QCM : Le Chevalier à la Charrette (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quel repère temporel l’incipit du *Chevalier à la Charrette* rattache-t-il le début du récit ?

À la Pentecôte, après le retour de la cour
À l’année de l’avènement d’Arthur au trône
Au dimanche de Pâques, dans une année déterminée
Au jour de l’Ascension, sans préciser l’année

Au jour de l’Ascension, sans préciser l’année

Explication

L’incipit situe l’action un jour de l’Ascension, mais ne fournit aucune année. Une date liée au règne d’Arthur correspondrait plutôt à une chronologie historique datée, absente de cette ouverture.

2. Que célèbre la fête de l’Ascension dans le calendrier chrétien ?

La venue de l’Esprit saint, célébrée quarante jours après Pâques
L’élévation de Jésus au ciel, quarante jours après Pâques
La résurrection de Jésus, célébrée le dimanche suivant la Passion
La naissance de Jésus, célébrée quarante jours après Noël

L’élévation de Jésus au ciel, quarante jours après Pâques

Explication

L’Ascension célèbre l’élévation de Jésus au ciel et intervient quarante jours après Pâques. La venue de l’Esprit saint est associée à la Pentecôte, et non à l’Ascension.

3. Quelle distinction oppose le temps du roman arthurien à celui des chroniques ?

Les chroniques privilégient un temps indéfini, tandis que le roman arthurien adopte des dates précises
Le roman arthurien suit un temps liturgique indéfini, tandis que les chroniques datent les événements
Les deux genres organisent les événements selon une chronologie dynastique précisément datée
Le roman arthurien date les événements par année, tandis que les chroniques suivent un temps liturgique

Le roman arthurien suit un temps liturgique indéfini, tandis que les chroniques datent les événements

Explication

Le roman arthurien s’inscrit dans un temps liturgique indéfini, alors que les chroniques rapportent des événements datés. L’idée d’une chronologie précise dans le roman inverse cette distinction.

4. Que désigne la « reverdie » dans les romans arthuriens ?

Une célébration religieuse où le retour des beaux jours annonce la fête de l’Ascension
Un rite de cour où la redistribution des fiefs accompagne le retour des chevaliers
Une convention narrative où l’arrivée d’un chevalier remplace les descriptions du printemps
Un motif de renouveau où le réveil de la nature accompagne l’éveil des sens et des sentiments

Un motif de renouveau où le réveil de la nature accompagne l’éveil des sens et des sentiments

Explication

La reverdie associe le renouveau printanier de la nature à l’éveil des sens et des sentiments. La redistribution des fiefs peut être reliée au contexte social du retour printanier, mais ne définit pas à elle seule ce motif.

5. Quel effet produit l’arrivée d’un nouveau personnage sur la cour réunie autour d’Arthur à l’Ascension ?

Elle rétablit l’unité de la cour après une période de séparation
Elle transforme la réunion de la cour en une célébration prolongée de la fête
Elle rompt la cohésion de la cour jusque-là rassemblée autour du roi
Elle conduit Arthur à quitter la cour pour poursuivre un ravisseur

Elle rompt la cohésion de la cour jusque-là rassemblée autour du roi

Explication

La cour est d’abord réunie autour d’Arthur pour la fête de l’Ascension, puis l’arrivée d’un personnage rompt cette cohésion. Le départ d’Arthur à la poursuite du ravisseur ne correspond pas à cet épisode.

6. Quelle opposition temporelle l’incipit établit-il entre Arthur et le chevalier qui arrive ?

Arthur ouvre une quête linéaire, tandis que le chevalier ramène le récit à un temps statique
Arthur part en quête après le repas, tandis que le chevalier maintient le récit à l’arrêt
Arthur et le chevalier restent immobiles, tandis que la cour déclenche seule l’aventure
Arthur demeure immobile après le repas, tandis que le chevalier lance une temporalité d’aventure

Arthur demeure immobile après le repas, tandis que le chevalier lance une temporalité d’aventure

Explication

Après le repas, Arthur reste immobile, alors que l’arrivée du chevalier met le récit en mouvement vers l’aventure. L’idée qu’Arthur entreprend lui-même la quête inverse les rôles établis dans cette opposition.

7. Quel rôle Chrétien de Troyes donne-t-il à Arthur dans la temporalité du récit romanesque ?

Un roi fabuleux dont l’ascendance liée à Merlin fonde la chronologie du roman
Un témoin dont la fonction principale est de dater les événements du récit
Un souverain historique inscrit dans une succession précise de règnes et de générations
Une référence légendaire détachée d’une chronologie historique et dynastique détaillée

Une référence légendaire détachée d’une chronologie historique et dynastique détaillée

Explication

Chrétien de Troyes fait d’Arthur une référence légendaire plutôt qu’un personnage intégré à une chronologie historique et dynastique détaillée. Son ascendance fabuleuse liée à Merlin n’est pas rappelée dans ce cadre romanesque.

8. Comment Arthur réagit-il à l’enlèvement de la reine et au défi de Méléagant dans le *Chevalier à la Charrette* ?

Il délègue la poursuite à Gauvain, puis répond lui-même au défi
Il défend la reine, mais refuse ensuite de répondre au défi de Méléagant
Il demeure passif et ne défend pas la reine ni ne répond au défi
Il poursuit le ravisseur et accepte le défi afin de délivrer la reine

Il demeure passif et ne défend pas la reine ni ne répond au défi

Explication

Arthur reste passif face à l’enlèvement et ne répond pas au défi de Méléagant. Gauvain, et non Arthur, part à la poursuite du ravisseur.

9. Quelle fonction caractérise la cour du roi au-delà de son rôle d’entourage ?

Elle forme une assemblée judiciaire où les chevaliers rendent seuls la justice du royaume.
Elle sert de résidence religieuse où les clercs dirigent les affaires du royaume.
Elle constitue un rouage administratif où famille, officiers et clercs aident le roi à gouverner.
Elle rassemble des vassaux chargés de choisir le roi et de limiter son autorité.

Elle constitue un rouage administratif où famille, officiers et clercs aident le roi à gouverner.

Explication

La cour réunit l’entourage royal et des personnes qui participent à l’administration du royaume. Une assemblée judiciaire composée des seuls chevaliers ne rend pas compte du rôle de la famille et des clercs.

10. Dans l’univers arthurien, comment la cour se rattache-t-elle à la chevalerie et au royaume ?

Elle est le lieu de formation des clercs et se trouve associée à Camelot et à la Bretagne armoricaine.
Elle est le refuge des chevaliers errants et se trouve associée à Tintagel et au royaume de Cornouailles.
Elle est le siège des seigneurs féodaux et se trouve associée à Winchester et au royaume de Northumbrie.
Elle est le vivier des chevaliers de la Table ronde et se trouve associée à Carlion et à Logres.

Elle est le vivier des chevaliers de la Table ronde et se trouve associée à Carlion et à Logres.

Explication

La cour est présentée comme le vivier des chevaliers de la Table ronde, lié au château de Carlion et au royaume de Logres. L’association à Camelot et à la Bretagne armoricaine ne correspond pas aux repères donnés pour cette cour.

11. Quelles fonctions sont attribuées au roi courtois dans ses rapports avec la chevalerie ?

Il pratique la largesse, tire richesse de son entourage chevaleresque et garantit la chevalerie.
Il exerce la justice, tire autorité des clercs de son entourage et garantit la paix du royaume.
Il conduit les batailles, tire autorité des chevaliers et garantit l’élection de son successeur.
Il protège les terres, tire richesse des impôts et garantit la fidélité des seigneurs.

Il pratique la largesse, tire richesse de son entourage chevaleresque et garantit la chevalerie.

Explication

Les trois fonctions citées sont la largesse, la richesse liée à l’entourage chevaleresque et la garantie de la chevalerie. La justice, les impôts et la succession relèvent d’autres fonctions ou enjeux, et ne constituent pas cette liste.

12. Quelle identité se cache derrière la reine anonyme de l’incipit ?

Il s’agit de Morgane, présentée sous un titre royal sans être nommée.
Il s’agit d’une reine sans identité déterminée dans le récit.
Il s’agit d’Isolde, dont le nom est différé pour souligner son rang royal.
Il s’agit de Guenièvre, bien que son nom ne soit pas donné dans l’incipit.

Il s’agit de Guenièvre, bien que son nom ne soit pas donné dans l’incipit.

Explication

La reine de l’incipit n’est pas nommée, mais elle est identifiée comme Guenièvre. L’absence de nom ne signifie pas que son identité reste indéterminée.

13. Quel effet la capture de Guenièvre produit-elle sur le pouvoir du roi dans les légendes bretonnes ?

Elle prive le roi d’une part de sa puissance, Guenièvre étant régulièrement enlevée dans ces légendes.
Elle transfère la puissance royale à la reine, qui devient alors la dirigeante reconnue du royaume.
Elle met fin à la chevalerie, car l’enlèvement de la reine rompt les liens entre les chevaliers.
Elle renforce le pouvoir du roi, car l’enlèvement de la reine accroît son autorité sur les chevaliers.

Elle prive le roi d’une part de sa puissance, Guenièvre étant régulièrement enlevée dans ces légendes.

Explication

La capture de Guenièvre est associée à une perte partielle de puissance royale, et les enlèvements de la reine reviennent régulièrement dans les légendes évoquées. L’enlèvement ne lui transfère pas le pouvoir du roi.

14. Quelle distinction caractérise Guenièvre dans l’incipit par rapport au développement ultérieur du roman ?

Elle y est d’abord une amante secrète ; son rôle de première dame et de garante de la culture apparaît ensuite.
Elle y est la première dame, garante du raffinement et de la culture ; son rôle amoureux constitue un autre enjeu ultérieur.
Elle y est une figure de la chevalerie ; son rôle de première dame est remplacé ensuite par celui d’épouse.
Elle y est une souveraine chargée de gouverner ; son rôle de garante du raffinement est développé dans les légendes.

Elle y est la première dame, garante du raffinement et de la culture ; son rôle amoureux constitue un autre enjeu ultérieur.

Explication

Dans l’incipit, Guenièvre est caractérisée par son rôle social à la cour, comme première dame garante du raffinement et de la culture ; le rôle amoureux représente un autre enjeu du roman. La lecture qui fait de son rôle amoureux le point de départ confond ces deux aspects.

15. Que désigne la courtoisie au XIIe siècle ?

Un code juridique de la cour fondé sur les privilèges, les cérémonies et l’obéissance au roi.
Un idéal religieux fondé sur la prière, l’ascèse et le retrait des affaires de la cour.
Un art de vivre à la cour fondé sur les manières, les divertissements et la maîtrise de soi.
Un entraînement militaire fondé sur la discipline, les tournois et le service du seigneur.

Un art de vivre à la cour fondé sur les manières, les divertissements et la maîtrise de soi.

Explication

La courtoisie désigne un art de vivre à la cour qui associe bonnes manières, divertissements et maîtrise de soi. Un code juridique porte sur les règles et les privilèges, non sur cet ensemble de pratiques sociales.

16. Un courtisan maîtrise ses gestes et ses appétits, choisit ses paroles et connaît les références partagées par son groupe : quel aspect de la courtoisie manifeste-t-il ?

Le contrôle des dépenses et des revenus, associé à la maîtrise des comptes de la cour royale.
La maîtrise des armes et des terres, associée à la connaissance des règles de succession féodale.
La maîtrise des rites religieux, associée à la connaissance des prescriptions monastiques.
Le contrôle du corps et des appétits, associé à la maîtrise de la parole et des codes culturels communs.

Le contrôle du corps et des appétits, associé à la maîtrise de la parole et des codes culturels communs.

Explication

La courtoisie comprend le contrôle du corps et des appétits ainsi que la maîtrise de la parole et des codes culturels partagés. La gestion des biens et des règles successorales relève d’autres compétences que celles décrites ici.

17. Quelles sont les trois dimensions de la courtoisie ?

Un art de parler en public, un art de juger et un art de négocier.
Un art de gouverner le royaume, un art de combattre et un art de prier.
Un art de vivre à la cour, un art d’aimer et un art d’écrire.
Un art de servir le roi, un art de bâtir et un art de transmettre les lignages.

Un art de vivre à la cour, un art d’aimer et un art d’écrire.

Explication

La courtoisie associe l’art de vivre à la cour, l’art d’aimer et l’art d’écrire. L’art de combattre ou de gouverner ne fait pas partie des trois dimensions définies.

18. À quelle époque et à qui doit-on l’expression « amour courtois » ?

Au XIXe siècle, au médiéviste Gaston Paris
Au XXe siècle, à l’historien Jacques Roubaud
Au XIIIe siècle, au poète Chrétien de Troyes
Au XIIe siècle, aux troubadours occitans

Au XIXe siècle, au médiéviste Gaston Paris

Explication

Gaston Paris forge l’expression « amour courtois » au XIXe siècle, en 1881. Le XIIe siècle est associé à la pratique littéraire médiévale, mais l’expression elle-même n’appartient pas à cette époque.

19. Comment Gaston Paris caractérise-t-il l’amour courtois en 1881 ?

Un amour fatal où la passion impose la souffrance et la mort
Un amour illégitime où la Dame domine et où l’amant affirme son courage
Un amour platonique où l’amant renonce au désir et aux exploits
Un amour conjugal où les époux sont égaux et protègent leur foyer

Un amour illégitime où la Dame domine et où l’amant affirme son courage

Explication

Gaston Paris décrit un amour illégitime, hiérarchisé en faveur de la Dame, qui permet à l’amant de manifester son amour et son courage. L’amour fatal marqué par la souffrance correspond plutôt à la distinction faite avec la fol amor.

20. Que désigne la double genèse de l’amour courtois présentée dans le cours ?

Une forme poétique au XIIIe siècle et une institution sociale au XIXe siècle
Une pratique littéraire au XIIe siècle et un concept historiographique au XIXe siècle
Une pratique littéraire au XIXe siècle et un concept historiographique au XIIe siècle
Une doctrine religieuse au XIIe siècle et une tradition orale au XIXe siècle

Une pratique littéraire au XIIe siècle et un concept historiographique au XIXe siècle

Explication

La double genèse distingue la pratique littéraire du XIIe siècle et la construction, au XIXe siècle, d’un concept servant à étudier cette pratique. Inverser ces deux périodes confond la littérature médiévale avec sa conceptualisation historiographique.

21. Quel lien définit la fin’amor entre le sentiment amoureux et le désir ?

L’amour s’y réduit au mariage dans une relation familiale et sociale
L’amour s’y confond avec le désir dans une relation sentimentale et érotique
L’amour s’y oppose au désir dans une relation fataliste et douloureuse
L’amour s’y sépare du désir dans une relation spirituelle et platonique

L’amour s’y confond avec le désir dans une relation sentimentale et érotique

Explication

La fin’amor désigne une relation à la fois sentimentale et érotique, dans laquelle l’amour se confond avec le désir. La réduire à un amour platonique contredit cette dimension érotique.

22. Quelle règle caractérise la relation de fin’amor ?

Elle est conjugale, publique, égalitaire, platonique et soumise aux devoirs familiaux
Elle est adultère, discrète, hiérarchisée en faveur de la Dame, non platonique et fidèle
Elle est adultère, publique, hiérarchisée en faveur de l’amant, platonique et passagère
Elle est libre, discrète, égalitaire, fataliste et fondée sur la rupture des serments

Elle est adultère, discrète, hiérarchisée en faveur de la Dame, non platonique et fidèle

Explication

La fin’amor associe l’adultère, la discrétion, la supériorité sociale de la Dame, l’absence de platonisme et la fidélité parfaite des amants. L’amour conjugal est écarté de ce modèle, même si la fidélité en fait partie.

23. Quelle opposition distingue la fin’amor de Lancelot et Guenièvre de la fol amor de Tristan et Iseut ?

La première est conjugale et liée à l’ordre social, la seconde est adultère et liée à l’exploit chevaleresque
La première est fatale et liée à la souffrance et à la mort, la seconde est choisie et liée à la joie et à la liberté
La première est platonique et liée au renoncement, la seconde est érotique et liée à l’accomplissement amoureux
La première est choisie et liée à la joie et à la liberté, la seconde est fatale et liée à la souffrance et à la mort

La première est choisie et liée à la joie et à la liberté, la seconde est fatale et liée à la souffrance et à la mort

Explication

La fin’amor de Lancelot et Guenièvre relève d’un amour choisi, associé à la joie et à la liberté, tandis que la fol amor de Tristan et Iseut est présentée comme une fatalité douloureuse. La proposition qui attribue la fatalité à Lancelot et Guenièvre inverse précisément cette distinction.

24. Qu’est-ce qu’une aventure dans le récit arthurien ?

Une quête collective organisée par le roi pour renforcer les alliances entre chevaliers
Une épreuve rituelle accomplie à la cour par tous les chevaliers du royaume
Une cérémonie prévue à la cour qui confirme les règles de l’ordre social arthurien
Un événement imprévu survenant hors de l’ordre social connu, parfois un combat destiné à un chevalier

Un événement imprévu survenant hors de l’ordre social connu, parfois un combat destiné à un chevalier

Explication

L’aventure est un événement imprévu qui surgit hors du monde organisé de la société arthurienne et peut prendre la forme d’un combat promis à un seul chevalier. La cour représente au contraire l’espace familier de l’ordre social connu.

25. Que signifie l’arrivée d’un chevalier armé à la cour alors que la paix règne ?

Elle constitue une déclaration de guerre et rompt l’ordre établi du récit
Elle signale une demande d’hospitalité et maintient l’ordre établi du récit
Elle marque une épreuve chevaleresque prévue et confirme l’ordre établi du récit
Elle annonce une cérémonie royale et renforce l’ordre établi du récit

Elle constitue une déclaration de guerre et rompt l’ordre établi du récit

Explication

Un chevalier armé qui se présente à la cour en temps de paix provoque une rupture et équivaut à une déclaration de guerre. Une demande d’hospitalité ne rend pas compte de cette provocation ni de la rupture narrative.

26. Quel défi Méléagant adresse-t-il à Arthur dans l’incipit ?

Il affirme avoir perdu des sujets du royaume et demande à Arthur des ressources pour les retrouver
Il affirme retenir des sujets du royaume et soutient qu’Arthur manque de force et de richesse pour les reprendre
Il affirme protéger des sujets du royaume et propose qu’Arthur les libère par un accord diplomatique
Il affirme retenir des ennemis du royaume et exige qu’Arthur renonce à défendre la cour arthurienne

Il affirme retenir des sujets du royaume et soutient qu’Arthur manque de force et de richesse pour les reprendre

Explication

Méléagant prétend détenir des chevaliers, des dames et des jeunes filles du royaume, puis affirme qu’Arthur n’a ni la force ni la richesse nécessaires pour les récupérer. Il ne propose pas une libération diplomatique : son propos est un défi adressé au roi.

27. Comment Geoffroi de Monmouth présente-t-il Arthur dans son Histoire des rois de Bretagne ?

Comme un souverain entouré de vassaux égaux réunis autour de la Table Ronde
Comme un défenseur chrétien ayant vaincu les païens au mont Badon
Comme un chevalier fictif dont les aventures se déroulent hors de toute trame historique
Comme un roi conquérant de Grande-Bretagne, dans un récit mêlant éléments légendaires et historiques

Comme un roi conquérant de Grande-Bretagne, dans un récit mêlant éléments légendaires et historiques

Explication

Geoffroi de Monmouth compose une synthèse d’éléments légendaires et historiques et dépeint Arthur en roi conquérant de Grande-Bretagne. La défense du christianisme contre les païens est associée au récit de Nennius, et non à cette caractérisation de Geoffroi.

28. Quel changement Wace apporte-t-il au récit de Geoffroi de Monmouth dans le Roman de Brut ?

Il le transforme en chronique historique et situe la mort d’Arthur à Camlan
Il l’adapte en octosyllabes et en anglo-normand, en ajoutant une Table Ronde où les vassaux siègent à égalité
Il invente Lancelot et détache les aventures arthuriennes de la vraisemblance historique
Il le traduit en prose latine et fait du roi le centre de la cour

Il l’adapte en octosyllabes et en anglo-normand, en ajoutant une Table Ronde où les vassaux siègent à égalité

Explication

Wace adapte le texte de Geoffroi en vers octosyllabiques et en anglo-normand, puis introduit la Table Ronde comme lieu d’égalité entre les vassaux. Lancelot et le détachement de la vraisemblance historique relèvent de l’apport attribué à Chrétien de Troyes.

29. Quelle transformation du roman arthurien est attribuée à Chrétien de Troyes ?

L’invention de Lancelot et le développement d’une fiction détachée de la vraisemblance historique
La présentation d’Arthur comme conquérant dans une synthèse historique et légendaire
L’association de la victoire du mont Badon à l’année 516 et de la mort à l’année 537
La création de la Table Ronde pour égaliser les rapports entre les vassaux

L’invention de Lancelot et le développement d’une fiction détachée de la vraisemblance historique

Explication

Chrétien de Troyes est associé à l’invention de Lancelot et à l’élaboration d’une fiction romanesque qui ne dépend plus de la vraisemblance historique. La Table Ronde est l’ajout de Wace, tandis que les dates du mont Badon et de Camlan apparaissent dans les Annales de Cambrie.

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À quel moment l’incipit du *Chevalier à la Charrette* situe-t-il le récit ?

Un jour de l’Ascension, sans indiquer d’année.

Que célèbre la fête de l’Ascension ?

L’élévation de Jésus au ciel.

Combien de jours après Pâques l’Ascension est-elle célébrée ?

Quarante jours.

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