QCM : La Vie mode d’emploi — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quand Georges Perec, membre de l’Oulipo depuis 1967, publie-t-il La Vie mode d’emploi et chez quel éditeur ?

En 1975 chez Gallimard, dans la collection « Le Chemin »
En 1981 chez Minuit, dans la collection « Documents »
En 1967 chez Seuil, dans la collection « Fiction »
En 1978 chez Hachette, dans la collection « P.O.L »

En 1978 chez Hachette, dans la collection « P.O.L »

Explication

Georges Perec publie La Vie mode d’emploi en 1978 chez Hachette, dans la collection « P.O.L », après avoir rejoint l’Oulipo en 1967. Les autres propositions associent à l’œuvre une année, une maison d’édition ou une collection qui ne correspondent pas à ces données.

2. Quelle distinction récompense La Vie mode d’emploi lors de sa publication en 1978 ?

Le prix Femina
Le prix Renaudot
Le prix Médicis
Le prix Goncourt

Le prix Médicis

Explication

La Vie mode d’emploi obtient le prix Médicis en 1978. Le prix Goncourt, le prix Renaudot et le prix Femina sont d’autres distinctions littéraires, mais elles ne sont pas associées ici à ce roman.

3. Comment La Vie mode d’emploi combine-t-il une lecture romanesque et une construction formelle ?

Il peut se lire comme un roman classique ou d’aventures, tout en obéissant à de multiples contraintes formelles.
Il adopte une intrigue d’aventures organisée chronologiquement, sans contraintes qui structurent la composition.
Il abandonne toute progression narrative au profit d’un dispositif formel dépourvu de personnages et d’histoires.
Il suit une narration continue de type classique, sans organisation formelle particulière ni dimension aventureuse.

Il peut se lire comme un roman classique ou d’aventures, tout en obéissant à de multiples contraintes formelles.

Explication

Le roman permet une lecture narrative classique ou aventureuse, mais sa composition repose aussi sur de multiples contraintes formelles. L’idée d’une narration continue sans contraintes néglige précisément cette construction, tandis que les deux autres réponses suppriment à tort la dimension romanesque.

4. Comment l’unité de temps du roman s’articule-t-elle avec les récits racontés ?

Elle reste limitée au 23 juin 1975 peu avant 20 heures, sans récit d’événements antérieurs ou ultérieurs.
Elle repose sur plusieurs journées contemporaines, tandis que les récits passés et futurs restent absents de la composition.
Elle commence au 23 juin 1975 après 20 heures et suit ensuite une chronologie continue jusqu’à la fin du siècle.
Elle part du 23 juin 1975 peu avant 20 heures, puis s’étend grâce aux retours vers le passé et aux projections futures.

Elle part du 23 juin 1975 peu avant 20 heures, puis s’étend grâce aux retours vers le passé et aux projections futures.

Explication

L’action initiale se situe le 23 juin 1975 peu avant 20 heures, mais les récits rétrospectifs et prospectifs élargissent cette unité temporelle. Une unité de temps initiale ne signifie donc pas que la narration reste enfermée dans cet instant.

5. Quel rôle l’immeuble littéraire joue-t-il dans l’organisation narrative ?

Il organise les événements selon les déplacements extérieurs des habitants, sans présenter leurs lieux de vie.
Il fournit un décor général où les appartements sont mentionnés, mais où les ameublements restent sans fonction narrative.
Il sert à suivre un seul occupant dans un appartement, en écartant les espaces communs et les autres habitants.
Il permet de montrer simultanément les appartements, les parties communes, les ameublements et les activités des occupants.

Il permet de montrer simultanément les appartements, les parties communes, les ameublements et les activités des occupants.

Explication

L’immeuble littéraire constitue un dispositif qui rend visibles en même temps les logements, les espaces communs, leur mobilier et les activités des habitants. Il ne se réduit donc ni au parcours d’un seul personnage ni à un simple décor extérieur.

6. Quelle est la composition des dix niveaux de l’immeuble ?

Un sous-sol, deux rez-de-chaussée, une cage d’escalier, cinq étages d’appartements et un étage de bureaux.
Un rez-de-chaussée, une cage d’escalier, sept étages d’appartements et un étage de chambres de bonnes.
Deux sous-sols, un rez-de-chaussée, deux cages d’escalier, quatre étages d’appartements et un étage de chambres de bonnes.
Un sous-sol, un rez-de-chaussée, une cage d’escalier, six étages d’appartements et deux étages de chambres de bonnes.

Un sous-sol, un rez-de-chaussée, une cage d’escalier, six étages d’appartements et deux étages de chambres de bonnes.

Explication

Les dix niveaux comprennent un sous-sol, un rez-de-chaussée, une cage d’escalier, six étages d’appartements et deux étages de chambres de bonnes. Les autres configurations modifient la répartition des niveaux ou introduisent des espaces qui ne sont pas indiqués.

7. Comment les 99 chapitres correspondent-ils à l’organisation spatiale de l’immeuble ?

Chaque chapitre décrit l’une des 99 pièces selon un parcours non linéaire d’une pièce à l’autre.
Chaque chapitre rassemble plusieurs pièces voisines afin de reconstituer un trajet continu à travers l’immeuble.
Les 99 chapitres suivent les occupants dans l’ordre chronologique de leur arrivée, sans correspondance avec les pièces.
Chaque chapitre présente un étage entier selon une progression verticale régulière du sous-sol vers les chambres de bonnes.

Chaque chapitre décrit l’une des 99 pièces selon un parcours non linéaire d’une pièce à l’autre.

Explication

Les 99 chapitres décrivent chacun une des 99 pièces et suivent un parcours non linéaire entre ces espaces. L’organisation ne correspond donc ni à une montée régulière dans l’immeuble, ni à un classement chronologique des habitants, ni au regroupement de plusieurs pièces par chapitre.

8. Dans quel ordre le projet de Bartlebooth se déroule-t-il ?

Il peint 500 marines pendant dix ans, apprend ensuite l’aquarelle durant vingt ans, puis reconstitue les tableaux.
Il apprend l’aquarelle pendant vingt ans, voyage dix ans pour peindre 500 marines, puis les expose durablement.
Il apprend l’aquarelle pendant dix ans, peint 500 marines en voyageant vingt ans, puis reconstitue et dissout chaque tableau.
Il reconstitue d’abord 500 tableaux en puzzles, voyage ensuite pour peindre les marines, puis apprend l’aquarelle.

Il apprend l’aquarelle pendant dix ans, peint 500 marines en voyageant vingt ans, puis reconstitue et dissout chaque tableau.

Explication

Le projet suit trois étapes : dix années d’apprentissage, vingt années de voyage consacrées à 500 marines, puis la reconstitution et la dissolution des tableaux. La confusion principale consiste à inverser la peinture et la reconstitution, alors que celle-ci intervient après le voyage.

9. Quelle régularité caractérise la production des marines de Bartlebooth entre 1935 et 1955 ?

Il peint une marine tous les quinze jours, avec des dimensions variables, pendant une résidence de vingt ans à Paris.
Il peint une marine chaque mois, selon des formats variables, pendant un séjour principalement concentré en Europe.
Il peint une marine tous les quinze jours, toujours au format 65×5065 \times 50, pendant son voyage autour du monde.
Il peint deux marines par mois, toujours au format 50×6550 \times 65, durant des voyages répartis sur plusieurs continents.

Il peint une marine tous les quinze jours, toujours au format $$65 \times 50$$, pendant son voyage autour du monde.

Explication

De 1935 à 1955, Bartlebooth voyage autour du monde et réalise une marine tous les quinze jours au format constant 65×5065 \times 50. Les autres propositions changent la fréquence, les dimensions ou le cadre géographique du projet.

10. Comment chaque aquarelle est-elle transformée en puzzle ?

Elle est collée sur du carton, puis divisée en 500 pièces par un artisan anonyme.
Elle est fixée sur une toile, puis découpée en 750 pièces par Bartlebooth lui-même.
Elle est collée sur une plaque de bois, puis découpée en 750 pièces par Winckler.
Elle est encadrée sous verre, puis divisée en 500 pièces par Serge Valène.

Elle est collée sur une plaque de bois, puis découpée en 750 pièces par Winckler.

Explication

Chaque aquarelle est collée sur une plaque de bois avant d’être découpée en 750 pièces par Winckler. Les autres réponses modifient le support, le nombre de pièces ou l’artisan chargé du découpage.

11. Qu’est-ce qui caractérise un bi-carré latin en combinatoire ?

Deux grilles identiques où chaque symbole revient selon une diagonale principale
Une figure composée de deux échiquiers superposés dont les cases restent partiellement inoccupées
Deux carrés latins orthogonaux où les associations occupent chaque position sans répétition
Un carré numérique dont les lignes et les colonnes suivent une progression régulière

Deux carrés latins orthogonaux où les associations occupent chaque position sans répétition

Explication

Un bi-carré latin associe deux carrés latins orthogonaux de façon que toutes les positions présentent une combinaison distincte, sans oubli ni répétition. Une grille fondée sur une diagonale ou sur des cases inoccupées ne correspond pas à cette définition.

12. Comment la combinatoire du bi-carré latin structure-t-elle La Vie mode d’emploi ?

Elle répartit 100 chapitres sur 99 cases, dont une accueille deux récits
Elle organise 99 chapitres à partir de 100 cases, dont une reste vide
Elle associe chaque chapitre à une case unique d’un échiquier composé de 81 positions
Elle ordonne les chapitres selon 10 lignes et 10 colonnes toutes entièrement remplies

Elle organise 99 chapitres à partir de 100 cases, dont une reste vide

Explication

La structure repose sur un ensemble de 100 cases correspondant à un immeuble de 10 sur 10, tandis que le roman compte 99 chapitres, laissant une case vide. L’idée de 100 chapitres ou d’un échiquier de 81 positions modifie cette organisation.

13. Quel parcours Perec fait-il suivre aux cases de l’immeuble dans La Vie mode d’emploi ?

Une trajectoire verticale parcourant chaque colonne de bas en haut
Une progression horizontale régulière allant d’un appartement au suivant
Un déplacement diagonal continu reliant les cases voisines de l’échiquier
Une ligne oblique inspirée du déplacement du cavalier aux échecs

Une ligne oblique inspirée du déplacement du cavalier aux échecs

Explication

L’immeuble est conçu comme un échiquier de 10 cases sur 10, parcouru selon une ligne oblique inspirée du cavalier. Une progression horizontale ou verticale simple ne rend pas compte de cette contrainte combinatoire.

14. Quelle correspondance associe correctement les trois personnages à leur fonction de miroir de l’écrivain ?

Bartlebooth raconte l’aventure, Winckler peint l’immeuble et Valène collectionne les objets
Bartlebooth observe les habitants, Winckler réalise une œuvre inutile et Valène piège les puzzles
Bartlebooth réalise une œuvre inutile, Winckler fabrique les puzzles et Valène observe puis raconte
Bartlebooth fabrique les puzzles, Winckler observe l’immeuble et Valène accomplit une œuvre inutile

Bartlebooth réalise une œuvre inutile, Winckler fabrique les puzzles et Valène observe puis raconte

Explication

Bartlebooth, Winckler et Valène représentent trois rapports distincts à la création : l’œuvre inutile, la fabrication des puzzles et l’observation intégrée à l’histoire. Les autres associations attribuent à chacun la fonction d’un autre personnage.

15. Quelle forme narrative résulte de l’organisation par l’immeuble, les puzzles, le jeu d’échecs et le trompe-l’œil ?

Un récit uniforme dans lequel les personnages convergent vers une même interprétation
Une intrigue linéaire où chaque événement complète directement le précédent
Une totalité parfaitement ordonnée où les différents fragments ne se contredisent pas
Une construction fragmentaire faite de récits juxtaposés, en miroir et parfois contradictoires

Une construction fragmentaire faite de récits juxtaposés, en miroir et parfois contradictoires

Explication

Ces motifs organisent un roman composé de fragments qui se juxtaposent, se reflètent et peuvent se contredire. L’œuvre ne forme donc pas une totalité parfaitement linéaire et homogène.

16. Quand et dans quel cadre la conception de La Vie mode d’emploi commence-t-elle ?

Vers 1978 dans un atelier de peinture, avec Serge Valène et Winckler, avant une genèse de deux ans
Vers 1967 à l’Oulipo, avec François Le Lionnais et Claude Berge, avant une genèse de presque dix ans
Vers 1967 dans un cercle de psychanalyse, avec Bartlebooth et Valène, avant une genèse de vingt ans
Vers 1978 à l’Oulipo, avec Claude Berge et Jacques Roubaud, avant une genèse de quelques mois

Vers 1967 à l’Oulipo, avec François Le Lionnais et Claude Berge, avant une genèse de presque dix ans

Explication

La conception commence à l’Oulipo vers 1967, en lien avec François Le Lionnais et Claude Berge, puis se développe pendant presque dix ans. Les autres propositions déplacent soit la date, soit le cadre, soit les protagonistes de cette genèse.

17. Quelle opposition décrit correctement l’usage des voyelles dans La Disparition et Les Revenentes ?

La Disparition alterne deux voyelles, tandis que Les Revenentes réserve chaque chapitre à une voyelle différente
La Disparition conserve e comme seule voyelle, tandis que Les Revenentes exclut cette lettre
La Disparition supprime toutes les voyelles, tandis que Les Revenentes les emploie selon leur fréquence
La Disparition exclut la lettre e, tandis que Les Revenentes conserve e comme seule voyelle

La Disparition exclut la lettre e, tandis que Les Revenentes conserve e comme seule voyelle

Explication

Dans La Disparition, Perec écrit plusieurs centaines de pages sans utiliser la lettre e ; dans Les Revenentes, e devient la seule voyelle du texte. Les autres réponses inversent ou transforment ces deux contraintes.

18. Quelle tension structure le projet de roman-monde de Perec dans *La Vie mode d’emploi* ?

La description d’un immeuble disparaît derrière une intrigue historique couvrant plusieurs siècles
L’œuvre réduit l’ampleur du monde à l’exploration intérieure d’un personnage unique
L’ambition d’embrasser le monde s’organise dans le cadre limité d’un immeuble
La totalité du récit repose sur une succession de lieux sans centre spatial identifiable

L’ambition d’embrasser le monde s’organise dans le cadre limité d’un immeuble

Explication

Perec vise une ampleur comparable à celle de *La Comédie humaine*, mais il construit cette totalité à partir d’un seul immeuble. La confusion fréquente consiste à croire que le roman-monde exige une multiplicité de lieux, alors que l’immeuble constitue précisément son cadre spatial limité.

19. Comment les contraintes, les listes et les cadres contribuent-ils au projet de Perec ?

Ils servent à reconstruire un monde fracturé par les exils, les déportations et les tragédies historiques
Ils organisent une fiction destinée à reproduire fidèlement la chronologie des événements historiques
Ils remplacent les personnages par un inventaire documentaire consacré aux lieux disparus
Ils transforment les souvenirs individuels en une narration centrée sur une seule destinée familiale

Ils servent à reconstruire un monde fracturé par les exils, les déportations et les tragédies historiques

Explication

Chez Perec, ces procédés formels deviennent des moyens de recomposer un monde marqué par les ruptures historiques et les pertes. Ils ne se réduisent donc ni à une chronologie historique, ni à un simple inventaire documentaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur La Vie mode d’emploi.

Qui a publié La Vie mode d’emploi en 1978 ?

Georges Perec.

Depuis quelle année Georges Perec est-il membre de l’Oulipo ?

Depuis 1967.

Chez quel éditeur La Vie mode d’emploi a-t-il été publié ?

Chez Hachette.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur La Vie mode d’emploi.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM