★ À maîtriser
Le XVIIIe siècle, dit siècle des Lumières, valorise le progrès et la science et cherche à combattre les superstitions et les croyances.
Françoise de Graffigny publie anonymement les Lettres d’une Péruvienne en 1747, puis sous son nom en 1752.
Compléments
La philosophie des Lumières vise à recenser les connaissances et à faire évoluer la réflexion des lecteurs.
Dans les Lettres d’une Péruvienne, Zilia, jeune princesse inca, est arrachée à son pays et transportée en France.
Superstitions combattues, progrès et science valorisés
★ À maîtriser
La première phrase du passage prend la forme d’une maxime sur la nature humaine et l’amitié, avec le présent du verbe « être » et une tournure impersonnelle.
Zilia présente leur vie future comme un programme en répartissant les rôles entre Déterville, désigné par « vous », Céline, nommée directement, et elle-même, désignée par « je ».
Compléments
Le parallélisme « de rendre l’amitié intéressante et d’en chasser l’ennui » et l’hyperbole « mille moyens » donnent à la maxime une valeur de conseil pratique ou de précepte moral.
La portée générale de la maxime fait de Zilia une pédagogue et une figure de sage.
★ À maîtriser
📌 Zilia soutient que la solitude n’altère pas sa santé et que le danger vient plutôt de l’absence d’occupation.
Compléments
Zilia affirme qu’elle saura se créer de nouveaux plaisirs pour éviter la lassitude du quotidien, notamment grâce à une antithèse construite en chiasme.
L’idéal de vie de Zilia est modeste et se traduit par les expressions « sans approfondir les secrets de la nature », « simple examen » et « suffisant ».
L’occupation chasse la lassitude et protège du mal-être
★ À maîtriser
📌 Zilia rejette l’amour, qualifié de « sentiments tumultueux, destructeurs imperceptibles », au profit du calme de l’amitié.
Compléments
Le discours de Zilia dépasse le registre sentimental et prend une portée abstraite et presque philosophique, notamment avec « le plaisir d’être », « aveugles humains » et « de notre être ».
Les parallélismes « ce plaisir oublié, ignoré » et « cette pensée si douce, ce bonheur si pur » structurent le discours de Zilia et soulignent les plaisirs qu’il faut savourer.
Le registre injonctif des impératifs et l’anaphore « venez », répétée aux lignes 19 et 21, donnent aux dernières lignes un ton didactique et un rythme incantatoire.
Calme de l’amitié, violence de l’amour
Zilia ne choisit :
Le dénouement des Lettres d’une Péruvienne rompt avec les codes du roman sentimental traditionnel en offrant à Zilia une fin heureuse sans mariage.
La fin du roman affirme une autonomie féminine fondée sur la connaissance et l’amitié, et fait de Zilia une figure philosophique.
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1. Dans une société qui cherche à réduire l’influence des superstitions, quelle orientation correspond aux valeurs des Lumières ?
2. Quelle chronologie correspond à la publication des Lettres d’une Péruvienne par Françoise de Graffigny ?
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Que valorise le XVIIIe siècle des Lumières ?
Le progrès et la science.
Que cherche à combattre le XVIIIe siècle des Lumières ?
Les superstitions et les croyances.
En quelle année Françoise de Graffigny publie-t-elle anonymement les Lettres d’une Péruvienne ?
En 1747.
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