’une baronne russe nommée Korff, rôle attribué à Madame de Tourzel, tandis que Marie-Antoinette se présente comme sa gouvernante.
Louis XVI choisit de rejoindre la place forte de Montmédy, en Lorraine, plutôt que de partir à l’étranger, afin de ne pas être considéré comme un déserteur.
Le départ des Tuileries n’a lieu qu’à 23 heures, et Louis XVI estime ne disposer que de huit heures d’avance avant que son absence soit découverte.
À Pont-de-Somme-Vesle, le duc de Choiseul abandonne son poste d’attente vers 5 heures du matin, craignant que la présence de hussards n’alerte la population.
Tuileries → Sainte-Menehould → Varennes : la fuite est repérée puis arrêtée.
★ À maîtriser
Le 22 juin 1791, Louis XVI et son entourage rentrent à Paris après l’échec de leur fuite.
Le 17 juillet 1791, près de 6 000 Parisiens se réunissent au Champ-de-Mars pour déposer une pétition à l’Autel de la Patrie contre le roi.
Lors de la fusillade du Champ-de-Mars, des soldats de la garde nationale tirent sur la foule après que Bailly a ordonné le feu et que Lafayette s’y est d’abord refusé.
La fusillade du Champ-de-Mars tue une femme, un enfant et cinquante citoyens.
Compléments
Le retour du roi à Paris se déroule dans un silence glacial, car il est interdit à la population de crier ou de vociférer.
La déclaration critique des réformes concernant :
Lafayette tente de faire croire à l’Assemblée que le roi a été enlevé, mais la déclaration signée par Louis XVI révèle ses intentions et discrédite Lafayette.
Danton dénonce les complices du roi et appelle la nation à régner seule après la fuite de Louis XVI.
Camille Desmoulins propage dans son journal l’anecdote selon laquelle un pied de cochon commandé par Louis XVI pendant sa fuite aurait permis à Drouet de le reconnaître sur un assignat de 50 livres.
Le 15 juillet 1791, une manifestation organisée par les Cordeliers réclame l’abdication du roi sous des bannières portant « La liberté ou la mort ».
La formule « La liberté ou la mort » s’inspire de « Give me Liberty, or give me Death! », popularisée par Patrick Henry en 1775.
Après la fusillade du Champ-de-Mars, des imprimeries sont démantelées, des clubs fermés, des journaux cessent de paraître et des journalistes ou porte-parole radicaux sont visés par des mandats d’arrêt.
📌 Entre juillet et décembre 1791, le terme « sans-culottes », d’abord associé à ceux qui portent le pantalon plutôt que la culotte, désigne progressivement les opposants à l’aristocratie et à la contre-révolution.
À Paris, le retour du roi se fait dans un silence glacial, non dans des cris de haine.
★ À maîtriser
Le 3 septembre 1791, l’Assemblée constituante donne une constitution à la France.
La constitution de 1791 établit une monarchie constitutionnelle dans laquelle le roi détient un droit de veto et nomme les ministres, les hauts fonctionnaires et les ambassadeurs, tandis que l’Assemblée propose les lois et ne peut être dissoute.
La constitution repose sur (Montesquieu) : le gouvernement représentatif, la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire selon Montesquieu, l’idée que la citoyenneté pleine suppose la propriété
Compléments
Le 13 septembre 1791, Louis XVI accepte la constitution après l’avoir d’abord refusée.
Après la dissolution de l’Assemblée constituante, l’Assemblée législative lui succède, et Robespierre demande que les députés ayant rédigé la constitution ne puissent pas s’y représenter.
Les groupes et figures politiques se répartissent entre : les aristocrates à droite, les monarchiens au centre droit, les constitutionnels au centre gauche, le triumvirat de Lameth, Duport et Barnave à gauche, les avocats Buzot, Pétion et Robespierre à l’extrême gauche
Les monarchiens défendent une monarchie à l’anglaise et le bicamérisme, mais échouent à faire adopter un système à deux chambres.
📌 Le système électoral distingue les citoyens actifs, qui peuvent être élus, des citoyens passifs, qui ne participent pas au pouvoir électoral.
★ À maîtriser
Le 9 novembre 1791, la Législative vote un décret demandant aux émigrés de rentrer sous deux mois, sous peine de confiscation de leurs biens et de mort.
À l’Assemblée législative, la droite des Feuillants compte plus de 200 membres qui veulent renforcer le pouvoir royal et appliquer strictement la constitution, tandis que la gauche, majoritairement jacobine, se méfie de Louis XVI et veut réduire son autorité.
📌 Louis XVI oppose son veto aux décrets de la Législative concernant les émigrés et les prêtres réfractaires, conformément au droit que lui donne la constitution.
Compléments
Le 1er octobre 1791, l’Assemblée législative siège pour la première fois.
Le 29 novembre 1791, la Législative vote un décret contre les prêtres réfractaires.
Léopold II d’Autriche et Frédéric-Guillaume de Prusse redoutent les ambitions de Catherine II de Russie en Pologne et préfèrent garder leurs armées disponibles pour une action éventuelle à l’Est plutôt que d’intervenir en France.
Les armées des puissances restent tournées vers l’Est, où leurs intérêts les conduisent en Pologne, plutôt que vers la France.
★ À maîtriser
Le 20 Avril 1792, l’Assemblée vote la déclaration de guerre au roi de Bohême et de Hongrie sur proposition royale.
La guerre est présentée comme un moyen de détourner l’attention de la situation intérieure et comme une possibilité de financer les conquêtes, qui ne sont toutefois pas encore réalisées.
Les 100 000 volontaires levés en juin 1791 manquent de discipline et d’expérience militaire pour manœuvrer en troupe et obéir aux officiers.
Les volontaires venus de Marseille contribuent à populariser le chant de Rouget de Lisle, qui prend le nom de « La Marseillaise ».
Les Autrichiens, bientôt rejoints par 50 000 Prussiens conduits par le duc de Brunswick, avancent contre la France.
Compléments
Le 25 Mars 1792, l’ambassadeur de France à Vienne remet un ultimatum exigeant la dispersion des émigrés installés en Rhénanie.
Le 26 Avril 1792, Rouget de Lisle chante devant le maire de Strasbourg un chant composé pour l’armée du Rhin.
Durant l’hiver 1791-1792, le sucre, le pain et le blé viennent à manquer, tandis que les émeutes et les troubles se poursuivent à Paris.
La France compte alors 150 000 soldats, contre 35 000 Autrichiens.
Robespierre met en garde contre la guerre en déclarant que « personne n’aime les missionnaires armés » et que les envahis chercheront à repousser l’envahisseur.
Louis XVI cautionne la déclaration de guerre en pensant qu’une victoire pourrait le faire apparaître comme son promoteur et qu’une défaite pourrait le libérer de sa captivité parisienne.
La guerre promet de détourner les regards, mais l’armée française manque d’expérience.
★ À maîtriser
Le 20 Juin 1792, les Cordeliers organisent une manifestation aux Tuileries pour contraindre le roi à signer le décret.
Les chefs militaires Lafayette et Dumouriez ne parviennent pas à contenir l’avancée ennemie, et les troupes françaises prennent peur, évitent le combat, se replient et n’obéissent pas aux ordres.
Près de 10 000 manifestants armés de piques, de couteaux et de bâtons pénètrent dans les Tuileries et imposent au roi le port du bonnet phrygien.
Compléments
Après les échecs militaires, les Jacobins accusent des ennemis intérieurs de nuire à la Révolution, et la garde du roi est licenciée car elle est jugée contre-révolutionnaire.
Un décret prévoit le rassemblement de 20 000 gardes nationaux dans un camp près de Paris, mais le roi refuse de l’approuver.
Tocsin → assaut des Tuileries → arrestation du roi.
★ À maîtriser
Le 25 Juillet 1792, le duc de Brunswick fait parvenir à la Législative un manifeste menaçant Paris de représailles si le roi et sa famille subissent des violences.
Dans la nuit du 9 au 10 Août 1792, une commune insurrectionnelle de Paris formée de 288 membres prend en charge la municipalité parisienne.
Le 2 Septembre 1792, la défaite de Verdun ouvre aux ennemis de la Révolution la route de Paris.
Le 10 Août 1792, l’insurrection entraîne l’assaut des Tuileries, où les insurgés combattent les gardes suisses ; le roi se réfugie à la Législative, puis est mis aux arrêts et emprisonné au Temple.
Compléments
Le 11 Août 1792, les municipalités sont autorisées à arrêter les suspects.
Le 17 Août 1792, un tribunal extraordinaire est créé pour juger les crimes du 10 Août.
Le 26 Août 1792, la déportation des prêtres réfractaires est confirmée.
Le manifeste de Brunswick, que le récit dit écrit par des émigrés et voulu par Marie-Antoinette, provoque la colère à Paris plutôt que la peur.
Les affrontements du 10 Août font près de 1 000 morts, et les gardes suisses sont ensuite massacrés après le départ du roi.
La Commune redistribue les 60 districts de Paris en 48 sections, qui deviennent des espaces de discussion et d’organisation politiques.
La Commune décide : des arrestations, de la suppression des journaux, de la destitution des officiers de la Garde nationale
La politique de déchristianisation comprend l’interdiction du port du costume religieux hors des offices et les premières confiscations d’objets religieux.
Après la défaite de Verdun, Marat appelle à faire couler le sang des traîtres, tandis que Danton affirme qu’il faut « de l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace » pour sauver la France.
En 1791, le nom de Voltaire est donné à l’ancien quai des Théatins, marquant le début d’une épuration idéologique des noms de rues.
Les changements de noms mentionnés sont : la suppression du préfixe « saint », la rue Saint-Denis devient la rue Denis, la rue Saint-Anne est renommée rue Helvetius, le Pont Notre-Dame devient le Pont de la Raison
La menace sur Paris et la défaite de Verdun → appels à la purge.
★ À maîtriser
Les massacres de Septembre font entre 1 000 et 1 400 victimes.
Les massacres de Septembre suscitent en province réprobation et horreur envers Paris, tout en terrorisant les opposants à la Révolution.
Pendant les massacres de Septembre, des tribunaux improvisés dans les prisons prononcent l’acquittement ou la mort des détenus.
Compléments
Les massacres de Septembre cessent le 6 septembre 1792.
Les prisonniers comprennent :
Le comité de surveillance de la Commune de Paris, animé par Marat, encourage les massacreurs, qui auraient parfois été rémunérés.
★ À maîtriser
Le 20 septembre 1792, Dumouriez remporte à Valmy la première victoire française contre le duc de Brunswick.
La Convention tient sa première séance le 20 septembre 1792, après la dissolution de l’Assemblée législative.
Le 21 septembre 1792, la Convention officialise l’abolition de la royauté, puis la République est proclamée le lendemain.
Pour élire les députés de la Convention, le suffrage devient universel et le droit de vote cesse d’être réservé aux citoyens actifs.
Les trois groupes de la Convention sont :
Compléments
Le 2 novembre 1792, les Français remportent à Jemappes une victoire plus marquante que celle de Valmy.
La victoire de Valmy permet aux députés de reprendre leurs travaux dans un climat moins dominé par la peur d’une invasion étrangère.
À l’été 1792, 700 000 Français seulement se prévalent de leur droit de vote pour élire les députés de la Convention.
★ À maîtriser
Le procès de Louis Capet s’ouvre le 11 décembre 1792 devant la Convention.
Le 15 janvier 1793, la Convention déclare Louis Capet coupable de conspiration contre la liberté publique par 691 voix contre aucune voix négative.
Le 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné à Paris par Charles Henri Sanson.
Le 20 novembre 1792, la découverte de l’armoire de fer des Tuileries révèle des lettres compromettant Louis XVI et mettant en cause des figures révolutionnaires, dont Mirabeau.
Lors du vote sur la peine, 361 députés votent pour la mort sans condition, et 380 votent contre un sursis à l’exécution.
Compléments
Le 25 avril 1792, Nicolas Jacques Pelletier est le premier condamné à mort guillotiné, sur la place de Grève à Paris.
À la suite de la découverte de l’armoire de fer, la dépouille de Mirabeau est retirée du Panthéon et il est considéré comme un traître.
Louis XVI fait face à 11 chefs d’accusation, notamment d’avoir entravé la réunion des États généraux, conspiré avec Léopold II et le roi de Prusse pour rétablir la monarchie et opposé son veto aux mesures contre les prêtres réfractaires.
La famille Sanson est une famille de bourreaux normands qui exerce à Paris de 1688 à 1847.
L’exécution de Louis XVI devient un signe de ralliement pour les contre-révolutionnaires en France et une preuve de la barbarie française pour les puissances étrangères, renforçant leur volonté de poursuivre la guerre.
★ À maîtriser
Le 24 février 1793, la République décrète la levée de 300 000 hommes, mais seuls 97 000 sont enrôlés et 37 000 sont prêts à partir.
En mars 1793, la Convention crée le Tribunal révolutionnaire pour juger et condamner les entreprises contre-révolutionnaires et les attentats contre la liberté, l’égalité et l’unité de la République.
En février 1793, les pénuries de vivres et la hausse des prix à Paris contribuent à des émeutes et à la radicalisation politique, notamment à l’émergence des Enragés, dont Jacques Roux est l’une des principales figures.
Le Comité de salut public se substitue aux ministres pour appliquer la loi, tandis que des comités de surveillance sont créés dans chaque ville pour contrôler les étrangers et les suspects.
Le 23 avril 1793, Marat se constitue prisonnier après le décret d’accusation voté par les Girondins, puis il est acquitté le lendemain et porté en triomphe. - L’Ami du peuple
Compléments
En janvier 1793, l’Espagne et le Portugal rejoignent la coalition antifrançaise.
Le 1er février 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies.
En Vendée, qui comprend alors une partie de l’Anjou, du Poitou et de la Bretagne, les habitants refusent la conscription et se sont opposés à la constitution civile du clergé.
Antoine Fouquier-Tinville est nommé accusateur public du Tribunal révolutionnaire et doit organiser les procès et réunir les preuves contre les accusés.
La trahison de Dumouriez discrédite les Girondins → la suspicion envers les opposants s’intensifie.
★ À maîtriser
Les 1er et 2 juin 1793, 29 députés girondins sont arrêtés, ce qui permet aux Montagnards de prendre le pouvoir sans partage.
La trahison de Dumouriez, que soutenaient les Girondins, et l’échec du procès de Marat fragilisent les Girondins face aux Montagnards.
Charlotte Corday, âgée de 25 ans et venue de Caen, assassine Marat à Paris le 13 juillet 1793 en lui plongeant un couteau dans le cœur.
À l’été 1793, la Savoie est envahie, Mayence est abandonnée et Valenciennes tombe le 27 juillet, tandis que les contre-révolutionnaires remportent des victoires en Vendée en mai et juin.
Compléments
Le 24 juin 1793, la nouvelle Déclaration des droits est soumise à la ratification des Français ; 2 millions l’approuvent et environ 10 000 la rejettent.
Le 17 juillet 1793, Charlotte Corday est jugée et condamnée à mort.
Le maximum voté par la Convention fixe un prix maximal pour les denrées de première nécessité afin de limiter les variations de prix.
Après l’assassinat de Marat, ses restes sont transférés au Panthéon quelques mois plus tard et son œuvre est encensée.
Après l’éviction des Girondins, des révoltes éclatent en Normandie, dans la région de Bordeaux et à Lyon.
L’assassinat de Marat nourrit son culte, tandis que la guerre et les révoltes accélèrent les mesures d’exception.
★ À maîtriser
En octobre 1793, la Convention adopte le calendrier révolutionnaire élaboré sous la direction de Gilbert Romme, dont Fabre d’Églantine propose les noms des mois ; il divise l’année en 12 mois de 30 jours, remplace la semaine par la décade et ajoute 5 jours complémentaires dits sans-culottides.
La campagne de déchristianisation impose aux prêtres et aux religieuses de se marier, d’adopter un enfant ou d’entretenir et nourrir un vieillard indigent ; les enseignes religieuses publiques doivent être détruites.
Compléments
Le 10 novembre 1793, la cathédrale Notre-Dame de Paris est transformée en Temple de la Raison.
Le 30 août 1792, un décret établit que le mariage est dissoluble par le divorce.
En août 1793, le mètre et le gramme sont uniformisés dans tout le royaume de France.
En octobre 1793, une loi établit l’égalité des fils et des filles dans l’héritage et interdit de favoriser un enfant plutôt qu’un autre par testament.
La Convention invite les citoyens à se tutoyer et à s’appeler citoyen ou citoyenne, mais cette pratique reste officieusement obligatoire et aucune loi ne la rend obligatoire.
📌 Dans le calendrier révolutionnaire, le décadi remplace le dimanche et revient tous les 10 jours au lieu de tous les 7 jours.
★ À maîtriser
En septembre 1793, face aux menaces extérieures et aux insurrections intérieures, la Convention décide de prendre des mesures d’exception et suspend la Constitution jusqu’à la paix.
Le 5 septembre 1793, Bertrand Barère annonce aux sans-culottes la création d’une armée révolutionnaire après leur demande de mettre la terreur à l’ordre du jour ; aucune loi ne proclame institutionnellement la Terreur.
Le 16 octobre 1793, Marie-Antoinette est condamnée à mort et exécutée quelques heures plus tard.
La réalité du pouvoir est confiée au Comité de salut public, dominé notamment par Robespierre, Couthon, Collot d’Herbois et Saint-Just, parmi ses onze membres.
Le 17 septembre 1793, la Convention sanctionne la loi des suspects, qui vise notamment les nobles, les émigrés et ceux qui, par leur conduite, leurs relations, leurs propos ou leurs écrits, sont réputés partisans de la tyrannie ou du fédéralisme et ennemis de la liberté.
Compléments
La loi des suspects rend passibles d’arrestation les personnes incapables de prouver concrètement leur engagement pour la Révolution. - Saint-Just
Les estimations des victimes de la Terreur varient : Berriat-Saint-Prix avance 14 000 condamnés, Donald Greer 16 000 personnes jugées et exécutées, et René Sédillot 35 000 victimes.
Julia Douthwaite dénombre 377 condamnés entre le 1er novembre 1793 et le 31 mars 1794, puis 2 229 entre le 1er avril et le 31 juillet 1794.
À Lyon, la répression républicaine d’octobre 1793 provoque 1 667 exécutions et la Convention décide la destruction de la ville, mesure qui reste lettre morte.
En novembre 1793, les prisons de Nantes sont surpeuplées et manquent de nourriture ; pour éliminer les prisonniers, les autorités proposent des « baignoires nationales », c’est-à-dire de les noyer.
★ À maîtriser
Compléments
Les noyades de prisonniers dans la Loire font plus de 3 500 victimes.
En décembre 1793, Bonaparte reprend Toulon, occupée par la coalition menée par la Grande-Bretagne et l’Espagne.
Après la reprise de Toulon, la Convention rebaptise la ville Port-la-Montagne.
Les difficultés d’approvisionnement à Paris, présentes depuis 1789, se sont aggravées.
★ À maîtriser
Hébert est guillotiné le 24 mars 1794 après que Danton et Robespierre se sont accordés pour en finir avec lui.
Danton et Desmoulins sont guillotinés le 5 avril 1794 ; Desmoulins appelle Lucile dans son dernier souffle, et Lucile est guillotinée huit jours plus tard.
Les Enragés sont des sans-culottes radicaux qui veulent de nouvelles purges, tandis que les Indulgents cherchent à calmer les esprits et à préserver les acquis de la Révolution.
Camille Desmoulins publie le premier numéro du Vieux Cordelier le 5 décembre 1793 et y attaque les révolutionnaires avancés.
Danton dirige les Indulgents à la fin de 1793, et Robespierre voit dans son influence un obstacle à l’unité de la nation.
Robespierre fait instruire par Fouquier-Tinville le procès de Danton et de Desmoulins, accusés notamment d’opérations frauduleuses et de corruption.
🔄 La tentative d’insurrection est neutralisée ainsi :
Compléments
Le 4 avril 1794, Camille Desmoulins écrit à sa femme qu’il avait rêvé d’une république que tous auraient adorée et qu’il n’avait pas cru les hommes si féroces et injustes.
Hébert attaque régulièrement ses adversaires dans son journal Le Père Duchesne, publié trois fois par semaine.
Les Enragés poussent aux purges ; les Indulgents veulent calmer la Révolution.
★ À maîtriser
Le 7 mai 1794, au 18 Floréal, Robespierre présente à la Convention un rapport défendant la vertu, l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme.
Le 26 juillet 1794, au 8 thermidor an II, Robespierre dénonce à la Convention une nouvelle coalition criminelle sans nommer tous les suspects.
Robespierre définit la Terreur comme une justice prompte, sévère et inflexible, liée aux besoins urgents de la patrie et au principe démocratique.
Compléments
Le 4 juin 1794, Robespierre est élu président de la Convention à l’unanimité.
Le 8 juin 1794, au 20 Prairial, la fête de l’Être suprême est organisée sous la direction artistique de Jacques-Louis David.
Dans la nuit du 26 au 27 juillet 1794, des députés sont avertis que le discours de Robespierre annonce une nouvelle vague d’exécutions.
La Convention décrète que le peuple français reconnaît l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme.
Au printemps 1794, Robespierre s’absente régulièrement de la Convention, officiellement parce qu’il est malade.
La peur d’une nouvelle purge → les députés se retournent contre Robespierre.
★ À maîtriser
Le 27 juillet 1794, au 9 thermidor an II, la Convention fait arrêter Robespierre, Saint-Just et Couthon après que les députés se sont écriés « À bas le tyran ! ».
Le 28 juillet 1794, Robespierre et ses alliés sont guillotinés après leur arrestation ; 22 montagnards sont exécutés ce jour-là, puis 85 personnes proches de Robespierre le sont à leur tour.
Le Directoire, régime conservateur établi en 1795, rétablit le suffrage censitaire et abolit le suffrage universel.
Compléments
Dans la nuit du 27 au 28 juillet 1794, les quelque 3 500 hommes réunis pour défendre Robespierre quittent l’Hôtel de ville après qu’il refuse de les envoyer combattre.
Après la chute de Robespierre, Paris connaît une période de réjouissances publiques, tandis que les vainqueurs présentent l’événement comme une commotion passagère.
Deux mois après la chute de Robespierre, commencent les procès de ceux qui ont mis en place la Terreur.
Le Directoire prend fin en 1799, puis le Consulat place Bonaparte au centre du pouvoir avant l’instauration du Premier Empire.
Teste tes connaissances sur La fuite de Varennes et ses suites avec 47 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Concernant les difficultés financières de la monarchie et l’épisode de Laki :
2. En 1786, Calonne propose une réforme fiscale, puis les parlementaires réclament la réunion des États généraux en 1787. Quelles propositions sont exactes ?
Mémorisez les concepts clés de La fuite de Varennes et ses suites avec 103 flashcards interactives.
De combien les dépenses de la monarchie passent-elles entre 1740 et 1788 ?
De 200 à 630 millions.
Quelle cause contribue principalement au déficit royal ?
Le poids des intérêts des emprunts.
Quel impôt Calonne propose-t-il en 1786 pour supprimer les exemptions fiscales ?
Un impôt sur toutes les terres et toutes les conditions.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches