QCM : Langage conscience et liberté (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le modèle de Saussure, quelle relation unit le signifiant au signifié ?

Une convention explicite entre une suite sonore et un référent
Un lien naturel entre un objet matériel et le mot qui le désigne
Une relation entre le concept et la suite sonore qui le représente
Un lien arbitraire et immotivé entre une suite sonore et un concept

Un lien arbitraire et immotivé entre une suite sonore et un concept

Explication

Pour Saussure, le signifiant est une suite sonore et le signifié, un concept, sans que leur lien soit naturellement motivé. La confusion entre signifiant et signifié inverse leurs définitions, et la thèse du lien naturel correspond à une autre position.

2. Quelle distinction oppose la thèse naturaliste à la thèse conventionnaliste sur le lien entre signifiant et signifié ?

La première considère ce lien comme arbitraire, la seconde comme issu de l’instinct
La première attribue ce lien à une règle grammaticale, la seconde à une suite sonore
La première considère ce lien comme naturel, la seconde comme issu d’une convention
La première fait dépendre ce lien du référent, la seconde du concept associé

La première considère ce lien comme naturel, la seconde comme issu d’une convention

Explication

La thèse naturaliste présente le lien entre signifiant et signifié comme naturel, tandis que la thèse conventionnaliste l’explique par une convention. L’arbitraire renvoie à l’absence de motivation naturelle, mais ne définit pas ici l’opposition entre les deux thèses.

3. Quel rôle la langue peut-elle jouer dans la structuration de la pensée ?

Elle peut exprimer les pensées sans intervenir dans leur organisation
Elle peut déterminer le sens des événements sans influencer leur mémorisation
Elle peut influencer la façon de penser, de catégoriser et de mémoriser les événements
Elle peut modifier la grammaire sans agir sur les catégories mentales

Elle peut influencer la façon de penser, de catégoriser et de mémoriser les événements

Explication

La langue est présentée comme une influence sur la manière de penser, de catégoriser et de mémoriser les événements. La réduire à l’expression des pensées écarte précisément son rôle dans leur organisation.

4. Une personne s’oriente en se référant à la gauche et à la droite depuis sa propre position, tandis qu’une autre utilise le nord et le sud : quelle distinction cela illustre-t-il ?

Les repères gauche et droite sont subjectifs, tandis que les repères cardinaux sont objectifs
Les repères gauche et droite sont conventionnels, tandis que les repères cardinaux sont instinctifs
Les repères gauche et droite sont grammaticaux, tandis que les repères cardinaux sont phonémiques
Les repères gauche et droite sont objectifs, tandis que les repères cardinaux sont subjectifs

Les repères gauche et droite sont subjectifs, tandis que les repères cardinaux sont objectifs

Explication

Gauche et droite dépendent de la position du sujet, alors que les repères cardinaux comme le nord et le sud sont objectifs. Les qualifier de subjectifs pour les repères cardinaux inverse cette distinction.

5. Quelle différence distingue le signal animal du signe humain dans leur rapport au sens ?

Le signal animal associe une suite sonore à un sens, tandis que le signe humain dépend de l’instinct de l’espèce
Le signal animal désigne un concept abstrait, tandis que le signe humain désigne un objet matériel
Le signal animal dépend de l’instinct de l’espèce, tandis que le signe humain associe une suite sonore à un sens
Le signal animal dépend d’une grammaire complexe, tandis que le signe humain transmet une réaction instinctive

Le signal animal dépend de l’instinct de l’espèce, tandis que le signe humain associe une suite sonore à un sens

Explication

Le signal animal a une valeur déterminée par l’instinct de l’espèce, alors que le signe humain associe une suite sonore et un sens. Attribuer à l’animal cette association entre suite sonore et sens confond les deux notions.

6. En français, « O », « au » et « eau » peuvent avoir la même valeur phonémique : que définit le phonème ?

Une unité de sens minimale, qui peut apparaître sous plusieurs formes sonores
Un trait distinctif prononçable isolément, qui correspond à une seule graphie
Une unité sonore distinctive d’une langue, qui peut correspondre à plusieurs sons écrits différemment
Un groupe de mots organisé par une relation grammaticale, indépendamment de leur son

Une unité sonore distinctive d’une langue, qui peut correspondre à plusieurs sons écrits différemment

Explication

Le phonème est une unité sonore distinctive et peut être représenté par différentes graphies ayant la même valeur, comme « O », « au » et « eau ». Une unité minimale de sens définit plutôt le monème.

7. Comment définit-on le monème en linguistique ?

Comme la plus petite unité sonore distinctive d’une langue
Comme un trait sonore distinctif dépourvu de sens propre
Comme la plus petite unité linguistique pourvue de sens
Comme une suite d’au moins deux unités linguistiques porteuses de sens

Comme la plus petite unité linguistique pourvue de sens

Explication

Le monème est la plus petite unité linguistique qui porte un sens. La définition d’une unité sonore distinctive correspond au phonème, et non au monème.

8. Quelle opposition entre Descartes et Hegel concerne les rapports entre pensée et langage ?

Descartes soutient que les mots déterminent la pensée, tandis que Hegel affirme que la pensée crée le langage
Descartes soutient que le langage crée la pensée, tandis que Hegel affirme que les mots en dépendent
Descartes soutient que pensée et langage sont indépendants, tandis que Hegel attribue la pensée à l’instinct
Descartes soutient que la pensée crée le langage, tandis que Hegel affirme que nous pensons avec les mots

Descartes soutient que la pensée crée le langage, tandis que Hegel affirme que nous pensons avec les mots

Explication

Descartes considère que la pensée est indépendante du langage et qu’elle le crée, tandis que Hegel affirme que « c’est les mots que nous pensons ». L’idée que les mots déterminent la pensée et que celle-ci crée le langage inverse leurs positions.

9. Quel enchaînement décrit les trois étapes de la conscience de soi ?

Sentiment de soi, conscience réflexive de soi, puis jugement moral d’autrui
Reconnaissance de son image au miroir, conscience morale, puis sentiment de soi
Conscience réflexive de soi, sentiment de soi, puis reconnaissance de son image au miroir
Sentiment de soi, reconnaissance de son image au miroir, puis conscience réflexive de soi

Sentiment de soi, reconnaissance de son image au miroir, puis conscience réflexive de soi

Explication

Le développement distingue le sentiment de soi, la reconnaissance de son image au stade du miroir, puis la conscience réflexive. Le jugement moral relève d’une autre faculté et ne constitue pas une étape de cette succession.

10. Une personne constate qu’elle sait qu’elle est elle-même. Quelle capacité manifeste-t-elle ?

La conscience immédiate, qui consiste à remarquer un élément extérieur
La conscience morale, qui évalue la valeur d’une action
La perception sensible, qui enregistre les objets environnants
La conscience réflexive, qui porte sur soi et sur le fait de savoir

La conscience réflexive, qui porte sur soi et sur le fait de savoir

Explication

La conscience réflexive implique de se reconnaître comme soi-même et de savoir que l’on sait cela. La conscience immédiate concerne le fait de se rendre compte de quelque chose, sans cette réflexion sur soi.

11. Quelle distinction sépare la conscience morale de la conscience réflexive ?

La conscience morale reconnaît son image, tandis que la conscience réflexive distingue les règles sociales
La conscience morale porte sur la perception, tandis que la conscience réflexive transmet les valeurs
La conscience morale connaît ses pensées, tandis que la conscience réflexive juge les actes
La conscience morale juge le bien et le mal, tandis que la conscience réflexive permet de penser et de se connaître

La conscience morale juge le bien et le mal, tandis que la conscience réflexive permet de penser et de se connaître

Explication

La conscience morale évalue les actions selon le bien et le mal, alors que la conscience réflexive permet la réflexion et la connaissance de soi. Confondre les deux revient à attribuer le jugement moral à la conscience réflexive.

12. Quelle conception de l’animal caractérise la théorie cartésienne de l’animal-machine ?

Un corps mécanique sans âme ni pensée, mais capable de sensations physiques
Un organisme sans sensations dont les mouvements sont guidés par la volonté
Un être doté d’une âme pensante qui dirige un corps mécanique
Un être libre dont les choix réfléchis commandent les réactions corporelles

Un corps mécanique sans âme ni pensée, mais capable de sensations physiques

Explication

La théorie associée à Descartes décrit l’animal comme un corps mécanique dépourvu d’âme et de pensée, tout en lui reconnaissant des sensations physiques. L’absence de sensations est donc une confusion avec cette conception.

13. Comment Descartes définit-il une passion ?

Comme une décision de l’âme précédant toute expérience corporelle
Comme une affection de l’âme causée par le corps
Comme un désir du corps transformé en jugement moral
Comme une sensation physique indépendante de l’âme

Comme une affection de l’âme causée par le corps

Explication

Descartes définit la passion comme une affection de l’âme par le corps. La réduire à une sensation physique indépendante de l’âme ne rend pas compte de cette relation entre le corps et l’âme.

14. Une personne agit après avoir examiné les raisons de son choix, alors qu’un désir spontané la poussait ailleurs. Quelle distinction cartésienne cela illustre-t-il ?

Le désir juge le bien et le mal, tandis que la volonté reconnaît les passions
Le désir suit un choix réfléchi, tandis que la volonté s’impose par le corps
Le désir et la volonté sont deux sensations physiques sans lien avec le choix
Le désir vient du corps et s’impose, tandis que la volonté suit un choix éclairé

Le désir vient du corps et s’impose, tandis que la volonté suit un choix éclairé

Explication

Chez Descartes, le désir vient du corps et s’impose, tandis que la volonté succède à un choix fait en connaissance de cause. Dire que le désir suit le choix réfléchi inverse précisément cette distinction.

15. Une personne refuse une envie immédiate après avoir compris ce qui la pousse à agir : quelle conception de la liberté correspond à cette conduite ?

La fausse liberté, comprise comme la capacité de faire un choix réfléchi
La fausse liberté, comprise comme maîtrise de soi fondée sur la connaissance de soi
La vraie liberté, comprise comme le fait de suivre l’envie qui se présente
La vraie liberté, comprise comme maîtrise de soi appuyée sur la connaissance de soi

La vraie liberté, comprise comme maîtrise de soi appuyée sur la connaissance de soi

Explication

La vraie liberté consiste à se maîtriser en s’appuyant sur la connaissance de soi, ce qui permet de ne pas suivre une envie immédiate. Assimiler la liberté au fait de faire ce que l’on désire correspond plutôt à la fausse liberté.

16. Dans la distinction entre sujet et objet, quel rôle revient au sujet ?

Il observe l’acte, tandis que l’objet en choisit la finalité
Il subit l’acte, tandis que l’objet l’accomplit
Il reçoit l’acte, tandis que l’objet en assume la responsabilité
Il accomplit l’acte, tandis que l’objet le subit

Il accomplit l’acte, tandis que l’objet le subit

Explication

Le sujet est celui qui accomplit un acte, alors que l’objet est ce qui le subit. La confusion consiste à inverser les rôles de l’agent et de ce qui reçoit l’action.

17. Comment le travail humain transforme-t-il le rapport à la nature ?

Il modifie momentanément la nature, repose sur l’instinct et marque le retour à l’état animal
Il observe la nature sans la transformer et fait de l’immédiateté le fondement de la culture
Il préserve la nature de toute transformation et définit la liberté comme satisfaction des désirs
Il transforme durablement la nature, exige la maîtrise de soi et marque le début de la culture

Il transforme durablement la nature, exige la maîtrise de soi et marque le début de la culture

Explication

Le travail humain est présenté comme une transformation durable de la nature qui exige la maîtrise de soi et marque le début de la culture. Le réduire à une modification momentanée guidée par l’instinct contredit ces caractéristiques.

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Selon Saussure, quel lien unit le signifiant au signifié ?

Un lien arbitraire, immotivé et injustifié.

Que soutient la thèse naturaliste sur le lien entre signifiant et signifié ?

Ce lien est naturel.

De quoi la thèse conventionnaliste fait-elle découler le lien entre signifiant et signifié ?

D’une convention.

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