QCM : Le dénouement des Lettres d’une Péruvienne (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une société qui cherche à réduire l’influence des superstitions, quelle orientation correspond aux valeurs des Lumières ?

Privilégier les croyances anciennes et se méfier des avancées du savoir
Valoriser la tradition et les croyances pour freiner les changements scientifiques
Développer les loisirs littéraires sans interroger les connaissances établies
Valoriser le progrès et la science pour combattre les superstitions et les croyances

Valoriser le progrès et la science pour combattre les superstitions et les croyances

Explication

Les Lumières associent la foi dans le progrès et la science à la volonté de combattre les superstitions et les croyances. La tradition et la méfiance envers la science inversent cette orientation, tandis que le divertissement littéraire ne résume pas leur projet.

2. Quelle chronologie correspond à la publication des Lettres d’une Péruvienne par Françoise de Graffigny ?

Sous son nom en 1747, puis anonymement en 1752
Sous son nom en 1752, puis anonymement en 1757
Anonymement en 1752, puis sous son nom en 1757
Anonymement en 1747, puis sous son nom en 1752

Anonymement en 1747, puis sous son nom en 1752

Explication

Françoise de Graffigny publie d’abord le roman anonymement en 1747, puis sous son nom en 1752. L’option qui inverse les modes de publication confond leur ordre, et les autres dates ne correspondent pas à cette chronologie.

3. Une phrase brève sur l’amitié emploie le présent du verbe « être » et une tournure impersonnelle pour énoncer une idée générale. Quelle forme prend-elle ?

Un récit des événements vécus par Zilia et Déterville
Une confidence sur les émotions personnelles de Zilia
Une consigne particulière destinée à Déterville
Une maxime sur la nature humaine et l’amitié

Une maxime sur la nature humaine et l’amitié

Explication

Le présent de « être », associé à une tournure impersonnelle et à une portée générale, donne à la phrase la forme d’une maxime sur l’amitié et la nature humaine. Un récit rapporte des événements, une consigne s’adresse directement à quelqu’un et une confidence relève du vécu personnel.

4. Dans une lettre où Zilia décrit leur vie future, elle emploie « vous » pour Déterville, nomme Céline et se désigne par « je ». Quel rôle joue cette alternance ?

Elle répartit entre eux les rôles de leur programme de vie
Elle fait entendre plusieurs voix narratives dans la lettre
Elle exprime les sentiments de chacun sans organiser leurs tâches
Elle distingue leurs actions passées de leurs projets futurs

Elle répartit entre eux les rôles de leur programme de vie

Explication

L’alternance entre « vous », le nom de Céline et « je » désigne les personnes auxquelles Zilia attribue les tâches de leur programme de vie. L’interprétation en voix narratives confond la répartition des rôles avec le nombre de voix du récit.

5. Déterville craint que le choix de Zilia de vivre seule nuise à sa santé. Quel danger Zilia identifie-t-elle plutôt ?

L’absence d’amitié
Le refus du mariage
Le manque d’occupation
La vie solitaire

Le manque d’occupation

Explication

Zilia distingue la solitude, qui n’altère pas sa santé, du manque d’occupation, qu’elle considère comme dangereux. Confondre solitude et danger inverse sa distinction ; l’absence d’amitié et le refus du mariage ne sont pas désignés comme la cause du risque.

6. Quelle position Zilia défend-elle en répondant à la demande en mariage de Déterville ?

Elle choisit le couvent pour se retirer du monde.
Elle refuse le mariage et préfère le célibat.
Elle accepte le mariage pour rassurer Déterville.
Elle rejette toute relation avec Déterville.

Elle refuse le mariage et préfère le célibat.

Explication

Zilia refuse la demande en mariage et défend la vie célibataire plutôt que la vie conjugale. Accepter le mariage inverse sa position ; le couvent et le rejet de toute relation ne correspondent pas au choix qu’elle exprime.

7. Dans une scène, Zilia souligne en italique « je suis, je vis, j’existe ». Quelle idée cette mise en relief porte-t-elle ?

La valeur de former une union conjugale
La valeur d’occuper une place dans la société
La valeur du simple fait d’être au monde
La valeur d’être aimée par un homme

La valeur du simple fait d’être au monde

Explication

L’italique met en évidence le plaisir d’exister et la valeur du simple fait d’être au monde. L’interprétation en déclaration d’amour confond existence et sentiment amoureux ; l’identité sociale et l’union conjugale ne sont pas l’idée soulignée.

8. Une lectrice compare les deux formes de relation évoquées par Zilia. Quelle association correspond à son contraste entre amour et amitié ?

Amour tumultueux et destructeur ; amitié calme
Amour solitaire et paisible ; amitié destructrice
Amour calme et apaisant ; amitié tumultueuse
Amour absent de toute relation ; amitié indifférente

Amour tumultueux et destructeur ; amitié calme

Explication

Zilia rejette l’amour, qu’elle associe à des sentiments tumultueux et destructeurs, et lui préfère le calme de l’amitié. Inverser ces qualités constitue la confusion centrale ; l’indifférence ou la solitude ne définissent pas ici l’amitié.

9. En quoi le dénouement des *Lettres d’une Péruvienne* rompt-il avec les codes traditionnels du roman sentimental ?

Il conclut l’histoire par le suicide de Zilia
Il accorde à Zilia une fin heureuse sans mariage
Il unit Zilia et Déterville dans un mariage heureux
Il laisse l’intrigue sans résolution heureuse

Il accorde à Zilia une fin heureuse sans mariage

Explication

Le dénouement rompt avec le modèle sentimental en offrant à Zilia une fin heureuse sans mariage. Un mariage avec Déterville reprendrait précisément le modèle auquel cette conclusion s’écarte, tandis que le suicide et l’absence de résolution ne correspondent pas à une fin heureuse.

10. À la fin du roman, Zilia refuse la demande de Déterville et imagine une vie indépendante, organisée autour de l’étude et de l’amitié. Quelle conception de son avenir cette décision met-elle en avant ?

Une autonomie féminine fondée sur la connaissance et l’amitié
Une indépendance temporaire avant le mariage avec Déterville
Une revanche amoureuse fondée sur la rivalité et la solitude
Un retrait du monde fondé sur la vie contemplative

Une autonomie féminine fondée sur la connaissance et l’amitié

Explication

La fin affirme l’autonomie de Zilia par la connaissance et l’amitié, et la présente comme une figure philosophique. La revanche amoureuse, le retrait du monde et le mariage futur déplacent le sens de cette indépendance.

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Que valorise le XVIIIe siècle des Lumières ?

Le progrès et la science.

Que cherche à combattre le XVIIIe siècle des Lumières ?

Les superstitions et les croyances.

En quelle année Françoise de Graffigny publie-t-elle anonymement les Lettres d’une Péruvienne ?

En 1747.

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